ÂLois BN jfvENTAZL. {Alo€ pUcùtilUf Kew. I, p
Plante à tronc de huit à dix pouces de haut; feuilles en forme de langue, lisses, distiques, d*un vert bleuâtre ; fleurs /cylindriques, pendantes, en épi.
Espèce ligneuse, originaire de l'Afrique;
8< Atoàs PANACHÉ ou PERROQUET. {Aloé' voriegata^ Linn,^
Mant. Thunb. Diss. N»* la.)
Tronc bas ; feuilles diaposées sur trois rasgs , épaisses , . triangulaires, pointues, panachées» de vert et de blanc , creusées en gouttière et à bords cartilagineux ; fkuM ia« caruates , cylindriques , pendantes , en épi ; dés six divi-* sioniB calicinales trois extérieures ouvertes- ; étainiBea arquées ; stigmate simple. '
Fiante croissanlen Ethiopie dans les terres argileusesv
9. Aloès en spirale ou épi DE BLÉ. {Aloe spiralis j îSnu, f » Mant Dill. Elth. 16 t. i3 f. 14.)
Tronc bas; feuilles ovales, pointues, nombreuses, disposées 3ur plusieurs rangs et se recouvrant mutuellement; fleurs recourbées, en épi- Plante croissant en Afrique dans lès lieux incultes.
70. Aloàs pouce écrasé. {Aloe rétusa. Thunb. Diss. N.** i5.) -
Plante naine; feuilles triangulaires , épaisses , courtes , pointues , aplaties^ en dessus , disposées sur cinq rangs ;' fleurs en épi..
Espèce croissant en Afriq^e dans lès terres argileuses.
La forme remarquable des aloès, plus encore que leur lieauté , les fait rechercher des curieux. Ces plantes s'éloignent si fort des autres végétafux, par leur port et leur aspect, qu'elles arrêtent toujours les yeux des pe«sonnes qui ne sont pas accoutumées à les voir. Les albès, / :
étant munis de feuiÛes épaisses, humides et qui transpirent '
peu,, végètent avec vigueur dans les climats chauds, et se plaisent |lans les lîeuX' secs et sur les rochers. On les cul* tive dans les climats tempérés, comme plantes d'agrémenti Il convient de remplir d'une bonne terre Hranche le vase oa la caisse dans laquelle on les place, ayant soin de mettre
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•onffleiit avec naleoee, la Hqaesr sort es pctîtr ^wuitîtê. On lafaftépaiiairattfcii. Dana llle de Socofera , ^ amcW Ici ftuîtltêf et Vau obtient par nue ^tesnon l^crr la poiw tson Ja plus floidc, «lui, po^Siée de ses parties grossicrcs et durcie an soleil, donne le soc d'alo^ le plus parfait que nouê eonfloisiions. A la Jaiaajqne et daxis quelques antres fies de T Amérique 9 on déracine Faloès, et après ravoir nettoyé arec soin , on le coupe par tranches dans des funïen *, on place ces paniers dans de grandes chaudières pleines d^caii bouillante, on les j laisse dix minutes, puis on les retire pour y substituer d'antres tranches, jusqu'à ce que lit liqueur soit noire et épaisse : alors on la pasae , on la laisse reposer ; quand elle est clarifiée , on la fiait bouiJiir pour lui donner plus de consistance $ après quoi on la verse dans des calebasses, dans lesquelles elle se durcit inseniibleinent L*aloès perfolié comprend , comme on Ta vu plus, hapty
un grand nombre de variétés ; mais , quoi qu'il en aoît , BOUS pensons que le- climat et la préparation influent principalement sur la nature des sucs d'aloès. Le succoérin est brillant et transparent ; réduit en poudre, il est d'une couleur |aune-safran , d'un goût amer et aromatique 9 d'une odeur forte et pénétrante : l'hépatique est d'un rouge brun et livide; sa poudre est d'un rouge jaunâtre* L'un et l'autre nous viennent de l'Amérique , de l'Afrique et de TÉgypte. Le caballin, moins estimé 9 se reconnoit principalement par sa couleur , qui est d'un brun sale ; on le recueille en Italie et en Espagne. Ce dernier n'est en. ployé que pour les chevaux , et c'est dé là que lui vient le nom qu'il porte. Il y a encore l'aloés en calebasse > ou l'aloés des Barbades , qui d'abord est molassç et d'^in noir fauve , maïs qui devient ensuite cassant 9 lucide et transparent ; ri étoit autrefois* très - prisé par les curieux. Ces sucs ne différent que par leur état de pureté plus ou moins grande.
