partie supérieure, qui s'élève quelquefois à plus d'un pied
au-dessus de la terre, et semble former un codex, d'où sostent
de très-grandes feuilles en cœur, sagittées, presque triangu-
lairet, dont les lobes sont divergens ; elles sont port^ par 4el pétioles, dont les bases engainantes augmentent encore le dia* mètre de cette espèce de tronc. Dans quelques variétés, les feuilles sont d^un vert foncé ; dans d'autres , elles sont glauques; rt dans d^autres, d une jolie couleur violacée. Les bampes qui portent les fleurs sortent, comme dans les arums ordinaires^ des gaines des feuilles, et sont renfermées dans une spathe» ayant la forme d'un cornet, au milieu duquel on remarque un corps charnu en forme de massue, dont le sommet est nu; dans le milieu sont placées les anthères, disposées sur plusienit rangées, de forme tétragone et sessiles. Les ovaires sont placés au-dessous, disposés également par rangs, et ayant des stigmates barbus } les baies qui succèdent sont presque rondes, rougeàtres et monospermes. Entre les anthères et les ovaires, il y a plusieurs rangs de glandes, terminés par de longs filets.....
Cette plante, qui ne croît que dans les montagnes fraichei et humides, constitue la nourriture habituelle des nègres pendant une partie de Tannée ; elle a Tavantage de pouvoir être cultivée dans les plus hautes montagnes, où la température trop froide ne convient pas aux bananiers, et où ils réussissent maL Cette plantation ne craint, pour ainsi dire, aucune des intempéries de Tair. Les nègres, même les blancs créoles, mangent les feuilles de cette plante en guise de choux, ce qui lui a fait donner le nom trivial de choux caraïbes : ils en mangent aussi les grosses racines , qu'ils nomment maman tayo; ik
les font bouillir ou griller Quoique je sois bien d^avis d'avoir
dans chaque plantation un champ de tayo ou de coco , pour se prémunir contre la disette des vivres, je croîs qu'il convient de n'y avoir recours que dans le cas de nécessité absolue ; ef dans ce cas (qui heureusement est rare) de faire veiller a ce que les nègres fassent cuire dans deuxeaùxles racines de tayo, pour les dépouiller totalement d'une matière extractive acre,, qui est contraire à l'estomac. J'ai observé que dans l'espace de temps où les nègres se nourrissoient de cette substance, plusieurs dépérissoient et avoient àeh maux d'estomac; il ne convient pas de leur donner cette nourriture seule; il seroit peut-être très^ avantageux de traiter la racine de cette espèce d'arum comme celle du manioc, et d'en faire de la cassave^ ce serîiit alors une nourriture très-saine i il n'y a
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^oînt de doute que cette racine contient, comme celle du manioc , une fécule amilacée. (De T.)
ARUNDINAIRE,-<4r«»di?iarm.Mich, Rosinâire, Poîr.EncycL (^Bot,) Genre de la famille àe^ graminées y de la triandrie tri-^ gjnie de Linnœus, qui se rapproche des arunào^ Persoon l'a depuis nommé mi>gi<i, et Willdenaw ludolfia^ tant le chan* gement de noms a d'attraits pour quelques botanistes; je doute qu'il en ait autant pour les lecteurs. Ses fleurs sont polygames, disposées en une panîcule simple; les épillets pédi* celles, composés de fleurs n&mbreuses. Leur calice est à deux valves courtes, inégales, renfermant de cinq à douze âreurs^ les valves de la corolle presque égales, mutiques; l'extérieure lancéolée, très-aiguë; Fintérieure un peu plus petite, bifide ou dentée au sommet; trois étamines; Fovaire accompagné de deux (ou trois, Beauv.) écailles entières, lancéolées, de la longueur deFovaire; le style très-court; trois stigmates plumeux» les semences sont grosses, allongées, nues, marquées d'un sillon.
Cette plante, arundinarîa macrosperma^ Mîch., a ses tîgefl très-élevées , offrant le port d'un bambou; ses feuilles glabres^ lisses, étroites, disposées sur deux rangs : sa panîcule est ample , rameuse , assez semblable à celle des roseaux. Elle croît 9ur les bords du Mississipi, dans la Caroline et la Floride* Willdenow y ajoute une seconde espèce, sous le nom de /a* dolfia glaucescens. Elle étoit déjà connue sous celui de poni-» £ri/m ariorcscerw , Encycl. , n° 88. (Foir.)
