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dlîs et des genFes voisins , ne, paroissant pas offrir des diffé* renées assez tranchées dans les parties essentielles dont on le» tire , pour motiver l'établissement d'un gçnre composé d'une seule espèce, on croit devoir encore laisser l'oiseau silencieux parmi les tangaras , et renvoyer sa description àl'une des sections de MM« Desmarest et Cuvier. ( Ch. D;)
ARRHENATHERUM. {Bot.) Nouveau genre de pl^iîtes de la famille des graminées , établi par M. Palisot de Beauvois , Agrost. 65, tab. ii , fig. 5, et auquel il rapporte Vai^e^a ela-^ tior, Linn. , et deux autres espèces. Les caractères dpcfeés à ce genre par M. Palisot sont les suivans : Axe florifère en panicule composée et lâche; glumes membraneuses, plus, courtes 'que les fleurettes; dans la fleurette inférieure mâle, paillette inférieure laciniée au sommet, portant une arête sur son dos, au-dessous de sa partie moyenne ; l'inférieure membraneuse , bifide-dentée; dans la fleurette supérieure hennaphrodit»> paillettesbifides-dentées: la supérieure chargée d'une arêtespus^ apiculaire, courte, quelquefois invisible; style court, partagé €n deux divisions; stigmates plumeux; graine libre, sillonnée, (L.Dv)
ARRHENOPTÈRE. Voyez Arrhenopterûm > Suppl. (Lem.)
ARRHENOPTERUM. {Bot,) Hedwig a établi sous ce nom tin genre de mousse qui ne diffère de son genre hrjum que par la position des fleurs mâles qui ne sont point terminales ^ «nais axillaires. Plusieurs autres genres de mousse d'Hédwig , tels que le wehera et le mnium, ne sont enôore distinguée que par la position relative des fleurs mâles et des fleurs femelles. Aussi les botanistes actuels les réunissent-ils tous en un seul et même genre , le hryum, à l'imitation de Swartz. Hedwig* ne rapportoit à Varrhenopterum qu'une espèce > l'aK heteros^ lichum , mousse qui croît en Virginie et en Pensylvanie , et dont il donne une figure. Voyez Hedw. Oper. posth., p. 198 , t. 46, f. 1-9. M. Beauvois rapporte .cette mousse à soii genre Orthopyxis. (Lem») j
ARRONDI, Si/tro^i/ridtfs, rotundatus {Bot,)^ approchant de
la forme orbiculaire, ou dont le contour approche delà forme
d'un cercle. — Les feuilles de la nummulaire , de l'aune-, du
coudrier ; les stipules de la reine des prés j les bractées de
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l'origan marjolaine; les spathellules du briza ; les pétales ri u fraisier, de la renoncule bulbeuse, etc., sont dans ce cas. Arrondi est encore employé quelquefois comme signifiant presque sphérique. Ainsi on désigne , par cette épithète , la pomme, là pèche, la grenade, le marron d'Inde, le maïs, les cônes du cyprès, les racines du bunium, etc. (Mass.)
ARROSOIR. (Malacoz,) Nom vulgaire du genre penicillu s. Voyez son article, d'aus lequel on montrera que ce genre d«nt on ne connoît pas l'animal^ appartient évidemment à la classe des mollusques, et est fort voisin du genre Clavagella de Lamarck, et par conséquent du Teredo. (deB.) ' ARRUDA. (Bot.) Nom portugais de la Rue*, selon Vandelli. (J.)
