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partie absorbée par tous- les corps combustibles ; elle les brûle : elle colore quelques substances ; elle en décolore et blanchit quelques autres : elle ajoute du poids à certains corps, et les oxide ourles acidifie; elle diminue la masse de plusieurs autres : Me reçoit les vapeurs ou les effluves de' tout ce qui peut se volatiliser; elle est le girand récipient de toutes les décompositions putrides et lentes. £lle transporte de grandes quantités de matières volatiles d'un lieu dans un auére ; elle entretient la circulation des eaux des mers dans Tair, et de celui-ci sur les montagnes où elle les verse : elle porte les poussières fécondantes et les graines végétales à de grandes distances ; elle est aussi le véhicule des œufs et des myriades d'animaui^ dans des 'contrées fort éloignées de leur première habitation. Elle joue donc un grand rôle dans tous les phénomènes naturels, et doit être étudiée avec soin par le chimiste, pour qui elle explique beaucoup d'effets. (F.)
ÂTOA ( BoL ) , nom brachmane du corossolier écailleu-x. Les Portugais le nomment atocira et atas; c'est l'atte ou attielr des Colonies fançoises. (J. }
ATOCA {Bot.), nom que porte, dans le Canada, le canneherge^ vaccinium oxjycoccus^ L. , espèce d'airelle. (J. }
ATOCALT. (Entom.) C'est, dit -on, le nom qu'on donne au Mexique à une espèce d'araignée dont la toile est comme irisée. (CD.)
ATOCIRA. ( Bot. ) Voyez Atoa.
ATOLLI {Èconom.)j bouillie faite dans le Mexique, suivant Hernandez , avec la farine de maïs , dont on varie le goût ^ et la préparation par divers mélanges, et que les médecins du pays emploient en médicament avec succès. ( J. )
ATOME (Entom.), de ArofJLOç, [atomos) j qui ne peut ^tre, ou n'est pas divisé.
La treille a désigné sous ce nom un genre d'insectes apiètes, dans lequel il fait entrer le ciron parasite deDégéer, fBTce que la bouche de ce petit animal n'est qu'un simple trou. Il l'auroit dû appeler plutôt astome ; car , puisque c'est un iii^secte, il offre nécessairement des articulations, et le nom d'atome np peut lui convenir. (CD.)
a8. . ATO
ATOPE (Enlom.) , Atopa , nom d'un genre d'insectes coléop- ' tères de àotre famille des sternoxes ou thoracicornes , établi par PaykuU et adopté par Fabricius ; quoique la première dis* tinction en ait été faite par Latreille , qui , ayant reconnu que ces insectes différoient beaucoup des cistèles avec les- . quelles on les avoit dabord placés, en avoit fait le genre Dascile, nom donné par Içs Grecs à une sorte de poissons. Ce nom d'à tope est tiré du grec, et signifie qui n'est pas dans son lieu, de «privatif et de tottoç (^ topos) j lieu : ce qui indiquera par la suite que les atopes, qui ont cinq articles aux tarses, avoient été placés à tort avec les cistèles^ qui n'ont que quatre articles seulement aux tarses postérieurs.
Les atopes ont les élytres dures, longues, couvrant le ventre ; les antennes filiformes , dentelées \ le corps aplati ; le corselet terminé eit arrière par deux petites pointes, arrondi , un peu plus étroit , formant un capuchon en devant : l'avant -dernier article des tarses est bilobé.
Ce genre dififère des cébrions, parce que ces insectes ont les articles des tarses simples : on les distingue des taupins et des buprestes , parce que leurs longues antennes ne se retirent pas sous une rainure du corselet, et qu'ils n'ont ni cavité ni saillie au sternum en dessous.
On ne connoît pas du tout la manière de vivre de ces insectes, dont il n'y a qu'une seule espèce en Europe^ c'est l'atope cervine, atopa cervina, Dégéer, Insect. t 4> p. 2 35, N.**6; la vrilette fauve velue, Fabr., atopa einerea et cervina, Syst. eleuth. t. 2, pag. i5.
