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contact, l'affinité ou l'attraction chimique, très-diffërenfe de la première , il restoit au physicien à chercher si en mettant en présence d'un corps suspendu de manière à obéir à la plus petite force , d'autres corps d'un volume et d'une densité bien connusi, il ne giarviendroit pas à rendre sensible et k mesurer l'effet de rattraction réciproque de< molécules de la matière : c'est ce que Cavendish a effectué pa]iC le moyen de la balance de Torscon , que Coulombs employée avec tant de succès pour mesurer la force de l'é* Içctricité*. Le bras de la balance qui a servi au physicien anglois a huit pieds de longueur ; il porte à l'une et à l'autre de ses extrémités un petit globe de fer ou de cuivre* Lorsqu'on approche de ces globes deux boules de plomb ^'un pied de diamètre , disposées de manière qu'elles agissent dans le même sens , on observe dans le bras de la ba*lance un mouvement très -fort, et dont la quantité peut être mesurée avec une très - grande précision.
Cavendish s'étant assuré que ce mouvement nepouvoit être produit , ni par la chaleur , ni par l'électricité , ni par des courans d'air , et l'ayant comparé avec celui qu'imprima la pesanteur, en a conclu que la densité moyenne du noyau terrestre devoit être à celle de l'eau comme cinq et cinq sixièmes t un. Ce résultat s'accorde avec l'opinion de Newton , qui pensoit que la densité moyenne de notre globe étoit cinq ou six fois plus grande que celle de l'eau. { Princ. math. prop. 10, lib. 3.) (L.)
ATTRACTIONS. {Chim.) J'ai dit, à l'article Affinités, que les chimistes , en reconnoissant que les rapports exis«tans entre les corps qui s'unissent étoient fondés sur le pouvoir de s'attirer ou de peser les uns sur lés autfes , poua voir qui varie entre eux, avoient adopté l'expression d'attractions au lieu de celle d'affinités, qui supposoit une analogie de nature , dont l'existence n'est pas prouvée.
Les attractions chimiques ne peuvent être connues que d'après l'observation ou l'expérience ; elles ne sont susceptible^ ni d'être devinées ou soupçonnées, ni d'être calculées ; elles sont placées dans les corps par la nature, et font une partie essentielle des lois qu'elle a établies^
La seule manière utile de les bien connottre es4 done
d'çn étudier soigneusement les phénemènes et. d'en dé« crijre exactement les résultats : c'est aussi ce . qu'ont Ifait et ce que continuent de faire sans relâche les chimistes modernes.
J'ai proposé , il y a vingt-deux ans , de réduire ces phé-p noménes à un certain nombre de faits positifs et constans, que j'ai nommés lois de l'attraction chimique. En donnant ici un précis de quelques-unes de ces. lois, je ferai mieux connoitre la nature de cette puissance que je ne pourrois le faire par de longues et inutiles discussions sur sa cause et .ses effets, ses variations ou , anomalies , qui n'existent que parce qu'on ignore toute l'étendue de ces lois, ou toutes les modifications dont elles sont susceptibles.
Première loi. L'attraction de composition n'a lieu qu'entre des corps différons : une attraction entre des corps sembla* blés ne feroit qu'un agrégé ; et. comme c'est un composé qui doit résulter de l'effet de cette force , elle doit être nommée attraction de composition.
Deuxième Zoî.Elle n'a lieu qu'entre les dernières i|iplé« cules des corps ; il faut en effet «que les corps soient léduits à ^a plus grande division pour qu'elle ' s'exerce entre eux : c'est donc une attraction moléculaire.
Troisième loi. Elle peut avoir lieu entre plusieurs corps ; de là les composés binaires , ternaires , quaternaires , etc. .
Quatrième loi. Pour qu'elle ait lieu , il faut que de deux ou de plusieurs corps l'un au moins soit liquide; la liquiidite est un état où les molécules sont écartées et disgrégées de mai^ière à pouvoir agir sur celles des corps voisins: cet état suffît pour qu'elles agissent en effet ; c'est ainsi que de l'eau ji^issout du sel, du sucre, une gomme, etc. Cette action est nommée dissolutionj le liquide , dissolvant , et le >9Qlide, dissolvende ou corps à ^dissoudre. Ce dernier exerce autant de force pour perdre sa solidité que le liquide le fait de son côté : il ne faut donc pas attribuer toute la puissance à celui-ci.
