BAL. A
mière dorsale a irais rayons : il n'y a point de grands aiguillons auprès du rayon de la nageoire ventrale ; la na-> / gtoire caudale est arrondie 9 et le corps est orné de cou- ' leurs brillantes et variées.
On pèche ce baliste dans les mer3 des deux Indes , et même dans la Méditerranée. Le baliste buniva ( n.** 4 ) se trouve aussi dans cette dernière mer. Séba , t. III , pi. 24 f fig. 16. *
QUATRIÂM£S£CTION.
Caraei, Un seul rayon à la nageoire thoracique ou inférieure , et à la première nageoire dorsale.
16.* Balisée lioKociROs , BaUsUs monoceros, Linn. Il a cinquante rayons , ou à peu près , à la niCgeoire anale. 1.— D.— i. 2.'D. — 48. p. — 15. A.— 61. C — 12. Th. — 1.
Ce poisson j long d'un pied , habite dans les Indes. Bloch ^ jfL 147. Lacép. tom. I9 pL 17 9 fig. 3.
Var, A, Baliste monoceros écrit, B, mon, seriptus^ à taches en forme de lettres, et long de trois pieds.
17.* Baliste h^kissé, BalisUs hispidusy Linn. Il a une trentaine de rayons au plus à la nageoire anale, et cent ' petits aiguillons sur chaque côté de la queue.
l.*"D.— 1. 2.'D. — 27. P.— i3. Th. — 1. A. — 24. C— 12.
On le trouve rarement, parmi les roches , dans l'Océan , Indien. Séba, tom. 3, pi. 34, fig. 2. Laeép. tom I, pl.*i8* «g. 3. (F. M. D.)
BALISTE NOIR. (lehtj^oL) C'est le nom que Renard» dans son Histoire des poissons des^ Indes , et Commerson » dans ses manuscrits , donnent au baliste sillonné. Le baliste noir de Bonnaterre est an contraire synoujrme de Paméricain décrit par Lacépède. Enfin voyez le Balistb hoir, de Mungo-Parck , trouvé par ce voyageur auprès de Suma- ■ tra, et notre baliste Mungo-Park. V. Baliste. (F. M. D. )
BALIVEAU. ( Agric. ) 11 a bien fallu réprimer l'avidité de ces hommes qui, aveuglés parleur égoïsme, et jouissant cependant de la prévoyante bienfaisance de leurs ancêtres, qui ont construit, planté et conservé pour eux, oublient qu'à leur tour ils doivent les mêmes soins à la postérité. Voilà pourquoi la loi , dont la protection s'étend jusques
sur les générations futures , a voulu que tout propriétaire de forets ou de parties de bois d'une certaine étendue,* fût obligé de réserver un certain nombre d'arbres choisis lorsqu'il abattroit un taillis ou une futaie. Ces arbres, dont l'espèce n'est pas déterminée, mais qui doivent être de la plus belle venue , sont destinés à faire un jour des bois de construction et surtout à repeupler les forêts par leurs semences , qui se' répandent d'elles - mêmes , et par leurs racines. On les appelle baliveaux ; mais ils reçoivent encore d'autres dénominations , selon leur nature et leur âge : car on appelle étalons , ceux réservés dans la première ' coupe qui se fait d'un taillis; baliveaux modernes; cenx'qui ont été laissés depuis deux ou trois couper; enfin*, baliveaux anciens , ceux provenant de coupes encore plus anciennes. On dit encore baliveau de brin , pour désigner celui dont les racines n'ont poussé qu'un seul jet; et baliveau de souche, pour distinguer celui qui a été coiiservé d'entre plusieurs tiges que les mêmes racines avoient produites. Ces derniers sont moins estimés. Voyez les mots TâillIs, Futaie, Étalons, etc. ( J. )
5ALTV1S ( Ornith, ) , nom que porte le canard à File' de Luçon. ( Ch. D. ) . *
BALLAN. (Ichtjrol.) Cette espèce de labre, décrit ]par Pennant, existe dans les mers, voisines de la - Grande-'Bretagne. Voyez Labre. (F. M. D.). '■.•:••*.*
BALLE 5 Bale ou ^ Glu me. {Agric. et Bot.) On nomme ainsi les enveloppes dures et coriaces des parties de la fmctifîcation des graminées ; elles remplacent dans cette famille la corolle et le. calice des autres plantes.
