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ARTHRODIA. (Bot.) Genre de la famille des algues, très-
Toîsîn des oscillatories , et qui paroit être le bacillaria de
quelques auteurs. Les caractères sont les suivans .- Corpuscules
allongés, libres ; simples, planes, verts, divisés au milieu par
ART iW
kne cloison en deux articulations, qiiî contiennent Une fruc-* fifîcation granuleuse. Voyez Bacillaria , Suppl.
Arthrodia linkaris. Corpuscules oblongs^ aigus aux deux bouts ^ formant des taches vertes qui nagent à la surface de ^l'eau des mares et des fontaines en Sicile. La connoissance de, ce genre est due à M. Rafinesque Schmaltz. Arthrodia, articulation double en grec. (Lem*) ARTHROPODIUM. (Bot,) Ce genre est peu distingué det lutherie um , si ce n'est parla position des anthères ; il comprend quatre espèces de la Nouvelle-Hollande, dont la corolle (le périanthe, M.) est à six divisions étalées, caduques, les^ trois intérieures ondulées et frangées à leurs bords; les filamens barbus; les anthères échancrées tt attachées par leur base dtu sommet des Jilamens ; le stigmate un peu hispide; une capsule presque globuleuse, à trois loges, à trois valves séparées jusque vers leur milieu par une cloison ; les semences anguleuses, peu 'nombreuses ; l'embryon courbé ; les racines sont éasciculées, les feuilles linéaires; les grappes lâches; les pédîcelles solitaires ou aggrégés , articulés vers leur milieu ; les fleurs pendantes, blanches ou purpurines. (Poir.)
ARTHROSTYLIS. {Bot.) Ce genre, établi parRob. Brown^ ne renferme qu'une seule espèce , arthrostylis aphylla , trèsrapprochée des souchets , ou plutôt des genres ahîlgaardia et rhjyncospora de Vahl, qui ne sont eux-mêmes qu^un démembrement du genre cyperus de Linnseus. L'arthrostylis a ses fleurs réunies en une tête terminale , composée d'épillets uniflores ; les valves imbriquées, les inférieures vides; trois éta^ mines; un style trigone, subulé, caduc , articulé avec l'ovaire; trois stigmates, point de soies, une semence (carcérule, Mirb. )| - trigone. Les tiges sont nues, engaînées à leur base; la tête de fleurs accompagnée d'un involucre à trois ou quatre folioles Bubulées. Elle croît à la Nouvelle-Hollande. ( Poir. )
ARTICALUS. (Bot,) Ce mot, dont on a fait artichaut ^ fut employé, suivant Adanson, par quelques anciens botanistes , à désigner le c/narasco/^'mtfs, Linn. (H. Cass.)
ARTICHAUT , {Bot.) Cynara. Ce genre de plantes, de la famille des synanthérées , appartient à notre tribu naturelle ^es carduacées. (H. Cass.)
AHTICLË; Articuiu». {SoL) Fortiob comprise entre deui^
articnlatîoiu. La fige rt les rameaax de la prèle (efnteiamy^ de réphédra, du gui, etc., sont composés d*arti<des réanis bout à bout. (Mass.)
ARTICULAIRES. (FEUILLES) {Boi.) M. Mîrbel nomne ainsi les feuilles qui naissent des nœuds ou des articulations de la plante ; ce qui a lieu dans Toeillet et autres caryopbyllées | dans les graminées, etc. (Mass.)
ARTICULÉ, articulatus {BoL) f attaché par une articula* tion. Les pétioles de Tacacia, du gleditsia, de la sensitire ; les cotylédons du mespilus germanica;Varête du stipa;les anthères de la sauge , etc. , sont dans ce cas. — Aaticulé signifie aussi composé de pièces ou articles attachés bout àbont« La tige de la prèle , celles du gui , de Féphdra , de Topuntia et de plQ« sieurs autres cierges, sont articulées de cette manière. Il en est de même de Taxe de Tépi du blé, du seigle , de Torge, de rivraie, de l'aegylops; des légumes de Vhedyuvrum coronarbiMj du scorpiurus y de Vomithopuif deVhippocrepis^ etc.; des poils du lychnis chaleedonica; des racines de la gratiole , etc. (Mass.)
