‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 4)Chapitre 46 sur 100 · Attélabe fubescent, Attelahus pubescens · texte numérisé non relu

Attélabe fubescent, Attelahus pubescens

Caract. Très -velu, d'un beau violet; trompe noire.

On trouve cette espèce sur les carottes sauvages dont les fleurs sont exposées à la plus grande ardeur du soleil i sur les coteaux secs et arides.

9.^ Atti^labe d\irain 9 AtteUibus œneus, Càract, Tout noir , k élytres cuivreuses. ( C. D. )

ATTERRISSEMENS. < GéoL ) Ce sont le» dépôts successifs des fleuves ou de toutes les eaux agitées, qui, tenant en suspension des matières terreuse^, les laissent déposer lorsque leur mouvement se ralentit Les terrains d'alluvion sont composés d'atterrissemens , comme les terrains de sédiment sont composés de couches. Voyez, au mot Terrain et à l'article Terrain d'alluvion ^ Thistoire géologique de cette sorte de terrain. (B. ) ' >

ATTHIS. (Ornith,) Cet oiseau, de la grosseur d'une alouette, a le plumage d'un vert bleuâtre , avec des taches bleues sur la tête , le cou , le haut du dos ; le ventre d'une couleur ferrugineuse , et les pieds d'un rouge sanguin. C'est le mainate atthis , gracula atthis de Gmelin et de Latham , qui lui donnent pour synonyme le corvus œgyptius de Hasselquist (t. 2, p. 20, de la traduction françoise de son Voyage dans le Levant), et le quiscale atthis , sturnus atthis ^ deDaudin^ Le rapprochement de Tétourneau est plus naturel en effet xpie celui du corbeau , quoique Forster ait vu au-delà du Volga un oiseau de la taille du choucas, qui ressembloit d'ailleurs à l'atthis. < Ch. D.)

ATTI-ALU (Bo^.), nom malabare du figuier à grappes ^ Jicus racemosa, L. ( tf. )

ATTIER ( Bo^. ) , nom donné' au corrossolier écailleuz, anona squamosa , L. ( J. )

■ ATTILUS. {Ichtjyol.) On donne ce nom. à l'esturgeon huso idans quelques contrées en Italie. Voy. EsTu&cfiON. ( F. M.D.)

ATn-MEER-ALOU(Bo^), espèce de figuier de la côte de Malabar, figuré par Rhèede, v. 3, *• 58. (J.)

ATTINGACU. (Ornith. ) Voyez Atincacu.

ATTOMBISSEUR , terme de fauconnerie qui désigne Toiseau de proie par lequel on fait attaquer le héron au vol. ( Ch. D. )

ATTRACTION CÉLESTE, (Phys,) C'est le nom que Tou donne à la cause inconnue qui .produit la tendance quç les corps célestes parpissent avoir les uns vers Içs autres y d'après les mouvemens qu'ils exécutent.

La lune, par exemple, en ^décrivant autour de la terre une orbite curviligne , se détourne à chaque instant de la ligne droite qui touche cette orbite, et se trouve parla, dans un temps |ionné , ramenée vers la terre d'une quantité égale à celle dont, après ce temps, la tangente s'écarte de la courbe. Cette grandeur est susceptible d'une détermination géométrique, et c'est par. là que Newton a re« connu que Tattraction agissoit en raison inverse du carré des distances.

Ce qui précède suffit pour montrer que , par rapport aux mouvemens célestes , le mot attraction n'est au fond que renonciation d'un fait certain et susceptible de mesure précise, et que toutes les conséquences qu'on en a déduites par le calcul demeureront toujours vraies, quelles que soient les diverses causes qu'on veuille assigner à ce fait.

]Les difiîcultés qu'on pourra faire maintenant sur l'attraction céleste, dont les résultats s'accordent d'ailleurs parfaitement avec les phénomènes et les observations, ne mèneront jamais qu'à des disputes de mots.

L'attraction des corps Wlestes paroît être le résultat de celle qu'exercent les unes sur les autres toutes les partiçs de ces corp"^ , et en vertu, de laquelle ils afifectent une figure déterminée et dont nous parlerons à l'article Teraç, à l'occasion de la figure de cette planète. C'est pour cela qu'à des distances égales , elle est proportionnelle aux masses des corps attirans. Voyez, à Tarticle Système du )iaNi>£, le détail des phénomènes produits pai; l'attraction cékste..

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C'est aussi la réunion des attractions de toutes les molécules terrestres qui produit la Pesanteur. Voyez ce mot

ATTRACTION DES MONTAGNES. (Phys.) La pesanleur des corps étant due à Tattraction réciproque des molécules de la matière, des masses aussi considérables que les montagnes doivent exercer sur ces corps une action comparable avec celle du globe terrestre. Aussi Bouguer , étant au Pérou en 1737, observant une ménoie étoile au nord et au sud de la montagne de Chimboraco au pied de laquelle il étoit placé , et tenant compte -de ■ la distance qui séparoit les deux stations, trouva que le fil-à-plomb, au lieu de conserver la direcftion verticale , s'étoit dans les deux cas porté de huit secondes vers la montagne. Cette déviation , quoique très -sensible , ne répondant pas au volume de la montagne , prouva que sa densité devoit être beaucoup plus petite que la densité moyenne de la terre, ou qu'elle devoit renfermer beaucoup de cavités : ce qui étoit d'ailleurs très-vraisemblable par rapport à une montagne volcanique.

En 1775, Maskelyne répéta cette observation auprès de la montagne de Schehallien en Ecosse, et trouva que le fil- à- plomb s'écartoit^ de 6", 8'" de la direction verticale, pour se porter vers cette montagne (Philos, trans. 1775, p. 495 ). Hutton fit les opérations géodésîques nécessaires pour en connoitre la configuration et en mesurer le volume. Comparant ensuite l'attraction qu'elle exerce avec la pesanteur, il reconnut que sa densité devoit être à èelle du noyau terrestre dans le rapport de cinq à neuf; et con< 'jecturant , par son aspect extérieur , que c'étoit un rochef solide , composé d'une pierre dont la densité devoit être 4 celle de l'eau dans le rapport de. deux et demi à un , il en conclut que la densité du noyau terrestre -devoit être à celle de l'eau dans le rapoort de quatre et demi à un ( Pi los. trans. 1778, p. 689; : niais on sent que les résulta qu'il a obtenus ainsi sont encore très - incertains.

Pour achever dç connoitre les effets de l'attraction réci proque de^ molécules de la matière , abstraction faite leur nature particulière, qui produit, lorsqu'on les met

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