C. Le corps plus pointu antérieurement
a, La tête simple, Exemple : Ascaris capsularia» h, La tète ailée. Exemple : Ascaris clavata, 1*. Ascaris LOMhKico'inESjV Ascaride lombricoïde. (Linn.) Blocb. tab. 6, fig. 4-6,
Gette espèce, qui se trouve dans les intestins grêles de
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rhomme, du bœuf, du cheval, de Tàne, du cochon > atteint quelquefois jusqu'à prés d^un pied et demi de long. Ru« dolphi dit avoir vu un individu provenant de l'espèce humaine qui avoit quinze pouces de long, avec une grosseur pro« portionnelle. Le corps estaUongé, également atténué, conique aux deux extrémités, marqué d'un sillon de chaque côté : la ttt& t^t bien distincte, formée de trois nodules égaux ; la queu9 ^iX. obtuse et fort courte; sa couleur est, en général, dépendante de celle des substances dont le canal intestinal est rempli ; le plus ordinairement elle est d'un blanc laiteux.
Quelques auteurs, et entre autres Goè'ze , Schrank, pensent que les individus trouvés dans les divers animaux cités plus liant forment autant d'espèces différentes; mais il est évident que c'est à tort. 11 paroît que les individus femelles sont toujours plus grands et plus gros que les mâles, qui sont aussi infiniment plus rares,
^ 2**. Ascaris marginata. (Rud.) Ascaris canis' (Gmeh) Enc. méth., tab. 5o, fig. 7-9, d'après Bloch.
De sept pouces de long, de couleur blanche ou brune ^ la tête déprimée, élargie latéralement par une membrane semi-lancéolée 7 se prolongeant en diminuant insensiblement de hauteur jusqu'à la queue, où elle n'existe plus.
Elle se trouve fréquemment dans lés intestins grêles des
chiens.
. 3**. Ascaris mystax. (Zed,) Ascaris f élis. Enc. méth., tab. 5iy fig. 7-12 , d'après Goêze.
Dans cette espèce, dont le corps est long, ^êle, blanc, d'un à quatre pouces de long, la membrane latérale de chaqtie c6té de la tête est demi-ovale et linéaire dans le reste de la longueur du corps ; elle est plus large dans les mâles que dans les femelles.
On la trouve dans les intestins grêles du chat sauvage et domestique.
4"^. Ascaris incisa. (Rud.) CuculL talpa. Enc. méth., tab. 36, fig. 1-2, d'après Goè'ze.
Le corps presque égal; un peu plus épais antérieurement, crénelé sur les c6tés, de manière à paroître articulé, sftna membrane latérale ; la tête obtuse.
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Trouvée dans un kiste graisseux du péritoine de la taupe*
5". Ascaris vermicularis.
M. Rudolphi, qui place cette espèce dans ce genre, décrit d'une manière certaine les trois tubercules de la bouche. Ce» pendant il paroit, d'après de nouvelles observations de M. de Bremser, rapportées par M. de Lamarck,et que j^ai eu Too* casionde vérifier^ qu'il n'en est réellement pas ainsi, et que ces tubercules n'existent pas ? en sorte que eette espèce doit être reportée dans le genre oxyurus , dont elle a effectivement la forme de la queue. Voyez O^^ydru^.
6^. Ascaris cafsularia. (Rud.) CuculL salarîs , Goëze> tab» 8, fig, 9-10.
Cette espèce , qui a été trouvée dans la cavité péritonéale d'une espèce de saumon {salmo salar)^ aie corps épaissi vers la queue un peu pointue, la tête obtuse, petite ; sa longueur est d'un pouce environ , et sa couleur blanche.
7**. Ascaris clavata. (Rud.) Prohoscidea gadi, £nc. méth.g tab. 32 , ûg. i5-i6 , de MuUer»
Longue de deux pouces et demi; de couleur brune-cendrée} le corps grêle en avant s'épaissit en arrière , et se termine par une queue obtuse et mucronéel la tête est petite , et pourvue de chaque côté d'une membrane linéaire , qui augmente vers le milieu du corps, et finit peu à peu vers l'anus.
Elle vit dans l'estomac d'une espèce de merlan {gadus har* hatus). (De B.)
ASCEBRA. (Bot.) Nom arabe, cité par Mesuë, d'une espèce de tithymale , euphorbia characias, (J.)
ASCENDANT, aseendens , assurgens ^ [Bot,) , qui va en montant. Le sens de cette expression est modifié selon les cas où elle est employée. La tige est dite ascendanU lorsqu'elle va en montant vers le ciel après avoir suivi à sa base une direction un peu horizontale (Voyez la Véronique à épi, la Circée des Alpes , le Trèfle des près ). La lèvre supérieure d'une corolle labiée est ascendante lorsque, suivant d'abord la direction du tube , elle se relève par son extrémité ( Voyez la Bétoine , etc. ). Le collet de l'embryon est dit ascendant , lorsqu'il s'allonge en s'élevant dans la direction de la plumule au lieu de s'allonger en s'enfonçapt dans la direction de la yadicule ; il p<^te les cotylédons à la lumière ( Voyex la
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Belle ie ûtiît , etc.). Les pétales, les ëtamîires, ïc ifyle, etc., «ont ascendans lorsqu'ils se dirigent vers la partie supérieure de la fleur ( Voyez le style et les étamines de la sauge et de la plupart des labiées, les pétales du cleome^ etci). M.Mirbci nomme graines ascendantes celles dont le point d'attache n*est pas tout-à-fait leur partie la plus basse dans la loge du péri* carpe, car, dans ce dernier cas, elles seroient dites dressées (Voyez la Pomme, la Nèfle, etc.). (Mass.)
ASCHGRAUE REIGER. (Omith.) L'oiseau que Frisch décrit sous ce nom est le bihoreau, àrdea nycticorax , L. (Ch.D.)
ASCHILAG. {Omith.) On a répété par erreur, pag. 2o5 du tom III de ce Dictionnaire , en supprimant seulement le C ^ ce qui se trouve pag. 192, au sujet du même oiseau. (Ch. D.)
ASCHION. (JBot.) L'un des noms par lesquels la trujQTe étoit désignée chez les anciens. (Lem.)
ASCIA. ( Entom. ) Nom donné par Scopolî , dans son Intro^ faction à l'Histoire Naturelle ^ à un genre de papillons de jour dont les ailes ne portent aucun des signes , marques et pro* longemens qui ont servi à caractériser les autres genres yoîfins. (CD.)
ASCIDIA , Ascidie. (Malacoz.) Depuis l'impression de cet article dans le Dictionnaire , M. Cuvier a donné dans les Mémoires du Muséum, tom. II, une histoire générale de ce genre ^ dans laquelle il confirme et étend ce qu'il avoit dit de ces animaux dans ses ouvrages. Comme M. de Lamarck vient tout nouvellement de les réunir dans une classe particulière avec plusieurs genres analogues, sous le nom de tuniciers (voyez cemot)^ en admettant que ce ne sont pas de vrais mollusques., nous croyons devoir donner une analyse détaillée du Mémoire de %/L. Cuvier, au moins pour ce qui tient à l'organisation.
L'enveloppe extérieure des ascidies, celle par laquelle elle» adhèrent aux corps sous-marins , et que M. Cuvier compare à la coquille des mollusques acéphales conchylifères, est plus ou moins coriace , quelquefois presque cartilagineuse et transparente : parsemée d'une multitude de vaisseaux, elle est doublée à l'intérieur par une membrane mince et séreuse, et forme un véritable sac sans ouverture. Le corps proprement dit est ren-v iermé dans ce sac, mais sans le remplir entièrement « de ma-
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aiière qu^ reste entre eux un espace assez considérable qui peu! contenir un fluide propre, mais oii ne peut arriver trés-probable- «nent le fluide ambiant, puisqu'il n'y a aucune communication «xtérieure. Le corps, qui n'est joint à cette enveloppe extérieure qu'à l'endroit des deux ouvertures dont elle est percée, a sa tunique propre composée d'une lame extérieure séreuse d'un tissu musculaire , de vaisseaux et de nerfs très-ramifiés. Cette tunique est terminée supérieurement par deux productions , dont l'une va à la grande ouverture du sac qui ne renferme que le col de la cavité branchiale, et l'autre à la petite, où aboutissent le canal intestinal et les organes de la génération.