En économie rurale , les balles se nomment menue paille. Le froment, le seigle, l'orge et l'avoine , ont des balles, ta lieu de calice et de corolle. Celles du .seigle , qui sont simples, se séparent facilement parle fléau; celles deVoTfit et de l'avoine couvertes, qui ne sont que les balles de ci- Uce , se séparent plus facilement encore quand elles sont bien sèches : mais pour enlever les balles de corolle, trèsadhérentes , surtout dans cette sorte d'orge, il faut une opéraiÎDn particulière. Dans la plupart ■ des fromens les halles ont peu d'adhérence. Il n'y a que les épeautres, es-
pèces de froment, dont les balles ne peuvent être séparées par le fléau ou le trépignement des animaux : elles enveloppent les grains avec une telle force qu'elles ne les quittent que quand un moulin, qui fait en même temps l'of- £ce de ventilateur, les a moulues ou brisées.
On donne à manger aux bestiaux les balles de froment , d*âvolne et de seigle. Celles d'orge ne sont données que très-rarement et dans un cas de besoin urgent , parce que. leurs barbes , quoique . brisées , s'arrêtent quelquefois dans le gosier ou dans l'œsophage des animaux et peuvent les incoïkimoder. Le mêno^e motif empêche l'usage des balles, des fromens barbus. C'est peut-être une des raisons qui s'opposent à la culture de ces sortes de fromens dans l'es pays, où l'on nourrit les vaches au sec une partie .de l'année et sans leur donner d'herbes fannées.
- I«es balles contiennent peu de substance nutritive ; cependant elles en contiennent un peu , surtout celles des fromens r mais il y reste souvent des grains qui les rendent profitables: Peut-être que dans les pays chauds , où les grains mûrissent mieux, les balles sont plus sèches et toujours vides : dans ce cas elles ne peuvent guère servir aux animaux. Il seroit bien à désirer que , quand on leur eu donne, on eût toujours bien l'attention de les époudrer auparavant '. car elles sont ordinairen^ent remplies de la poussière de l'aire , et en cet état elles doivent être malsaines. .. On se sert avantageusement des balles d'orge pour couvrir des plantes vivantes , par exemple , les artichauts ; leur sécheresse , absorbant en partie, l'eau des pluies , Tempêche de pénétrer jusqu'aux racines des artichauts et les rend moins susteptibles de. la gelée. (T.)
. BALLERUS. {IchtyoL) Ce nom, donné par Gessner au cyprin large, a ensuite été employé par Linnaeus pour désigner le cyprin sope. Voyez Cyprin. ( F. M. D. )
BALLON. ( Chim. ) C'est un vase, de chimie, fait en verre commun de couleur verte , ou en verrç blanc épais , connu sous le nom de cristal, d'une forme arrondie, qui a une ou plusieurs ouvertures, terminées chacune par un col cylindrique ou conique. Ce vase est une espèce de récipient. On en distingue à une tubulure , à deux tubulures ou à
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deux pointes. Le ballon varie aussi par sa grandeur : sa forme n'est point arbitraire ou seulement une affaire de goût ; elle est spléonique , parce que c'est cette forme qui résiste le mieux à la pression des fluides reçus dans les vases 9 et qu'on y fait condenser ordinairement en liquides par le refroidissement. (F.)
BALLOTE. {Bot,) Desfontaines (Mém. de Tacad. des sciences, 1790, p. 394, t 6) a décrit et figuré sous ce^ nom une espèce de chêne 9 quercus halloUt , qui crott dan» la Barbarie , et dont les glands , aussi doux que la chftiûgne, servent de nourriture, pendant une partie de l'hirer, k un grand Aombre d'habitans du mont Atlas. Il est dans la section des chênes verts qui ne perdent pas leurs feuillet, et a beaucoup de rapport avec Fyeuse , dont il diffère par sa tige plus élevée, par ses feuilles cotonneuses en dessons , et par ses fruits plus allongés et d'une saveur douce. Vofes Chêne. ( J. )
BALLOTE (Bo^ ), B«Ztola, genre de plantes de la famille des labiées , qui a pour caractère un calice tubulé , marqué de dix stries , terminé par cinq dents , très - ouvert à son sommet : une corolle à deux lèvres, souvent velue , dont k tube est de la longueur du calice ; la lèvre supérieure concave, droite et crénelée ; l'inférieure à trois lobes, celai du milieu plus grand, échancré : quatre étamine») dont deux plus courtes.