Cinquième loi. Fendant l'exe)rcice de l'attraction chimique, les corps entre lesquels elle a lieu changent de température. Il y a, da*ns le^ combinaisons, échauffement ou refroidis-r sèment : un système de molécules combinée^ a une autre
proportîoB de matière de la chaleur que n^en ont les mêmes molécules isolées ou séparées.
Sixième loi. I^es composés ont des propriétés toutes différentes de celles de leurs composans : ainsi on ne peut ni décrire 9 ni prévoir les caractères ou les propriétés d'un composé d'après la connoissance de ceux de ses composans. Cette vérité est l'inverse de ce que pensoient autrefois les chimistes : ils étoient dans l'opinion que les combinaisons chimiques avoient des propriétés moyennes entre celles de leurs composans.
Septième loi. Le degré d'attraction doit être mesuré par la difficulté de détruire un composé. Cet énoncé montre ^ue la violence ou la rapidité apparente dans les combinaisons est une illusion trompeuse.
Huitième loi. Les corps ont entre eux différens degrés d'attraction. Cette différence est la cause de tous les phénomènes chimiques dans la nature et dans l'^rt : elle est aussi l'objet des études et le sujet des recherches des chimistes. Lorsqu'on sait que deux corps ont entre eux moins d'attraction qu'un troisième avec l'un des deux , on emploie ce troisième pour séparer les deux premiers. Toutes les opérations chimiques sont fondées sur cette connoissance ; c'est de là que dérivent toutes les explications raisonnables qui formçnt la théorie de la science. Si l'on connoissoit le degré relatif d'attraction entre toutes les diverses molécules de la nature , on auroit une science complète , et l'on conçoit qu'on en est encore fort éloigné. On exprime dans lestables d'affinités ou d'attractions les degrés de cette force qui existent 'entre les différens corps, en rangeant ceux-ci , représentés par des signes ou caractères chimiques, dans une série ou colonne verticale, disposée de sorte que les corps les plu^ attirés soient les plus voisins les uns des autres. C'est encore au moyen de la connoissance exacte dés degrés d'attraction qu'on détruit des composés dont les principes adhèrent entre eux avec une grande force, en employant à la fois, pour isoler ou détacher ces principes, dcrux corps 9 dont chacun k part n'auroit pas cette puissance : c'est ce qu'on a nommé attraction double. Enfin, il est aisé de concevoir pourquoi Bergmann a proposé de
nommer les affinités chimiques 9 aUraetions électives , puisqu'en reconnoissant la différence d'attraction entre les différens corps, on est porté à admettre entre eux une sorte d'élection ou de choix qui détermine leur union ou leur séparation.
Neuvième loL L'attraction chimique est en raison inverse de la saturation. On nomme saturation l'union de plusieurs corps jusqu'à la quantité complète de chacun d'eux pour former le composé; on dit, lorsque cette quantité est complète, que les corps sont saturés. Si elle est incomplète, la partie qui manque, et qu'on peut y ajouter, adhère moins au composé que la première. De là il suit que lorsqu'on décompose un composé , on enlève facilement les dernières quantités des principes réunis , et très - difficilement les premières quantités.
L'exposé succinct de ces neuf cas principaux ou lois de l'attraction chimique suffit pour donner une notion exacte de cette puissance que la nature a placée dans les corps , et que les chimistes ne font que diriger dans leurs opérations : il suffit surtout pour bien entendre tous les articles de ce Dictionnaire. ( F. )
Attractions disposantes. {Chim.) J'ai donné ce nom à un cas très-compliqué des attractions chimiques, oh l'addition d'un cinquième corps suffit pour opérer des effets ou des décompositions qui n'auroient point eu lieu sans cette addition. C'est un effet quelquefois très - compliqué , qu'on ne peut bien entendre qu'en étudiant profondément la chimie , et qu'il n'est heureusement utile de bien con^ noître qu'à ceux qui se livrent à cette étude approfondie. (F.) ' /
Attractions divellentes. (Chim,) Kinvan , célèbre chimiste anglois, a nommé attractions divellentes le cas oit elles opèrent une décomposition, une séparation des principes d'un composé. ( F. )
Attractions doubles. {Chim.) J'ai expliqué à l'article AUraetions en général les attractions doubles, qui ont lieu toutes les fois que deux substances agissent ensemble sur un composé de deux corps , chacune d'elles ne pouvant pa& séparer isolément les principes de ce composé. ( F. )
Atteactions léLEcrivEs. {Chim,) On a vu plus haut que cette expression heureuse a été proposée par Bergmann, illustre professeur de chimie en Suéde, pour désigner ce qu'on nommoit autrefois affinités. ( F. )
Attractions quiescentes. {Chim.) Kirwan a opposé ce nom à celui d'attractions divellentes , et il s'en est servi pour désigner le cas où les attractions, n'opérant point de décomposition , tendent k rester et restent en effet^n repos.
