SUPPLEMENT
RGEOLETTE. (Min,) Les mineurs qui travaillent dans ïei •nines de fer des environs de Domfront, donnent ce nom aux: schistes argileux tendres et jaunâtres qui recouvrent ces mines* Baillet. (B.)
ARGILE HYDRATÉE. (Mm.) Voyez Wavellite. (B.)
ARGILE NATIVE. (Min.) Nous croyons pouvoir rapporter à cette variété d'argile un minéral qui a été trouvé derniérexnent à New-Haven , sur la côte sud d'Angleterre , à neuf milles à Vest de Brighton , par M. Webster.
-Il est d'un blanc assez mat; sa structure, quoique finement l^enue, est assez compacte et homogène. Il paroît se trouver en masses moyennes, à surface mamelonnée, presque concrétionnée. Il est traversé par des veines d'un jaune d'ocre, qui renferment du fer ocreux et des lamelles de gypse*
Ce minéral, délayé dans une petite quantité d'eau et examiné au microscope , présente , comme l'argile native de Halle, une multitude de petites aiguilles ou prismes aplatis y. transparens, trop petits pour qu'on puisse en déterminer la forme.
Le docteur WoUaston a reconnu dans cette substance de l^alumine presque pure , combinée à une très-petite portion d'acide sulfurique , ce qui l'a fait désigner sous le nom chimique de sous-sulfate d'alumine.
Cette argile native se trouve en veine dans la craie ou en couche irrégulière recouvrant la surface de cette roche calcaire* Elle est presque toujours accompagnée de gypse. Elle est placée k une grande hauteur dans les falaises de New-Haven, et se présente , en conservant les dispositions que nous venons d'indiquer, sur une étendue d'environ cinq cents mètres.
Voici deux substances ayant des caractères particuliers ^e« remarquables et une composition presque la même , trouvées! 3. a
dans des lieux très-éloîgnës et dans des gîsemens qui, au premier aspect, paroissent très-différens. Si nous rapprochons de ces exemples d^autres minéraux d'apparence argiloïde et composés essentiellement d'alumine combinée, ou peut-être simplement mêlée avec quelques principes accessoires , tels que l'eau, un peu de silice, un peu de fer, un peu d'acide sulfurique, nous aurons un de ces groupes auxquels nous donnons le nom d'espèce miner alogique arbitraire , et qui demandera à être désignée par une dénomination qui n'ait point la prétention de définir par une phrase, et encore moins par un seul mot, une composition dont les principes essentiels se bornent â une seule terre, qui donne déjà son nom à plusieurs minéraux. Le nom d'aluminite convenoit assez bien à cette substance, mais comme il a déjà été employé, nous proposerons de donner à cette espèce le nom de JVehsteriUj en l'honneur de l'auteur de la Description géologique de l'ile de "Wight, etc. Cette espèce comprendra leWebsterite de Halle et le Websterite de New-Haven , et peut-être quelques autres minéraux que nous y placerons « s'il y a lieu, en traitant l'art. ^W^ebsteuie. .Voyez ce mot. (B.)
ARGILLO-MURITE. {Min.) iUrvan donne ce nom à l'argile mêlée de magnésie et de fer. On en a trouvé en Silésîe une variété qui, d'après Margraf, contient un tiers de son poids de magnésie. Il rapporte aussi à cette espèce l'argile légère d'Italie, que M. Fabronni a fait connoitre. Voyez
AlLGILE LécÈEE. (B.)
ARGILOPHYRE. {Min^ Les géognostes allemands ont cru îdevoir faire une espèce particulière d'une roche composée qui a la structure porphyritique , mais qui s une consistance, ou au moins un aspect terreux. Ils l'ont nommée thonporph^^ nom que les géognostes français traduisent souvent par celui de porphyre argileux. Mais dans la classification minéralogîque des roches que nous avons adoptée, les espèces étant fondées sur la nature de la base et non sur la structure de la roche, nous avons dû attribuer aux porph3rres une base d'une nature particulière et déterminée qui ne nous permet pas de donner ce nom, comme nom d'espèce, aux roches qui n'ont pas une semblable base. Nous avons donc cru devoir adopter l'espèce allemande, qui a, comme on va le voir, des caractères assez
tranchés, et traduire son nom de manière à ce qu'il pAt entrer dans notre plan.
M. Haiiy désigne cette roch^ par la phrase suivante t Felspath compacte porphyrique décomposé,
L'Arcilophyre est une roche composée , qui a pbnr partie constituante essentielle une pâte d'argilolite enveloppant des cristauJL de felspath compacte ou terne. Elle renferme, comme partie constituante accessoires du quarz en grains ou en cristaux, du mica , et «es parties éventuelles sont des grenats, des pyrites, des grains de serpentine ^ d'amphibole, et des noyaux ou sphéroïdes d'eurite porphyroïde, de calcédoine, de quarz améthyste.
Structure, JaB. pâte de cette roche a l'aspect terreux. Elle est souvent âpre au toucher. Elle paroît quelquefois grenue , et même un peu cristallisée.
Les cristaux de felspath y sont assez également disséminés et souvent abondans. La pâte et les cristaux sont de formation contemporaine, et cette considération importante est souvent la seule qui distingue cette roche de certains mimophyres.
Les argilophyres ont généralement peu de cohésion. Ils se laissent donc facilement casser; mais ils ne sont pas cependant fragmentahles ; leur cassure est tantôt unie, tantôt raboteuse. Ik sont rudes au toucher, ils usent même l'acier ; mais ils ne peuvent recevoir aucun poli.
