‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 4)Chapitre 14 sur 100 · AaMADiLLE DES BOUTIQUES, AfmadUlo ojficinalis · texte numérisé non relu

AaMADiLLE DES BOUTIQUES, AfmadUlo ojficinalis

CaracL Gris ; à second anneau échancré , très - grand , plus long que les six derniers. ^

Cette espèce e^i celle qui nous vient d'Italie, et qu'on vend chez les apothicaires comme diurétique , fondante et apéritive. Les médecins n'emploient guères maintenant cet insecte, qu'on regardoit autrefois comme un remède souverain contre la jaunisse, et qu'on trouve encore indiqué dans quelques formulaires comme pectoral. (CD.)

ARMARINTE {Bot.\ Cachrys , genre de plantes de la famille des ombellifères, qui a pour caractère essentiel cinq pétales réguliers , lancéolés ; une collerette à' plusieurs folioles , quelquefois rameuses à la base des ombelles et ombellules ; des fleurs jaunes, des semences grosses, striées, formées d'une substance spongieuse, contenant dans chaque semence un noyau ovale , oblong. Les principales espèces de ce genre sont :

L'Armàrinte a fruits anguleux, Cachrys lihanotis^ Linn. Cette plainte a de très-grosses racines , d'une odeur aromatique : ses tiges sont épaisses , rameuses; ses feuilles amples, découpées en lanières étroites; les fleurs jaunes! les fruits lisses , anguleux , profondément sillonnés. Cette plante croît en Italie , en Afrique et dans les environs de Manipeliier. Elle a une forte odeur aromatique, et passe pour astringente, échauffante. Ses semences sont très-âcres. .

ii8 ARM

AuMA&iNTE DE Sicile, Cachrys'sieulaj Unii. , Bocc. Sic. 37, 1, 18. Cette espèce se distingue par ses semences orales à cannelures profondes, dont les angles sont héiissés d'aspérités : elle croît en Sicile et en AfHque.

Il existe encore plusieurs autres espèces d'armarînte, maïs moins connues. Desfontalnes en a décrit de très- belles, recueillies en Africjue. (A-^P.)

ARMELLINO {Mamm.)^ nom italien derhermine. Voyes Belette. ( C. )

ARMENISTAIRE. {Zooph,) Ce nom a été donné à quelques espèces de méduses. (Dur. )

ARBCES. {Phys, végét,) On donne ce nom aux épines et aux aiguillons. Ce sont des pointes dures, qui naissent à la surface des tiges, des branches, des feuilles, des calices de beaucoup de végétaux.

Ce n'est pas indifféremment que les physiologistes se servent du înot épines ou du mot aiguillons ; ils entendent par le premier les armes qui adhèrent au bois, et par le second celles qui n'ont de liaison qu'avec l'écorce. On ne peut enlever les épines sans blesser le végétal : le moindre eSoTt suffit pour détacher les aiguillons, qui semblent être simplement appliqués à la superficie de la plante. Les rosiers , les groseilliers , ont des aiguillons ; le prunier sau<^ vage, lefévier, l'épine-vinette, le jujubier, ont de? épines. jDuhaniel compare celles-ci aux cornes du taureau, au bec et fiux ongles des oiseaux, parce qu'elles ont pour noyau Txne excroissance ligneuse, comme les cornes des taureaux, le bec et les ongles des oiseaux, ont pour noyau une ex-* croissance osseuse ; et il compare les aiguillons qui naissent de l'écorce, aux ongles de l'homme et des quadrupèdes, qui paroissent être des prolongemens endurcis des parties Qiolles extérieures.

' Ce que nous allons dire des épines peut s'appliquer en partie aux aiguillons. Les épines affectent différentes dispo-* sitions sur le végétal: tantôt elles ter^iinent les rameaux, comme daiis le prunier sauvage ou le nerprun cathartique; tantôt elles naissent çà et là sur les tiges et les branches, comqie dans Vononis antiquorum. Dans plusieurs morelles » f Ues recouvrent 1^ surface des feuilles ; dans le houxj, elie^

Page 1