ARTOLON, Arlolone, (Trichopodes,) Tube conique, droit, annelé , ouvert aux deux extrémités , dont la supérieure est un peu tordue.
M. Denys de Monfort, auquel on doit la découverte et Té* tablissement' de ce genre qu'il place dans son Système de Con» chylioogie entre Tamphytrite et le dentale, dit que ce tube est libre, d'un blanc sale rosé, et qull est très-solide, puisjque sur deux pouces de long il a trois lignes d'épais ; Touverture a cependant ses bords tranchans : il ajoute que Tanimal qu'il a pu dessiner cr^après nature , fait la nuance entre les poulpes coriaces, ceux iesiacés et les néréides, ce qui seroit assez curieux , et qn'il est pourvu d'organes . intérieurs , et ne rentre jamais entièrement dans sa coquille; sa tête est fort remarquable par des yeux apparens, et par une multitude de bras, dont deux plus longs, au milieu desquels est la bouche pourvue d'un petit bec ; sous la tête et au col , est une membrane susceptible d'une assez grande dilatation , et pouvant couvrir tantôt la tête et tantôt la coquille ; c^est elle qui sert à ranimai pour flotter droit à la surface des eaux. La partie du corps qui ne sort jamais du tube, est plutôt gélatineuse qu^ coriacée , et le sommet de celui-ci est fermé par un petit appendice terminé en poire.
ARÛ ii
fcef anîmal qtiî paroit devoir être assez singulier, n*& en* *core été vu que par M. Denys de Monfort , qui le nomme A. dacljlus y l'Artolone dactyle , en pleine mer dans les hautes latitudes. Son tube est figuré tom.II, p. 18, de Touvrage cité plus haut. (DeB.)
ARU. {Ornîth.) L'oiseau aquatique que les Russes appellent ârou ou aru; les Kamtschadales , X:ara;les Koriaques, laioukou; les Kouriles, adra^ est rapporté par Sonnini, dans le nou- ▼eau Dictionnaire d'Histoire Naturelle, au macare,ux du Kamtschatka , alca cirrhatay Lath.; mais, quoique cet auteur 6it employé les expressions mêmes de Pallas , Spicileg. , fasc. 5, pour désigner les peuples dont cet oiseau a reçu Ici deux premiers noms , il a commis une erreur dans les rapprochemens des dénominations scientifiques, puisque, suirant Pallas lui-même , l'aru seroit , non Valca cirrhata , maià Valca torda, c'est-à-dire le pingouin de Bufibn , pi. ènlum» ioo3 ; et il résulte de la description de Kraschenninîcow^ des renvois du premier traducteur Eidout, et de la version qui accompagne le Voyage en Sibérie de l'abbé Chappe, que l'oiseau dont il s'agit est le lomna^ et que, dépourvu deâ plumes frisées qui ornent la tête du macareux du Kamlschatka, loin d'avoir le bec comprimé sur les côtés, qui caractérise les macareux proprement dits, il l'a droit, long et pointu, comme le guillemot, uria troiïe y L^th» y eoljrmhus troïTe , lAnn» L dont le lumt^ia de Hoier et le lumme de Martens sont en effet des synonymes. (Ch. D.)
ARUC. ( Mamm. ) Nom de Vatèle BéelzéButh , chez les peuples
des bords du Rio-Guiainia , suivant M. de Humboldt. (F. ۥ)
ARUEIRA. {Bot,) Nom portugais du lentisque , selon Clu-
sius. Une variété du schinus molle ou poivrier des Espagnols ,
qui appartient à la même famille, est aussi nommée areira, (J.)
ARUM COMESTIBLE, Arum esculmtum. {Caladium^ de
"Willdenow.) {Bot,) Cette plante porte difierens noms triviaujc
dans les Antilles, A Saint-^Domingue, on la nomme choi^x
'maraïbes^ fo^o; à la Jamaïque, coco; dans les Indes orientales,
sonses; d'une très-grosse racine charnue et cylindrique dans sa