ARSELLA. ( MalacoZé ) Les Génois paroissent désigner ainsi la clonikse de la Méditerranée, ou la Vénus verrucosa de Linnaeus. (De B. )
ARSENIATES, ARSENITES. (Oiim.) M. BerzeHus, dans Tin premier travail, ayant trouvé, i®. que loo d'acide arsejiîeux,v contenant 25,52 d'oxigène, neutralisoient 118,977 d'oxide jaune de plomb où il y a 8,6068 d'oxigènè; 2®. que 100 d'acide arsenique, contenant 53,962 d'oxigènè, neutralisoient 237,5 de la même base, qui contiennent 16,98 d'oxi* gène y en avoit conclu que, dans les arsenites, le rapport de l'oxigène de Tacide ^ celui de la base est 3 : 1 , et que dans les arseniates, ce rapport est celui de ^k 1. Dans un second travail , le même chimiste a trouvé , en désoxigénant l'acide arsenieux par le soufre, qu'il devoit y avoir au moins 3o,37 d'oxigènè dans 100 de cet acide, et que ces 100 d'acide neutralisent 1-11,17 d'oxide jaune de plomb, qui contiennent 7,95 d'oxigènè; en sorte que, dans les arsenites, la quantité d'oxigènè de l'acide seroit quadruple de celle de la base. Il ajoute que 100 d'acide arsenique neutralisent 194,11 d'oxide ide plomb et 132,70 de baryte : or, ces bases contenant i3,8S d'oxigènè, M. Berzelius admet, dans les 100 d'acide, trois fois cette quantité d'oxigènè, c'est-à-dire 41,64.
M. Ampère, dans une note qu'il nous a remise, adopte l'analyse de l'acide arsenieux donnée dans le premier travail de M* Berzelius, et celle de l'acide arsenique de son second tr&-
Vaîl ; il en conclut , l^ que Tacide des arsenîates contient deux fois autant d'oxigène que l'acide arsenieux; 2°. que dans les arsenites et les arsenîates, l'oxigène deTacidé est, à celui de la hase, comme 3 : 1 ; 3°. que la substance obtenue en suroxigênant l'acide arsenieux par l'acide nitrique , n'est pas l'acide des arseniates, mais un composé de ce dernier acide et d'acide arsenieux, dans des proportions telles , que ces deux acides contiennent la même quantité de métal ; composé analogue à celui desacidesphosphoreuxetphosphorique qu'on obtient par la combustion lente dji phosphore, et que M. Dulong, qui en a le premier déterminé les proportions, a proposé dénommer acide phosphatifue» ^
D'après la règle générale que dans les sulfures et les oxides correspondans, le poids du soufre est toujours double de celui de l'oxigène, pour une même quantité de métal ^ nous regardons comme très-vraisemblable l'opinion de M. Ampère , rela* tîvement aux véritables proportions de l'acide arsenieux ; et en conséquence, nous ne pensons point qu'on puisse admettre la dernière analyse que M. Berzelius a donnée de cet acide.
Tous les arsenites et les arseniates distillés avec le charbon se décomposent; l'oxigène quitte l'arsenic pour se porter sur le carbone , et le métal se sublime en lames brillantes.
A l'exception des arsenites et arseniates d'ammoniaque , de potasse et de soude, toutes lés autres espèces neutres de cesgenres de sels , sont insolubles dans l'eau (1) ; mais elles peuvent s'y dissoudre par l'intermède de l'acide nitrique ou de l'acide hy drochloriqu e.
Prèfparo^ion. Les arsenites et arsenîates solubles neutres s'obtiennent en combinant directement les acides arsenieux et arseniques avec la potasse, la soude ou l'ammoniaque dissoutes dans l'eau. Les arsenites et les arseniates insolubles se préparent eu versant de l'arsenite ou arseniate de potasse dans la solution d'un sel qui contien;ie la base que l'on veut unir à l'un ou à l'autre des acides de l'arsenic ; en lavant le précipité jusqu'à ce que l'eau de lavage ne lui enlève plus rien , on a l'arsenite ou l'arseniate à l'état de pureté.
( j; Suivant M. Muretti, IVs^nite de strontiane est soluble dans Teau.
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poudre fine, est exposé pendant plusieurs mois au contact du gaz oxigène de l'air à une température variant de So* à 40**; 100 d'arseiiic s'unissent alors à 8,476 d' oxigène. Le composé est noirâtre et volumineux; lorsqu'on l'expose au feu, il se réduit en arsenic métallique et en acide arsenieux.
MM. Proust et Th. Thomson ne regardent pas l'existence de cet oxide comme suffisamment démontrée par les expériences de M. Berzelius.
