L'AsCLÉPIADE A FEUILLES DE SAULE, AscUpiaS frU
tieosa, Linn., Herm. t. 24 ; Mill. t. 45 ; Pluk. t. i38, f. 2.
19. L'AscLÉpiADE DE SiBERiE, AscUpias siMricaj Murr. Gœtt, 1779 , t. 7.
20. L'AscLÉpiADE vERTiciLLÉE,^5c/epm5i;er^ici7Za.^a,Linn., Pluk. Mant. t. 336, fig. 4.
21. L'AscLÉpÎADE TUBÉREUSE, AscUpias tuherosa y Dill. Elth. t. 3o, f. 34.
Le dompte -venin seul (N.** 14) se trouve aux environs de Paris, abondamment au bois de ]^|ulogne; Tespèce voi* sine (N.'^iS) croît dans nos provinces méridionales; neuf espèces (6, 7, 8, 10, 12, i3, 20, 21) sont de l'Amérique septentrionale; une de Sibérie ( 19) .: tontes dix vivaces, et de pleine terre; comme Vest aussi celle dite de Syrie, qu'on prétend naturelle en Virginie aussi bien qu'aux en* virons d'Astracan.
Quatre espèces du Cap (1, 2, 17, 18) passent dans l'orangerie : ce sont des arbrisseaux. Cependant la dernière n'est proprement que bisannuelle : les trois autres ont besoin de la serre chaude et s'élèvent en arbrisseau ; «avoir, la géante de l'Inde, et celle de Perse ^ long t temps
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confondue avec elle, et celle de Curaçao, qui fleurit et graine en plein air, dès la première année.
La couleur des fleurs, qui n'est que blanche dans trois (17, 18, 20), blanche ou jauiic pale dans le dompte -venin^ verdâtre, avec des poils blancs, dans Tasclépiade ondulée, jaunâtre dans deux autres (2, 3), est élégamment variée par la différente couleur des cornets, blanc pur sur blanc vert (10), rouge sur blanc pâle (8), et pourpre sur fond verdâtre , dans celle, dite pourprée (7).
Elles sont entièrement pourpres dans Télégante (6), rougeâtres dans la houette (5), rouge pourpre et rouge noirâtre dans deux autres (12, i5), et orangé dan5 quatre autres (4, 9, i5, ai ).
Les plus agréables sont la géante, la houette, FélégantCf la panachée, l'incarna te, )a tubéreuse, et celle de Curaçao.
L'asclépiade tubéreuse est délicfite et sujette à la pourriture, lorsque ses tubercules sont offensés : celles des serres craignent Teau.
L'asclépiade de Curaçao (9) est chez nos amateurs une plante d'ornement. On l'élève de graine et elle fleurit dès la première année. Souvent on la laisse périr, comme une planta annuelle ; cependant, en la conservant dans la serre tempérée , elle est plus belle à sa seconde année ; elle dépérit ensuite et ne passe pas la quatrième année.
L'herbe à la houette, ou soyeuse, est une des espèces les plus robustes : elle trace beaucoup et s'empare des plus inauvais terrains, mais elle n'y prospère pas; elle s'épuise et produit peu. La^tulture économique de cette plante, regardée alors comme une espèce d'Apocin, fut vantée avec enthousiasme, d'après des essais faits en Lorraine, pli le roi Stanislas vouloit en former des établ^ssemens pn grand.
On trouve à l'article Afqcin (Encyclopédie \aéthodique, Agriculture), l'extrait d'un mémoire très -précis sur cet pbjet, envoyé par Duquesnoi, alors avocat à Bruges.
Un bonnetier de Paris nommé Rouvière annonça, vcri 2760, des étofies qu'il disoit fabriquées avec le duvet de cette même plante qu'il nommoit la soyeuse. Sur un procès de jurande I qui Taccusoit de n'employer (jue de la loie^
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Bernard de Tussieu, l'un des commissaires de l'Académie des sciences, démontra par la manière dont les tilamens brûloient, les uns sans se tordre, comme la filasse, les autres en se tordant, comme les cheveux, que ce fabricant n'eraployoit effectivement de la matière végétale que de quoi obtenir un privilège. Le peu d'élasticité de ce duvet Tempéchant de réussir en filature , on se restreignit à en ?anter l'emploi pour ouate , comme d'un édredon végétal ; mais ce même défaut d'élasticité en rend l'usage peu du- 7able, ainsi que l'observe Tessier dans l'Encyclopédie
Il en a été à peu près de même pour la filasse que de voit fournir son écorce, comme celle de l'Apocin déjà cité.
Au reste ,,"11 n'est pas certain si le beidel-ossar, cité par Prosper Alpin, comme fournissant dans le Levant une ouate, provient de la même espèce, ou plutôt de celle dite de Perse (3); et il est douteux encore si elle y est d'un grand usage.
En médecine, les qualités du dompte -venin n'ont pas fait plus de fortune en ces derniers temps : de puissant alexitère qu'on la croyoit être , èomme le dénote son nom , elle en est venue à être regardée comme dangereuse, suivant le témoignage de Haller; ce que la famille suspecte à laquelle elle appartient rend peu surprenant.
Le genre des asclépîades offre une autre plante plus médicinale, l'ipécacuana blanc de Hsle- de -France, spécifique dans l'asthme. Cette asclépiade pectorale , asclepias Asthmatica, Wild. , naturelle à Ceilan , est une plante grimpante. Elle fut regardée d'abord par Wildenow^, en 1795, probablement par cette raison, comme une cinanque, et figurée par cet auteur, Jahrb. der Pharm. 1796, p. 169, t 2. Plus anciennement Plukenet (tab. 336, pi. 7 ) l'indiquoit avec figure sous le nom d'apocin.
La plante est entièrement velue, excepté la face supérieure des feuilles , qui sont de la figure et de la grandeur de celles du laurier. Ses fleurs sont petites.* (D.de V.)
ASCOBOLE (Bot.)j Ascobolusy genre de plantes de la famille des champignons du cinquième ordre, (les hyménotèq'ues) , sixième section (les helvelloïdes) , de la méthode de
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'Car, gen. Substance charnue hémisphëriqpie 9 presque eu-
puliforme granuleuse, chargée à la superficie de petits
mamelons proéminens, ordinairement au nombre de
huit, où sont contenues les graines.
Ce genre , dans les ouvrages de Linnseus et de Bulliard , est confondu avec la pezize. Persoon eu distingue quatre espèces.
1.° AscoBOLE FARINEUSE, Ascoholus furfuroceus. Peiiza stercorariaj Bulliard, pag. 266, tab. 676; elle croit abondamment en automne dans les prés, «ur la fiente des vaches.
2.^ AscoBOLE COULEUR DE CH Al K ^ Ascololus camcus. Cette espèce diflere de la précédente par''*sa couleur.