Les fleurs, disposées par verticilles axillaires, sont munies de bractées qui forment une espèce de collerette à folioles sétacées ou linéaires. On distingue parmi les espèces :
1.*^ Ballote fétide, Ballot^ nigra^ Linn. , Lob. le. 5i8, plante d'une odeur très -forte, désagréable, et qu'on rencontre partout sur les décombres et le long des haies. Elle a des tiges carrées , un peu rougeàtres , garnies de feuilles opposées, pétiolées, ovales, crénelées, presque m cœur, d'un vert obscur. Les fleurs sont portées sur des pédoncolei courts , en faisceaux , en demi - verticilles , tournées d'os même côté. La corolle est ordinairement purpurine ; on Is trouve tout-à-fait blanche dans le hallota alha , L. , qui n'est qu'une variété.
Elle passe pour résolutive , détersive ; on l'emploie extérieurement pour résoudre les tumeurs, pour guérir les dartres, les boutons et les gales d'une mauvaise qualité. Ses feuilles , mêlées avec le miel , s'appliquent sur les hémorroïdes et sur la teigne. On prétend qu'écrasées sûr les loupes naissantes , elles les font disparaître.
2. Ballote laineuse, Ballota lanata^ Linn. , Gm. Sibir. 3, p. 241, t. 54, très-belle espèce, originaire de Sibérie, dont toutes les parties sont couvertes d'un . duvet blanc , lanugineux. Ses feuilles s'ont presque palmées , arrondies , 4ivisées en plusieurs lobes ; ses fleurs, grandes, d'un blanC jaunâtre, verticillées , presque sessiles ; les d'ents du calice, très-âiguës.
On la cultive dans plusieurs jardins.
3. Ballote !o d or an te, Ba/fo^O' suaveolens^ Lînn. , Sloan. Jam. hist. 1 , p. 171 , t. 102 , f. 2. Cette espèce croît sur les Jiords des ruisseaux dans l'Amérique méridionale. On Tem- .ploie à S. Domingue dans les bains chauds. Elle a une odeur agréable, approchant de celle de la lavande. Ses feuilles sont en cœur , un peu velues ; les, fleurs purpurines forment des verticilles disposés en épis. ( J. )
BALLOTTULA (Mamm.), jiom italien de la beletfe. (F.C.) .
BALQULOU {Bot.)^ nom caraïbe du bananier à petits fruits. (J. ) * ^
BALOURINHA (Bo^) , nom caraïbe .d'une espèce de sida, genre de' la famille des malvacées. ( J.)
BALSAMARIA. {Bot. ) Le genre que Loureiro a donné sous ce nom dans sa Flore de la Cochinchine , n'est qu'une espèce de calaba , caloph^llum. Il offre quelques différences dans son calice à deux feuilles , selon Loureiro , sa corolle à six pétales, et ses étamines rassemblées en plusieurs paquets. On tire de son tronc, de ses rameaux et de ses feuilles, un suc connu sous le nom de baume de Marie, employé pour empêcher l'inflammation et la putridité des plaies. Ses amandes fournissent aussi une huile abondante , de qualité inférieure , dont on se sert pour les lampes. Voyez Calaba. (J. )
BALSAMIE-R ( Bb/. ) , Amyris , Linn. , Juss. , Lam. Illust. 3 3i
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soit en ravnlanf , soît en l'employant en suppositoire ou en furnigations. Enfin , ce baume a toujours été célèbre pour guérir les plaies, appliqué extérieurement: et il a été trouvé <lc tout temps si efiipacc qu'il a communiqué son nom aux onpurns et aux huiles vulnéraires les plus précieuses : c'est pourquoi les empiriques et les charlatans , pour rendre leurs drogues plus estimables parmi le peuple , les ont hojioréf's du nom de baume.