Acide Arsenieux. Voyez Arsenieux. (Acide) Acide Arsenique. Voyez Arsenique. (Acide) Combinaison du chlore avec l'arsenic. Le chlore a une action .si vive sur l'arsenic, qu'il suffit de verser, à la température ordinaire , ce métal réduit en poudre dans un flacon plein de chlore , pour que les corps se combinent en donnant lieu à un ' dégagement de chaleur et de lumière. Le chlorure produit se présente sous la forme de vapeurs blanches qui finissent par se condenser en un liquide incolore. Le chlorure d*arsenic est très-caustique, volatil. M. Davy dit qu'il peut être dissous par une petite quantité d*eau ; mais si l'on augmente cette quantité, l'on obtient de l'acide arsenieux pil?cipité, et de l'acide hydrochlorique dissous qui ne retient que très-peu d'acide arsenieux. L'arsenic enlève le chlore au inercurc; pour s'en convaincre, il suffit de distiller, à une douce chaleur, une partie d'arsenic et deux de perchlorure de mercure. Le chlo^ rure d'arsenic passe le premier dans le récipient.
Combinaison de V arsenic avec le soufre. Lorsqu'on chauffe, dans une cornue de verre, des mélanges d'arsenic et de soufre en proportions quelconques, il se sublime un sulfure transparent d'un rouge orangé, dont les principes sont constamment dans le rapport de 100 d'arsenic à 7 2, 41 de soufre, ou de a 38 à 100, ainsi que M. Laugier s'en est assuré. Le précipité jaune qui se forme lorsqu'on fait passer du gaz acide hydrosulfurique dans une solution aqueuse d'acide arsenieux, est lin sulfure semblable à celui qui est préparé par la voie sèche. Il est bien remarquable, suivant l'observation de M. Laugier, qiie ni le sulfure rouge, ni le sulfure jaune d'arsenic natifs ne correspondent, par la proportion de leurs élémens, au sulfure artificiel; car ce chimiste a vu que le sulfure rouge contenoit, arsenic 2 33, soufre 100, et le sulfure jaune, arsenic i65,
L'arseniate de chaux se rencontre dans la nature. M. Kla^proth en a retiré '^
Acide arsenîque. ... 5o,54* • • • loo.
Chaux 2 0,00. . • . 49,46.
Eau 24,46.
Cette analyse est d'autant plus satisfaisante qu'elle correspond exactement à celles que M. Berzelius a faites en dernier lieu des arseniates de plomb et de baryte.
Arseniate de protoxide de fer. Il présente cette propriété remarquable , qu'étant exposé au feu , le protoxide de fer se suroxîde aux dépens de l'oxigène de l'acide , et celui-ci est ramené à l'état d'acide arsenieux qui se sublime.
Arseniate de potasse neutre. Il est incristallisable et déliquescent, mais si on y ajoute un excès d'acide arsenique, il se convertit en un sel acide qui cristallise très-bien. Voyez Dictionnaire Arseniate acide de potasse.
Arseniate de soude. Quand ce sel est neutre il cristallise en prismes quadrangulaires , terminés par des pyramides à quatre faces, suivant Scheele, ou en prismes hexaèdres suivant Pelletier. Si on y ajoute un excès d'acide, on lui enlève la faculté de cristalliser, et il devient très-déliquescent. En cela la soude présente , avec l'acide arsenique , des résultats inverses de ceux que l'on observe avec la potasse; carTarseniate neutre de potasse ne peut cristalliser et est déliquescent, tandis que l'arseniate acide cristallise très-facilement et n'es! pas déliquescent.
Arseniate de strontiane. M. Moretti a fait sur la ^trontîan^ les mêmes observations que sur la baryte, relativement à l'affinité de cette base , plus grande pour l'acide arsenique ^ûe pour l'acide sulfurique. ( Ch. )
ARSFOOT-DIVER. (Ornith.) Un des noms anglais du grèbe » coljmbus ur inator, Linn, (Ch.D.)
ARSENIC, (Chim,) combinaisons de Voxigène ai^c l'arsenic m Outre les deux proportions dans lesquelles l'oxigène, en se combinant à Tarsenic , forme l'oxide blanc d'arsenic ou l'acide arsenieux , et l'acide arsenique , M. Berzelius en admet une troisième dans laquelle ces corps constitueroient un sous-oxiJe» Suivant lui, cet oxide se produit lorsque l'arsenic, réduit en.