ARVEGILLA. {BoL) Nom péruvien du valeriana laciniatm de la Flare du Pérou. (J.) j
ARVELA. (Ornith.) Le martin-pêcheur, alctdoispida^ £#,• porte ce nom en Espagne. (Ch. D. )
ARZEZ, ALLACHER. (Bot.) Les Arabes appellent ainsi l'hépatique, marchantia polymorpha, Linn. (LESf.) '
ARZOLLA. (Bot,) Nom d'une espèce de centaurée dans les environs de Grenade, selon Clusius. (J.)
ASARANDOS. {Omith.) Nom du bruant commun, emlerizm tîhrinella, L. , en grec vulgaire. (Ch. D.) . ASC ACNE, ( Mam.) Nom donné par Audebert à une espèce eu genre Guenon, Voyez ce mot. (F. C.)
ASCALABOS* {Erpétol.) Nom américain d'ua léèard fijufé
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par Sëba {Thes.f font. I, lab. loo, n*. a). C'est le lophyre à casque, de M. Duméril. Vojes LoPHraE. (H. C.)
ASCALAPHOS. (Omith.) Ce qu'Aristote dit de cet oiseaa, daDS un seul endroit de son Histoire Naturelle, ne suffisant pas pour le faire reconnoitre, Tidentité du nom avec celui d*asea» laphus^ métamorphosé, suivant Oride , en un grand-duc, a porté à croire qu'il s'agissoit d'un oiseau de nuit ; et cette supposition se trouve fortifiée par la circonstance qu'Aristote parle immédiatement après du chat-huant. (Ch« D.)
ASCALOPAS. {Omith») L'oiseau dont Aristote parle sous ee nom au chap. 36 du neuvième livre de son Histoire Naturelle, a paru, à plusieurs auteurs, devoir se rapporter à la bécasse, scolopax : en effet, Aristote le donne comme ayant un bec long, courant vite, et se prenant au filet; mais il compare sa grosseur à celle d'une poule, et la bécasse est loin de Tatteindrc. (Ch. D.)
ASCARICIDA. {Bot.) [Corymhifires ^ Jusa^^ syngénésie poly* garnie égale y Linn.] Nous nommons ainsi un genre de plantes , que nous établissons dans la famille des synanthérées , et daos notre tribu naturelle des vernoniées* Ce nouveau genre, qui a déjà été indiqué par Mœnch et par M. de Jussieu, ne diffère essentiellement du vemonia que par Tinvolucre et la corolle. La calathide est multiflore , uniforme, fiosculeuse ;rin« volucre ovoïde, composé de bractées à peu près égales en longueur, plurisériées, imbriquées; les bractées extérieures étroites, linéaires, foliacées, lâches ; les intérieures larges, ayant leur partie inférieure écailleuse, apprimée, linéaire, et leur jj^artie supérieure élargie, ovale, foliacée, lâche. Le clinanthe est plane et nu. La corolle a un tube grêle, très-long. La cypsèie et sa double aigrette ne diffèrent point de cellea du genre wemoniam
L'ascaricideindienne {ascarieida indicajK» Cass. ; cor^rzaanthdr minticaj Linn.) est une plante herbacée, dont la tige, haute de quatre pieds , est verticale, cylindrique, striée , pubescente sur sa partie supérieure; elle porte des feuilles alternes, ovaleslancéolées, pointues, dentées en scie, un peu rudes, pubes* centes en dessous, rétréci es en pétiole à base rougeàtr^; les calathides de fleurs purpurines sont assez grosses , pédonculéest latérales et tenninalest Cette plante habite les Indes oxicBtalesi
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^ elle porte le nom de êattu schiragam. Elle est amère, et employée centre diverses maladies. On fait surtout usage de» graines pulvérisées pour détruire les vers intestiuàux ; c'est de cette propriété que nous avons tiré le nom du genre, dont nous ne connoissons encore que cette seule espèce. (H. Cass.)