T^ Bal^amikr de la Jamaïque, Amyris halsamifera ^ Linn., Sloan. Jam. hist. a, p. 24, tab. 168, est un arbre de vingt pieds (le hauteur, dont le bois est blanc et d'une odeur at^réable : ses feuilles sont ailées, composées de deux ou trois paires de folioles ovales , avec une petite pointe souvent émoussée ou échancrée ; ses fleurs ressemblent assez i celles de nos sureaux. Quand on brûle cet arbre , il répand une odeur agréable , et dans les Antilles on lui donne \t nom de bois de Rhodes.
Le Balsamieh kafat, Amyris hafat^ Forsk., est nn arbre dont le bois est rouge, et les rameaux un peu épineux s leur sommet. Ses feuilles, velues dans leur jeunesse, deviennent glabres en vieillissant; elles sont composées dr trois folioles ovales, sessiles et dentées vers leur somnict Srs fruits contiennent un suc résineux, blanchâtre et d'une odeur suave. Le bois de cet arbre, que l'on trouve dans l'Arabie , est un objet de commerce assez considérable en r.gypte : on s'en sert pour faire contracter aux vaisseaux k\v terre, qu'on expose à sa fumée, un goût qui plaît dans ce pays.
Ce genre paroft réunir beaucoup d'autres espèces peu connues, vi néanmoins fort utiles par l'excellente odeur de leurs sucs résineux. On croit que le styrax liquide, la ui\rrho et plusieurs autres substances du commerce, proviennent de dillVrcns balsamiiers.
(''il tr.>uvï^ d.ins les boutiques des drc^uistes le fruit da jMl.N.-Mtùer de In Mecque, sous le nom de carpobalsamum; et te l>ois« ou plutôt les petites branches de ce iialsamier» sous erlu» ilv .rytohiitsamum. Quoique ces productions vie»" lient tlu nu-ine arbrisseau, leurs vertus sont bien inférieure! \ celles du ha urne de la Mecque.
Le nom générique à^amyris est formé d'un mot gl'ec qui signifie Jluo ; on Ta donné au balsamier parce qu'il découlé du tronc de plusieurs, espèces un suc résineux et souvent balsamique.: ( J. S. H. )
BALSAMINE {BoL) , Balsamînà^ Jus%, , Impatiens , Linn., genre de plantes herbacées, qui a de l'affinité avec la famille des géraniums , et qui renfertùe douze espèces , dont le plus grand nombre a été observé dans l'Inde : les autres croissent à la Chine , au cap de Bonne - Espérance , dani ' l'Amérique septentrionale; une setile vient en Europe. Leùri feuilles sont alternes, rarement opposées. Les fleurs sont pédoncùlées, axillaires ; les pédoncules unîflores ou multîilores. Chaqtie fleur est composée d'un calice diphylle, coloré, caduc; de quatre pétales irréguliers, dont l'inférieur se prolonge postérieurement en éperon ; de cinq étamines à anthères réunies en tube; d'un ovaire supérieur , dépourvu de style et surmonté d'un sti^aée aigu. Le fruit est une capsule oblongue, à cinq loges ( uniloculaire dans la matul'ité , par la contraction des cloisons } , polysperme ; elle s'ouvre avec élasticité en cinq valves qui se roulent en spirale, et lance au loin les graines qu'elle contient. Ces graines sont arrondies, attachées à un placenta central.
Ce genre avoit été rapporté , par B, de Jussieu et Adanson , à la famille des papaVéracées , dont il se rapproche en effet par son calice formé de deux folioles, par sa corolle à quatre pétales, et par l'absence du style ; mais , selon l'observation du célèbre auteur de la Méthode naturelle , il s'en éloigne par ses anthères réunies et eh nombre déterminé , par son fruit multiloculaire et multivalve , par son placenta central , et par ses feuilles quelquefois opposées.