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que ce soit en vaisseaux clos, parce qiie le contect de Toxi* gcne le réduiroit en eau et en acide arsenieux. Cet hydmre se forme lorsque le pôle négatif d'une pile en activité est mist en communication avec une petite lame d* arsenic plongée dans l'eau.
Le gaz hydrogène arsenîqué est incolore; il a une odeur fétide et nauséabonde, mais qui n'est point alliacée. Quand on le refroidit dans un mélange d'hydrochlorate de chaux et de glace, il se condense en liqiiidc. Il est extrêmement délétère. I.vs oiseaux meurent dans une atmosphère qui en contient un dixième, suivant M. Stromeyer: mais il est probable qu'une portion beaucoup plus foible de ce gaz produiroit le même eirct. 11 ne rougit point les couleurs bleues végétales. L'eau pure ne Taltère point; mais si on le laisse séjourner avec l'eau aérée, une portion se réduit en eau et en acide arsenieux, et une autre en gaz hydrogène et en arsenic, qui est probable^ ment à 1 état d'hydrure. Lorsqu'on enflamme un mélange d'un volume de ce gaz et deux de gaz oxigène , il y a une fortç détonation et production d'eau et d'acide arsenieux. Tous les acides oxigénés dans lesquels l'oxigène est foiblement condensé le décomposent: si on T^^gite, par exemple, avec de l'acide nitrique, cet acide se colore en jaune; il s'en dégage quelques "•nulles de gaz oxide d'azote , et deThydrogène est mis en liberté: il y a formation d'eau, et précipitation d'arsenic à l'état métallique, qiii finit par se convertir en acide. Lfis acides sulfurique, phosphorique et arsenîqué le décomposent lentement; le gaz se dilate sensiblement au commencement de l'expé^ rience , et l'arsenic se dépose peu à peu à l'état métallique. L'hydrogène arsenîqué s'enflamme dans le chloré , suivant M. D^avy ; il se produit du chlorure d'arsenic et de l'acide hydrechlorique. L'hydrogène arsenîqué, agité avec une solution de pérchlorure de mercure , se décompose ; il^e forme de l'acide liydrochlorique et du protochlorure de mercure, et l'arsenic qui étoit uni à l'hydrogène se dépose à l'état solide« Le soufre, chauffé dams le gaz hydrogène arsenîqué, le décompose; il en résulte du gai acide hydrosulfurique et du sulfure d^'arsenic. L'étùn, le une, etc., le décomposent aussi dans les mêmes circonstances; mais ces corps en s'unîssant seulement à l'arsemc, ^.rîlent l'hydrogène eu liberté : il en est de même du potas-^
Mum et du sodium , lorsque la température est assez ëîevëe pour empêcher la combinaison de Fhydrogène avec ces métaux ; le gaz acide hydrosulfurique n'agit pas sur l'hydrogène arsenique; mais si l'on ajoute au mélange une quantité de chlore suffisante pour brûler tout l'hydrogène des deux gaz, il se produit de l'acide hydrochlorique et du sulfure d'arsenic, M. Stromeyer a observé que quand on mettoit dix pouces cubes de gaz hydrogène arseniqué, en contact avec de l'huile de térébenthine pendant dix heures, l'arsenic etoxt absorbé par l'huile , et l'hydrogène restoit à l'état de pureté. 11 a observé, en outre, que Thuile, devenue laiteuse et visqueuse par cette absorption, déposoit, au bout de quelque temps, des petits cristaux hexaèdres à sommets aigus qui brûloient comme l'huile de térébenthine et en répandant une odeur d'aiï.
Suivant MM. Gay Lussac etThénard, le gaz hydrogène arse-^ nîqué contient pour loo mesures, 140, ou peut-être i5o de gaz hydrogène pur^
On peut le préparer en faisant digérer dans une fiole munie d'un tube à gaz, un mélange ou un alliage de i5 d'étain et 1 d'arsenic avec 80 parties d'acide hydrochlorique concentré ; l'hydrogène , mis en liberté par la dissolution de l'étain , s'unit à Fétal naissant avec l'arsenic. Pour avoir un succès complet , les métaux doivent être en poudre très-fine.
