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bordent leur contour; dans Tartichaut et le chardon, elles hérissent la base des tête& des fleurs; les fruits de, la pomme épineuse en sont armés. Dans Toranger , elles naissent une à une, ou deux à dqux, à c6té des boutons; dans le rosier, elles sont sauvent au-dessous. Les feuilles de Tépine-yinette et du groseillier épineux sont quelquefois accompagnées de cinq épines réunies k leur base ; ces armes sont disposées en longues séries dans les cierges ; elles forment une espèce de collerette à la naissance de» branches dans quelques acacias. Les unes sont faites en. scie, les autres en hameçon; ceUes-ci en aiguille, celleslà en hallebarde; quelques-unes sont rondes comme des alênes , d'autres triangulaires comme des carrelets , plusieurs aplaties comme des lancettes.
La formation des épines s'opère comme celle des branches : un filet médullaire s'allonge vers l'écorce ; les sucs y affluent et donnent naissance à un faisceau de tissu tubulaire, le<9 quel sert d'étui au filet médullaire et se porte à l'extérieur; mais dans les branches la moelle ne disparoît pas syii^le^ champ, tandis que dans les épines le canal qui la renferme est^ d'ordinaire bientôt comblé. Duhamel croit que les épines ne reçoivent point de fluides : mais c'est évidemment une erreur, puisque dans quelques plantes dicotylédones elles ont des couches concentriques, de même que ^es tiges et les branches ; ce qui prouve qu'elles croissent, et que par conséquent elles dJb&orbent des fluides nutritifs.
L'éducation, qui |)lie au gi^ de l'homme l'înstiact de quelques animaux féroces , change également l'aspect et pour ainsi dire les mœurs des végétaux épineux. Introduits dans' nos vergers, ils déposent, leurs armes meoaçantes, et semblent s'adoucir par leur société plus intime avec l'espèce humaine. U en est cependant quelques -un3 qui, malgré la culture, ne perdent jamais les piquans dont leurs tiges, leurs rameaux et leurs feuilles, sont hérissés.
£n considérant que certains végétaux st>nt toujours armés d'épines; que d'autres en prennent et s'en débarrassent, suivant les circonstances ; que d'autres n'en ont jamais ; on est porté à croire que ce^ productions tiennent essen-
tiellement à rorganîsatîon des individus, et ne sont pas, comme le prétendent quelques naturalistes, des branches ou des rameaux avortés. Il est vrai que les épines de quelques plantes, et notamment celles du prunier, s'allon-^ gent quelquefois comme des branches et se couvrent de feuilles, mais elles ne donnent jamais de fleurs : elles partent à Angle droit, tandis que les autres font, avec les branches qui les portent, un angle de vingt à vingt -cinq degrés; elles n'ont point de canal médullaire,, mais se terminent par une pointe, et non par un bouton coinme les véritables branches. Il est encore vrai qu'en général un bon terrain fait disparoître les épines de quelques plantes ; que le prunier perd les siennes par la culture; qu'un changement de climat en fait naître sur des plantes qui n'en, ont jamais eu dans leur pays originaire, et que, ^ par exemple, la moléne épineuse et la chicorée épineuse^ l'une originaire de l'île de Candie et l'autre d'Italie, ne pren* sent d'épines que dans les pays septentrionaux : mais tout cela ne prouve rien autre chose, sinon que certaines circonstances sont favorables ou nuisibles à la formation des épines. \
Ces circonstances ne sont pas les mêmes pour les espèces différentes. Pallas a observé que la plupart des arbres nés dans les montagnes du Ghilan , sont épineux , quoique la terre y soit très - fertile ; et l'on a fait perdre au rosiet ses aiguillons en le cultivant dans un sable pur. Le rosier âes Alpes, qui n'a point d'aiguillons sur les montagnes, en prend lorsqu'il descend dans la plaine; et le prunier sauvage se dépouille de ses épines dès qu'on le soumet à> la culture. Ainsi , d'une part , les arbres du Ghilan et les rosiers des Alpes doivent leurs armes à la fertilité de la terre ; et , d'autre part, le prunier doit les siennes à la stérilité du sol : mais néanmoins il e^t de fait que la culture adoucit presque toujours le naturel des plantes; et qu'en même temps qu'elles prennent dans les terres fécondes des fruits plus suaves et plus abondans^ elles quittent en général ces aiguillons et ces épines dont elles se hérissent dans les lieux incultes.
On demandera peut-être pourquoi la nature a couvert
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les yëgëiaux de poils, d'aiguillons et d'épines. Nos connoissances en physiologie végétale ne sont pas assez avan* « cées pour que nous puissions donner une réponse <;atisfaisante ; mais il n'est pas indifférent de faire connoître l'opinion de Linnaeus. Voici à peu près comme ce grand naturaliste s'expripie :
« Un tissu laineux préserve les plantes des eScis d'une « trop grande chaleur. ^^ 11 donne pour exemple la safige d'Ethiopie.
« Un légÇT coton l6s défend du hàle des vents. ^ Il cite la luierne , dont effectivement les jeunes pousses sont toutes couvertes d'un duvet fin, blanc comme du coton.
« Des soies dures éloignent les petits animaux et rebutent ^ la langue des pfus gros. ^ Plusieurs ketmies.
f( Des poils rudes et recourbés, accrochant les animaux
« au passage, les avertissent de s'éloigner. ^ La bardane.