Balsamine des jardins, Balsamina hortensis^ N. , Impor» tiens halsamina^ Linn. , Blackw. tàb. 583. Cette eispèce, originaire de l'Inde , est annuelle , et se cultive dans presque tous les jardins, dont elle fait en automne un des plus beaux ornemens. Sa tige est haute d'un pied et demi y épaisse , succulente , verte ou rougeàtrè ; elle se divise en plusieurs rameaux garnis de feuilles la plupart alternes ^ lancéolées, glabres et dentelées. Les fleurs sont grandes^ sujettes à doubler, et naissent ordinairement deux ou troia
ensemble, dans les aisselles des feuilles, portées chacone 8ur un court pédoncule. On en connoit plusieurs variétés pour les couleurs : elles sont d'un rouge vif , roses , incarnates , blanches , ou panachées.
Ses graines se sèment au printemps, sur couche ou dans une plate -bande de terreau exposée au midi. Quand les jeunes plants ont acquis quatre ou cinq pouces de hauteur , il faut les repiquer dans une terre substantielle et légère, et leur donner de fréquens arrosemens. Au moii de Jilin, on les lève en mottes, on les place dans les parterres^ ou Ton en garnit des vases.
Cette plante est vulnéraire et détersive ; mais elle est peu employée en médecine. Sa variété k fleurs incarnates simples peut être d'une grande utilité pour la teinture des laines. Dambourney en a retiré diverses nuances très-soli* des , qui 'résistent aux épreuves du vinaigre et du savon.
Bai^samine des bois, Bdlsamina noli Utngere ^ If^jImpO" fiens noU tangere , Linn. FI. Dan. tab. 588, Sa tige est ra« meuse , haute d'un à deux pieds , et renflée à l'origine de ses rameaux. Ses feuilles sont alternes, pétiolées, ovales, molles et dentées. Les pédoncules sont solitaires et portent quatre à cinq fleurs pendantes, de couleur jaune. Les capsules , lorsqu'on les touche , s'ouvrent avec une élasticité très-remarquable ; c'est ce qui a fait donner k cette espèce le nom de noli tangeré.
Cette balsamine est vivace ; elle croit dans les bois cm* bragés et humides de l'Europe et de rAmérique septentrionale. On la regarde comme un puissant diurétique i appliquée à l'extérieur, elle est résolutive et détersive. Ses feuilles , froissées entre les doigts, répandent une odeur liauséabonde , et passent pour vénéneuses ; cependant on les mange , dit-on , préparées comme des épinards , dans le nord de l'Europe et en Amérique. Elles peuvent servir, ainsi que les fleurs, à teindre la laine en jaune, (D.P. )
BALSAMINE MALE ( Bot, ) , espèce de momordique , mom mordica balsaminaj L. (J. )
BALSAMITE (5o^), BaUamila, DesP. , genre de plantes k fleurs flosculeuses, de la famille des corymbifères, qui avQÎt é(é institué par Vaillant, et que Desfontaines a ré*»
tabli dans les Actes de la Société d^histoire naturelle de Paris. Son caractère est d'avoir un calice très-ouvert, imhriqué d'écaillés serrées les unes contre les autres ; plusieurs fleurons à cinq dents, tous b ermaphrodi tes et portés sur un réceptacle nu ; ses graines sans aigrette , ordi«iairement couronnées d'une membrane unilatérale et tronquée. ' On connoît cinq espèces de balsamite , dont quatre , ^rapportées mal à propos par Linna^us à d'autres genres auxquels elles font exception, sont mentionnées dans ses ouvrages sous les noms de cotula grandis» chry^anthemum Jlosculosum , tanacetum halsamita et tanacetum annuum.
Balsamite grandi flore, Balsamita grandijlora ^VesL Act, 0OÇ. Hist. nat. Par. i ^^ tab. i. Cette espèce est bisannuelle, très- remarquable par la grandeur de ses fleurs , et propre k augmenter le nombre des plantes employées à la décoration de nos parterres ; on la trouve au milieu des moissons dans les environs d'Alger, et 6n la cultive au jardin du Muséum d'Histoire naturelle >. Ses feuilles radicales sont ovales, oblongues , inégalement dentées, décurrentes sur leur pétiole; les caulinaires sont éparses, sessiles, lancéolées et bordées de dents. La tige est simple, striée, haute de deux à trois pieds, nue vers son sommet, teripinée pair une seule fleur de couleur jaune , et large de près de deux pouces. Les graines ont un rebord membraneuk.
