ARI
rapporter que quatre genres, Tasaret, là bragance et l'hyp9ciste, qui ont peu d'espèces; Faristoloche , qui en contient un plus grand nombre et donne son nom à Tordre entier. Le calice est toujours d'une seule pièce , faisant CQTps avec l'ovaire, qui est couvert de plusieurs étamines en nombre défini, et d'un stigmate à plusieurs lobes, tantôt sessile, tantôt élevé sur un style.' Le fruit est une capsule ou une baie polysperme, à plusieurs loges en nombre égal à celui des divisions du stigmate. L'embryon est très -petit, placé à la pointe d'un périsperme presque cartilagineux, qui occupe l'intérieur de la graine. Le port général de ces plantes ne présente pas beaucoup d'uniformité , puisque les unes sont grimpantes, les autres à tiges droites, quelques-unes trèspeu élevées hors de terre, ou parasites sur les racines d'autres végétaux. (J.)
ARISTOTÈLE (Mamm.)^ Arislotelia. Voyez Macqui. (G.) ARISTOTELÉE (Boi.) , Aristotelea^ Lour. , genre de plantes monocotylédones de la gynandrie monandrie du système sexuel , et de la famille des orchidées de la méthode naturelle. Ce genre , établi par Loureiro , rentre dans le genre Neotlia de Jacquiu et de Swartz.* Voyez NéorriE. (B. M,) ARJALAS. (Bot,) Voyez Argielas. (J. ) ARJEROLA. {Bot, ) Voyez Azerolier. ( J.) ARJONE {Sot.)^Arjona, Cav. , genre de plantes établi par Cavanilles sur une petite herbe de l'Amérique méridionale. Elle est haute d'un demi-pied , très-rameuse et couverte de petites feuilles sessiles, alternes, ovales - lancéolées et marquées sur le dos de trois nervures. La tige est terminée par ïin faisceau d'assez grandes fleurs. Le caractère du genre est d'avoir, i.** un calice coloré ( corolle, Cav. ) , cotonneux à l'extérieur, formé d'un long tube ceint de deux petites écailles ( calice, Cav. ) , et épanoui en un limbe à cinq divisions; 2." les anthères sessiles attachées à l'entrée du tube du calice ; 3.^ un ovaire couronné de cinq petites écailles, qui entourent la base d'un long style terminé par un stig» mate composé de deux lames; 4.° enfin, une baie globuleuse , à deux loges. Commerson , dans ses manuscrits , rapporte cette plante à la famille des thymélées. (Mas.) ARLE. ( Ormtfe. ) Voyez Harlk. (Ch. D.)
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ABXËQUIN. (Ornith.) Klein donne ce nom k sa seizième espèce de rossignol, luscinia diversieolor , dont le plumage est Tarie de bleu, de cendré , de brun et de jaune. Ray désigne le même oiseau sous le nom de muscicapa^ gobe « mouche, n.** 37 du Catalogue des oiseaux de la Jamaïque ^ décrits par Sloane. L'auteur de la Zoologie universelle, qui présente ^ on ne. sait pourquoi , cet oiseau comme originaire d'Asie f le suppose un traquet. Quoi qu'il en soit , Latham a donné le même nom d'arlequin , harlequin humming'hird , Synop« t 1 , p. 760, n.^ 20, et premier Supplément, p. i35, à un colibri dont le plumage offre du rouge, du vert, du noir, du bleu et du brun. Le dessous de la queue a méme^ dans la figure de cet auteur^ des nuances violettes qu'on ne trouve point dans la planche 39 de l'Histoire des colibris d'Audebert et Vieillot. Cet arlequin ^ différent de celui de Klein et Ray » est le trochilus multleotor , L. ( Ch. D. )
ARLEQUIN DE CAÏENNE ( Entom, ) , nom d'un insecte coléoptère. Voyez Prione a longues mains» (CD.)
ARLEQUIN DORÉ. ( Entom,) Geoffroy a nommé ainsi la chrysoméle céréale. (.CD.)
ARLEQUIN VELU. (Entom.) C'est un insecte coléoptère. Voyez Cétoine velu. (CD.)
ARLEQUINE (Moll.)^ esp. Voyez Porcelaine ^ genr.
ARM ADILLE ou ARMADILLO ( Mamm. ) , nom donné par les Espagnols de l'Amérique aux quadrupèdes armés de cuirasses écailleuses, autrement nommés Tatous. Voyez ce mot.
ARM ADILLE {Entom. ) , Armadillo^ nom d'un genre d*insectes aptères de la famille des polygnathés ou des quadrtcornes auprès des cloportes. Ce nom est espagnol et sert k désigner dans le pays certaines espèces de mammifères voisins des fourmiliers, qui se roulent en boule et qu'on nomme aussi tatous.
Donné d'abord à une espèce de cloporte 9 ce nom a été ensuite étendu à un genre très - naturel , pai' Cuvier. Les cinq ou aix espèces d'insectes qu'il comprend diffèrent de tous ceux de la mêihe famille , parce qu'ils n'ont pas l'anus terminé par une sorte de filière ou de styles saillans 9 et que leur .corps se roule en boule au' moindre danger ^
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en rapprochant la tête de la queue, de sorte qu'on ne voit alors ni les antennes ni les pattes.
Les armadilles, domme tous les insectes à quatre antennes, n'ont point de corselet distinct; la tête seule est séparée , et le corps est composé de dix ou douze anneaux crustacés. Deux de leurs antennes sont longues, filiformes , "Coudées, formées de sept pièces; les deux autres sont très-courtes. Les yeux sont au nombre de deux seulement et taillés en réseau ^ ri y a sept paires de pattes : le corps est convexe en dessus , et plus ou moins concave en dessous.
Ces insecfes gardent leurs œufs sous des valves qui correspondent aux derniers segmens de l'abdomen, comme le font les cloportes; les œufs y éclosent, et les petits pa* Toissent sortir vivans du corps de leur mère. Leur accouplement est inconnu. Ils ne subissent pas d^ métamorphoses , mais ils se dépouillent au moins une fois l'année de leuf ancienne peau, qu'on trouve souvent dans les lieux humides et obscurs qu'ils habitent de préférence, comme les «cavités humides -et souterraines , les creux des rochers et des murailles exposées au nord, les caves, les celliers. Leur dénlarche est ardinairement très -lente. Ils s'engourdissent pendant l'hiver, et vivent de matières végétales desséchées ou humides. ,
. Nous n'en possédons que cinq espèces ; mais il en est Mn beaucoup plus grand nombre qui n'ont point encpre été décrites.