Leurs couleurs tiennent toutes, plus ou moins, du rougeâtre^ du jaunâtre, ou du verdâtre. Il y a toujours une nuance de l'une de ces couleurs, même dans les argilophyres blancs où grisâtres. Outre les taches rhomboïdales produites par le felspath , on en remarque souvent de rondes , qui paroissent être dues à une altération particulière de la pâte, et qui donnent à ces roches un aspect d'amygdaloïde.
Action chimique, La pâte des argilophyres est assez facilement fusible en un émail blanc. Ce caractère peut servir à les distinguer des trachytes, et surtout des variolites , qui fondent en émail noir.
Altération. On regarde ces roches comme le résultat de la décomposition de certaines roches porphyroïdes^ telles que les vrais porphyres, les eurites, etc. Etien effet, elles paroissent dans bien des cas avoir cette origine ; mais il paroît que dans d*autres cas elles ont ét^ /ormées^^du premier jet par des
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causes peut-être analogues à celles qui ont forme les rocbei volcaniques. Cette origine immédiate paroît appartenir principalement aux argilophyres à pâte rude et à felspath vitreux^ qui se décomposent en kaolins, comme les pegmatites , lespor* phyres, les eurites, et toutes les roches abondantes en felspath» mais ce kaolin , presque toujours impur et rougeàtre , est rarement susceptible d'être employé pour faire de la belle porcelaine.
Passage minéralogique. Les argiloph3rres passent par de nombreuses nuances au domite, au trachîte et au porphyre. Il est quelquefois très-difficile dVtablir de réelles dififérences entre les argilophyres et ces roches , et de se décider sur le placement de certaines roches dans Tune de ces trois espèces. La même masse de montagne, la même couche, le même échantillon, renferment quelquefois de vrai porphyre et de rargiloph3rre. Cette association et ces passages n'infirment pas la nécessité d'établir cette espèce ; car dans bien d'autres cas, l'argilophyre est complètement distinct de ces roches, et ne peut même être attribué à leur décomposition.
VARiéxés et exempleSm
Quoique la même masse de montagne, le même rocher, renferment quelquefois des argilophyres de diverses couleurs» le caractère pris de la couleur nous a paru néanmoins le meilleur pour établir les principales variétés d'argilophyres, celui qui donné les moyens de détermination les moins vagues etl qui s'accorde même le moins mal avec la nature de la roche.
Nous choisirons les exemples principalement parmi les argilophyres que nous avons vus, et de manière à présenter une série de toutes les variétés.
1 . Argilofhyre ROUGEATRE. Pàto rougc , ou dont la nuasce tire plus sur le rouge ou le rose, que sur toute autre couleur; pâte généralement décolorable par le feu , et fusible en émail blanc.
Exemples, Argilophyre de Chantelouhe ^ près LimogeSm
Fàterosàtre , grisâtre par place. Aspect terreux. Cassure unie. Des petits cristaux de felspath blanchâtre. Quelques petits grains de quar2. Quelques petites tache| 4k stéatite verdàtre. Pâte
fusible en émail blanc. — Argilophyre deFierfeld^ près Creutznachy nrrondissement du Mont-Tonnerre. Pâte assez compacte. Aspect terne. Couleur rosàtre ou violâtre. Des taches rougeâtres et d'un blanc jaunâtre, rondes, cpnfluentes. Des petits cristaux dç felspath vitreux et de felspath blanc opaque disséminés. Quelques grains de quarz rares. Du mica en petites paillettes, jaune tle bronze. Pâte fusible en émail blanc. Cet argilophyre faisant partie d'un terrain porphyri tique, fait voir dans la coupe de sa carrière de longs prismes presque verticaux, dont le nombre des pans est très-variable. — Argilophyre de Morl^ près Hall ^ en Saxe, Pâte compacte , rouge ou rose. Cassure très-inégale. Cristaux de felspath laminaire et compacte, rose de chair. Cristaux de felspath blanchâtre presque compacte, presque décomposé. Grains de quarz nombreux.Quelques taches vertes ou verdâtres laminaires. Cet argiloph3rre est évidemment dû à la décomposition < d'un porphyre; et lorsque sa décompo fiition est complète , il donne l'un des kaolins employés dans la manufacure de porcelaine de Berlin. L'argilophyre rouge de Giebischenstein , près Hall, appartient à cette même sousyariété. — Argilophyre de Valhenried^ au Harz, Pâte assez compacte, rougeâtre. Cassure raboteuse , écailleuse en petit. Grains de felspath compacte, blanchâtres, peu distincts et grains rougeâtres. On n'y voit ni quarz ni mica. La pâte est fusible en émail blanc. — Argilophyre de Siehenlehn^ en Saxe, Pâte assez compacte rouge. Cassure inégale. Grains et cristaux de felspatlK compacte et de felspath vitreux, nombreux, très- distinc ts«, Petits grains de quarz très-nombreux. Mica en petites paillettes souvent hexagonales, noires, à brillant métallique. Dans quelques échantillons, les taches blanches ont à leur centre tantôt une cavité quelquefois hexagonale, tapissée de filamens ou d'une poussière jaunâtre ^ tantôt un cristal de mica. Toutes les lamelles de mica sont entourées d'une zone blanchâtre, en sorte qu'elles semblent avoir eu^ sur ia pâte rouge une action décolorante. Pâte fusible en fritte blanche. L'argilophyre de Triebischthal , près Meissen , ressemble complètement à celuici. — Argilophyre de M ohorn^ en Saxe, Pâte d'aspect terreux^ d'un rouge violâtre. Des taches rondes de felspath décomposé. Des grains de quarz rares. Des lamelles de mica encore plus rares. Pâte décolorable et fusible ea émail blanc, L'argilolit«