« Des^ dards k piqûres vénéneuses éloignent les ani-
« maux à peat^x nues. ^ L'ortie commune , le jatropha
urens. \
« "Enfin les aiguillons pointus et les épines ,. qui tantôt « ornent les branches, tantôt les feuilles^, le calice et « jusqu'à certains fruits, sont une véritiible défense envers ^ et contre tous. (B. M.)
ARMOIRIË {Bot.), vieux nom françois, tiré du latin armen'a 5 sous lequel on désignoit plusieurs plantes ca ryophy liées , telles que l'œillet superbe , dianthus superbus, L. , une lychnide des prés, Ijchnis Jlos cuculi, L. , une silène des jardins, silène armeria, L. (J. )
ARMOISE {Bot,), Artemisia, Linn. , Juss. , Ahsinthium, Gœrtn., genre de plantes flosculeuses de la famille des corymbiféres , qui comprend une cinquantaine d'espèces , la plupart croissant spontanément en Europe ; les autres se rencontrent en Asie. Ce sont des herbes, ou plus rarement des sous- arbrisseaux, remarquables, en général, par leur, feuillage multifide et par le duvet blanc et soyeux qui les recouvre. Leurs fieurs , peu apparentes , sont disposées ordinairement en panicule ; elles ont un calipe cylindrique ou globuleux, formé d'écaillés «errées : les fieurons du disque »ont hermaphrodites et à cinq dents -, ceux de la circon-
férence sont femelles , fertiles , entiers et s.ubulës^: les anthères sont à peine réunies. Les graines sont très - petite» çt sans > aigrettes : leur réceptacle est nu dans les armoises proprement , dites ; il est un peu velu dans les absinthes.
* armoises à calice cylindrique*
Armoise commune, Artemisia vulgarisjlAjxn.y'Rvll, Herb. tab. 35o, vulgairement l'Herbe de S. Jean. Cette plante vivace croît dans les lieux incultes , sur le bord des champ» v et des chemins, et se trouve dans presque toute TËurope. Sa racine, qui est ligneuse et rampante, pousse plui^ieurs. tiges verticales, cannelées, rameuses, et hautes de troi^ à six pieds. Ses feuilles sont alternes, pinnatifides, vertes en dessus et couvertes d'un duvet blanchâtre en dessous ; les supérieures sont à découpures presque linéaires. Les fleurs sont sessiles ; elle& ont le calice un peu cotonneux , les fleurons pâles et rougeâtres ; elles sont disposées en plusieurs épis latéraux, qui naissent dans les aisselles de& feuilles supérieures, et qui tous ensemble forment de longues grappes terminales.
^ L'armoise commune est regardée comme u^ piii^sai^t se-v mède dans les obstructions des viscères; elle est apéritive > stimulante, emménagogue, antihystérique; extérieurement elle est vulnéraire et délersive.
Le moxa si fameux dans les pays orientaux, et dont les Chinois et les Japonois font un très -grand usage pour guérir la goutte et les maladies rhumatismales^, est une sorte de duvet fort inflammable, qu'on retire, selon Haller,. des feuilles pilées ou de la ipoelle des tiges de i^ette espèce.
Quelques auteurs pensent au contraire que c'est avec Var^ lemisia Chinensis , L. <f qu'ont prépare cette substance. On fait avec ce duvet de petits cônes d'environ un pouce de hauteur , qu'on applique sur différentes parties du corps , après les avoir humectés av.ec de la salive pour qu'ils s'y attachent plus aisém.ent ; on met ensuite l^ feu à leur som-^ met : les cônes, se consument lentement sans produire de flamme ; ils échauflent insensiblement la peau , et finissent par la cautériser légèrement en n'occasionant qu'une trésfoible douleur.
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Cest surtout le long du dos que les Chinois appliquent le moxa : on l'emploie aussi avec succès dans les commendUnens des maladies de poitrine, en le plaçant à deux pouces au-dessus du creux de l'estomac.
Armoise BLEUATRE, Artemisia caruUscens f Linn., Duham. Arb. 1, tab. 24, f. 5, vulgairement Absinthe à feuilles de lavande. C'est un sous -arbrisseau haut d'un à deux pieds , qui croit dans les lieux' maritimes de l'Italie et de l'Espagne. Les feuilles radicales ont trois à cinq découpures plus ou moins profondes, et sont même quelquefois pinnatifides; celles de la tige sont très-entières, étroites, lancéolées et sessiles : elles sont toutes couvertes des deux côtés d'un duvet soyeux, de couleur argentée, légèrement bleuâtre. Les fleurs ^ont disposées en petites grappes et d'une couleur faunàtre.
Armoise MARITIME, Artemisia maritima, Lînn., vulgairement Absinthe maritime. Cette espèce croit naturellement dans les lieux maritimes de l'Europe. Ses tiges sont4roites, blanches, très - rameuses et hautes d'environ un pied et demi; ses feuiUes sont cotonneuses, multifides, à/découpures linéaires et obtuses : les ileurs ont le calice cotonneux vers la base , et le réceptacle nu ; elles sont jaunâtres, disposées sur des grappes pendantes ou redressées, dans une variété observée en Angleterre.