Lç corps de l'ascidie est formé de deux parties, l'une supérieure et l'autre inférieure ; la supérieure est la cavité branchiale ; souvent spacieuse , elle s'enfonce plus ou moins dans la tunique propre ; elle communique au dehors par une sorte de col ou de tube plus étroit, garni à l'intérieur de tentacules très-déliés. Sa face interne est tapissée par une infinité de petits vaisseaux qui se croisent à angle droit , interceptant par conséquent des mailles quadrangulaires , subdivisées elles-mêmes par des vaisseaux plus petits. Tous aboutissent à deux troncs principaux , situés un de chaque côté de la cavité branchiale , et que M* Cuvier regarde Tune comme l'artère, et l'autre comme la reine branchiale. Le cœur, que d'après cel^M. Cuvîer suppose être, comme dans tous les mollusques, composé d'un seul ventricule aortique, paroît être difficile à voir, à cause de sa minceur et de sa transparence. Sa position varie un peu , d'après celle de la bouche et la dimension de la cavité branchiale ; sa forme est généralement oblongue , amincie par les deux extrémités ; il n'est pas trartersé par le rectum , comme dans les acéphales.
La seconde partie dont se compose le corps d'une ascidie, est lenuclens formé parles viscères de la digestion et par l'ovaire, et logé dans l'excavation inférieure de l'enveloppe extérieure. La bouche, située en général au fond de la cavité branchiale, diffère un peu de position d'après la forme de celle-ci ; elle est ronde ou en fente, ou même sillonnée, suivant les espèces, mais jamais elle n'a de lèvres; l'œsophage, court et plissé intéxieurement, communique dans un estomac rîmple, assez pétit>
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fêccvaûtla bîle par plusieurs ouvertures quand il est enveloppé par le foie , ou par une seule quand celui-ci est isolé. L'intestin t^X simple , ne fait qu'un ou deux replis , et a ^t^ parois formées d'un tissu glanduleux ; il se termine par un anus ouvert dans le petit tube de la tunique propre.
Les organes de la génération se composent d'un ovaire ou organe glanduleux blanchâtre, placé avec le foie entre lea replis de l'intestin et d'un oviducte ou canal extérieur qui suit le rectum , et se termine tout près de son extrémité.
Le système nerveux paroît n'être pas toujours facile à observer dans quelques espèces; cependant on voit dans l'épaisseur de la tunique propre un ganglion qui donne plusieurs branches faciles à suivre, et dont deux se rendent à l'œsophage, et l'entourent d'un anneau que M, Cuvier est portée par analogie, à regarder comme le cerveau.'
Jusqu'à présent, les zoologistes étoient assez d'accord pour considérer , avec Linnœus, les ascidies comme ayant beaucoup d'analogie avec les animaux des coquilles bivalves; aussi M. Cuvier en fît-il une section de ses mollusques acéphales^ sous le nom d'acéphales nus. M. Duméril l'imita dans sa Zoologie analytique ; M. de Blainville les place également dans un •ordre particulier de sa classe des mollusques acéphalophores , sous^ le nom de hétéro -branches (Voyez ces différens mots) ; mais M. de Lamarck, qui jusqu'alors avoit aussi admis ceMe manière de voir, vient d'exposer un autre sentiment dans la nouvelle édition de st^ Animaux sans vertèbres. Eclairé par les découvertes récentes des zoologistes, touchant dififérena animaux confondus avec les alcyons et les polypes, et qu'on a dû justement rapprocher des ascidies et des biphores, il a été conduit à penser que ce rapprochement étoit juste; mais au lieu d'en conclure qu'on devoit les placer avec ces derniers parmi les mollusques, il a pensé, au contraire, que c'étoient ceux-ci qui dévoient être retirés de cette classe; les raisons sur lesqpielles M. de Lamarck se fonde sont essentiellement tirées des botrylles, des pyrosomes et genres voisins. On ne doit point les regarder comme des mollusques :
i". Parce que leur manière d'être, l'état ûxé de la plupart, la disposition de leurs parties intérieures, leur forme singulière , qui n'offre aucune partie essentiellement paire et symé^
iiS ASC
trique , semblent fort ëirangéres à ce que Ton observe dans les véritables mollusques ;
-y*. Parce que leur détermination de mollusques porte sur des attributions de fonctions à des parties souvent difficiles à distinguer, et de la nature desquelles on ne peut juger qu^bypothétiquement ;
S"*. Parce qu'en admettant que la dilatation supérieure du corps de ces animaux soit une véritable cavité branchiale, ayant la bouche située à sa partie inférieure , c'est une disposition dont on ne trouve, suivant M. de Lamarck^ aucun exemple dans les mollusques;
4^. Parce qu^il est inusité dans la nature de placer des branchies dans le canal intestinal lui-même , et que d'ailleurs le treillis de nervure se croisant à angles droits dans la cavité prétendue branchiale , pourroit bien n'être que le résultat de £bres musculaires propres à la contracter ;
5*, Parce que de véritables branchies ne s'observent clairement que chez les animaux où la circulation est clairement établie , et que quoiqu'il y ait des vaisseaux nombreux dans les animaux dont il est question , rien n'est moins prouvé que l'existence d'une véritable circulation ;
6*". Enfin, parce qu'on ne peut y démontrer positivement l'existence d'un cerveau, d'un cœur, d'un foie et d'organes fécondateurs.
M. de Lamarck ajoute qu'il se pourroit que quoique formées sur un même plan , les ascidies fussent cependant assez écartées des botrylles par une organisation plus développée , comme on en a plusieurs exemples dans des classes généralement reconnues. Enfin il cherche, dans la disposition des tentacules qui se trouvent, suivant M. Cuvier, à l'orifice du grand siphon de certaines ascidies, un rapprochement avec les tentacules rayonnans qui sont autour de la bouche des holothuries dont, au reste, ajoute-t-il, l'organisation n'est guire moins compliquée que celle des ascidies.
Telles sont les principales raisons que donne M. de Lamarck pour retirer les ascidies du type des mollusques^ et pour en former, avec les biphores, les botrylles, lespyrosomes, etc., une classe particulière à laquelle il .donne le nom de Tuhiciebs» jVoyez ce mot.
ASC *»
iLea espèces de ee genre sont maintenant assez nombreuse^ pour qu^on ait dû chercher à j établir des subdivisions» fA. Cuvier considérant la foËme et la dimension dii sao branchial les dispose ainsi :
1*^. Sac branchial plissé lôngitudinalement, et descendanC jusqu'au fond de la tunique propre sans s^ recourber.
Exemple : Ascid. tnicroscçrnus^ CUy. , Mém, du Mus ^ a , p. 24 f pi. 1 , fig* 1 , 6. '
2*". Sac branchial nbn plissé^ descendant jusqu'au fond dé la tunique propre , sans s*y recourber.
Ex, AsCid. phuscaé CUv., Mém. du Mus., 2, pag. 29^ pi. ip fig* 7 j 9 ; et pi. 2 , fig. 8. ;
3^. Sac branchial descendant jusqu'au fond de la tunîqùc^ propre, se recourbant ensuite, et l'emontant jusqu'au milieu du corps.
Ex, Ascid. nientula, MûU. Zool. Dan. 1 , pàg* 6, tab^ 8^ 4*". Sac branchial ne pénétrant pa» jusqu'au fond de la tu<« iiique propre*
Ex, Ascidé virescens. Voyez Dict^
Mé de Lamarck, au contraire, a recours à la foi'me géifé<« jrale de l'animal •
1^ Corps sessile, court ou peil allongée Exi Ascid. ri/shca. Voyez Dict.
2*'. Corps sessile et allongé.
Ex, Ascidi papillosai Voyez Dict.