Balsamite odorante, Balsamita major f Vaill. Desf. , Ta-^ nacetum balsamita, Linn. , Blackw. tab. 98, vulgairement la Menthe-coq, l'Herbe au coq, le Coq des jardins : sa tige est rameuse et s'élève à la hauteur de deux piedvS ; elle est garnie de feuilles ovales , elliptiques , ( souvent en lyre,) dentées en scie , un peu velues et d'un vert blanchâtre, ^es. fleurs sont jaunes et disposées en corymbe terminal; les graines soDit dépourvues de membranes. . Cette plante croît dans nos départemens méridionaux ; on la cultive ordinairement dans les jardins. Elle a une odeur aromatique assez agréable , qui approche de celle des menthes; sa saveur est un peu amère. Toutes ses partûrs sont stomachiques, camiifjatives , céphaliques, anti- narcotiques ; ses graines sont vermifuges. (D. P. )
BALSAMONA. (Bot, ) VandeUi avoit décrit sous ce nom
une plante qui appartient au genre Cuphée de Jacquin.
BALSEM (Bot.), nom arabe du balsamier qui fournit lé baume de Judée. ( J- )
BALTIMORE. ( Ornilh. ) Ces oiseaux de T Amérique sep* teiitrionale ont été placés par Linnaeus dans le genre Loriot, Oriolus , et par Brisson et Daudin , dans celui du troupiak, Icterus. Voyez Trou PI ALE. (Ch. D.)
.BALTIMORE (Bot,)^ Baltimora ^ Linn., Juss., genre de plantes à fleurs radiées , de la famille des corymibifères , dont on ne connoft encore qu'une seule espèce, cultiyée dans le jardin du Muséum d'histoire naturelle , et qui croit naturellement aux environs de la ville de Baltimore, dans le Mariland.
Baltimore d'Ami^rique , Baltimora erecla^ Linn. , Lam. Illust. pi. 709. Cesi une plante annuelle, qui s'élève à la hauteur de deux pieds; sa tige est droite, tétragone, et garnie de petites feuilles opposées, ovales, légèrement den-» tées en scie, velues et rudes au toucher. Les fleurs sont jaunes, terminales et axillaires, portées sur des pédoncules simples et inégaux : elles ont un calice simple, cylindrique, formé de plusieurs folioles droites ; dix à douze fleurons hermaphrodites , stériles, quinquéfides, cotonneux en leun bords, qui forment leur disque, et cinq demi-fleurons femelles , fertiles , à trois dents , situés à la circonférence, he^ graines sont triangulaires et dépourvues d'aigrettes ; le réceptacle est chargé de paillettes. (D.P.)
BALTR ACAN. ( Bot. ) On trouve ce nom dans Valmont- Bomare , sans citation. Il rapporte qu'il appartient à une J)lante de Tartarie qui ressemble à celle de la rave ; son fruit, qui est une capsule, s'ouvre lorsqu'il est mûr, et répand alors une odeur semblable à celle de l'oranger. Les graines ressemblent pour l'odeur et pour la forme à celles du fenouil. Les Tartares se nourrissent de ce fruit. ( J. )
BALUCANAD ( Bot. ) , grand arbre des Philippines , que Rai et Camelli croient être le camiri de Clusius, et qui paroît avoir beaucoup d'affinité avec' le bancoul, aUurittSf auquel se rapporte également le camirium ^ Rumph^ Amb. 2 , (, 68. Voyez Bancoul. (J. )
BALUCBALUC ( Bot, ) , arbre élevé des lies Philippines , dont on retire un sue résineux , au rapport de Camelli. Ses feuilles sont alternes , pinnées , composées de cinq folioles ovales , aiguës , assez grandes , dont Une est terminale : son fruit paroi t être une gousse. Il appartient donc à un genre de la famille des légumineuses, voisin du dall^ergia ou de l'angelin. ( J. )
BALUNA. {Ichtjyol.) On nomme ainsi, selon Lacépéde, le muge céphale dans les Indes orientales. Voyez Muge.. (F. M.D.) " BALYRY (Bot,), nom caraïbe d'un balisier. (J.)