Attractions simples. {Chim,) Par opposition aux mots attractions doubles, on emploie la dénomination d'attrac-: lions ou affinités simples , pour exprimer qu'elles n'ont lieu qu'entre deux ou trois corps, et que leur effet est une simple séparation d'un principe, accompagnée^ d'une simple réunion de deux; ce qui est différent, comme on l'a vu plus haut, du cas d'es attractions électives doubles, (F.)
ATTRAPE-MOUCHE (Bo^), nom donné à diverses plantes , munies dans quelques-unes de leurs parties d'une substance gluante, à laquelle les mouches et autres insectes s'attachent sans pouvoir ensuite se dégager. Elle est répandue sur la tige du silène nutans^ L. , et surtout dans les interstices des anthères de l'apocin gobe - mouche , apocynum kndrosamifo^ lium^ L. , et peut-être de quelques autres apocinées. Voyez Apocin. (J. )
ATTRAPE-MOUCHE. ( Ornith. ) Le traducteur des Voyages de Cook emploie ce mot pour gobe-mouche. (Ch. D. )
ATUCO {Mamm.)y l'un des noms du tatou chez les Indiens, de l'Orénoque, selon Gusmilla. Voyez Tatou. ( C. )
ATUN (Bot.), nom Malais, sous lequel est décrit et figuré par Rumphius , Amb. 5 , p. 96 , i. 63 , un arbre des Moluques, dont les feuilles , alternes et ovales-lancéolées , ont quinze pouces de long sur environ neuf de large , et qui porte , à l'extrémité des rameaux , des grappes de fleurs , auxquelles succèdent de gros fruits ovales, relevés en carène d'un côté , et contenant, sous un brou épais , un noyau employé dans l'Inde comme épice. On ne sait pas quelle est la famille à laquelle cet arbre doit appartenir : on voit seulement que ses fruits ont beaucoup de rapport avec ceux du mqlavi de l'Inde, qui est le haUinofteris ou herititra des bo-
5oo A T Y
tanistes ; ce qui fait présumer qu^il se rapproche dcf ce genre. (Mas.)
ATY (fiot^ , ' nom du piment dans quelques Antilles. ( J. )
ATYOUAR AGLE ifiot) , nom caraïbe de l'absinthe d'Amérique, espèce de par thénie, parthenium hysterophorus , L, (J.)
AUBE, AuBO, AouBA {Bot.)^ noms sous lesquels les Provençaux et les Languedociens désignent le peuplier blanc. ( J. )
ÀUBÉPIN, AUBÉPINE. {Bot.) On connoît spécialement sous ce nom un néflier , mespilus oxyacantha , tfès-commun en France , que Linnseus rapportoit à son craliaegus , parce qu'il n'a que deux styles et deux graines; mais en adoptant la distinction des deux genres, établie par Tôurnefort sur les graines à pépin et les graines à- noyau, sans égard à leur nombre, l'aubépin qui a deux noyaux doit rentrer dans le genre Mespilus. Voyez Néfuer. ( J. )
AUBERGINE. (Bot.) Vbyez Melongène, Morelle.
AUBIER. {Phys. végét.) C'est la partie ligneuse la plus extérieure de la tige et des branéhes des arbres et arbrisseaux à deux cotylédons. L'aubier se distingue à la sim]()le vue des autres parties, par sa situation, sa couleur et sa densité. Il forme une couche concentrique, placée à la superficie du bois parfait, et recouverte par le liber. Sa couleur e&t blanchâtre, ce qui sert encore à le. faire reconnoître ; car le liber est toujours plus ou moins vert 9 et le bois prend ordinairement une teinte rembrunie. Enfin son tissu est plus serré et plus dur que le liber, mais il est plus tendre et moins compacte que le bois.