3*. Corps pédicule ou rétréci en pédicule inférieure meiitA Ex, Ascid. lepadifofmis, Mtill. Zool. Dan*^ tab. 7g, fig. 6* Cette espèce, qui n'a encore? été trouvée qu'en Narwége ^ ôur les fucus, et même sur les crabes, est remarquable par sa transparence cristalline^ et la blancheur éclatante du sac intérieur varié de lignes jaunes et ondulées ; son corps est plu» effilé au haut qti'à la base ; ce qui lui donne un peu la forme d'une massue ; l'extrémité supérieure est coinprimée , presque quadrangulaire j le bas du pédicule est ridé et ondulé. (DeB.) ASCIDIÉES (FEUILLES) {Bot,), c'est-à-dire , façonnées «n Vase , ou terminées par un vase. Ce Vase , nommé ascidium , est garni d'un couvercle plus pu moins mdbile.' Le cephaîothus ^ récemment découvert à la» Nouvelle-Hollande 5 les sartaçenia ^ . plantes de l'Amérique sej^trioBftie j I« neptnthdy qui appart
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tiennent tous aux Indes orientales , sont les seuls végétaux, dcrt les leuilles offrent cette conformation extraordinaire. Lc% feuilles du cephalothus ont la forme un peu spbérique d'un pot ordinaire rétréci à son entrée ; celles du êorracenia sont évasées comme des cornets , celles du nepcnthcs^ plus remarquables que les précédentes , se terminent par une ^-rille qui porte une espèce de cafetière à fond arrondi, remplie d'une eau douce et limpide , bonne à boire. Ce vase singulier a la capacité d'un ^and verre. Pendant le jour son couvercle se relève, et Teau disparoît en grande partie. Pendant la nuit le couvercle se baisse, et le vase se remplit de nouveau. Les feuilles du cephalothus et du sarracenia n'ont point , comme celles du nepenthes , la faculté de se remplir d'eau naturellexient ; elles ne contiennent que de Peau de pluie. (Mass.)
ASCION. (Bot.) Selon M. Paulet, Théophraste désigne sous ce nom et sous celui de ydnon la truffe ordinaire, tuher cibarium, (J.)
ASCLÉPIADE DE CURAÇx\0, Asclepîas Curassavica , Linn. ( ^o^)Des racines de cette plante vivace, il pousse chaque année plusieurs tiges herbacées, simples, pubescentes, blanchâtres, garnies de feuilles lancéolées, glabres, opposées eu sautoir. Les fleurs disposées en ombelles latérales , sont d'une couleur rouge safranée ; il leur succède deux follicules oblongues, ventrues, pointues aux deux extrémités. Cette plante se trouve en fleurs pendant neuf. mois de Tannée, le long des chemins, aux environs du Cap, du Port-au-Prince, et de presque toutes les villes de Saint-Domingue. Il en existe une variété dont les fleurs sont blanches.
Les racines de cette plante , séchées à Pombre et pulvérisées , ^administrent comme émétiques, à la dose d'un scrupule on deux au plus, en guise d'ipécaci^anha ; à plus forte dose, le remède devient drastique. £n général, il n'est employé qui: pour les nègres, et par les nègres, dont l'estomac est plus Tobuste que celui des blancs. Cette racine porte dans le pays le nom trivial d'ipécacuanha blanc, ou bâtard. (De T.) . ASCLÉPIADE GÉANTE, JscZepiéw gigantea. {Bot.) Cette plante qu'on remarque dans les terrains les plus secs et Its plus exposés aux ardeurs du soleil, constitue un arbre de moyemie grandeur, à. écorce blanchâtre^ dont les branciiei
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diversement disposées , sont garnies de grandes feuilles épaisses , ovales-oblongues , araplexicaules , opposées en sautoir ^ tomenteuses , blanchâtres par dessous, et velues à leuF h^e. Les fleurs de couleur violacée, sont disposées en espèces d'ombelles , sur des pédoncules latéraux et rarement terminaux; elles ont une odeur très-suave ; les divisions de la corolle sont recourbées; les follicules ont la grosseur d'un œuf, et contiennent une très-grande quantité de graines.
Cet arbre, qui réussit dans les terres les plus arides , ne prévient pas par son extérieur, mais il pourroitétre multipliésous un rapport économique; les aigrettes soyeuses qui terminent les graines, bien plus longues que celles de l'asclépiade de Syrie, cultivé dans quelques départemens de France, pourroient être employées dans diflférentes mauufactures , et seroient un moyen de tirer parti de terres trop arides pour d'autres cultures, lorsqu'il n'est pas possible de les arroser.
Le suc laiteux qui découle des incisions' faites à l'écorce de cet arbre , est très-caustique , et employé pour la guérison des dartres; il faut l'employer avec prudence. Selon Rhéedei,on en fait usage au Malabar, mêlé avec de l'huile, contre la goutte ; on l'applique sur les tumeurs occasionnées par cette maladie. Je croisée remède fort incertain, et peut-être dangereux. ( De T. )
ASCOBOLUS. (Bot,) Voyez Ascobole. (Lem.)
ASCOLIMBROS. {Bot.) Nom que, suivant Belon, porte dana l'île de Crète le scolymus, dont on mange les racines et lei feuilles avant que la tige soit poussée. (J.)
ASCOPHORA. {Bot.) Voyez Ascophore. (Lem.)
ASELLOTES. ( Entom, ) M. Latreille a désigné sous ce nom les cloportes aquatiques qui ont les quatre antennes visibles , des palpes saillans, et le dernier article du corps beaucoup plus grand que les autres. Voyez le genre Physode. (C. D. )
ASIDE. (E/itom.) Nom donné par M. Latreille à un genre de coléoptères de la famille des lucifuges, voisin de celui des eurychores, en particulier à l'opale gm. Voyez Photophyges. (C. D.)
ASINDULE. ( Entom. ) C'est le nom donné par M. Latreille k un genre d'insectes à deux ailes, voisin des tipules, que Meigen a appelés platyures, dont la trompe cylindrique ei»
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forme de bec est beaucoup plus longue que la tète , et dirigée en arrière sous la poitrine. (CD.)
ASINUS. {Omith,) Klein donne ce nom, d'après Schwenckfeld, comme synonyme du butor, ardea stellaris, L., appelé aussi hotaurus, (Ch. D.)
ASIO* {Omith.) Ce nom latin, appliqué au moyen et au petit duc^ ou scops , l'a été par les anatomistes de l'Académie , à la demoiselle de Numidie, ardea virgo, L. ; et on le retrouve^ dans l'Histoire Naturelle de Buffon, parmi les synonymes de ce dernier oiseau, quoique ce naturaliste ait lui-même reconnu l'erreur des anatomistes, à l'article du hibou. (Ch. D.)
ASPARAGINE. ( Chim. ) Principe immédiat des végétaux découvert par MM. Vauquelin et Robiquet dans le sue d'asperges.
Lorsqu'on abandonne à ïaâr le suc d'asperges qui a été préalablement exposé à la chaleur, puis filtré et concentré par Tévaporation , il sy forme des cristaux , parmi lesquek on en distingue de deux espèces ; les uns sous la forme d'aiguilles fines , ayant une saveur sucrée , ont de la ressemblance ave* la mannite ; les autres, très-différens de ceux-ci, ont une forme régulière; ils sont durs, cassans, transparens, doués enfin des propriétés qui font de l'asparagine un principe immédiat qu'on ne peut confondre avec aucun autre.
L'asparagine purifiée par plusieurs cristallisations succès* ftives , est incolore , parfaitement transparente. Elle a une saveur fraîche, un peu nauséabonde.
La forme de l'asparagine dérive , suivant M. Haûy , d'un prisme droit rhomboïdal , dont le grand angle de la base est d'environ 1 3o ; les bords de cette base et les deux angles situés à l'extrémité de sa grande diagonale , sont remplacés par des facettes.
Elle 9st médiocrement soluMe dans l'eau : sa dissolution n'est ni acide ni alcaline , et n'a aucune action sur l'infusion de noix de galles, l'acétate de plomb , l'oxalate d'ammoniaque^ l'hydrochlorate de baryte , et l'hydrosulfate de potasse.
Lorsqu'on triture l'asparagine avec de la potasse et un peu d'eau, il ne se dégage point d'ammoniaque, la présence de Talcali parolt augmenter L& solubilité de cette substance dans Teau,
ASP 5J
Uacide nitrique décompose Tasparagme; du gaz nitreux se dégage, la'liqueur prend une couleur jaune, et acquiert une eaveur amère. Dans cette décomposition il se produit beaucoup d'ammoniaque.
Lorsqu'on chauffe Fasparagine , elle se boursouffle , exhale des vapeurs qui sont d'abord piquantes, acides comme la fumée du bois, et ensuite un peu fétides et ammoniacales comme celles des matières animales distillées. Le résidu chaiv bonneux ne laisse qu'une trace de cendre presque imper* ceptible,
MM. Vauquelîn et Robiquet pensent que l'asp^ragine est formée d'hydrogène, d'oxigène, de carbone et d'azote. (Ch.)
