ATH
Long à peu prés d'un dëciraétrei On le trouve dans la Méditerranée.
2. Athérine sibaue j Atherinasihamaj ÎÂnn. Cette athérine , observée par Forskal dans la mer Rouge 9 a des dents aux mâchoires et sur la langue ; vingt-trois Payons à,la nageoire de Tanus : le corps un peu renflé vers son milieu ; les écailles dentelées sur leur bord; deux bandes longitudi-. nales argentées et tachetées de noir sur chaque côté du corps ; la ligne latérale droite : la couleur principale est d'un blanc sale , avec le dos plus foncé et les nageoires d'un vert de mer.
3. Athérine ménidie, Atherina memdia^ Linn. Cette athérine , nommée poisson d'argent à cause de sa belle couleur, a les lèvres seules garnies de dents, vingt- quatre • rayons à la nageoire de l'anus , la caudale fourchue.
1 D— 6. 2D— 1 P — 13. V— 6. A — rï,C — 22.
Ce poisson diffère un. peu de l'athérine joel; il vit dans les eaux douces de la Caroline.
Gmelin a joint au genre des athérines deux poissons qui me paroissent en différer , principalement parce qu'ils n'ont qu'une nageoire dorsale. Outre ces deux poissons, il j en a un troisième que J. White a décrit et figuré dans la relation de son voyage à Botany-Bay. Le premier poisson est l'athérine japonaise, obsqrvée par Houttuyne et décrite dans les Actes de Harlem : le second est l'athérine de Brown, qui vit dans la mer des Antilles et dans l'Océan pacifique ; et le troisième est Tathérine australe, figurée par White. Ces poissons ne sont pas encore assez bien connus des naturalistes pour qu'on puisse les classer conyenablement parmi les abdominaux. ( F. M. D. }
ATHIN ( Bot, ) , nom arabe de Velatine des Grecs et des Latins , espèce de linaire , linaria tlatine , Desf. ( J. )
ATHON. ( IchtjoL ) On connoît sous ce nom le scombre thon dans quelques parties méridionales de la France. Voyei Scombre. (F. M. D. )
ATHRUPHYLLE ( Bo^ ) , grand arbrp de Ja Cochinchine, employé dans les constructions. Loureiro , qui l'a ainsi nommé à cause de ses feuille^ rassemblées en faisceaux aux extré-
mités des rameaux, en fait un genre dont le caractère est absolument semblable à celui de l'ardisie : ce n'est donc qu'une espèce de ce genre , facile à distinguer des autres par ses feuilles étroites et linéaires. ( J. )
ATICK. ( Ornith, ) Des navigateurs anglois ont trouvé à 4a baie d'Hudson cet oiseau, qui y porte le nom d'atick-oom' tuhishj abrégé par Sonnini. Cette espèce de gros-bec est le -loxia hudsoniea de Latham et de Daudin. (Ch. D. )
ATIMOUTA {Bot.)j voyez Aoutimobta.
ATINGA ou Atingue. (IchtyoL) Les naturalistes modernes connoissent ce poisson de mer du Brésil, décrit par Marcgraye, et ils en font une espèce particulière dans le genre Diodon. Voyez ce mot (F. M.D.)