On emploie en médecine le succotrin et l'hépatique, après leur avoir fait subir différentes préparations : ces ducs sont emménagogues , purgatifs et toniques. Ils ont eu , dans des temps d'ignorance 9 la réputation de prolonger la vie bien au-delà du terme ordinaire. Le fameux Paracelse y qui parut vers la fin du quinzième siècle 9 prétendoit qu'avec son élixir de propriété 9 dont l'aloés faisoit la base 9 on '4
pouvoit parvenir à l'âge de Mathusalem qui 9 selon l'écriture, vécut neuf cents ans : cependant Paracelse 9 malgré fion élixir 9 mourut dans la misère à quarante -huit ans. ^
Les habitans de la Cochinphine retirent de l'aloés per- ^^ '"
folié 9 en faisant macérer »es feuilles d'abord dans une v* /
eau alumineuse et ensuite dans de l'eau froide 9 une fécule |
agréable au goût et sans aucune des qualités médicinales ^
de la plante : on mange cette fécule préparée. &%ec du f
sucre ou avec des viandes. ^
Les Hottentots font leurs carquois arec les tiges de l'espèce d'aloès que Linnseus indique sous le nom spécifique de diehotoma.
Plusieurs aloès fournissent un fil très -fort 9 avec lequel les Indiens de la Guiane font des hamacs et des voiles 9
et les Portugais des hBSj des gants, e(c. Il ne faaf pas confondre ces* plantes arec Vagave ameriearui, L. , dont les"' Caraïbes retirent également nn fil qu'ils emploient à beaucoup d'usages. Voyez Agave. (B.M.)
ALOÈS (hoisd'} ou Bois d'aigle. Le bois d'aloès nVque
le nom de conùDun avee le suc d'aloés que l'on tire d*uae
plante liliacée. L'arbre dont le bois a été nommé jjÎO' aloès,
et qui est apporté de la Cochinchine sous le nom de ealam^
^if^ hae, a repris le non que lui donnoient les Grecs. Voyez
>^ ^ AcALLOcB E. Cependant, depuis Bauhin , qui en distinguoit de
trois 8orte%9 on ignore encore s'ils sont tous trois d'es]>eces
diverses, ou s'il y a des dififérences qui dépendent du>pays.
î Le calambae de llnde , dont les parties les plus odo«
"^ rantes se vendent au poids de l'or, diffère peut-être lui-
même de l'agalloche observé par Rumph à Amboiue.
Le bois d'aigle des Portugais , soupçonné par Lamarck d^une famille différente , a été déterminé par CavaniUes, qui le nomme aquiiarii^ i c'est le sinkoo de Kempfer, le g<iro de Malaca. le tchinhiang des Chinois.
A l'égard du calambae du Mexique, employé pour faire ées écritoircs, des étuis, des chapelets, d'une odeur aussi forte et aussi gracieuse que Tagalioche , mais moins dur et moins compact , l'arbre dont on le retire est encove inconnu. ( D. de y. )
ALOES PITTE. Voyez AcAvé.
ALOEXYLE, Alœxylum. Looreiro décrit sous ce nom un
arbre de la Cochinchine qu^îl croit être le bois d'aloès, le
calambae des boutiques et yagalloehum de Rumph*,. Amb» a,
■p. 39, t. 10 ; mais sa description n'est pas d'accord avec
1 P celle de Vagalloehum ^ dont le fruit est conforme i celui
l du garo , aquilaria , regardé par Lamarck et CavaniUes
I comme le vrai bois d'aigle. Voyez Garo , Bof a d'Aloes. ( J.)
' \^ ALOl. ( Chim, ) Pour les arts et les ateliers du travail de
»- S l'or et de l'argent, le mot aloi est synonyme du mot titre.
On dit or, argent de bon aloi; monnoie debonaloL Voyez
Métaux et Tit&e. (F.)
ALOIDES, premier nom donné par les botanistes à une plante aquatique maintenant connue sous celui de atzsatiote. (J.)
ALONGERESSE. C'est la chenille de la souffrëe à queue de Geoffroy; Goedart, part, ii, exp. 34. Voyex Phalènk