ASPARAGINÉES. (Bot.) Cette famille de plantes, déjà caractérisée dans ce Dictionnaire, renferme plusieurs nouveaux genres publiés postérieurement : tels sont le cordjlinç de Comrmerson, voisin du draeana; le sanseviera de Thunber^^qai en. est encore très-rapproché, et dont le liriope de Loureiro n'est qu'une espèce ; Veustrephus de M. R. Brown ; le demiàovia de M. Hoffman, placé pr.ès du paris; le roxhurgia de WiUdenow^ et le stemona de Loureiro , qui le suivent de près ; lé polygo^ natunij Tournef. ; le vaguera, Adans. ou 5 miZociVia, Desfont.; le maianthemum Roth , et Vophîpogon Ait. ou slateria Desv. , tous quatre détachés du convallaria; le myrsiphyllunij "WiHd. , aupa-» ravant réuni au medeola; le drymiphila, Brown-, le streptopuSy, Mich. ; le pageria de la Flore du Pérou , le'luzuriaga du même ouvrage , qui n'est qu'une espèce de callixene.
Il est probable que le dioscorea et le rajania, qui ont été placés dans une section distincte des asparaginées , forment une famille nouvelle, à laquelle on joindra Voncus de Loureiro. (J.)
ASPE. {IchtyoU) Poisson blanc qu'on pêche dans les eaux pures des fleuves de la Norwége, de la Suède, de la Prusse, et en particulier du côté d'Upsal , et que nous rapportons au genre able, sous le nom de Leucisous aspius. C'est le Oyprinus» nspiiis deLinnaeus et d'Artédi. lia été figuré par Bloch, tab. 7. Les caractères de l'aspe sont : d'avoir le corps épais, couvert de larges écailles ; la Wgeoire de l'anus en faux , la nageoire du dos courbée, et opposée aux ventrales. Il atteint jusqu'à deux pieds de longueur; sa chair est bonne à manger. Yoj^eil Able (H. C)
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ASPERELLE. {Bot.) Voyez Aspreixe.(Lem.)
ASPERGILLUS. (Bot,) Voyez Aspergille et Moniua. (Lem.)
ASPEROCOCCUS , Asperocoque. {Bot.) Genre de plante acotylédone de la famille des algues, établi par M. Lamouroux aux dépens du genre ulve, dont il diffère par ses conceptacles {graines^ Lamour.) isolés, épars, d'abord contenus dans la substance de la plante , puis saillans avec Tâge , ce qui ne s'observe jamais dans les ulves. Les asperococcus sont fistuleux , d'une consistance herbacée , et le plus souvent atténués ou rétrécis à la base. A Tépoque de la maturité des graines, chaque conceptacle forme un point proéminent assez élevé pour rendre la surface de ces plantes rude au toucher. Les asperococcus soiit annuels , et habitent les mers des régicfns tempérées.
1. A. RuGOSus Lamx. Essai, p. 44; Ulva rugosaj Linn. ; Decand. , FI. franc., n°. i6. Cylindrique, long de un à quatre pouces, rétréci à la base en un petit pédicelle, couvert de nombreux tubercules bruns. 11 est commun dans la Méditerranée, à Marseille, Nice, etc., et se retrouve dans l'Océan.
^. A. BuLLOsus Lamx. Ess. p. 62, tab. 6, f. 5. Semblable à une petite vessie de la forme et de la longueur d'un pouce : les conceptacles qui le recouvrent, à la maturité des graines, rendent sa surface simplement âpre au toucher. Il croit dans la Méditerranée, sur les côtes de France. Cett« espèce avoit été d'abord observée par Delaroche, aux îles Baléares.
M. Lamouroux annonce trois autres espèces, dont il ne fait pas connoître les caractères. (Lem.)
ASPH^A. {Polyp.) Nom sous lequel Donati établit, parmi les polypiers , un genre qu'il caractérise ainsi : Polypiers d'une seule substance uniforme, osseuse (calcaire), membraneux, et presque semblables à des feuilles, ayant des cellules cyathi' formes intérieures et extérieures; les premières occupant la partie élargie des feuilles; les secondes rangées sur les bords.
C'est probablement le genre retepora de M. de Lamarck. (De B.)
ASPHENDANNOS. {Bot.) Belon dit qu'on nomme ainsi dans le Levant un érable de montagne. C'est probablement le même qui est nommé asphetamos dans le Voyage de Pockocke. (J.)
ASPHETAMOS. {Bot.) Voyez Asphendannos. (J.)
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ASPHODELÉES. (Bot.) On a déjà annoncé que cette famille ^ de plantes n'étoit pas encore parfaitement tracée, que Ja j germination de ses divers genres présentoit des caractères dif- I férens. Il en résulte que la section des aloés devra en être détachée pour être reportée plus près des asparaginées , et que le genre anthericum subira probablement le même sort. Alors la famille sera plus naturelle. On réunira à la section des racines fibreuses ou tubéreuses , le xanthorrhea de M. Smith , et Verios^ permum de M. Jacquin. A celle des racines bulbeuses, on ajoutera leveltheimia^Jacq,; le tupistra^ Gawl.;le mi/icari, Tourn* détaché de la jacinthe; le lachenalia, Jacq, séparé du phormiurrim On examinera de nouveau s'il faut retirer du hyacinthus quelques espèces pour en former les genres drimmia^ Willd., belle' fû/îia, Peyrus., usteria, Med. , zuccagniajThunh, Quelques genres rapprochés précédemment de l'aloès, tels que la liriope et la sanseverie, ont été depuis rejportés aux asparaginées; ce qui. confirme le rapport de l'aloès avec cette famille. (J.)
ASPICARPA. (Bot.) Genre établi par M. Richard, qui le range dans la famille des malpighiacées , et dans la monandriemonogynie de Linnaeus. M. Desvaux , dans un Mémoire lu à rinstitut, Tavoit nommé acosmus. Il ne renferme qu'une seule espèce, aspicarpa hirtella , Rich. Mém. du Mus. i ,tab. i3. Ses tiges sont médiocrement ligneuses, foibles, sarmenteuses ^ bérissées de poils courts et prolongés en deux longues pointes couchées ; les feuilles opposées , médiocrement pétiolées , entières, ovales en cœur, légèrement hérissées : les fleurs trèspetites, axillaires, presque solitaires, accompagnées de deux bractées opposées , et de trois autres sous le calice en forme d'involucre. Le calice est petit, d'abord globuleux, puis partagé en cinq découpures en forme d'écaillés ; point de corolle y" une seule étamine courte insérée à la base de l'ovaire, en face de sa rainure; un ovaire libre, à deux loges, presque à deur lobes tronqués obliquement au sommet; un style très-court^ placé à la partie inférieure de l'ovaire, en face de la rainure opposée à celle de l'étamine; le stigmate divisé en deux, petits lobes : le fruit offre une enveloppe coriace, indéhiscente , né renfermant qu'une seule semence orbiculaire. On ignore le lieu natal de celte plante cultivée dans les serres du Jardin des ria^itcs. c]e graines envoyées par Jacquin. (Poir.)
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ASPIDALIS. {Bot.) Le genre Cuspidia de Gaertncr 8C trouve 'Résigné sous le nom d'AspidçLlis , dans la figure correspondante ^ sa description. (H. Cass.)
ASPIDIE. (Bot.) Voyez AspipiUM, Supplément, (Lçm,) ASPIDION. {Bot.) Adanson regarde la plante désignée par ce nom dans Dioscoride, comme une espèce d'AiYssuM. Mainff enant il est appliqué à un genre de la famille des fougères. (Lem.)
ASPIDIOTES. ( Crustacés. ) C'est le nom d'une famille d'enlomostracés , ce qui signifie insectes à coquilles, parce que ces Minimaux se rapprochent ep efiTet, par la forme, des insectes et des mollusques. Le nom d'aspidiotes , entièrement grec, se rendroit en français par protégé par un bouclier^ Une large lame de corne défend en effet le corps de ces animaux qui est très-mou. C'est à ce groupe qu'on rapporte les limules ou craies des Moluques , les apus , les calyges , les hinocUs , etc. iVoyez Entomostracés. (C. D.)
ASPIDIUM. {Bot,) Swartz a donné ce nom à un genre de la famille des fougères, dans lequel il rapporte un grand nombre d'espèces confondues jusqu'à lui avec les polypodium, et qui en diflfèrent par leur fructification, formant sous la feuille de petits groupes épars, arrondis, recouverts chacun par un tégument particulier {indusium) attaché par le bord ou par le centre, et par un seul point. C'est ce même genre que WîUdenow ' adopte so\is le même nom , et dpnt il décri| cent quarante- ^ept espèces.