Cette plante est acre, fort amère, et répand une odeur de camphre; elle passe pour avoir des qualités toniques, stomachiques^^ apéritives, vermifuges et antiseptiques : on en prépare un vin stomachique , moins désagréable que celui de l'absinthe ordinaire.
^^ Armoises 4 calices globuleux* -
Armoise en arbre, Artemisia arborescens ^ Linn., Lob. le. 753, vulgairement Absinthe de Portugal, Absinthe en arbre. Cet arbuste s'/élève à la hauteur de quatre à six pieds, et croît naturellement dans le Portugal, en Italie et dans le Levant : il est cultivé au jardin du Muséum d'histoire naturelle ; pendant l'hiver on le conserve dans l'orangerie. Sa tige est nue dans sa partie inférieure , et se partage vers son sommet en plusieurs rameaux droits, blan-:
châtres, et garnis de feuilles à peu près' semblables à celles de l'absinthe commune. Les fleurs sont jaunâtres et naissent en grappes droites à l'extrémité des rameaux. Il $. ^es mêmes qualités que l'absinthe ordinaire, et peut être employé aux mêmes usages.
Armoise arcent<&è, Artemisia argéntea^ l'Hérit. Sert. Angl. tab. 28- Cest un joli arbuste, remarquable par le duvet d'une belle couleur argentée qui recouvre ses feuilles.
Armoise absinthe, Artemisia absintfnum, Linn., Gmeh Sib. 2, tab. 63, Blackw. 1. 16, vulgairement Absinthe commune , la Grande absinthe , l'Absinthe des boutiques, l'Armoise amére, l'Aluyne.
Armoise absinthe, ikodore, Artemisia inodora^ Mill. Diôt. n." i6. Cette plante croit dans les terrains arides et incultes de TEurope, et on la cultive dans les jardins, soit pour ses propriétés économiqlies , soit à cause de ses ' usages fréquens en médecine. Sa racine est ligneuse et ^ pousse plusieurs tiges blanchâtres, rameuses et cannelées : elles sont garnies de feuilles alternes , pétiolées , d'un veit blanchâtre, et composées de pinnules multifîdes ; celles dti sommet sont à deux ou trois découpures et même souvent entières. Les fleurs sont jaunâtres et naissent en grappes pendantes tournées d'un seul côté.
La variété B est insipide et inodore; les segmens de ses feuilles, selon Miller, sont plus larges et plus blancs, et v elle se perpétue par semences.
L'absinthe commune a une odeur forte, apomatique, et une saveur très -amére; son amertume est si pénétrante qu'elle peut la communiquer au lait des animaux et même à celui de la femme. Toute la plante esX stomachique , échauffante, tonique, carminative, céphalique, anti-putride , fébrifuge , diurétique , emménagogue , ' etc. Elle «onvient dans un grand nombre de maladies chroniques, dans les vices de digestion et de l'estomac, l'atonie géné-^ raie , l'hydropisie , les fièvres intermittentes , la cachexie , la diarrhée séreuse, les dyssenteries , les suppressions des règles , le gonflement des glandes, les fleurs blanches ; dans diverses maladies de la peau, les vers intestinaux, les flafDosités : mais comme sa saveur amére est très -forte , et
^ue sa propriété échaufifanle est très - marquée , on doit en faire usage avec iieaucoup de réserve et de prudence. Elle ^.dangereuse pour les sujets maigres : elle nuit également ^ans les maladies accompagnées d'inflammation, de fièvre, de douleur, et généralement dans toutes celles qui recon- Doissent pour principe trop d'irritabilité ; ce médicament cause alors des étourdissemens , des maux de tête, des ophtalmies, et affecte le genre nerveux. On se sert cornviunément de ses. feuilles et de ses sommités fleuries, et on les emploie en décoction : on en forme encore un vin particulier, en les faisant infuser dans du vin doux, lequel est recommandé dans les pâles couleurs.
Extérieurement, le suc et Therbe pilée de Tabsinthe sont utiles pour arrêter la putridité des ulcères , pour résoudre les tumeurs.
Plusieurs brasseurs substituent , dans la fabrication de la iliére, ses fleurs à celles du houblon, et même ses feuilles et ses tiges ; mais cette bière porte à la tète et est enivrante. On en ajoute aussi quelquefois au vin nouveau ^ lorsqu'on craint qu'il ne se conserve pas.
Armoise fontique, Arteihisia pontica^ Linn., Jacq. Aust. tab. 99, vulgairement la petite Absinthe, l'Absinthe pontique. Cette espèce diffère de la précédente par son réceptacle nu et par la finesse des découpures de ses feuilles* Cette jolie plante habite les lieux arides de l'Italie, de la Hongrie et de la Thrace ou Remanie : on la cultive dans les jardins. Sa racine est ligneuse, garnie de fibres et rampante^ ses tiges sont nombreuses, cylindriques, rameuses ^ et ne s'élèvent ordinairement qu'à la hauteur d'un pied . et demi; ses feuilles sont très -divisées, bipinnées, lœrdàtres en dessus et blanchâtres en dessous. Ses fleurs sont petites et penchées.
Elle est moins aroère que l'absinthe commune, mais elle est plus aromatique ; ses vertus sont les mêmes , mais à un moindre degré : plusieurs auteurs pensent qu'on doit la préférer pour l'usage.