Alliages d'arsenic. L'arsenic s'allie à la plupart des substances métalliques j et à l'exception du potassium et du sodium, et peut-être de quelques autres métaux très-fusibles, les alliages qu'il forme avec ces substances sont beaucoup plus fusibles qu'elles; et Ton remarque en général .qu'il blanchit les métaux colorés, et rend cassans ceux qui. sont ductiles.
Lorsqu'il se combine au pdtassiuAi et au sodium, il y >a dé* gagement de chaleur et de lumière ; par conséquent , il exerce une forte action sur ces métaux.
L'alliage formé d'une partie d'arsenic et de 16 de cuivre est blanc, dur, et légèrement ductile. Le cuivre est peut-être le seul métal ductile qui puisse s'allier au dixième de son poids, d'arsenic, sans perdre sa ductilité. L'or se conduit bien différemment; il suffit qu'il contienne de 1 à 2 millièmes d'arsenic peur être cassant. L'arsenic présente ce récitât remar-^
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ARSENITES. {Chim.) Ils sont très-peu connus. La plupart des auteurs ont dit qu'ils se décomposoîent lorsqu'on les exposoit à la chaleur rouge , que leur base restoit à l'état de pureté, et que l'acide arsenicux se sublimoit ; cependant il paroît que plusieurs arsenites peuvent soutenir cette température sans se décomposer : c'est au moins ce que M. fierzelius a observé pour l'arsenite de plomb.
Les arsenites que l'on expose en même temps à l'action de l'air et d'une chaleur rouge , abandonnent une portion de leur acide, tandis que l'autre en absorbant Toxigène de Tatmo- 5phère,se convertit en acide arsenique qui reste en combinaison avec la base. /
L'eau dissout très-bien les arsenites de potasse et de soude. Ces dissolutions verdissent la teinture de violette , et sont décomposées lorsqu'on y mêle des acides qui ont une|certaine solubilité dans l'eau, comme le sulfurique, le nitrique, l'hydrochlorique . etc.; il arrive alors que ces derniers s'uniisent à la potasse ou à la soude , et que l'acide arsenieux se précipite , si les liqueurs sont suffisamment concentrées.
Le seul arsenite employé dans les arts est celui de cuivre; il est connu sous le nom de vert de Scheele , parce que nous en devons la découverte à cet illustre chimiste. On le prépare de la manière suivante : on met sur le feu , dans une chaudière de cuivre, i livre 7 onces 2 gros 17 grains de sulfate de cuivre, avec 16 pintes et demie d'eau ^ quand la dissolution est faite, on retire la chaudière du feu; on fait dissoudre à chaud dans une autre chaudière, 1 livre 7 onces 2 gros 17 grains de potasse blanche sèche, et 10 onces 1 gros 18 grains diacide arsenieux dans 5 pintes et demie d'eau , on filtre la dissolution, et on y ajoute celle de sulfate de cijivre encore chaude. Pour avoir un beau vert, il faut mettre cette dernière peu à peu, et remuer continuellement lès liqueurs. Quand elles sont toutes réunies, on laisse déposer le précipité, on décante l'eau qui le surnage, ensuite on jette dessus 5 pintes d'eau chaude et on agite les matières pendant quelque temps; on laisse déposer de nouveau , puis on décante. Après avoir lavé le précipité une ou deux fois ^e cette manière , on le jette sur une toile recouverte d'un papier Joseph, où pn le laisse suffisamment égoutter; on le met ensuite
en trochîsque sur le papier gris, et on l'expose à l'air sec. (Ch.)
ARTAMUS. (Ornith.) M. Vieillot a donné ce nom au genre par lui formé des espèces de pies-grièches connues sous celui de langraïen, auxquelles M. Cuvier a appliqué rancien nom grec d'ocypterus ou oxipterus , désignant un oiseau aux ailes pointues, au vol rapide. Voyez Langraïen. (Ch. D.)
AR.TEFI. (Bot.) D'après C. Bauhin, c'est l'ancien nom vulgaire du salsifis oii cercifis , trdgopogon porrifolium. Suivant AdansOn , les Allemands nomment cette plante artifi. (H. Cass.)