Roth l'avoit déjà établi : il l'appeloit polystichum ; mais f^uelques espèces rapportées aux aspidium par Swartz, forznoient son genre athyrium^ diflfèrent par s€s tégumens insérés latéralement sur une nervnre et s'ouvrant Ipngitudinalement fie dedans en dehors.
M. DecandoUe adopte les deux genres de Roth et leurs noms. Jl appelle aspidium un troisième groupe qui comprend des |ispi4ium de Swartz (placés dans les cjathea par Smith et par l^oth), chez lesquels les tégumens se fendent longitudinalement fie deux c^tés, se soulèvent du sommet à la base et présentent liutanf de laniè|*es plus longues que le ^oupe que chacune ffçonvre,
^insi^ le ^enrÇ ^fidium de 5\vartz ^st partagé en trpi«i
ASP " hr
\*^ athjrîum ^ Roth, ou lejîlix d'AdaDSon ; s', Yaspidium, De cand. ; 3°. le polystichum ^ de Roth et DecandoHe. Ce dernier 6i& trouve lui-même avoir été divisé en deux genres : dans le premier, qui est le dryopteris d'Adanson , legleiçhenia de Necker, Yhjpopeltis de Michaux e£ Richard , et Vaspidium de M. Robert Brown, les tégumens sont attachés par le centre ; dans le second, le nephrodium de Michaux et de M. Brown; ils sont attachés par le bord , surtout du côté où ils sont échancrés.
Tels sont les mouvemens générique^ qu^ont éprouvés ces fougères distraites des polypodium , parce que ceux-ci^ en dif^ fèrent par Fabsence totale des tégumens. Nous ne traiterons, dans cet article , que de celles qui forment le genre qspidiutn <îe M. DecandoHe , et nous renvoyons aux mots Athyrium et PoLVSTiCHUM pour les autres. Nous n'avons point parlé du tec'^ taria de Cavanilles, parce que quoique ce naturaliste ait regardé ce genre comme caractérisé par les tégumens attachés par le centre , il y rapportoit toutes les fougères qui rentrent dans Yathjrium et Yaspidium de M. Decandolle,
Les aspidium sont de jolies fougères propres à notre climat, remarquables parleur feuillage fort délicat, quelquefois trèsdécoupé. Les espèces sont peu nombreuses et très-difficiles à caractériser ; quelques auteurs ont même pensé que toutes les prétendues espèces de ce genre n'étoient que des variétés d'une seule plante. Cependant, les huit ou dix variétés que l'on compte sont regardées comme appartenant à cinq espèces. Lu plus remarquable est Y aspidium fragile , Decand, , FI. franc., vol. I et VI, n^ 1417 .( polypodium polymorphum, Vill, Delph. 4, p. 846, t. 55, f. ABCD).Ses frondes sont deux fois pennées, à découpures, oblongues, obtuses, à dents aiguës obtuses , surdentées. La côte est ailée. Cette espèce est celle qui pfifre le plus de variétés; on la trouve dans les fentes des yochers , à l'ombre , et dans les bois. Elle croît principalement iians les montagnes. Elle est rare dans les pay^ de plaine et pe trouve en France , ainsi que les autres éspèce3«
Aspidium. Du mot gvec aspidion^ qui signifie Joi/cZicr (Lem.),
ASPILIA. (Bo^) [Vorymhifères , Juss. ; syngénésie polygamie
frustranée, LiAn.] M. Aubert du Petit-Thouars {Gen. nov. Madag,^
pagr 12) a décrit sous ce nom une s^nanthérée de Mad4«
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gascar, dont il fait un genre auquel il assigne les caractères
suivans:
L'involucre est cylindrique, composé de deux rangs de bractées, dont les extérieures, au nombre de cinq, sont réfléchies au sommet. La calathide est radiée : cinq ou six demifleurons neutres, bidentés à l'extrémité, de couleur jaune, occupent le rayon. Le clinanthe porte des paillettes lancéolées, colorées au sommet. Les C3rpsèles sont oblongu es , comprimées, élargies vers le haut, relues, couronnées par dix petites dents.
L'aspilie est une plante herbacée, couchée sur la terre, garnie de feuilles opposées, sessiles, et portant des fleurs terminales, solitaires. Suivant Fauteur, ce genre a beaucoup d'affinité avec les spilanthus, eclipta^ bidens, etc; mais il s'en distingue par la couronne de la cypséle. Il est hors de doute que Taspilie appartient à notre tribu naturelle des hélianthées. (H. Cass.)
ASPlSTERIA. (Bot.) Acharîus donne ce nom à la première division de son genre urctolaria^ celle qui comprend les espèces chez lesquelles les conceptacles ne sont presque pas bordés, ou dont le bord est soudé arec l'expansion relevée en cet endroit de manière à protéger les fructifications, d'où le nom d'aspw- Uria , je défends , en grec. (Lem.)
ASPLENIUM. {Bot,) Asplenion et Doradille. Dictionn., vol.III, p. 1^ ajoutez :
Linnaeus avoit rassemblé dans ce groupe de plantes, des fougères chez lesquelles la fructification formoit des paquets ou lignes parallèles sous les feuilles. Adanson ayant remarqué que, dans beaucoup d'espèces, ces paquets avoient la forme ovale , il les sépara et en fit son genre ceterach , et désigna le reste par scolopendrium. Son opinion n'a pas été adoptée (i 763). Smith, long- temps après, fut plus heureux. Une nouvelle classification des fougères, présentée par lui, offrit le genre aspUm'f/m, de Linnseus, partagé en trois; savoir: Darea (cœuopteris, ^^^ë') » cL9plenium (phyllitis , Mœnch.) , et scolopendrium , genres caractérisés par la composition et la manière dont s'ouvre la membrane (îndusium) qui recouvre les groupes de fructification dans un grand nombre de fougères. Ses genres ont été adoptés. Depuis, les botanistes et notamment Swartz, Dccau-
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doUe, TVilldenow , etc., ont encore formé, aux dépens des asplenium de Linnseus, les genres ceterack et diplazium (ou callipteriSjBory.), et ont rapporté aux menucium eigrammitis des espèces déjà placées dans les ocrosfic/ii/m , autre genre qui a cédé aux asplenium l'espèce sur laquelle il'avoit été, pour ainsi dire, fondé par Linnœus, Vacrostichum septentrionale^
M. Bernhardi non-seulement se refuse à tous ces changcmens, mais il propos^ encore de rapporter aux asplenium de L.innœus les hlechnum et tous les genres fa^ts à leurs dépens.
M. Rob. Brown, sans être de ce sentiment, pense que le darea n'est pas assez distinct de Vasplenium, Il approuve la séparation du scolopendrium y et ajoute au caractère des asplenium celui-ci, que la membrane (îndusîum, Hed^v,; învolucnira^ Brow.) qui recouvre la fructification , est libre au sommet.
Enfin le genre asplenium, toujours caraclérisé comme il a été dit volume 3, demeure composé de cent vingt espèces environ, presque toutes particulières aux latitudes équatoriales ou méridionales du globe , et la plupart très-difiiciles à caractériser, inconvénient qu'elles partagent aveci presque tous les genres de fougères, nombreux en espèces. Plusieurs sont de la plus grande beauté.
Parmi les espèces citées dans ce Dictionnaire, il faut faire remarquer que l'asplenion hémionite appartient au genre scolopendrium , et l'asplenion ceterach au genre ceterach. Cette dernière espèce est ïasplenion ou splenien de Dioscoride, ou le ceterach des Arabes. (Lem.)
ASPREDE, Platystacus, Bloch. {lehtyoU) On nomme ainsi un genre de poissons de la famille des oplophores, qui a été démembré des silures, avec lesquels M. de Lacépède lui-même le réunit. Bloch, sous le nom de platystacus y le confond avec les plotoses de notre illustre ichtyologistf.