Armoise déroche, ArUmisia rupestris^ Lam. Dict. N.®6, Aliion. pedem. 1 , tab. 1 , fig. 2 , Artemisia rupestrîs , Linn> var. B, ArUmisia genepi j Stechman. C'est une petite plante
assez jolie, remarquable par le duvet soyeux et blanchâtre qui recouvre presque toutes ses parties. Les tiges sont simples et ne sVlèvent ordinairement qu'à quatre ou cinq pouces de hauteur : les feuilles inférieures sont pétiolées, découpées , et un peu palmées à leur sommet ; les supé^ rieures sont petites, ^essiles et incisées. Lc^s fleurs ont un calice cotonneux à écaUles bordées de brun ; leur récep*, tacle est nu ; elles\ sont disposées en épi terminal : les fleurs du sommet de Tépi sont sessiles et rapprochées ; lea autres sont légèrement pédonculées, souvent inclinées ou pendantes et écartées entre elles. On trouve cette espèce sur les montagnes du Dauphiné , dç la Suisse , et de la Savoie- Il paroît que cette plante est souvent confondue avec la suivante par les habitans des Alpes et même par plusieurs botanistes, et qu'elle a absolument les mêmes propriétés.
Armoise ombelliforme^ Artemisîa umlelliformis j Lam* Dict. N.**7, vulgairemenlt le Genepi blanc, espèce qui nous paroît la même qiie VArtemisia mutellirut^ Vill. Dauph. tab. 35. Elle croît dans les Alpes du Dauphiné* Sa tige y ordinairement garnie d'un ou de deux rameaux axillaires , ne s'élève qu'à quatre ou six pouces de hauteur : ses ieuilles inférieures sont pétioléès, et partagées vers leur sommet en trois ou quatre découpures linéaires et pointues ; celles des tiges sont simples et étroites. De l'aisselle de chaque feuille caulinaire s'élève un pédoncule simple, nu, unifl^ore, d'un à deux pouces de longueur. Chaque tige soutient cinq à six fleurs (deux ou trois, Vill.) disposées en corymbe ombelliforme ; leur calice est presque simple, cotonneux et tout-à-fait blanc; leur réceptacle est velu ; les autres parties de la plante sont soyeuses et blanchâtres.
Cette plante est tonique ^ stomachique , sudorifique ; on s'en sert dans le traitement des rhumatismes, dgs fièvres catarrhales et intermittentes : quelques faits jprouvent que son Infusion a été employée avec succès pour la guérison des pleurésies et des péripneumonies.
Armoise GtOMàRuiéE, Artemisia glacialisj Linn., Jacq* Austr. App. t. 35 , vulgairement le Genepi des Savoyards.
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Cette plante a le même port que les deux précédenles. Ses tiges sont blanchâtres, simples, hautes de trois à cinq pouces , garnies de feuilles pétiolées , blanches , soyeuses , muitîfides et palmées à leur sommet ; les fleurs sont j aunes > terminales et ramassées en bouquet glomérulé et redressé- l^s écailles calicinales sont cotonneuses , brunes ou noirâtres en leurs bords, et leur réceptacle est velu. Cette plante croit dans les Alpes du Dauphiné , de la Suisse, du Tyrol, de la Carinthie, etc.
A&MOisB DE Judée, Artemisia Judaica^ Linn. , Piuk* Alm. 4, tab. 73, fig.2, vulgairement Sémentine, Barbotîne, Poudre à vers, ou Semen- contra deis boutiques. C'est un sous - arbrisseau qui croit dans la Judée, dans TArabie et la Numidie. Sa tige est grisâtre et s'élève à un pied et demi de ha^uteur; ses feuilles sont petites ,'^ presque ovales, un peu cotonneuses , blanchâtres ou cendrées , et découpées en plusieurs lobçs d'inégale grandeur, le moyen étant plus large. Les fleurs , de la grosseur d'une graine de coriandre, sont pédonculées, et naissent sur une panicble rameuse.
Il est vraisemblable que c'est de cette espèce ou de la suivante, ou peut-être, comme le pense Miller, de Varte^ misia santomcaj L. , que provient la poudre qu'on vend dans les boutiques sous le nom de poudre à vers , ou de semen contra vermes^ qui nous est envoyée sèche du Levant par la voie de Marseille* Nous la recevons grossière , composée de petites têtes ob longues, écailleuses , d'un vertjaunâtre et d'un goût désagréable , très - amer , avec une certaine acrimonie aromatique ; son odeur est dégoûtante et cause des nausées. Rauwoir, qui a parcouru les pays orientaux , dit que c'est une espèce d'absinthe que les Arabes appellent scheha^ qui croît auprès de Bethléem, et qui est semblable à l'absinthe commune; mais les feuilles qu'on trouve parmi ces graines sont toutes différentes de celles de notre absinthe. Paul Herman croît que c'est une espèce d'aurone qui se trouve ^dans la Perse et dans quelques pays de l'Orient.
Quoi qu'il en soit, le semen -contra est utile contre les lombrics et plusieurs autres espèces de vers. Cette poudre
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est stomachique , fortifiante, céphalique, pectorale, cafmînative, emménagogue , etc. Elle convient dans les ma* ladies occasionées par des sabures putrides, le relâchement de Festomac, les vers intestinaux, la rétention des règles et des hémorroïdes, etc. Chomel dit qu'on la mêle avec succès dans les infusions purgatives, quand on soupçonne dans l'estomac des matières glaireuses qui empêchent l'effet des purgatifs.
