AscoBOLE GLABRE, ^5ooi^o/u5 ^/a&«r, substaucc glabre
4*^ AscoBOLE ENCHASSA, Ascobolus immtrsus.
Ces espèces, ainsi qu^un grand nombre de celles de cette famille, n^ont point de propriété connue et directe pour nous ; elles servent de pâture aux larves de différens insectes. (P. B. )
ASCOPHORE {Bot.) , Ascophora^ nom d'un genre de plantes delà famille des champignons, classe deuxième, les gymnocarpes, ordre sixième, les niematothèques, soixanteunième genre de la méthode de Persoon. Le caractère de Tascophore est d'être filiforme, terminée par une petite tète enflée et vide. Persoon n'en décrit qu'une seule espèce, d'après Tode.
AscopHORE TÛREi^sELLEjAscophoraperennis, blanche, durable ; elle croit sur les rameaux ou sur le tronc des arbres , principalement sur ceux du saule. (P. B. )
ASCYRE (Bo/.), Ascjyrum , Linn. , Juss. , genre de planjtes de la famille des hypéricées , qui a de grands rapports avec les
Î millepertuis , et dont on connoît trois espèces qui croissent ans l'Amérique. Ce sont des arbustes à feuilles petites, Opposées, sessiles, munies de deux petites glandes à leur base. Les fleurs sont jaunes et terminales ; leur calice est à quatre divisions persistantes, dont deux intérieures plus grandes. La corolle est formée de quatre pétales ovales oblongs ; les élamines sont nombreuses et réunies à leur base en quatre faisceaux 9 le style est peu apparent et surmonté
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de deux stigmates ; le fruit est une capsule uniloculaire ^ bivalve, polyspermej les graines sont très-petites et iQsé«rées sur les bords des valves.
AscYRE croix-de-S.-André, -/iic^riim crux Andrece^ Linn. Cest un, petit arbuste de la Virginie , qui s^éiéve rarement 4u-delà de six pouces; ses tiges sont droites, cylindriques, garnies de branches opposées, disposées sur quatre rangs j les feuilles sont ovales et les fleurs peu apparentes.
Cet arbuste est délicat; il ne réussit bien que dans les plates-bandes de terreau de bruyère, à l'ombre et à l'exposition du nord. On le multiplie de marcottes que Ton a soin d'entretenir toujours humides.
AscYRE KERFORÉË, AscyTum hypericoides ^ Linn., Burm. Amer. tab. 162, f. i; B. Ascyrum hypericoides humifusurriy Burm., Amer. tab. 1 52, M. 21. Ses tiges sont droites, comprimées , presque ailées de chaque côté , rameuses ., et hautes d'environ un pied et demi. Ses feuilles sont nombreuses, oblongues, lisses et parsemées, comme celles du millepertuis commun , d'une infinité de vésicules transparentes : ses fleurs sont rassemblées en tête.
Cette plante est originaire de la Virginie; la variété B est rampante et croit à la Jamaïque.
Cet arbuste aime une terre meuble et substantielle : l'hiver, on le rentre dans l'orangerie. Il se multiplie par bouture ou par le moyen de ses graines fraîches, semées à l'automne dans du terrain de bçuyère.
AscYRE VELUE, AscjTum vUlosum ^ Linn., Pluk. Alm. tab. 245, f. 6. Ses tiges sont hautes d'environ trois pieds, et garnies de feuilles oblongues et velues ; ses fleurs sont d'un jaune luisant.
Cette plante croît dans la Virginie : on la cultive dans la terre de bruyère et à une exposition humide et légèrement ombragée. L'hiver, elle exige d'ctre couverte pendant les grands froids : elle se multiplie facilement au moyen de ses drageons, qu'on sépare au printemps des vieux pieds. (D. P.)
ASCYRUM. (Bot.) Tournefort et les auteurs qui l'ont précédé donnoient ce nom à une réunion de plusieurs plantes trèsvoisines du millepertuis, dont elles ne diffèrent que par le
nombre des styles et des loges du fruit, porté à cinq au lieu de trois. Linnseus a cru devoir les confondre avec les millepertuis, et a appliqué le nom ascyrum au genre dont il est parlé ci-dessus. Voyez Ascyre. (J.)
ASELLÈ (Entom.), A sellusj nom donné par Geoffroi à un genre d'insectes aptères de la famille des polygnatbes ou quadricornes auprès des cloportes.'
Ce mot aselle est tiré du latin ; il est synonyme d'unis" eus, qui en grec signifie un petit âne. Linnaeus àvoit placé la seule espèce connue dans ce genre parmi les cloportes; et comme elle vit dans l'eau, il l'avoit désignée sous le nom d'aquatique.