Onreconnoîtlesasprèdes, ditM. Cuvier, à l'aplatissement de leur tête, à l'élargissement de leur tronc, qui résulte spécialement de celui des os de l'épaule, à la longueur proportionnelle de leur queue, à leurs petits yeux placés à la face supérieure, à leurs os intermaxillaires couchés sous l'ethmoïde, dirigés en arrière, et ne portant de dents qu'à leur bord postérieur. Mais leur caractère essentiel est de n'avoir rien de mobile à ropercule, attesdu que les pièces qui dcvroientle composée
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«ont «oudëes à la caisse , et ne peuvent se mouvoir qu'aved çlle ; ce sont, les seuls poissons osseux connus qui soient dani ce cas : l'ouverture des branchies est chez eux une simple fente de la peau, sous le côté externe de la iête^ et leur meml)rane, qui a cinq rayons, est adhérente partout ailleurs. La mâchoire inférieure est transversale , et le museau avance plus qu'elle. Le premier rayon des nageoires pectorales est armé de dents plus grosses que dans «ucun autrç silure; il n'y a qu'une dorsale sur le derant du d'os ; son premier rayon .est foible -, l'anale est très-longue, et s'étend sous toute la queue. hes environs de la bouche sont garnis de six ou huit barbillons; .dans ce dernier cas , il y en a une paire attachée à la base dei barbillons maxillaires; les quatre de la mâchoire inférieur^ sont par paires, l'un derrière l'autre. Voyez OFix>F90RESf .Silure.
i**. L'AspRèDE, PlcUystçLcus UeviSj Blo<^» , (Silurus aspredo , Linniaeus. )
ÇaracL Huit barbillons, les latéraux larges à la base; langue et palais li^es ; mâchoires dentées ; beaucoup de pores pla^ ces sur trois rangs; au-delà de l'anus, est une ouverture placée à l'extrémité d'une sorte de petit c/lindre ; queue très-allongée et trèfr-mobile, comprimée, carénée en-dessus. , Couleur générale d'un brun mêlé de violet. Habite les fleuves de l'Amérique méridionale. 2**. Le CoTYLÉPHORE, Platfstacus cotylephorus j Bloch. CaracU Six barbillons; la partie supérieure garnie de petili tubercules qui forment sur la queue huit rangées longitudi* nales; le dessous de la gorge, du ventre et d'une partie des nageoires abdominales, couvert de petites cupules arrondies , et pédiculées pour la plupart ; nageoire dorsale courte, opposée ^ux ventrales.
Ce poisson , qui vit dans les mêmes lieux que le précédent, paroît dépourvu d'écaillés ; sa tête est courte, nue, obtuse en devant; ses narines sont simples, tandis^ que, dans l'aspréde, elles sont doubles. Il faut observer aussi que les cupules ne pont complètement formées que dans les individus adultes; chez les jeunes, elles ne produisent qu'une fort légère éleva- ]^ion, et ressemblent à dç simples taches. Il atéçint i5 à ifi ]ppi|içe9 de lon^uçurt
ASS tfs
8*. L'Hexadactyle , Platystacus hexadactylus. [Silurus hexadacty lus f lÀcép,) CaracL Six barbillons , deux en haut, quatre en bas ; ces der" uiers plus courts : six rayons aux pageoires pectorales j de» tubercules sur la iéie ; ouvertures des narines doubles; yeux: petits et rapprochés; tête et corps très-aplatis , ne formant que le tiers de la longueur de la queue, qui elle-même repré- ^ fente unepyramide décagonale. Premier rayon des nageoires pectorales, large ^ aplati, dentelé sur ses deux bords en sens inverse.
Le dessus de la téfe et du corps est blanc, avec des tachesfiioires ; presque lout le reste de la surface de Tanimal est noir ^ avec des taches blanches.
4**. Le Verruqùeux , Ptatystaûus verrucosus^ (Silurusverrucosus.)
Caract. Six Barbillons, corps couvert de verrues, nageoire' dorsale sans épine, la caudale arrondie; l'anale plus courte^ ainsi que la queue. ,
Il atteint à peine la longueur de trois pouces. (H. C.} ASPREDO. (Ic%oL) Voyez Asprède. (H. C.) ASPRELEet ASPERELLE , {Bot.) Noms vulgaires delà prêleJ
d'hiver, equisetum hiemate^ L», dans quelques cantons de la
France. Les tiges rudes de cette plante cryptogame servent pour;
adpucir et pour polir l'ivoire en Europe et dans llnde. ( Lejw. }
ASPRELLE (Bot.) Asprella. Ce nom a été successivement âonné à^laLéersie, par Schreber et M. de Lama^ck. "VVilldnow , en dernier lieu , l'a employé pour désigner Veljrmus tvystrix , L.", dont il a fait un genre particulier.
ASPRILLA. (jBot.) Nom d'une panarine,parortycJiîa Jiwpamca, dans les environs de Murcie. (J.)
ASPROCOLOS. {Ornitli,) Nom du bouvreuil, loxia pjrrhula^ Linn. , en grec moderne. (Ch.D.)
ASS A. {Bot.) Le tamarin est ainsi nommé dans quelques parties, au rapport de voyageurs cités par C. Bauhin. (J.)
ASSA FŒÏIDA. {Bot,) Dos ou ventre de crapaud ^ sUrcus diaboli. C'est l'agaricus verrucosus , fVilld. , FL her. ( agai-icu* ioaculatus^ 6chœff,, tah. §9)} il est figuré dan» Sterbeeçkj^
f2 AST
lab, ic)AA et 20 CC. C'est un chappîgnon dartreux du gfnrc amanite (Voyez ce mot), qui exhale une odeur musquée fétide, insupportable. Son chapeau est verruqueux , plombé et bleuâtre , ses feuillets sont blancs. Le pied est bulbeux. Ce champignon est pernicieux. (Lem.)
ASSA FŒTIDA. (Bot.) Cette substance , déjà décrite dans | ce Dictionnaire , est nommée asa-fœtida dans les livres de matiére médicale , quoiqu'elle soit dite assa dans la prononciation. (J.)
ASSA-FOSTID A. ( Chim. ) Voyez Gommes-késines. ( Ch. )
ASSAM. {Bot.) Nom du tamarin dans File de Sumatra , suivant Marsden. (J.)
ASSIETTE. {Icktyol.) Le P. Labat, dans ses Voyages , appelle ainsi un poisson d'Amérique rond, et aplati, à peau argentée, et de six à huit pouces de diamètre. Sa chair ferme, blanche, assez grasse, est de fort bon goût, suivant lui. Nous ne savons à quel genre le rapporter. (H. C.)
ASSITR A. {Bot.) Nom arabe du lauhinia variegata , suivant Zanoni. (J.)
ASTACOIDES. {Crustacés.) C'est le nom de l'ordre le plus considérable de cette classe , et qui comprend toutes les espèces à croûtes calcaires', pour les distinguer des erUomos' tracés^ dont le corps est tout-à-fait mou ou protégé seulement par des écussons ou valves de matière cornée.
Cet ordre se compose de quatre familles; savoir: les macroures , ou longicaudes qui ont la queue aussi longue que le tronc, comme les homards y les écrevissesy les carcinoïdes et les oxjrinques qui ont la queue plus courte que le tronc, et qui comprennent les crabes à corselet arrondi, ou épineux en avant ; et enfin , les arthrocéphales qui ontla tête articulée sur le corselet, comme les crevettes et les squillesy ou mantes de mer. Voyez Crustacés. (CD.)
ASTACOLUS, AsTACÔLE. {Conch.) M, Denys de Monfort donne le nom d'^. crepidulatus à une petite coquille d'une ligne de long , figurée par Soldani , Test. tom. I , P. I , pag. 64, tab. 58 , fîg. b. b. , sous la dénomination de nautilus lituatu^ Cette coquille, cloisonnée, presque droite, à sommet un pett enroulé et contigu , est renflée à sa base : l'ouverture estgraadcy
AST f>r>
lancéolée , fermée par un diaphragme convexe , percé à l'angle antérieur par un siphon étoile. Sa couleur, d'un blanc de perle , est orangée vers les indications des cloisons qui sont très-prononcées. On la trouve sur la plage de Livourne , en Toscane, et dans toute la mer Adriatique. (De B.)
ASTARTIFE. (BoL) Nom africain de la camomille , suivant
^ Adanson, (H. Cass.)