Armoise de Verse^ ArUmisia contra^ Linn. C'est un petit arbrisseau encore peu connu des botanistes , dont toutes les parties sont cotonneuses ; ses feuilles sont très -petites , linéaires et palmées. La panicule est composée de rameaus: ordinairement simples , sur lesquels sont épars de trèspetits épis ovales , alternes , formés chacun d'un amas de fleurs sessiles , très-petites et imbriquées.
Les petits épis ovales et imbriqués de fleurs sessiles , que Linnœus attribue à cette plante , font soupçonner que c'est celle dont Tavernier fait mention , et que ce sont les mêmes petits épis qu'on remarque dans la poudre à vers des boutiques, dont nous venons de parler. Tavernier, célèbre voyageur dans TOrient, dit que la sémentine croît dans le Royaume de Boutan, situé vers le bord^ septentrional du Mogol dans la haute Inde, d'où oh nous l'apparte avec le musc et la rhubarbe. Il ajoute qu'elle croit encore dans la Caméranie , province septentrionale de la Perse ; mais en si petite quantité qu'elle suffît à peine pour les usages médicinaux de ces climats, où elle est employée dans les mêmes circonstances que chez nous. V. Geoff. Mat. med.
Armoise citron elle, Artemisia abrolanum^ Linn., Zann. Ist. t. 3o, Moris. Hist. sect. 6, tab. 2, fig. 2, vulgairememi l'Auronemàle, TAurone des jardins, la Citronelle , la Garderobe. C'est un sous - arbrisseau qui croît dans nos départemens méridionaux et dans plusieurs parties de l'Europe australe. On le cultive dans les jardins à cause de l'odeur agréable de ses feuilles. Sa tige est nue dans sa partie inférieure , à la manière des arbres ; elle est haute de deux: k trois pieds, un peu plus grosse que le pouce, cassante , d'une couleur brune , et se partage en plusieurs rameaux :
les feuilles sont pétîolées, verdâtres et découpées en plusieurs folioles linéaires et sétacées. Les fleurs sont iaunàtrès, presque sessiles , et naissent le long des rameaux supérieurs, disposées en grappes menues et terminales.
Son goût est aromatique, acre et fort amer; ses jeunes pousses et ses feuilles ont une odeur forte, qui approche de celle du camphre ou d^u citron : elles sont incisives, apéritives, hystériques, vermifuges, résolutives et répercussives. Quelques auteurs les recommandent ^ avec uU peu de nitre, contre le calcul des reins. On assure aussi qu'en se lavant la tête avec leur décoction, cela fait venir les <îheveux ou les empêche de tomber. On donne à cette plante le nom de garde- robe, parce qii'on prétend que •es feuilles et ses Ûeurs ont la pi'opriété de faire mourir les teignes, si on en met parmi les habits.
A&MOisE DES CBAM?s^ ArUmisia campestris^ Lind., Mill. Hoit. t. 2 , f. 1 , vulgairement FAurone des chanips , TAuroné sauvage. Cette plante est commune en Europe dans les lieux pierreux et aridéfs, sur les cfollines sèches et stériles, et Sur le bord des chemins. Ses tiges sont ligneuses k leur' base j pltis^ ou moins couchées ^ et longues d*un à deux pieds. Les feuilles, d'abord blanchâtres et un peu soyeuses, deviennent entièrement vertes ; elles sont inultifides , à découpures ~ linéaires. Les fleurs sont petites, pédonculées et disposées en épis lâches à l'extrémité des rameaux; les écailles de leur calice sont verdâtres et un peu scarieuses en leurs bords.
Les fleurs de l'armoise des champs^ froissées entre les doigts, répandent une odeu^ aromatique: elles sont, d'après les observations du docteur Gilibert , antispasmodiques ; elles réussissent dans l'affection hypocondriaque avec ùà" tuosité. On les emploie en infusion.
Armoise pe la Nouvelle-Zélande, Artemisia Ztlan» àiea^ Hort. Par. C'est une plante bisannuelle ^ entièrement glabre dans toutes ses parties^ et qui n'est, selon Lamarck , qu'une variété de Vartemisia annua^ L., Amm. Ruth. tab. 2 3. Ses tiges sont hautes de trois à cinq pieds, et garnies de' rameaux droits. Les feuilles sont une ou deux fois pinnées, k pinnules pinnatiâdes, dentées et pointues, et qui res» 3 ^j
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semblent un peu à celles de la tanaisîe. Les fleurs sont petites, sesÂles , d'un vert jaunâtre, disposées en épis lâches et axillaires , et accompagnées de feuilles simples et sé^ tacées.
Cette plante est cultivée au jardin du Muséum d'histoire naturelle : elle a été apportée en Europe par le capitaine Cook, qui la trouva en abondance dans la Nouvelle-Zélande , où elle lui fut d'un grand secours contre le scorbut dont son équipage étoit attaqué. L'analogie qu'il crut remarquer entre cette plante et notre absinthe , lui fit penser qu'elle pouvoit avoir la même propriété : il en fit faire une espèce de bière qu'on distribua aux malades ; bientôt ils se rétablirent parfaitement , et la provision qu'il en fit conserva la santé à tout s^ monde, pendant une grande partie du voyage.