Par une suite naturelle dès développemens, les feuillets les plus intérieurs du liber se transforment en aubier, et les couches les plus intérieures de l'aubier se changent en bois ; l'aubier est donc le passage du liber à l'état de bois. Ce que nous allons dire de l'organisation de l'aubier vu au microscope, confirmera cette opinion.
L'aubier est composé de^ grands et de petits tubes, et de tissu cellulaire. Les tubes sont souvent perces d'une multitude de pores ; ils s'étendent dans la longueur des tiges et des branches , ' et sont disposés en faisceaux qui se réunissent et se séparent alternativement, à peu prés comme un réseau dont les mailles seroient très - étroites et très-
A U B 3oi
allongées : ces mailles sont remplies j)ar le tissu cellulaire, qui, d'un côté, pénètre dans le bois et va se rattacher à la mo^elle, et de l'autre, traverse le liber et arrive jusqu'au parench3rme placé sous Tépiderme. . L'organisation du liber et. du bois est la même que celle que nous venons de décrire > avec cette différence cependant que dans le liber les mailles du réseau formé par les tubes sont beaucoup plus larges et que. le tissu cellulaire est plus abondant; et que dans le bois les faisceaux de tubes sont plus droits, plus rapprochés, les mailles qu'ils forment beaucoup plus étroites et plus longues , et que le tissu cellulaire est en plus petite quantité.
Cette ressemblance d'orga^nisation entre le liber, l'aubier et le bois, vient de ce que les deux derniers ne sont, comme nous l'avons dit plus haut , que des couches, de liber endurci.^ En effet, la. nutrition du végétal détermine l'allongement des tubes du liber : Jes mailles, en prenant plus de longueur , perdent de leur largeur ; le tissu cellulaire qu'elles contiennent est comprimé et reflue en partie à la circonférence, et le liber, devenu plus compacte, forme l'aubier.
A son tour, l'aubier, pénétré par les sucs nutritifs , s'allonge et acquiert insensiblement la solidité et la ténacité du bois, dont il n'est plus possible de le distinguer. 11 suffît d'observer l'organisation des végétaux et leur développe-^ ment pour se convaincre de cette vérité; mais l'expérience que nous allons rapporter la rendra encore plus évidente.
Dans les premiers jours du mois d'Août nous avons fait passer l'une des extrémités d'un fil d'argent entre l'aubier et le liber d'une branche de tilleul en pleine sève , et nous avons introduit l'autre extrémité de ce fil entre l'épiderme et le liber de- cette même branche ; nous avons j*éuni et tordu ensemble les deux bouts du fil d'argent , après nous être bien assurés que le liber seul étoit renfermé dans le nœud. Quelques mois après, ayant disséqué la branche avec soin, nous avons reconnu que la partie la plus intérieure du liber, entourée par le fil d'argent, étoit déjà passée à .l'état d'auJbier; ce qui ne laisse aucun doute sur la métamorphose du liber et l'origine de l'aubier.
l'autre gvyyoç ( ruggos ) , veut dire un bec. Uexpressîoa latine collirostrts rend à peu près la même idée.
Au reste, cette famille d'insectes se distingue parfaitement bien des cinq autres du même ordre , par les caractères suivans.
Caract. Élytres de consistance égale, Jion croisées, mais en toit : trois articles à tous les tarses ; bec paroissant naître du cou , étendu , et couché sous le corps .entre les pattes ; antennes courtes ; une lame en scie dans les femelles.
Toutes ces notes suffisent pour séparer les insectes qui nous occupent d'avec ceux des familles les plus voisines : ainsi on les distingue de suite des physapodes , des rhihostomes et des hydro(îorées , qui portent des ailes à demicoriaces et croisées dans le repos ; enfin , les phytadelges , qui n'ont que deux articles aux tarses , les ailes étendues , les antennes plus longues que la tête, s'en séparent encore naturellement.
Les collirostres co^lposent une famille très - naturelle , que Latreille a indiquée après nous , sous le nom de cicadaires , dans ses Familles des genres. Ils se nourrissent tous sans exception, sous l'état de larves et d'insectes parfaits, du suc des végétaux. Fabricius, dans son dernier ouvrage, qui a pour titre Système des rhyngotes, a placé à la tête de ce travail les insectes qui nous occupent. Il les a partagés en treize genres , dont voici les noms : Fulgore , Membrace , Centrote , Lédre, Darnif, Tettigone, Plate, Lystre, Cigale , Derbe , Delphace , Jasse , Cercope.