Ce petit animal est le chaînon, qui paroit unir la classe des crustacés avec celle des insectes : il est probable que 9 puisqu'il vit dans l'eau, il a des branchies, et par suite un système vasculaire ; mais sa forme et le nombre de ses pattes paroissent le rapprocher des cloportes, et nous l'y avons laissé provisoirement.
Sous ce nom d'aselle Olivier a décrit un grand nombre de crustacés et d'insectes très - différens de l'animal qui /ait le sujet de cet article. Fabricius a placé l'espèce qui nous occupe dans un genre nombreux de crustacés, auquel il a donné le nom d'idotée. Dégéer en avoit fait une squille.
Nous caractérisons ainsi qu'il suit le genre Aselle.
Caract. gen. Quatre antennes sur une même ligne , de grandeur inégale : abdomen terminé par un long segment armé de deux pointes : pattes postérieures plus longues.
Aselle aquatique ou d'eau douce, Asellus aquaticus^ Geoff. Insect. t. 2, pi. 22, fig. 1 , p. 672, N.° 1. Cet insecte est trois fois plus long qu'il n'est large. Les antennes les plus courtes sont intermédiaires, les longues sont extérieures; elles dépassent la moitié du corps, qui est composé de neuf segmens. Il y a sept pattes de chaque côté, terminées par un seul crochet. On ne connoU point encore l'accouplement de ces insectes , quoique Dégéer les ait étudiés avec beaucoup de soins. On trouve sourvent deux
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individus réunis : le mâle, qui est le plus gros, porte la femelle sous son c(trps. Peut-être ses organes génératifs sont-ils placés à la base des pattes de la quatrième paire, comme ils le sont à la pénultième des crustacés : quoi qu'il en soit, la femelle porte les œufs sous les lames de son abdomen ; elle produit plusieurs fois pendant sa vie.
Ces insectes sobt fort communs dans les petites rivières. On ignore de quelle nature sont les alimens dont ils se nourrissent; mais on sait qu'ils servent de pâture aux poissons, dans Testomac desquels npus en avons souvent rencontré. (CD.)
ASEROÉ (Bot.) , nom donné par Labillardiére ( Voyage à la recherche* de La Peyro'use, t. i , p. 14/4, pi. 12 ) à un champignon du cap de Bonne - Espérance , dont la tige {stipes) est creuse dans toute sa longueur, et s'épanouit au sommet en se divisant en rayons comme une étoile. La volve, du milieu de laquelle s'élève la tige , est globuleuse, blanchâtre et marquée de sept stries. La tige est à peu près cylindrique et d'une couleur rouge. Les rayons sont au nombre de sept, fourchus, et jaunâtres vers leur extrémité. Ce champignon, selon Labillardiére, constitue un genre voisin du phallus. (Mas.)
ASFUR. ( Ich.(yo/. ) Forskal rapporte que ce noto est donné par les Arabes à un poisson du genre des chétodons : Lacépède le regarde comme appartenant à celui des pomacanthes.
Voyez Po M ACANTHE. (F. M. D.)
ASHILAG. {Ornith.) Le père Kenneth Macaulay désigne sous ce nom et sous celui de pgrobis, deux espèces assez nombreuses d'oiseaux qui habitent temporairement les îles et les rochers de S. Kiidar; mais il ne donne aucune description propre à les faire reconnoître. ( Ch. D. )
ASILE (Entom.) , Asilus , genre d'insectes à deux ailes , dont la bouche est formée par un suçoir saillant, et qui appartient à notre famille des haus telles ou scléros tomes.
Le BOjn d'asile est emprunté des latins, qui le regardoient «omme synonyme d^œstrus , ainsi que nous l'apprennent ces vers de Virgile ( Georg. lib. III ) , où il nous peint les tourmens que Junon suscite à la jeune lo, métamorphosée en
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Cui nomen asilo
Homanum est , œstron Graji vertere vacantes i Asper, acerha sonansy cfuo tôt a cxterrita syluis Dijffugiunt armenta.
Il est clair, par ce passage, que le poète vouloit dési'» gner les espèces de diptères que nous avons nommés de-« puis taons : mais Linnœus s'est servi de cette dénomination pour désigner des insectes qui ne vivent que d^autres insectes , et non du sang des mammifères ; et la plupart des auteurs ont employé ce nom sous la même acception.
Les asiles sont des insectes à deux ailes, à corps étroit, allongé , souvent velu ou pubescent , dont la tête arrondie , plus large que longue , tronquée en arrière , e^t portée par une sorte de cou produit par le véritable corselet La bouche est formée par un suçoir saillant, porté obliquement en devant, et de la longueur de la tête : les^ yeux soirt très-gros, latéraux, taillés à réseaux; ils se touchent dans les mâles et sont un peu séparés dans les femelles. Tous ont trois yeux lisses , situés sur un tubercule souvent garni de poils entre les yeux et derrière les antennes : celles-ci sont toujours aussi longues que la tête, placées sur son som^ met, rapprochées par leur base, formées de trois articles principaux, à peu près cylindriques : la poitrine est grosse 9 souvent plus large que la tête et l'abdomen, et comme bossue du côté du dos.