ASTELIE , Asielia. (Bot.) Genre de la famille des colchicées , qui appartient à la, polygamie diacie de Linnœus, et qui ne renferme qu'une seule espèce originaire de la Nouvelle-Hollande , astelia alfina , Brown. , Nov.-Holl, Ses fleurs sont po lygames, dioïques : elles offrent une corolle (périanthe. M.) persistante, divisée en six jusqu'à sa moitié : six étamines, «tériles dans les fleurs femelles; trois stignfates, point de style; une baie à une ou à trois loges polyspermes. Cette plante s'attache au tr^nc des arbres par des racines fibreuses. EUe ^, le port d'un tillandsia : ses feuilles sont toutes radicales , roides , imbriquées sur trois rangs, lancéolées, ensiformes, parsemées
\à leurs deux faces de poils couchés ; les fleurs petites, soyeuses en dehors, solitaires ou plus souvent disposées en grappes paniculées , pédicellées , munies d'une bractée à leur base : les semences disposées sur trois placentas, le long des parois internes de chaque baie. Rob. Brown soupçonne qu'il faut rapporter à ce genre le melanthiumpumilumàeVovsteT. (Poia. ) ..ASTER. {Bot,) Ce genre, l'un des plus beaux de la famille des synanthérées , est le type de notre tribu naturelle des astérées. Nous avons tout lieu de croire que les diverses modi-
..fîcations de la structure ordinaire des étamines, et de celle de la corolle des fleurs hermaphrodites, pourront fournir au bota-
. ni^te qui entreprendra la monographie de ce genre nombreux, d'excellens caractères pour distinguer les espèces, et
. même pofir les distribuer en sous-genres. (H. Cass.)
ASTER ©'Affrïque, {Bot,) Les jardiniers, en dénommant ainsi notre agathée céleste {agathœa cœlestis), témoignent qu^ils connoissent mieux les vrais rapports de cette synanthérée,
.«que les botanistes qui la nomment cineraria amelloïdes. Depuis l'impression des Supplémens du premier volume de ce
. Dictionnaire , où nous avons décrit notre nouveau geMre jtgalhcea y nous avons découvert une seconde espèce de ce
genre dans Therbier de M. Desfontaînes , qui croît que f ëchan' tillon dont il s'agit vient du Cap de Bonne-Espérance. Cette nouvelle espèce que nous nommons l'Agathée à petites feuilles {Agathœa microphjlla^ H. Cass.) a la tige ligneuse , haute d'un pied, très - rameuse , hérissée de pcnU rudes, ainsi que les feuilles, qui sont très^approchées , alternes , petites, sessiles, ovales-oblongues. Chaque rameau se termine en un long pédoncule grêle , roide , qui porte à son sommet une calathide k peu près semblable à celle de l'Agathée céleste. Les cypsèlcs sont glabres. (H. Cass.)
ASTERCHILLOS. (Bot.) Nom africain de la millefeaiUe, suivant Adanson. (H. Cass.)
ASTÈRES. {Bot,) Les astères sont une des quatre sections prétendues naturelles, dont M. de Jussieu croit que sa fkmille . descor^-mbifères est composée. Cet illustre botaniste n'indique ni les genres qu'il voudroit y comprendre , ni les caractères du groupe; et il annonce que sa démarcation est très-incertain e^ 11 est vraisemblable que les astères dé M. de Jussiei^orment, dans sa pensée, une bien plus vaste association que notre triba des astérées, d'où l'on peut conclure, avec certitude , que cette section n'est point naturelle, ou qu'au moins il est impossible de la déterminer ; car il est prouvé maintenant que la famille des synanthérées ne peut être naturellement divisée avec quelque précision qu'en une vingtaine au moins de petits groupes formant en quelque sorte de grands genres; et nous osons prédire qu'on ne réussira jamais à y établir un petit nombre de grandes coupes naturelles. (H. Cass.)
ASTÉRÉES. (Bot.) Elles constituent l'une des tribus naturelles que nous avons établies dans la famille des synanthéréei. Ce groupe, qui a pour type le beau genre aster ^ dont il emprunte le nom, doit être, selon nous, placé entre notre triba des sénécionées et celle des inulées ; il a surtout la pins grande afiinité avec nos inulées. Les genres dont nous composons jusqu'à présent cette tribu, sont : Vagatltœa, H. Cass. ; Vamdlus^ Linn. ;- Vaster , Linn. ; Vaureliaj H. Cass. ; le laccharis^ Linn.; le bellidiastrum , H. Cass. ; le bellis , Linn. ; le helUum , Linn. ; le hoUonia, Lhér. ; le hrachyscome , H. Cass.; le callistemma, H. Cass.; le chr)'socoma, Linn.; le clomenoUpiSf H. Cassai XirigeroThy Linn.; le grinddixiy WiUd.} le lagenjfcra^ H» Cm%
%e tepidàphfllam', H. Cass.; le molina, R, et Pav. ; le podolepis^ Labill. ; lepsiadia, Willd. ; lepteronia, Linn, ; le sergilus , Gœrt, j le solidago, Linn. • le trimorpha, H. Cass.
La tribu des astérées est facilement caractérisée par le style^ dont les deux branches se courbent en dedans Tune vers l'autre , ' à Tépoque de la floraison, de manière à figurer le plus souvent une sorte dé pince ou de tenaille. On distingue, dans chaque branche du style, une partie inférieure demi-cylindrique, bordée de deux bourrelets stigmatiques ; et une partie supé^ rieure semi-conique, hérissée sur la face extérieure convexe jàe papilles collectrices glanduli formes ou piliformes. Remarquez que les bourrelets stigmatiques n'occupent jamais que les deux bords latéraux de la partie qui les porte , demeurant séparés par un large intervalle , et ne confluant ensemble ea aucun point : ils font manifestement saillie en dehors et en. dessous de la face qui les porte, surtout pendant la floraison.
Lgs étamines des astérées ont leurs filets greff*és à la corolle Jusqu'au sommet de son tube; l'article anthérifère est ordinalreinent de couleur jaune ou orangée ; l'articulation est trèsprononcée ; il n'y a point d'appendices basilaires. La corolle a ses lobes semi-ovales, allongés, subacuminés, menibraneux^ ^emi-transparens, bordés d'un gros bourrelet cylindrique charnu, formé par les nervures. Les poils de la corolle sont cylindriques, obtus, divisés en articles courts.
L'ovaire est pédicellé, comprimé bilatéralement, obovaleallongé, rarement glabre, le plus souvent garni de poils bicuspidés; muni d'une côte sur chacune des deilx arêtes, et quelquefois d'autres côtes moindres sur les deux faces. L'aigrette îrrégulicre, courbée vers le centre de la calathide, comme chiffonnée , rarement nulle , ou semi-avortce , est le plus souvent composée de squamellules très-inégales , filiformes ou subtriquétres , épaisses, flexueuses, hérissées de barbcllulcs longues et fortes , rapprochées , irrégulièrement disposées. •<Juelquefois l'aigrette est composée en tout ou partie de squamellules laminées ou paléiformes.
Notre tribu des astérées est parfaitement naturelle, et
pourtant elle comprend des genres à calathide flosculeuse et à
calathide radiée, à clinanthe nu et à clinanthe paléacé, à cypscle
pue et à cypsèle aigrettée, à feuilles alternes et à feuilles
€ù AST
opposées ; des genres de la polygamie égale , de la palygatttif superflue, de la polygamie nécessaire. (H. Cass.)
ASTERGIR. {Bot.) Rhasez, médecin arabe, nomme ainsi Tazédarach. (J.)
ASTERIAS. {Bot,) Ce nom, connu dans la minéralogie et dans l'ornithologie , a été employé par les botaniste» , et Dalechamp s'en servoit pour désigner une espèce d^arenaria, (J.)
ASTERIAS. ( Echinod») M. le D', Spix nous a donné , sur une partie de l'organisation de ces animaux, quelques détails qui, quoique insufBsans, surtout parce qu'ils n'ont été tirés que d'une seule espèce, VA, ruhens, ne méritent pas moins d'être connus. Il paroit porté à croire que ces animaux ont les deux •exes; il regarde, avec juste raison^ comme les ovaires, deux corps oblongs rameux, comparables à une grappe de raisin, flottant au-dessus des lobes hépatiques dans chaque rayon de l'animal , et dont tous les ramuscules , composés de yésiculesy aboutissent à deux grands canaux qui s'ouvrent chacun près delà réunion de deux rayons. Les individus qu'il a disséqués au moi* de septembre avoient les ovaires remplis d'œu fs de la grosseur d'un grain de mil, de forme arrondie, et de couleur d'abord blanche , et ensuite jaune. Un seul ovaire en contenoit plus de deux cents.