Nous n'adoptons que sept de ces genres. Nous joignons, ou plutôt nous laissons, les centrotes avec les membraces, ainsi que les lédres et les darnifs, Ses tettigones sont nos cigales , ainsi que les lystres. Ses cigales sont nos cicadelles , auxquelles nous joignons ses jasses, et nous laissons ses isses avec nos cercopes.
Afin d'éviter les répétitions, nous ne donnons pas ici les motifs de cette différence d'opinions : nous prions le lecteur de consulter les mots que le tableau suivant de la famille des auchénorhinques va lui présenter.
• AU» 5o5
■ombre do . . / jmm^ .' .^^«u. ( épineux on foliacé. 3. MlmaAct*
f trois t cuiseet anten
< d^fo: corselet Î^P* l C ««
eiMlve les yeux
^ ' ( ( uoa épineux. 6. CicADstiA.
peint de stemmatesi on yeux lisses ......... S.PaoMicoKioi^
sous on dans f dans les jeux : à deux articles plus allongés. ... 8. Dklpiacb.
les yeux t . J sons les yeux t ( très-grandes , dilatées , pendantes, i. Blats*
I à ailes • . •< en toit laige : ( prolongée. . . • 4- Fuiooai. > \ »•«'•••• ^ non prolongée. . 7. Ckacork^
AÙCUBA (Bo/.), Juss*, Thunb., Flor. Jap.64^ 1. 13, geiite ^ui a dé Taffinité avec ceux de la famille des nerprun ées< Il compi^end des arbres observés dans le Japon. Les fleurs sont en panicule terminale , et monoïques : le calice est eourt, persistant et à quatre dents. La corolle est à quatre pétales. La fleur mâle est à quatre étamines, insérées sur le réceptacle, et alternes avec les pétales. Le réceptacle tst un peu convexe et creusé au milieu d'une fossette. La fleur femelle a un ovaire adhérent au calice^ un style , un stigmate. Le fruit est une baie charnue, Renfermant une graine et couronnée du style, qui persiste. Les feuilles des aucuba sont réunie^ au sommet des rameaux diého« tome3. (J;S. H.) "
AUDIAN BOULOMA (Bo^), arbi*îsseàu de Madagascar, dont la feuille, suivant Flacourt, est semblable à la cyno^ ^losse- Il paroît que c'est le veloutier de risle-de-Ftance , tournefortia atgehtea^ L. (A*P.)
AUDUA-TYTUNGR. [Ornith.) D'autres écrivent A^^î>lr A ou AtjDNA. Millier rapporte cet oiseau ^ à lui envoyé du Groénlanll, au jparus griseus de Linnaeus; mais il ne donne pas ce rapprochement comme certain : Buflon a cru devoir le placer à la suite du roitelet On trouve quelques détails à son sujet dans le voyage en Islande d'Olafsen et Povel-* sén ; mais ils ne suffisent pas pour lever entièrement les doutes. Cet oiseau ^ dont le plumage est d'un brun rou« geàtre, plus clair sur la poitrine, se distingue surtout par sa tête rouge. Quoique rare en Islande, les voyageurs, croient qu'il y est Indigèi^j Les plus hautes montagnes de la partie occidentale, non peuplée, sont le lieu où il fixe habituellement son séjour. Quand il descend dans les pâr« tie8~^ habitées, où la graine de morgeline et de tetiotée
3o6 . AU G I
forme AS principale Bourri tore 9 on le roii sourént le percher sur la tête des hommes. Les naitiralistea danois le comparent pour la gicosseur au rindilly qui est le plut pletit oiseau d^Islande; et quoiqu'ils présentent ce dernier tomme une mésan^, l'habitude qu'il a de tenir la queue dressée presque perpendiculairement appartient darantage au roitelet 9 et la comparaison qu'ils font des deux oiseaux ^mbleroit assez favorable & l'épinion de Buffbn. ( Ch. Di )