L'abdomen varie beaucoup pour la forme : il est souvent conique , quelquefois ové , et chez d'autres à peu près cylindrique ; ce qui a servi à établir plusieurs sous-divisions dans ce genre.
Les ailes sont en général étroites à la base , tantôt cou-* chécs sur la longueur du corps dans l'état de repos , et quelquefois comme en triangle, mais toujours portées horizontalement : leur longueur, pai* rapport à celle de l'abdomen y varie aussi dans les différens sous-genres.
Les pattes sont très-allongées , souvent velues , pubescen-r tes ou épineuses. Les tarses ont toujours cinq articles dia^ tincts; ils sont terminés par deux ou trois crochets : dans le premier cas , l'article qui les supporte reçoit deux lobes arrondis qui font la fonction de pelottes, pour faire adhérer
rinsèctè sur les corps très-lisses. Lorsqu'il y a trois crochets , on n'aperçoit plus de pelottes veloutées au-dessous d-es ongles latéraux.
11 n'y a jamais de cuillerons aux balanciers , qui sont ordinairement d'une autre couleur que le corps , et dont la masse est comme tronquée et excavée par un enfoncement dont la forme et la position varient beaucoup.
Les asiles proviennent des larves apodes qui vivent sous la terre : leur corps est plus allongé, conique aux deux extrémités, à peu près comme dans les larves des stratiomes. Le côté de la tête est garni de deux crochets ou grappins , dont l'insecte se sert pour la progression. On voit sur les côtés les ouvertures des stigmates. La métamorphose s'opère sous la dernière enveloppe; elle est absolument obtectée : le côté de la tête est seulement plus gros et garni de pointes plus ou moins recourbées , selon les espèces. On les trouve dans les lieux sablonneux.
Les mœurs des asiles sous l'état parfait sont h peu près les mêmes que celles des libelles ; ils ne se nourrissent que d'insectes , qu'ils prennent au vol , à peu près comme les éperviers se nourrissent de passereaux. Les organes du vol , de la préhension et de la digestion , sont parfaitement en rapport avec cette manière de vivre.
Le vol des asiles est prompt et vif, court , mais rapide. 11 a lieu par une sorte de descente foudroyante, dans laquelle l'insecte se précipite sur sa proie, la serre en tombant, et bientôt se relève avec sa victime , qu'il emporte vers la branche la plus voisine.
La longueur des pattes, les épines dont elles sont armées, les cinq articles larges, qui les terminent , les pelottes qui les rendent si adhérentes aux surfaces les plus unies , les crocheta acérés qui les font pénétrer dans la chair, viennent encore faciliter ce genre de vie.
Enfin, la bouche, qui ne paroit au premier abord qu'une simple avance cornée, n'est que le fourreau de lancettes finement aiguisées et de dards poignans, qui, agissant les unes sur les autres, forcent les humeurs de monter entre leurs parois à fur et à mesure qu'elles pénètrent et se meuvent dans l'épaisseur des chairs : ces lames sont au
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nombre de quatre, logées dans une rainure située^ en arriére et dans toute la longueur de . la . gaîne. L'une est allongée , terminée par une pointe acérée et garnie de poils couchés obliquement les uns sur les antres et dirigés vers la base ; deux autres lames Tembrassenf sur les c6tés, et une troisième, un peu plus courte, paroît destinée À augmenter Taction déchirante dé la première.
Les asiles se distinguent facilement de tous les autres genres compris dans la même famille , par les observations suivantes.
Les antennes , non en fuseau, les sépiarént des conop^, ^ui ont en outre Tabdomen en masse : on les éloigne desr myopes,des rhingies, des stomoxes et des hippobosques , par la simple considération de la terminaison de l'antenne 9 qui n'a point de poils Ou de soies isolées : enfin , comme la dernière pièce de l'antenne n'est point en fer d'alêne ou tubulée, on les distingue par ce caractère' deâ iaons , des bombyles et des empis, les seuls insectes avec lesquels on pourroit peut-être encore les confondre , si dans le bombyk l'abdomen n'étoit point aplati, sessil&; «i les èmpis n'avoient les antefnnes formées de cinq articles ; enfin , si Its taons , outre leur abdomen sessile , n'avoient le dernier article des antennes dentelé et en croissant;
Nous ne ferons connoître ici que quelques espèces du genre nombreux des asiles : on en a trop négligé l'histoire. Nous nous contenterons de décrire seulement les formes de quelques espèces de France , ayant fait connoître leurs m^eùrsr dans les considérations générales que nous Venons de présenter.