BAMATA ( Bot. ) , nom caraïbe d'une bignone des Antilles , hignonia pentaphylla , L. , qui est Iç poirier des Iles.
BAMBAGE ( Bot.J , Bamhagia , nom italien du coton , qui est aussi nommé homhax, L'étjmologie de ce mot vient probablement du rapport qui existe entre la bourre dont ses graines sont enveloppées , et la soie fournie .par le bombyx 01^ ver à soie. Le nom de homhax a été depuis appliqué par Linnaeus au fromager, autre genre de plantes dont le fruit contient une bourre pareille, et dont Pona fait mention dans «son Voyage au mont Baldo , sous celui de ham-hagio indiano. (J.)
BAMBAGIO-INDIANO. (Bot,) Voyez Bombax.
BAMBÎAYA. ( Ornith. ) De Laët dit, dans sa Descriptîofi des Indes occidentales, liv. I, p. i5, qu'on rencontre fréquemment dans l'île de Cuba des oiseaux appelés bambiayas, qui ne font qu'effleurer la terre au lieu de voler, et que les Indiens chassent comme les bêtes sauvages. Le même auteur ajoute que lorsqu'on fait cuire ces oiseaux, leur chair donne au brouet la couleur de safran , et qu'elle est d'un goût assez agréable 9 qui ressemblé à celui du faisan. Ce passage a été mal à propos appliqué par Brisson au kamichi , et semble plutôt devoir se rapporter à l'autruche de Magellan, de Sonnini, qui sera décrite dans ce dictionnaire sous le nom de Cheuque. (Ch. D. )
BAMBLA. (Ornith,) L'oiseau que Buffon a ainsi nommé à cause de la bande blanche qui traverse chacune de ses ailes, et dont il forme la huitième espèce de fourmiliers,
est le turdus lamhla de Linnœus. 11 se trouve dans Tintérieur des terres de la Guiane. ( Ch. D. )
BAMBOCHES (Bot,)y jeunes tiges de bambou, dont oa fait des cannes légères^ (J. )
BAMBOE. (Bot,) Voyez Bambou.
BAMBOU, Bambos, genre de plantes de la famille des graminées, dont le caractère essentiel consiste dans des épiets lancéolés , compfimés , composés d'environ cinq fleurs , garnis k leur base de trois écailles imbriquées ; chaque fleur munie d'une seule balle à deux valves , renfermant sxT^ étamines : un ovaire surmonté d'un style bifide, terminé par deux stigmates plumeux : une seule semence oblongue , enveloppée par la balle calicinale : deux ou trois petites écailles particulières et intérieures , situées à la base de l'ovaire.
Avant de connoître parfaitement les fleurs du bambou; on Ta voit regardé comme une espèce de roseau, et Linnaeus l'avoit présenté sous le nom d'arundo bambos. Il est évident, d'après les caractères énoncés, que cette belle graminée doit former un genre particulier, auquel on rapporte deux espèces.
i.° Le Bambou illy, Bambos arundinaceay Retz. Obsenr. 5 , p. 24 ; Bambusa, Wikl. 2 , pag. 245 ; Illy , Rhèed. Malah. 1 , pag. 25, tab. 16 ; Nastus , Juss. gen. 34. Rivale des palmiers, c'est-à-dire, des arbres les plus majestueux delà nature, cette graminée, par l'élévation, la grosseur, la solidité de ses chaumes , franchi^ les bornes de l'humble famille à laquelle elle appartient : elle devient , dans l'ordre naturel, le lien qui unit ces deux familles, en apparence si distantes., et justifie le rapprochement qu'en a fait l'homme de génie auquel nous Rêvons le plus beau travail qui ait encore été exécuté sur les familles naturelles et leur rapprochement. Ses tiges s'élèvent à plus de soixante pieds de haut ; ses feuilles sont longues , et approchent de celles des roseaux. Ses fleurs sont disposées en longues panicules droites, rameuses, étalées. Cette belle plante croit dans les deux Indes, dans 1^ lieux sablonneux.