Armoise estragon , Artemisia dracunculusj Linn. , Gmel. Sib. 1 , tab. 59 et 60, ûg, 1 , vulgairement l'Estragon, la Serpentine. Cette plante, généralement cultivée dans nos jardins potagers, est originaire de la Tartarie et de la Sibérie. Ses tiges sont grêles, rameuses , et s'élèvent à deux ou trois pieds de hauteur : ses feuilles sont simples, trèsentières , vertes , glabres et étroites , lancéolées ; -leur sur^ face est parsemée d'une infinité de pores. Le$ fleurs sont ]petitesj jaunâtres, et naissent au sommet de la tige et des rameaux. ' •
'L'estragon a une saveur acre, piquante, mais agréable et un peu aromatique : il est incisif, apéritif, stomachique, emménagogue , antiscorbutique et répercussif ; il donne de l'appétit, excite les règles et la salive. Le suc des feuilles , donné à une once, mêlé avec le vin, détermine des sueurs abondantes. Gilibert dit avoir guéri, avec ce seul remède, plusieurs fièvres quartes automnales ; il a également réussi, ajoute-t-il, dans les rhumatismes chroniques. Les Aiîglois estiment beaucoup son eau distillée , pour arrêter la contagion de la peste.
• Cependant cette plante est d'un usage plus fréquent dans nos cuisines que dans nos pharmacies. On emploie l'estragon comme assaisonnement dans les salades, lorsqu'il est encore jeune et tendre : on a coutume aussi d'eu mettre
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infuser dans le vinaigre > pour lui donner un ^oût jllus a^éable ^ ou de le faire confire avec des cornichons. En Perse le peuple mange ses feuilles mêlées avec le pain. . A&iroisB DE LA Chine, Artemisia Chinensis ^ Linn, , Gmeh Sib. 2 , pi. 61 , fig. 12. Cette planté , originaire de la Chine , a été observée en Sibérie par Gmelin : on la cultive au jardin du Muséum d'histoire naturelle^ Ses feuilles sont simples , cotonneuses : les inférieures sont en- forifte dé cône et à trois lobes ; les supérieures sont lancéolées et obtuses. Les fleurs naissent en grappes simples ^ ovales, au sommet de la tige ; les écailles de leur calice sont lâches et cotonneuseSé
Quelques auteurs préteiident que c'est avec la moelle de cette espèce que les Chinois préparent leur mbxa : quoi qu'il en soit, celui que l'on fait avec ftotre armoise commune brûle aussi lentement, et per.t lui être substitué*
L'Armoisb argentée ^ Arteniisia argenteaj l'Herit Sert; Angl. p. 22 , t. 2S4 Elle est toute couverte de poils soyeux qui la font paroitre argentée^ Sa tige est élevée, ligneuse et rameuse. Ses feuilles sont palmées ou ailées , (Composées de .cinq ou six folioles lancéolées , linéaires , très - entières et écartées. Ses fleurs naissent vers les sommités, sur de petits rameaux , et sont situées à Vaisselle d'une petite feuille linéaire ; ou bien elles sont placées à la naissance des jeunes branches, où elles forment des panicules. Le réceptacle co)nmun des fleurons est couvert de poils. Cette plante est ori^ ginaire de Madère , et cultivée en Angleterre dans les jardins deKew. (D. P. )
ARMOL {Bot.) , nom languedocien de l'arroche cultivée ^ atripUx hortensis , L. ( J. )
ARMORACÏA. (Bo£.)*Quelques auteurs anciens ont dodné ce nom au cranson rustique (raifort) , cochlearia armoracia , L. j parce qu'il étoit commun dans l'Armorique , dont la Bretagne fait partie. On le cultive beaucoup dans cette province' sous le nom de cran. ( J.)
ARMOSELLE {Bol,) , Seriphium , Linn. , genre de plantes de l'ordre des corymbif ères ^ composé de douze espèces. Ce sont de jolis arbustes, toujours verts, touifus^ qui ressemblent aux bruyères par la petitesse ,de leurs feuilles. Les ùeutà
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ftont axîllaîrefi ou terminales , souvent rassemblée» par paquets , et peu apparentes ; elles produisent un effet agréable par leur grand nombre. Elles ont un calice double , ordi* nairement uniflore, formé chacun de cinq folioles : l'extérieur est cotonneux, l'intérieur est glabre et scarieux. La corolle consiste en un seul fleuron hermaphrodite, infundibuliforme , plus court que le calice , et à cinq dents. Les étamiAes, au nombre de cinq, ont leurs anthères réunies ou seulement rapprochées. Le fruit est une graine oblongue, solitaire, tantôt nue, tantôt couronnée par une aigrette plumeuse.
Les armoselles sont presque toutes originaires d'Afrique; on en trouve au cap de Bonne -Espérance, en Ethiopie et à l'île de Bourbon (la Réunion) : une seule espèce a été observée dans l'Inde. ( D. P. )
ARNAB , ou Erneb , ou Erkaf ( Mamm. ) , noms arabes du lièvre d'Afrique. Nous décrirons ce lièvre , dont les naturalistes n'ont point encore parlé , lorsque nous traiterons de ce genre d'animaux. Voyez Lièvre. (G.)
ARNAUCHO (Bo^), nom péruvien du piment (J.)
ARNAVEOU. (Bot,) Voyez Argalou.