ASCARIS, Ascaride. {Entozoaires,) Genre de vers intestin naux, établi par Linnaeus, adopté par presque tous les zoologistes , et dont les caractères sont : Corps arrondi , élastique ^ atténué à ses deux extrémités; bouche terminale, précédée de trois nodules , portant des espèces de dents , deux supé^ ifieurs et un inférieur; anus en forme de fente, tout près de Textrémité de la queue : organes de la génération sur deux individus ; orifice de l'organe femelle , au tiers antérieur de la partie antérieure du corps : organe mâle, terminé par une espèce de pénis, sortant par le même orifice que Tanus. L'or* ganisation de ces animaux ne nous paroît pas encore suffisam-^ inent connue. Voici ce que nous avons vu sur l'ascai^ide lombrîco'fde la plus commune et la plus grande espèce de ce genre*
L'enveloppe générale assez épaisse, se compose de deux parties; la première externe , blanche, est formée par la peau proprement dite, et par une couche de fibres musculaires ou de petits muscles longitudinaux qui se confondent avec elle ^ la tapissent dans toute son étendue, si ce n'est de chaque côté où règne, de la tête à la queue, une bande distincte que l'on aperçoit aisément à l'extérieur : examinée avec attention cette bande ne m'a pas paru , comme à M. Rudolphi , com-« posée de fibres musculaires qui s'éténdroient d'une extrémité à l'autre du corps de Fanimal, encore moins de petits fais-» ceaux en aussi grand nombre qu'il y a d'articulations; elle a un aspect tout différent de celui des véritables muscles, ce dont on s'aperçoit aisément , la couche vraiment puaculeuse formant de chaque côté une sorte de rigole pour la loger; son tissu est évidemment plus mou , d'une couleur plus blanche ; regardée avec une loupe un peu forte, on voit que chaque bande offre dans son milieu un vaisseau très-fin , légèrement et assez régulièrement flexueux, tandis que Iç reste est composé de fibres transversales qui paroissent s'y attacher. On ne voit partir de cette espèce de vaisseau aucune branche colla^ tërale, quoiqu'on puisse en isoler une partie. Ces deux bandea^
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parvenues à peu de distance de rextrëmitë antérieure, se recourbent Tune vers l'autre y et passent sur le canal intestinal. Je n'ai pu les suivre plus loin. Quant à la nature de cet organe , |e suis fort porté à croire, avec Wemer, qu'elle est vasculaire , et nullement musculaire, comme le pense M. Rudolphi, et encore beaucoup moins nerveuse ; la disposition du système nerveux ne pouvant être telle, soit que l'on considère cet animal comme articulé ou comme radiaire. Quoi qu'il en soit, l'autre partie qui forme l'enveloppe générale, est évidemment composée de ^fibres musculaires transversales , beaucoup plus nombreuses en avant qu'en arriére ; elles passent d'un côté à l'autre , en s'attachant entre les fibres de la douche ex* ierne ; un grand nombre se terminent au canal intestinal; vers l'extrémité antérieure, elles forment une sorte d'anneau qui entoure les trois faisceaux de fibres longitudinales qui vont aux nodules. '
La bouche orbiculaire, simple , tout-à-fait terminale, est précédée de trois mamelons sensiblement égaux, convefgent vers un centre commun , un en dessous et deux en dessus , à peu prés comme les trois dents de la bouche des sangsues; chacun d'eux se compose de deux parties; l'une externe, plus grosse , plus épaisse , forme le véritable mamelon ; elle est musculeuse : l'autre, interne, jointe à la première par un petit étranglement, forme une sorte d'écaillé ou de dent subcartilagineuse, anguleuse et bifide à son sommet^ d'où il doit résulter une plaie triangulaire comme dans la sangsirç;
Toute la cavit^ formée par l'enveloppe extérieure , est en-^ iiérement remplie par les organes de la digestion et de la génération.