AUGrEA(Bol!)9Thunb;Nov. gen. Diss. acad. vol; i , p. laS; ]|||enre de plantes dont la famille n'est pas déterminée , et dont le caractère est d'avoir un calice d'une seule pièce à cinq 'divisions, dix étamines attachées à la base du calice, et réunies par les filets en un tube (nectaire y Thunb.) court, iqui embrasse un ovaire supérieur, terminé par un style fili* forme surmonté d'un stigmate obtus; une capsule charnue, Cylindrique , s'ouvrant en dix valves , divisé^ en dix loges , remplies de graines lenticulaires, enveloppées d'une tu- Bique blanche. Thunberg a établi ce genre sur une seule espèce : c'est une herbe du cap de Bonne-Espérance , haute d'environ un pied, foible, .charnue, divisée dès la base en rameaux garnis de feuilles demi -cylindriques, longues d'u^ demi-poUce , opposées et embrassantes ; les supérieures ont à leur aisselle use, deux ou trois petites fleurs, portées chacune sur un pédoncule long de quelques lignes. (Ma^. )
AUGIA ( Boi.)j genre de plantes décrit par Loureiro dans la Flore de la Cochinchine, et placé par Jussieu dans la famille des guttifères. Il a pour caractère un petit calice d'une seule pièce, cinq pétales oblongs attachés au réceptacle, un grand nombre d'étamines attachées au même point, un -ovaire terminé par un style et un' stigmate obtus, un drupe aplati de haut en bas, à peu près comme une lentille, petit, luisant et renfermant sous Tenveloppe charnue un noyau aplati de la même manière et n'ayant qu'une loge. L'arbre précieux qui, selon Loureiro, produit le vrai vernis de la Chine (voyez Vernis), est la seule espèce qui constitue ce genre. Cet arbre croit dans la Cochinchine , la Chine et le royaume de Siam. Sa hauteur est médiocre ; ses rameaux s'élèvent verticalement, et sont garnis de feuiJLles ailées, composées de cinq paires de fo-*
• . A U L «ot
liolesen titrée, placées le long du pétiole commun^ tenniné par une foliole impaire. Les fleurs sont disposées vers les aommités des rameaux 9 où elles forment des panicules* Lorsqu'on reut obtenir le remis, on blesse Técorce, et il découle de la blessure sous la forme d'un suc résineux très -visqueux. On l'emploie pur, ou mêlé de direrses suba- . tances colorées. Tout le monde connoît le poli et l'éclat des petits objets de luxe sur lesquels on l'applique. Cette résine est employée dans l'Inde comme médicament, après l'avoir fait bouillir pour lui enlever un principe volatil d'une àcreté extrême. Les médecins de la Cochinchine la font prendre ordinairement à leurs malades sous forme de pilules. Elle produit, selon Loureiro, de trè»-bons effets^ comme échauffante, résolutive ,• emménagogue et vermifuge. Voyez Bad AMIE A. (Mas.)
. AUGIT£. ( Miner, ) L'augite des anciens est à peine nommée par eux • aussi ne peut-on la rapporter exactement à aucune pierre connue. Il parolt qu'elle étoit verte. Les uns ont dit que c'étoit la turquoise ; d'autres, tels que Wallerius , l'ont regardée comme l'émeraude aigue-marine.
L'augite de Werner est le pyroxène d'Haily. Voyez Pr-
ROXitNE. ( B. ) '
AUGUO. ( Bot, ) Les provençaux nomment ainsi l'algue des vitriers, connu des botanistes sous le nom de zostère, zostera, oeeanica , L. ( J. )
AUGURE ( Enlom. ) , espèce d'insecte hémiptère du genre Réduve. (CD.)
AUGURE DE LIN. {Bot.) Voyez AeouaaB os lin. Cuscute.
AUK. ( Ornith,) On appelle ainsi le pingouin dans la partie septentrionale de l'Angleterre. (Ch. D. )
AUKEB ( Ornith, ) , nom arabe du grand aigle , aquHa chry» ^aëtosj L. (Ch. D.)
AUKPALLARTOLIK (OnwU.), nom donné par les Groenlandois au coq , introduit dans leur pays par les colons qui y ont fixé leur domicile. ( Ch. D. )
AULACIA. ( Bot. ) Loureiro (Flore de la Cochinchine) décrit sous ce nom un petit arbre à feuilles alternes , simples et crénelées, à fleurs verdàtres, an grappes* terminales,
5o8 AUL
"qui a beaucoup de rapport dans sa fructification avec le wampi , cooïiay et nVst peut-être qu'une espèce du même genre. Il en diffère par son calice divisé moins profondément.; sa baie a cinq loges , remplies chacune de deux semences, et ses feuilles simples. On attribue à ses feuilles une vertu emménagogue. Son fruit n'est pas bon à manger.