ARNAVIAK. (^Ornith) Les kabitans du Groenland donnent ce nom et celui de siorartok à la femelle de l'eider, anas mollissima , L. ( Ch. D. }
ARN AVIARTAK. (Orm7h.) Les Groenlandois donnent ce nom à Yanas ^ectabilis, L. , qui est le canard à tête grise de Buffon. ( Ch. D. )
ARNEAT {Ornith.)^ nom que porte en Savoie la pîe-» grièche grise, lanius excubitory L., que l'on appelle aussi renégat. (Ch.D.)
ARNÉE {Mamm.) , nom du grand buffle des Indes , hos ami. Voyez Bœu f. ( C. )
ARNEPH ( Mamm. ) , nom arabe du lièvre. ( C. )
ARNIQUE {BoL)j Arnica , Linn. , Juss. , genre de plantes dé la famille des corymbiférçs , qui à les plus grands rapports avec le doronic, auquel il est réuni par Lamarck. En e£Eet , il n'en diffère essentiellement qu'en ce que toutes ses graines sont aigrettées , tandis que celles du disque sont seules chargées d'une aigrette dans le doronic.
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On connoit seize espèces d*arniques, dont six croissent sur les montagnes de l'Europe ; Jes autres ont été observées en Afrique , au Japon , ou dans TAmérique. Leurs /leurs sont ra^ées^ terminales, et naissent le plus souvent sur des hampes-: elles sont composées de fleurons hermaphrodites , H trois ou cinq découpures , qui occupent leur disque , et de demi-fleurons femelles , fertiles , à trois dents , et munies de cinq filets dépourvus, d'anthères, qui forment le rayon. Leur calice est polyphylle , à folioles égales , disposées sur un ou deux rangs. Les graines sont couronnées d'une aigrette simple et sessile ; le réceptacle est nu.
Arniqde des montagnes , Arnica montana^ Linn. 'FI. Dan. tab. 65, Doronicum opposUifolium ^ Lam. Dict. n.^ 3, vulgairement le Tabac des Vosges, la Bétoinc des montagnes. C'est une plante vîvace, très-intéressante par ses propriétés médicinales. Elle croît en France sur le Mont-d'Or , le Puy-de-Dôme , le mont Pilate dans les Alpes , les Pyrénées et les Vosges ; sur les montagnes de l'Allemagne et dans les autres parties froides de l'Europe. Sa racine est charnue , noirâtre , et s'étend au loin sur la surface de la terre : elle pousse plusieurs feuilles ( ordinairement au nombre de quatre ) ovales , oblongues , entières , velues et marquées de nervures longitudinales comme celles du plantain. Du milieu de ces feuilles s'élève une tige cylindrique, qui varie en hauteur, depuis huit pouces jusqu'à deux pieds environ ; elle est garnie de deux ou trois paires de feuilles opposées, lancéolées, plus petites que les radicales , et distantes les unes des autres. La fleur est ordinairement solitaire, à l'extrémité de sa" tige : il y en a quelquefois deux ou trois, rarement quatre ou cinq. Elle est grande et d'une belle couleur d'or : souvent les cinq filets stériles manquent dans ses demi - fleurons. Les graines sont velues.
L'arnique des montagnes ofîre un des plus puissans remèdes que le règne végétal puisse fourniff^à la médecine,* toutes ses parties sont énergiques. Sa racine, ses feuilles et ses fleurs , ont une odeur légèrement aromatique et une saveur acre et très - piquante. On la donne avec succès pour les coups à la tête et après des chutes ou des contu-
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sions considérables; on rend alors une grande quantité de sang noir et coagulé, par le vomissement, les selles ou les urines : aussi la nomme-t-on en 'Allemagne panaceq, lap» sorum. On 1^ emploie avec un très -grand avaiitage dans les -douleurs de tête chroniques, qui dépendent d'une matière rhumatismale portée sur les membranes de cette partie y du du sang épanché entre les membranes, après les attaques d'apoplexie sanguine ou séreuse, ou de paralysie. Cette plante a produit de bons eiïets .à la suite des péripneumenies et des pleurésies , dans les affections rhumatismales et sciatiques lentes ; elle réussit dans Fhydropisie , les^ affections catarrhales de la poitrine, la chlorose, Tasthme pituiteux , les obstructions des viscères. Elle convient éga-. lement dans les fièvres intermittentes rebelles, les fièvre» putrides , la suppression des règles , l'épilepsie produite par la peur.
On prescrit toute la plante, mais surtout les fleurs desséchées avec soin, en infusion théiforme, à la dose d'une pincée. Cette infusion excite ordinairement des démangeaisons à la peau , des nausées, le vomissement, des tranchées , des vertiges. Tous ces symptômes sont d'une intensité et d'une énergie extrêmes si le malade reste dans son lit ; mais ils sont infiniment plus supportables s'il a le courage de se tenir debout, et même de marcher dans sa chambre. Four diminuer ces propriétés , souvent inquiétantes pour les malades, on a coutume d'unir l'arnique avec des mucilagineux, des adoucissans. Quelquefois on la donne en poudre , à la dose de quatre ou six grains ; on la fait alor^ entrer dans des bols , des électuaires.