,Le canal intestinal est bien distinct , étendu de la tête à la queue , sans former aucun repli : il est composé de trois parties; la première , la plus courte , plus étroite en avant qu'en arriére, ce qui la rend claviforme, a des parois fort épaisses} on peut la regarder comme l'œsophage. Elle est retenue^par de nombreuses fibres musculaires. La seconde , également bridée par un grand nombre de ces mêmes fibres , a ses parois beaucoup plus minces; d'abord plus étroite que la première ^ ce qui forme un rétrécissement, à l'endroit de leur jonction,
elle s'élargit successjiy^eineiit jusque vexsle tiers antérieur du
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corps 5 c'est l'estomac. Au-delà commence la troisième portion, ou le canal intestinal, proprement dit; d'abord également plus étroite, elle se renfle peu à peu, jusque près de l'anus , où elle se rétrécit de nouveau. Elle est libre et flottante dans une très-grande partie de son étendue, et entourée de nombreux replis des ovaires ou des testicules ; ses paroi» minces sont lisses à l'extérieur , mais sa surface interne offre un grand nombre de petits plis, ce qui fait supposer deux membranes dans sa composition. Vers le cinquième postérieur, elle est aussi adhérente à l'enveloppe extérieure, au moyen des fibres transverses , et elle diminue de largeur à mesure qu'elle approche davantage de sa terminaison. Son intérieur présente un grand nombre de boursoufflemens assez îrréguli^rs, disposés sur cinq à six rangs, dont un de chaque côté correspond à la bande latérale. Enfin, elle se termine » la partie inférieure du corps , très-peu loin de son extrémité, par une ouverture semi-lunaire.
Dans toute la longueur de la face dorsale de l'estomac pro- ^ prement dit, ou de la seconde portion du canal intestinal , règne un vaisseau qui semble être creusé dans les parois mêmes de l'estomac. M. Rudolphi dit aussi avoir vu dans les tuniques des intestins des vaisseaux assez nombreux. ^
Les organes de la génération sont beaucoup plus compliqués que dans la plupart des vers intestinaux, et ont évidemment beaucoup de rapport avec ceux de plusieurs entomo' zoaires. Les deux sexes sont portés par des individus différens.
Dans les individus femelles (les seuls que j'ai vus), les ovaires sont parfaitement symétriques '• ils commencent par une sorte de peloton de filets extrêmement fins, qui, allant toujours en augmentant de diamètre, forment deux canaux très-longs, assez gros, excessivement flexueux, remplissant une très- grande partie de la cavité viscérale, et enveloppant de toutes parts le canal' intestinal; ils se terminent enfin dans une sorte d'utérus ou de canal unique de sept à huit lignes de long , .qui s'ouvre à l'extérieur par une petite fente transversale située dans la ligne médiane de la face abdominale vers la jonction du tiers antérieur du corps avec les dcix tiers postérieurs. Les ' parois des oviductessont assezminces, composées défibres trans*
versales : les œufs qu'ils coutieonent^QBt extrêmemeatj^etitSi
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ronds, et .réellement innombrables. La longueur totale de
Toviducte va quelquefois au-delà de huit pieds.
Les organes mâles ; diaprés ce qu'en dit Rudolpjii , nous pa* roissent avoir beaucoup de rapports avec ceux de Tindividn femelle ; ainsi l'organe sécrétoire est également un fil extrê* mementfîn , formant un très-grand nombre de circonvolutions, que l'on compare , avec asse/^ de raison , aux vaisseaux s^éminiféres : à sa suite viennent es qu'on nomme les vésicules sémi* nales ; ce sont des canaux beaucoup plus gros qui s'insèrent à la base d'une sorte de pénis très^côurt, conique, sortant par l'anus.
Les espèces de ce genre sont extrêmement nombreuses : M. Rudolphi en compte soixante-dix-sept, dont la très-grande partie a été trouvée dans le canal intestinal des animaux vertébrés, et spécialement chez les poissons. Il en est cependant quelques-unes que Ton a rencontrées dans les voies aériennes des grenouilles. Il paroît que Içs espèces sont d'autapt plus diflSiciles à déterminer, que les jeunes individus varient sion^eulement par la grandeur, mais encore par la forme, comme l'ascaride vésiculaire, A. acus^ etc.
M. Rudolphi, qui suppose que quand toutes les espèces de ce genre seront mieux connues, on pourra y établir plusieurs coupes génériques, les subdivise en trois principales sections^ dont chacune est partagée en deux , d'après la forme de la tète» Nous nous bornerons à en faire connoitre une dans chaque aection , en choisissant les espèces les plus conununes , et qui habitent dans l'homme ou dans les animaux domestiques.
A. Le corps égal aux deux extrémités ,
û. La tête simple , Exemple : Ascaris lomhricoïdes, h, La tête ailée. Exemple : Ascaris marginata.
B. Le corps plus épais antérieurbment ,
û. La tête simple , Exemple : Ascaris incisa,
h, La tête ailée. Exemple : Ascaris vermicularis»