ATINGACU ( Ornith, )j coucou cornu du Brésil, nommé par Marcgrave atingacu camucu : c'est le cuculus cornutus de Linnsus. L'Encyclopédie méthodique écrit par erreur antU gacu, ( Ch.D. )
ATIPOLO {Bot.), grand arbre des Philippines, quiparoît appartenir au genre Jaquier , et qui , suivant Camelli , a beaucoup de rapport avec le nanca et* le camangsi, autres espèces de ce genre. Il s'en distingue par ses feuilles sinuées; .par son tronc plus élevé et plus gros, portant quelquefois jusqu'à quinze pieds de diamètre ; et par son fruit petit et rougeàtre. Toutes les parties rendent un suc laiteux trèsabondant. Voyez Jaquier. (J. )
ATlTAIlA.(.Bo^) Marcgrave, dans son Histoire du Brésil, décrit sous ce nom un arbrisseau de huit à neuf pieds de hauteur, dont la tige est couverte d'aspérités ou de petites épines. Les feuilles sont petites , pennées et multi-juguées ; la côte qui les supporte est aussi garnie d'épines entre chaque foliole. L'auteur ne parle pas des fleurs. La figure qu'il donne de la plante , p. 64 , représente assez bien les jeunes pousses du fagarier hétérophylle de Lamarck , et l'on est porté à croire que c'est la même espèce ou une espèce voisine. Voyez Fagarier. ( J. )
ATLAS ( Entom.), nom d'une très-grande espèce de bombice. (C. D.)
ATLAS. {Anat») On donne ce nom à la première vertèbre du cou , parce qu'elle porte If tête 9 comme Atlas , dans
la fable 9 est censé porter le eiel. Voyez Vertèbre 9 Épine et Tête. (C.)
ATLÉ ( Bot. ) , arbuste très-commun en Egypte , où il sert presque exclusivement de bois à brûler. C'est le tamarix orientalis de Forskal, qui a été figuré, pi. 9, dans le Voyage de Sonnini en Egypte. Voyez Tamaris. (Mas.)
ATMOSPHÈRE (Ph;^5.), masse fluide qui enveloppe «n corps solide. On donne en particulier ce nom à la masse d'air qui environne la terre et à l'espace qu'occupe cette masse. L'atmosphère n'est pas composée d'air seulement ; ce fluide ^ y est. mêlé et combiné avec toutes les émanations volatiles qui se produisent sur la terre ; il s'empare surtout de l'eau, dont il rase la surface (voyez Évapo ration): de là résultent la plupart des phénomènes désignés sous le nom de Météores (voyez ce mot) ; et pour les propriétés physiques du fluide atmosphérique, consultez l'article Ai r.
L'étendue de l'atmosphère n'est pas encore bien déterminée. On sent qu'elle ne doit pas finir brusquement è une certaine hauteur, puisque l'air devient d'autant plus rare qu'il est moins chargé^; mais on n'a aucun moyen de savoir quel efii.le degré de ténuité de ses dernières molécules : tout ce qu'on peut faire à cet égard, c'est de calculer, par des phénomènes dont la cause est connue, la limite de sa densité à des hauteurs très -considérables.
On sait, par exemple, que le crépuscule est dû à la réflexion des rayons solaires par la partie supérieure, de l'atmosphère ; et connoissant l'abaissement du soleil audessous de l'horizon, lorsque cette clarié commence le matin ou cesse le soir, on peut en déduire la hauteur de la dernière couche d'air capable de réfléchir la lumière. Les astronomes s'accordent assez à fixer le terme de cette réflexion lorsque le soleil est à dix - huit degrés au-dessous de l'horizon : il en résulte que la couche dont il s'agit est de sept à neuf myriamètres (seize à vingt lieues) de hauteur. Mais cette couche est -elle la plus élevée? et d'ailleurs quel' fond faire Wr une détermination tirée d'un phénomène qu'il est impossible de circonscrire dans àes limites précises?
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Si la densité de l'air étoit partout et toujours celle qu'il montre au niveau de la mer, à la température de la glace fondante et lorsque le baromètre est à soixante-seize «centimètres, sa hauteur seroît égale à soixante-seize centipiétres multipliés par le rapport de la pesanteur spécifique •du mercure à celle de l'air, ou de sept mille huit cent quinze mètres (4010 toises).
Les nuages, par leur pesanteur spécifique, ne peuvent guères s'élever au-delà de quatre-vingt-neuf hectomètres ^(deux lieues).