On a donné à cette plante le nom de tabac des Vosges, parce que ses fleurs, prises en poudre, provoquent l'éter» nument comme le tabac. Dans les Alpes, ^çn Russie et en Suède, les paysans s'en servent pour fumer. Elle a la propriété de tuer les chiens et les autres animaux qui en mangent ; la chèvre feule paroit s'en nourrir impunément. (D. P.)
ARNIVES. (j5o^) Voyez Argalou.
ARN0GL05S0N. (^o^) Les Grecs nomment ainsi le plantain , au rapport de Dalechamps , parce que ses feuilles ressemblent à la langue d'ui^ agneau. (J.)
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ARNOSÈRE (Bot), Amoseris^ Gaertn. 1. 167, genre de la famille des chicoracées , établi par Gœrtner sur une espèce d'hjoséride connue par Linnaeus sous le nom de hyoseris minima. Cette petite plante, commune dans les lieux sa-*, hlonneux de la Durance , est composée de feuilles élargies en spatule, dentées à leur bord , et étalées sur la terre en une rosette, du milieu de laquelle s'élèvent, à la hauteur. de cinq à dix pouces, des tiges nues, grêles, rameuses et portant à leur partie supérieure de petites fleurs jaunes, sur des pédoncules épaissis et creux au sommet. Le calice commua des demi - fleurons de ces fleurs , formé d'une simple rangée de folioles, se ferme après la floraison, et paroît alors globuleux et sillonné. Les graines sont couronnées d'un rebord coriace , droit et entier à son bord : caractère qui distingue l'arnosère , et des lampsanes auxquelles quelques auteurs l'ont mal à propos réuni , puisque les graines de ces dernières ne sont point couronnées , et des byosérides, puisqu'elles ont les graines couronnées de soies , garnies de poils. Il est probable que l'hyoséridé fétide est une espèce d'arnosère. (Mas.)
AROEIRA(Bot), nom brésilien d'une espèce de molle, schinus areira^ L. , qui porte dans le Pérou celui de mulli ; que Feuillée a décrit et figuré , 3 , p. 43 , t. 3o , et Marcgrave dans l'Histoire du Brésil, p. 90. (J. )
AROID.ES {BoL) , famille de plantes , qui tire son nom de rarum ou gouet, l'un de ses genres les plus connus, et fait partie de la classe des moiiocotylédones apétales, à étamines insérées au support du pistil. Elle est placée dans cette série parce que les étamines sont portées immédiatement sur un. axe commun central, nommé spadice, qui supporte également les ovaires. La disposition respective de ces organes sexuels n'est pas la même dans tous les genres. Les uns, qui sont hermaphrodites, ont le spadice chargé d'ovaires, entourés chacun de plusieurs étamines et d'un calice de plusieurs feuilles , le draçonte, la lagunée, le pothos et l'oronee : d'autres ont beaucoup d'étamines et d'ovaires entremêlés , sajis l'interposition d'un calice qui n'existe pas,^ la calle, l'iiouttuyne : d'autres, monoïques, également dépourvus de calice , ont les étamines séparées des ovaires ,
sur des points différens du spadice, le gouet, Tambrosinie y la zostère. Dans tous , les anthères sont presque sessiles ; les ovaires sont couronnés d'un stigmate en tçte^ quelquefois porté sur un style. Ils, deviennent des baies ou des capsules uniloculaires , remplies d'une ou dç plusieurs graines , dont l'embryon est cylindrique , placé dans le centre d'un périsperme charnu. Le spadipe , qui porte tous cçs organes , est quelquefois nu, plus ordinairement entouré d'une spathé membraneuse , roulée autour de lui en forme dç cornet ouvert à son sommet. La plupart des plantes de cette famille sont herbacées, tantôt basses, à feuilles toutes radier paies, engaînées à leur base, et à spadices solitaires 9, l'extrémité d'une hampe; tantôt élevées et grimpantes, à feuilles alternes et engafnées , et à pédoncules floraux , axil^ laires : quelques-uns ont la tige ligneuse, et alors toujours simple, avec les feuilles et les fleurs disposées de même^ La racine d'un grand nombre est tubéreuse j bonne à man? ger. (J. ) '
AROLE. (BoL) On donne ce nom dans les Alpes au cem-r fjTO , espèce de pin. ( J. )
AROMATES, AROMATIQUES. (Çfcim.) Lçs aromates ou les substances aromatiques, considérés sous le rapport chimique, sont ordinairement des matières végétales, trés^ odorantes , agréables', chargées d'huile volatile ou de résine légère et expansible. La chaleur atmosphérique réduit une portion de cette huile pu de cette résine en une vapeur qui frappe les narines et y fait naître une sensation plus ou moins vive : voilà pourquoi les aromates n'ont que 'peu d'odeur dans les. temps froids, et en prennent une d'autant plus active que la température atmosphérique est plus éle? vée. L'art de mêler, de varier, de disposer ces substances odorantes, de leur donner difi(érentes formes liquides^, molles , pâteuses, sèches , pulvérulentes , est celui flont s'oct çupent fts parfumeurs. ( F. ) •
AROMATITE. (Miner.) Il n'est pas possible de rapporter avec exactitude cette prétendue pierre précieuse , dont parle Pline, à aucune espèce connue ; ce qu'il en rr.conte est trop vague : il dit qu'elle a la couleur et l'odeur de la myrrhe ; qu'on la trouve en Arabie , et en Égj^pte aux environs des