Caract. Testacé ; à poils courts veloutés ; antennes et pattes fauves.
On a fait deux espèces du mâle et de la femelle. Dégéer en a donné une fort bonne figure et a montré le nombre des articles aux tarses. On les trouve sur les fleurs. (CD.) ife
ATOTO (Bot,)^ nom d'une espèce d'euphorbe, eupHoriia atoto , trouvée par Forster dans les îles de la Société. < J. )
ATOTOTL. ( Ornith, ) Ce noin , sous lequel le pélican est connu au Mexique (voyez Alcataâz ) , a aussi été donné par
ATR a8»
Hemandez à un petit oiseau qui habite les lacs de cette contrée 9 et qui a la' taille du moineau, avec le plumage l^SLnc en 'dessous, et varié de fauve, de blanc et de noir en dessus : il niche dans les joncs et y fait entendre, pendant toute la journée, un petit cri qui ressemble à celui de la souris. Voyez Acotot^oquichitl. Le même nom a eneote été appliqué par Séba, Thés, i ,^. 116, pL 73 , f. 7 , à l'espèce de grimpereau désignée par fiufibn sous la dénomination . d'oiseau pourpré , certhia purpurea de Linnœus. XCh.p.)
ATOTOTLOQUICHITL. (Ornith,) Vpy. Acototloquichitl.
ATOULLY. ( Ich(^oZ. ) C'est un poisson qui habite dans les ^ rivières de l'ile S. Vincent, et que Bloch a nommé muge plumier. Voyez Muge. (F. M. D.)
ATRACTOBOLE (Bot), Atractoholus ^ genre de plantes de la famille des champignons, établi par Tode, conservé par Gmelin, et dont Persoon ne paroît pas avoir^fait mention.
CaracLgen, Substance sessile , cupuliforme, operculée, d'où * sortent par explosion des vésicules séminiféres.
On ne copnoît qu'une espèce de ce genre , dont nous ne pouvons donner aucune idée a nos lecteurs, faute de n'avoir pu nous procurer l'ouvrage de Tode, qui est très-rare en France.' Gmelin n'en donne aucune description j il la nomme atractoholus annularis, (P. B.)
ATRACTOCÈRE(Enfom.) , nom donné par Palissot-Beauvois à une espèce d'insecte , qu'il décrit comme genre nouveau dans le Bulletin des sciences de la société philomatique. Linnseus avoit indiqué ce coléoptère sous le nom de nécydale courte -corne. Le nom nouveau paroit composé de .deux mots grecs, Atûoiktoç (atractos) fuseau, et de kfiPetç {keras) corne j antenne. (CD.)
ATRACTYLE {BoL), Atractylis, Linn., Juss., Lam. 111. t. 660: genre de plantes de l'ordre des cynarocép haies , compose de onze espèces : ce sont des herbes vivaces ou annuelles dont le plus grand nombre croît en Afrique , dans le midi de l'Europe ou dans l'ile de Crète ; les autres ont été obseryéei au Japon et au Mexique. Leurs fleurs sont composées
de fleurons hermaphrodites quinquéfides , on entourées à Is circonférence de demi -fleurons femelles, fertiles , rare* ment neutres. Leur calice est double 9 rextérieur lâche et composé de folioles pinnatifides et épineuses ; Tintérieur imbriqué d'écaillés conniventes, mutiques ou acuminées, et entouré par le premier. Les graines ont uiçie aigrette sessile et plumeuse ; le réceptacle est garni de paillettes eu de soies roides.