La terre n'est pas le seul corps du système planétaire qui soit doué d'une athmosphère ; les expériences de Bouguer sur l'intensité de la lumière que nous envoient les différentes parties du disque du soleil, font pr^ésumer que la diminution dé son éclat vers ses bords est due à une aU mo^hère épaisse qui l'environne : cependant cette atmosphère, doiit Mairan s*est servi pour expliquer les aurores boréales^ et la lumière zodiacale, a une étendue beaucoup trop' petite pour produire ces phénomènes; car -devant se terminer à la distance 011 l'attraction que le soleil exerce sur ses molécules est balancée par la force centrifuge ipiprimée par la rotation , elle ne peut même arriver jusqu'à l'orbite de Mercure. On prouve aussi , par -les principes de l'hydrodynamique , qu'elle doit prendre la forme d'un ellipsoïde dont le petit axe est au moins les -trois quarts du grand, bien éloignée par conséquent de la forme lenticulaire que lui supposoit Mairan.
Schroter a cru aussi reconnoître à Vénus une athmosphère assez étendue et ayant une force réfringente à peu près égale à celle de l'atmosphère terrestre. On est presque assuré que Jqpiter a une atmosphère très -sensible. Quant « celle que quelques astronomes ont cru remarquer à la lune 9 sa densité pourroit à peine égaler la millième partie de celle de l'atmosphère .terrestre ; elle seroit' à peu près aussi rare que l'air qui reste sous le récipient d'une bonne machine pneumatique après qu'on y a fait le vide autant qu'il est possible. (L.)
ATMOSPHÈRE. {Chim,) L'atmosphère , considérée chimiquement, offre plusieurs rapports également intéressans pour
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faire concevoir les phénomènes de la nature ou le$ opérations de l'art.
Comme masse de fluide élastique enveloppant le globe, Fatmosphère, par son poids, par sa pression, tient à Tétat liquide une foule de substances, telles. que Teau, le mercure, Falcool, les acides, etc., qui sans cette pressioa prendroient la forme gazeuse. £lle s'oppose à la vaporisation, à l'ébullition, à l'effervescence; elle les diminue, les limite ou les arrête. Ces phénomènes augmentent sur les hauteurs et s'affoiblissent dans les profondeurs : ils expliquent la différence des opérations chimiques faites dans le vioe, dans des vaisseaux fermés, oVl avec le contact de l'air.
Comme corps mobile, agité, susceptible de variations dans sa température, sa sécheresse, ses mouvemens, ses courans, l'atmosphère renouvelle les surfaces des liquides, les dîssotft, les enlève, s'en sature, et présente un composé diversifié et jamais entièrement semblable à ce qu'il a été ou à ce qu'il doit être dans des temps ou antérieurs ou postérieurs à celui dans lequel on l'étudié.
Comme composé de gaz oxigène , de gaz azote , de gaz acide carbonique , d'eau , de calorique , traversé par la lumière et l'électricité dans des proportions qui varient perpétuellement, l'atmosphère est un immense réservoir, un vaste laboratoire où s'exercent sans interruption des opérations chimiques de température élevée ou abaissée, de dissolution ou de précipitation d'eau, de décharges électriques, de mouvement accéléré ou* ralenti, de déplace^mens partiels, de dilatation ou de resserrement; d'où dépendent tous les météores qui l'agitent, qui la parcourent, la sillonnent, l'obscurcissent ou l'éclaircissent , l'embirasent, la modifient, la renouvellent, etc.
Enfin, comme milieu nécessaire à l'existence d^une foule d'êtres organisés, elle entretient la végét^ion des plantes, la respiration et la vie des animaux.
Tantôt l'atmosphère dessèche les surfaces et les terres, humides; tantôt elle humecte les sols arides, Suivant la proportion d'eau qu'elle enlève ou qu'elle dépose. EUf fait cristalliser quelques sels ; elle produit l'efflorescence ou la déliquescence de beaucoup d'autres : elle est ea