2.° Bambou lélébé , Bambos verticillata ^ Lam. 111. tab. 264, fig. 1 i'Rumph. Amboin. 4, pag. 1, tab. 1. Quoique
très-inférieur pour la grandeur à l'espèce précédente, ce bambou n'en est pas moins, comme graminée, une plante tpès-curieuse par son élévation , et intéressante par les ressources qu'elle peut offrir aux hommes pour différens meubles et ustensiles de ménage .* elle se distingue aisément à ' ses fleurs nombreuses , disposées par. verticilles à l'extré- ,Vkité des rameaux.
Il* existe encore bien certainement plusieurs autres espèces de bambou, qui se trouvent mentionnées dans Rumr pbius et dans les Plantes du Malabar de Rhèede , auxquelles r. il faut ajouter plusieurs autres plantes que Loureiro a m. mentionnées dans le genre Arundo^ et auxquelles il attribue ga six étamines ; mais il faudroit les mieux connottre pour ■I savoir si elles doivent apparteiyr en effet à ce genre ou à 1b - quelque autre. Il est très-probable que les anciens botanistes^ jqtti rapprochoient les plantes par leur port plutôt que par ■tf leur fructification ^ auront donné le nom de bambou à des «^' plantes qui ne s'y rapportent que par leur/flci>5, et nonpj^r L : les caractères* de leurs fleurs : de là il suit que l'on fait bH honneur au* bambou de diverses espèces de produits emm: ployés dans l'économie ou les arts.
Les avantages que l'on retire des bambous sont presque S i^gaux à ceux que nous offrent un grand nombre de pâl- S xniers, et, ce qu'il n'est pas inutile de remarquer, à peu F, ^rés de la même nature. Ses jeunes pousses renferment une i :iaaoelle spongieuse , d'une saveur agréable et sucrée , dont f JMes Indiens sont très- avides. Lorsqu'elles ont acquis plus f-màe solidité, il découle naturellement de leurs nœuds une liqueur sucrée que Ton croit être le tabaxir des anciens , I, aians'en avoir la certitude; elle se coagule par l'action du __4Qoleil , et se convertit en larmes durçs et concrètes, qui k «sont un véritable sucre, dont on faisoit un grand usage ^ .siutrefois, avant la culture de la canne à sucre. L'acharest ^ *Vuiie composition très -recherchée dans les Indes, dont les
- ^S^unes rejetons du bambou font partie : ils sont tres-succuns, et fournissent seuls un aliment agréable et sain. Les Indiens fabriquent avec l^bois du bambou, qui est ès-dur, des meubles d'une grande solidité et d'un long ^ *^isage|^ ils l'emploient également pour la construction de
leurs palanquins et de leurs maisons , et pour celle de leun bateaux. Comme ce bois, malgré sa dureté, a de la souplesse lorsqu'il est divisé et fendu en petites lanières, res mêmes Indiens en font des nattes, des corbeilles, des boites et plusieurs autres petits ouvrages très-élégans. Cest aussi avec ses jeunes liges que Ton fait ces cannes connues sous le nom de bambou.
Plusieurs autres plantes auxquelles on donne le nom dr bambou appartiennent à d'autres genres et seront men* tionnées en leur lieu , telle que le panicum arèoreseent (voya Pamc ) ; d'autres sont encore trop peu connues pour déterminer à quel genre elles peuvent appartenir. V. Bbesha, BocLOu , Chctse, Mambu X Tabaxib.. ( Poir. )
BAMBOU as {Entom. ), nom des abeilles de Ceilan. Elles font un miel très-limpide : leurs nids sont placés an haut des arbres. Ces abeilles ont des dimensions plus grandes que les nôtres. ( C. D. )
BAMIA. (Bot.) Prosper Alpin et Jean Baubin nomment ainsi une espèce de ketmie, hibistms escuUntus.y L. , connue ailleurs sous le nom de gombaut. ( J. )
Fin du t&oisi&xe Volume.
SijiASBOuac, PE l'impaimeaie oe F. G. LEva^iy.!.