ARTHONIA. (Bot.) Genre de plantes cryptogames, de la fkmille des lichens ^ très-voisin des opégrapha (Persobn et Decandole) dont il est un démembrement. Les caractères sont : Expansion [thallus) uniforme , mince, presque membraneuse, quelquefois cartilagineuse ou crustacée; conceptacies {apotheÀaj Ach.) arrondis, difformes', sans bords, presque planes, adhérens à l'expansion, recouverts dans leur jeunesse par une membrane noire très-délicate; parenchyme subgélatineux ; séminules nichées dans la substance dés conceptacies, nues, éparses çà et là, ou agglomérées.
Les espèces de ce genre , au nombre de onze , croissent toutes sur les écorcies des» aiibres ; leufs conceptacies noirs ou jbruns sont épars sur une croûte ordinairement grise ou cendrée. A l'exception d'une espèce qui cïDît sur l'écorce du bombax ceiba, arbre des Indes, les autres se trouvent en Europe. Les plus remarquables sont :
1°. Arthonia punctiformis, Ach. Lich. j4i. Croûte presque déterminée , membraneuse , glabre , blanche pu olivâtre ; conceptacies noirs , très-petits , arrondis , épars , un peu enfoncés et bombés. Se trouva partout sur les jeunes rameaux du frêne , du peuplier, du chêne, du charme , etc.
2°. A. SwARTziANA, Ach. Lich. 141, tab. 1, f. '4. Croûte* membraneuse cendrée ; conceptacies sessiles , irréguliers , noirs , punctiformes et nombreux. Se trouve sur les écorces d'arbres en Angleterre et en Suède.
5°. A. RADiATA , Ach. Lich. univ. 144. Croûte membraneuse olivâtre ; conceptacies planes, aplatis, noirs, subrugueux , disposés en manière d'étoiles ou de rayons. Commune sur le§
écoFces du charme, du chêne, du pcop!ier, du melseûef ^ du noyer. On en connoit cinq k six Tariélés.
4**. A. OB5CUAA. Ach* L. C. p. 1 46. Croate meaibraneuse , olivâtre, opaque; conceptacies très-petils , planes presque membraneux, orales-elliptiques, noirs. Se trovre sur le chà* laignier et Férable.
Arthoma, du grec flcp3v» ^ irngo . j'arroie^ à cause des conceptacies qui semblent semés sur TexpansioB de ces lichens^ comme sont les trous sur la tête d'un arrcisoîr. (Lem.)
ARTHRAXON. (Bot.) Ce genre de graminées a été établi par M. de Beau vois ( Agrost, pa^. 111. tab. 1 1 « fig. 6 ^ , pour une plante qull soupçonne être Vischœmum eiliare ^ Retz. Ses fleurs sont disposées en une panicule simple; leur calice est bivalve , à deux fleurs : les valves de la corolle plus courtes q«e le calice ; la fleur inférieure neutre, à une seule valve; la sr« périeure hermaphrodite; sa valve inférieure bifide et dentée à son sommet, munie à sa base d'une arête torse et coudée; Tovaireéchancré au sommet ; une semence â deux cornes. (Pou.) ARTHRITICA. (Bot,) Gesner nommoit ainsi une petite oreille d'ours , au rapport de C. Bauhin , probablement parce qu*elle est tonique, amère , et employée en cette qualité contre la goutte. La même propriété est attribuée ailleurs à la bugle, qui est ïarlhctica de Lobel et de D^lechamp. (J.)
ARTHROCEPHALES. {Craslacés.) Sous ce nom qui signifie iêtc mobile , nous avons réuni en i|ne famille toutes les es« pèces de crustacés dont la tête est séparée du corselet, ce en quoi ils difl*èrent des crabes et des écrevisses.
Leurs pattes sont le plus ordinairement au nombre de qna*
torze, leurs branchies apparentes vers la queue, leur corselet
fait tout au plus le tiers de la longueur totale. Cette famille
correspond à celle des branchiogastres de M. Latreille. Elle
comprend six genres, parmi lesquels on remarque ceux des
crevettes, des squilles ou mantes de mer. Voyez C&usTACés*