Ateactyle 60mmif£re, Atraetylisgummifera,ÎAnn,j Car. le. tab. 228. Cette plante vivace croit en Italie, en Espagne , dans l'île de Crête et en Barbarie, dans les lieux incultes et brûlés par l'ardeur du soleil; sa racine est charnue, fusiforme , épaisse comme le doigt , blanche intérieurement et laiteuse. Les feuilles, longues de dix à vingt pouces, larges de dix à trente lignes, sont pétiolées, roides, glabres ou un peu laineuses , pinnatifides , lobées et disposées en rosette sur la terre : les lobes sont inégaux et gamb de. dents qui se terminent par une épine jaunâtre; les pétioles, sont canaliculés. Les fleurs , souvent solitaires , sessiles , ou portées sur des hampes (très-courtes, sont toutes flosculeuses 9 de couleur violette , et accompagnées de bractées obtuses , allongées, épineuses en leurs bords. Les folioles du calice extérieur sont laineuses et munies ordinairement de trois épines à leur sommet. Le réceptacle est charnu.
Cette plante fleurit en automne ; les feuilles sont alors desséchées et consumées par les chaleurs de l'été : elles se renouvellent pendant l'hiver, et restent vertes jusqu'à la fin du printemps. s
Le collet de la racine et le réceptacle de la fleur laissent suinter une gomme inodore, insipide, d'un jaune pâle, adhérente aux feuilles et au calice. Les Maures la recueillent, et on en forme une sorte de glu pour prendre les oi- < seaux. La 'racine et le réceptacle cuits dans l'eau bouillante et assaisonnés avec de l'huile et du beurre , fournissent un mets très - agréable.
Atractyle grillée , Atractylis oanoellq,ta ^ Linn. C'est une plante annuelle, qui croît naturellement en Espagne, en France, aux environs de Montpellier, dans l'île de Crête, et sur lés collines incultes de la Barbarie. Sa tige,
droite 9 haute d'environ un pied, laineuse^ produit quelquefois deux ou trois rameaux dans sa partie supérieure. Les feuilles sont étroites, lancéolées, alternes, gaAiies de eils épineux, et chargées par intervalle d'un coton blanc en manière de toile d'araignée. Les fleurs , disposées en un corjnmbe lâche , sont violettes , ordinairement radiées, à demifleurons neutres. Le calice extérieur est formé de huit à douze folioles dentées, épineuses, presque filiformes et laineuses ; elles sont courbées en arc , plus longues que la fleur, et forment autour d'elle une espèce de grillage arrondi, dans lequel les mouches restent quelquefois pri-., •onnières. (D. P. )
ATRAGËNË {Bot,) y Atragene^ Linn., genre de plantes de la famille des renonculacées, qui a de grands rapports avec les clématites , et dont le caractère est d'avoir un calice à quatre folioles, environ douze pétales, un nombre indéfini d'éttfmines , des capsules nombreuses terminées par une lour gue queue souvent plumeuse. Les feuilles sont opposées, munies de vrilles une ou deux fois ternées.
Ce genre a tant de rapports avec les clématites , que Lamarck a cru devoir l'y réunir, persuadé que ce que Linnœus appelle pétale dans ces plantes, ne sont que des fila* mens élargis , et souvent stériles , des étamines extérieures. Les espèces sont :
L'At&acène des Alpes, Atragene alpina^ Linn., Jacq. Flor. Austr. 3 , t. 241 , dont Im tiges ligneuses , sarmenteuses, sont munies de^ feuilles opposées deux fois ternées. Les fleurs sont blanches, très-grandes, velues en dehors, solitaires, portées sur de longs pédoncules. Les fruits sont soyeux et plumeux. Cette plante croît en Suisse, en Italie, en Allemagne.
' L'At RACINE DU Cap .9 Atragene Capensisj Linn. Ses fleurs Boni grandes, d'une belle couleur incarnate; ses pétales sont inégaux ; les extérieurs , plus grands , se confondent avec le calice. Elle croit au cap de Bonne-Espérance.
Dans Vatragene zeylanica^ L. , les fleurs sont disposées en panicule, et de couleur purpurine; les feuilles sont conjuguées ; et les folioles ovales et entières. ( Poir. )
ATRAPHACf (Bo(.)y AtraphaxiSf Linn. , Juss. ^ Lam. Illustr.