AULIQUE. {"Rept.) Cest le nom d'une couleuvre. Voycx Couleuvre. (F. M. D. )
AULNE. (Bo^) Voyez Aune. ^
AULNÉE. {BoL) Voyez Aun^e.
AI4LOSTOME. (Ichtyol.) Ce genre de poisson , ainsi i|Ommé .par Lacépède à ^ cause de sa bouche en flûte ^ doit être placé après les fistulaires. -
Caract, gen. Les mâchoires sont étroites, très - allongées , en forme de tube , avec Touverture de la bouche au, bout
' du museau. Le corps et la queue sont très -allongés. Il a de petites nageoires , dont une dorsale située au - delà de Tanus et au dessus de l'anale. Une rangée longitudinale d'aiguillons , réunis chacun à une petite membrane placée sur lé dos, tient lieu d'une première nageoire dorsale. ,
On n'en connoft qu'une espèce ,
L'AuLosTOME CHINOIS. Il cst rougcâtrc, tacheté de brun foncé, avec huit raies longitudinales, blanches. Il n'a pas de langue ni de dents. Il a jusqu'à trois pieds de longueur. Sa première dorsale a dix ou onze aiguillons. On le trouve dans la mer des Indes orientales, où il se nourrit d'œufs de poissons et de vers. Gazola a trouvé ce poisson, ou une espèce très -voisine, dans les carrières dumontfiolca près Vérone. Bloch, pL 288.
B. — 4. iD.— 10 ou 11. 2D. — 24. P.— 17. V.— 6. A. — 27.
AlKiX (Bot.)^ nom pluriel de l'ail, qui est Vallium des latins , Vajyos des Espagnols , Vaglio des Italiens , le garlich des Anglois , etc. Voyez An. ( J. ) . AUMARINO. {Bot.) Voyez Amarinié.
;\^lJlVftJSSE (Mo/i.)vesp. Voyei Cône, genr. (Duv.)
AUN 5o9
Aune (BoL) ou Aulne, Alnus, genre d^arbres amentacés, voisin du genre du bouleau. Linnœus l'a réuni à ce dernier genre, lors de la publication de son Speclea plantarum, en lySS, ne jugeait plus suffîsai^s les carac^ téres distinctifs établis par Tournefort et que lui-méine av9it adoptés d*abord , savoir , que dans le bouleau les chatons femelles ^sont cylindriques et les semences ailées y. au lieu que dans le genre Aune les c{iatons sont ovoïdes et Jles graines anguleuses. Gaertner, en rétablissant ce genre, a fait remarquer en outre que dans les chatons nivales il se trouve au bouleau douze étamines sans calice , et 4 . l'aune , quatre étamines seulement^ avec un calice a quatre diyjisions profondes.
Dans cette séparation il se trouve cinq espèces du heluLa de Linnseus à restituer au genre Alnus. La plus importante est celle même qui a reçu chez les Latins le nom alnus (aune), parce qu'elle s'alimente dans les ri* viéres, alitur amne; c'est celle que plus de là moitié de la Frandb liomme vergne , verne et averne , et qui se fait remarquer par la fraîcheur et la gaieté de sa verdure, jusquea dans l'arrière-saison : ses feuilles sont légèrement gluantes» Voyez la figure dans Duhamel, Tr, des arbres.
2.** Une variété à feuilles découpées très -profondément, qui se trouve prés de Caen , suivant Duhamel , et qu'on a beaucoup multipliée pour l'ornement des jardins.
3." L'aune à feuilles oblongues, alnus elongata^ qui dif^ fère essentiellement du commun en ce que les aisselles des veines inférieures ^e sont pas velues.
4t^ L'aune à feuilles dentées en scie> alnus serrulata^' qui croît en Pensylvanie*
5.^ L'aune blanchâtre, alnus incana^ à écorce cendrée ^ feuilles cotonneuses en dessous ; les aisselles des veines nues : sur les montagnes d'Europe, notamment prè§ d^ Lyon. «'
6-** L'aune à feuilles crépues , alnus crispa , de la baie d'Hudson,: les veines de dessous velues, leurs ais^elle^ nues. ^
L'aune se plaît au bord des. eaux comme le saule^ mais, on ne l'étiête pas ordinairement : il saufîre d'étte'