Avant de décrire ce qu'il regarde comme les organes mâles de la génération , il fait l'observation qu'on trouve toujours ces animaux réunis en société , que ce ne peut être un simple hasard qui les fait ainsi se rassembler, et que c'est plutôt l'instinct sexuel; il décrit ensuite, comme appartenant au sexe mâle , un organe qu'on trouve constammeïit dans les différentes formes d'aâitéries et dans les oursins , c'est un seul tubercule spongieux et rond situé à la face supérieure du corps, près de la réunion de deux rayons ,* concave à l'intérieur , il renferme deux canaux entortillés, l'un gélatineux et bleu, l'autre spongieux et blanc. Le premier s'insinue prés du bord osseux dans le second qui descend ensuite vers le co) de l'estomac , et s'ouvre au dehors»
M. Spix admet en outre dans les astéries , comme appartenant au système nerveux , d^^s organes sur lesquels M. Cuvier avoit eu quelques doutes dans ses leçons d'anatomie comparée, mais de la nature desquels le premier s'est assuré par dn
expériences galvaniques. Leur disposition est en outre en Tap« port avec la forme de Tanimal. A la face inférieure du corps,, Ters la réunion des deux vaisseaux hépatiques de chaque rayon ^ on trouve , pour chacun de ceux-ci , deux nodules grisâtre» semblables à un grain de mil un peu allongé, communiquant entre eux par un filet transversal; il part de chaque double nodule, 1**. deux ou trois filets qui vont à la face supérieure de l'estomac , où ils s'anastomosent entre eux et avec ceux des autres ganglions : le ramuscule le plus extérieur se replie sur. le lobe -liépatique de son côté; 2**. un filet latéral qui se dirige vers . le double ganglion voisin ; arrivé à la moitié de l'espace qui l'en sépare, il descend par un petit trou du rebord osseux^ entre le sillon longitudinal et la saillie intermédiaire du rayÀn^ se ramifie autour de la bouche, et peut-être même dans la peau; 3**. un rameau, le plus long et le plus considérable qui sort de chaque ganglion , sous le lobe hépatique correspondant ^ se place entre le sillon longitudinal et les deux rangs de tentacules, à chacun desquels il fournit un filet, en diminuant successivement de grosseur à mesure qu'ilapproche davantage de la pointe du rayon.
La structure de ces filets confirme encore M. Spix dans son opinion; il admet qu'ils sont composés de trois membranes , une externe très-dure, presque blanche, ce qui lui donne l'aspect de fibres tendineuses, et qu'il compare au névriléme ; une seconde, plus molle et plus grise; enfin une troisième encore moins consistante, et de la même couleur.
Les espèces nombreuses de ce genre sont maintenant réparties par les zoologistes, et entre autres par M. de Lamarck^ dans plusieurs petites coupes génériques qui devront être adoptées. Voyez les mots Ophiurus , Comatula , EuriJ|ds , etc. (DeB.) ^
ASTERIAS. ( Ichtyol, ) Les anciens Grecs , et en particulier Aristote [Hist. Animal, lib, 6), ont ainsi appelé l'espèce de squale queXinnaeus a depuis désignée sous le nom de stellaris j traduction du mot (l(f]içtctç. Nous en parlerons à l'article Boussette. Voyez ce mot. (H. C. )
ASTERIAS. (Ornith,) Ce nom, indiqué tom. III de ce Dictionnaire, comme applicable à l'autour, en italien as tor,e ^ a «ussi été donné au butor, ardta gtellarisj L. (Ch« D.)
ASTÉRIE. (Fos5.) Il n'est pas rare àe frouver a VéiaLÎ fossîM 'des débris de zoophytes dé ce genre ; maïs on en trouve bîent rarement qui soient entiers. Ces animaux , étant composés de parties molles et de parties osseuses très-divisées , ont pu rarement être conservés en entier après leur mort naturelle.
On trouve des astéries à cinq rayons dans une pierre fissile de la Thuringe. Ces rayons ont jusqu'à quatre-vingt-un centimètres (trois pouces) de longueur. Dictionn. oryct., p. 210.
On rencontre , dans les schistes de Solenhofen et de Pappenheim, plusieurs petites espèces de ce genre, qui sont figurées dans l'ouvrage de Knorr,Tab. 1 1 , fig. 2 etsuiv. La plus grande de ces espèces a cinq rayons fendus ; elle a environ neuf lignes du centre à l'extrémité des rayons. Selon cet auteur , c'est le Stella decacnemos barbota de Bayer, Moniment. rerum petrificat, , Tab. 7 , n*"* 2 , 4 et 5.
La deuxième espèce, qui est plus petite, a tin grand nombre de rayons aplatis, qui se touchent dans toute leur longueur. Le même auteur la rapporte au stella crinita deeor cnemos rosacea de Bayer, Tab. 7 , n**. 6.
Enfin, la troisième espèce, qui est encore plus petite que les deux autres, porte un très-grand nombre de rayons filiformes, et paroît appartenir aux têtes de Méduse.
Cette dernière se trouve dans ma collection.
Il est à remarquer qu'on ne connoît pas d'astéries non fossiles qui se rapprochent de la forme de ces petites espèces.
On a trouvé des astéries fossiles dans les carrières de grès de Pirna, àChassay-sur-Saône, àMalesmes, dans les environs de Cobourg et de Rotembourg, sur la Tauber.
Genzmer dit que l'on trouve à Stargard des masses entières toute^Mpmplies de tubules déliés, que l'on prétend être des fragmens d'astéries.
Il n'est pas rare de trouver à Grignon , près de Versailles, à Valognes , et dans les couches du calcaire coquillier des environs de Paris, des débris qui ont appartenu à des astéries. Quelques-uns ont jusqu'à treize millimètres (six lignes) de longueur , et doivent avoir appartenu à de grandes espèces. On trouve aussi de ces osselets dans le Jura et en Italie. Il* sont toujours changés en spath calcaire.
On voit deux astéries fossiles bien remarquables dans 1^
.eabînet des mines de la Monnoie. On voit des figures de ce fossile dans le Traité des Pétrifications de Bourguet, tab. 69, n**. 438 ; et dans VHistpire naturelle de la montagne de Sainte Pierre de Maëstricht^ pi. Sy, fig. 6.
Knorr avoit rangé au nombre des étoiles de mer ou astéries les sy déroutes , que l'on trouve dans cette montagne ; mais il est bien reconnu que ces fossiles tiennent à un genre très* rapproché des numismales et très-éloigné des astéries.
Luid. a donné le nom d^ astérie aux articulations des encrines. Voyez ce mot. (D. F.)
ASTERIPHOLIS. (Bot.) Pontedera nommoit ainsi Vaster Novœ Angliœ , Linn. ( H. Cass. )
ASTEROMA {Bot,)^ Asterome, C'est un genre de là famille des hypoxylées, qui n'est qu'une division des x;^^omadePersoon,. et que son port tout particulier a engagé M. Decandolle à établir, Les espèces sont microscopiques et composées de filamens presque byssoïdes, rameux, dichotomes, rayonnans d'un centre commun, et formant une tache arrondie noire, quelquefois rouge, sur les feuilles vivantes ou mourantes, et qui portent dans leur vieillesse de très-petites proéminences, qu'on suppose être des loges analogues à celles des sphœria,
M. Decandolle (FI. fr. , vol. VI) décrit cinq espèces, dont quatre nouvelles. Toutes sont distinguées par les plantes sur lesquelles elles sont parasites; savoir : le phyteuma spicata, le convallaria polygonatum , (le sceau de Salomon) , le viola hiflora ou violette biflore, le frêne et le cerisier à gfappes. Cette dernière espèce forme des taches d'un pouce de diamètre. (Lem.)
ASTÉKOFE, Asteropeia, (Bot.) Arbrisseau peu élevé, découvert par du Petit-Thouars, à l'île de Madagascar, qu'il 3 jaomiaé as ter opeia multiflora^ (Végét. des îles d'Afr. , p. 65, tab. a y.)» Il paroît se rapprocher de la famille des rosacées ^ et avoir des rapports avec les hlackwellia; il doit être placé dans la monadelphie décandrie de Linnaeus. Ses fleurs sont composées d'un talice à cinq divisions persistantes, cinq pétales caducs, insérés sur le calice, alternes avec ses divisions; dix étamines, cinq alternes plus courtes; les filamens réunis à leur partie inférieure , formant un urcéole, adhèrent à la base du calice; les anthères bifides à leurs deux extrémités s'ouvrant latéralement; un ovaire libre, trigone ; un style court, trois stig-