AUR
tenant quelque* graines, dont plusieurs avortent, au point que quelquefois il ne subsiste qu'une loge et une graine. Celle-ci a , comme les pépins , un tégument extérieur cartilagineux qui en recouvre un autre membraneux dans lequel est renfermé un embryon dicotylédone sans périsperme. Quelquefois plusieurs embryon^s sont cachés dans le même tégu- ^nent, ce qui est fort rare dans le régne végétal. Cette famille n'est composée que d'arbres ou arbrisseaux dont les feuilles sont alternes et ordinairement criblées de poiiits transparens. Les fleurs viennent à leui-s aisselles ou aux sommités des ra»meaux. Les genres de cet ordre sont le tryphasia^ le chalcas , 2e clausenaj le murrafa, le hergera^ le cookia, ou Wampi , VataLantia^ Vcegle^ le citras , leferonia^ le gljcosmis et le /iinonia, (J.)
AURELL\. (BoK) [Corjmhifères ^ Juss. ; syngénésie polygamie superflue, Linn.] Ce genre de plantes, de la famille des synanthérées, et de la tribu des astérées, a été établi dans'nos Mémoires sur £ette famille* L'espèce qui sert de type à ce nouveau genre avoit d'jabord été réunie au genre aster par Cavanilles , qui l'a fait conuoître sous le nom d'aster glutinosus ; ensuite Willdenow en a fait un doronicum^ et MM. Desîbntaines et Persoon une inula. Nous avons reconnu , dans notre premier Mémoire lu à l'Institut le 6 avril 1812, que cette plante appartenoit incontestablement à notre tribu naturelle des solidages ou astérées, ce qui nepermettoitplus de la réunir aux inula ni aux ^ doronicum; et nous avons pensé qu'elle différoit assez des aster pour constituer un genre particulier qu'il faudroit placer auprès du grindelia. M. Robert Brown, partageant sans doute notre opinion, a donné au même genre le nom de doniay adopté par Alton et Sims, ses compatriotes.
Les aurélies [aureliay H. Cass.; donia, Brown) ont la calathide radiée, les demi-fleurons femelles ; Finvolucre subglobuleux, régulièrement imbriqué, formé de bractées inégales, coriaces, dont la partie inférieure est linéaire, écailleuse, apprimée, et la partie supérieure demi-lancéolée, subfolia- , cée, lâche ; le clinanthe plane, nu. Le style et le stigmate, les étamincs, la corolle, sont conformés, à peu près comme dans la plupart des plantes de la trihu des astérées. La cypsèle est' comprimée latéralement, obovale , très-glabre, couronnée
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i3o , AUR
d'une aigrette dont les (îlets peu nombreux , unîsériës . distances, caducs, sont très- forts, laminés, larges et linéaires inférieuitxtient, triangulaires supérieurement, pointus au sommet, munis, sur les deux bords, de longues spinules. .
L'aurélie glutineuse {aurelia glutinasa^ H. Cass.) est un »buste toujours vert, originaire du Mexique, qui s'élève à la hauteur d'un pied et demi à trois pieds; les tiges un peu anguleuses, droites, fermes, peu ramiiiées, sont garnies d'iu bout à l'autre de feuilles alternes, sessîles, oblongiies, ovales, coriaces , glabres , bordées de dents algues, glutineuses, ainsi que les sommités de la plante, et parsemées de petites écailles blanches. Les calathides sont grandes, solitaires aux extrémités des tiges ou des rameaux, et composées de fleurs d'un beau jaune, dont on jouit dans le cours de Tété; avant l'épanouissement de ia calathide, elle forme un gros bouton enduit d'un vernis très-blanc et visqueux , qui rend cette plante remarquable.
Il faut l'abriter dans l'orangerie pendant l'hiver; elle exige une terre substantielle un peu consistante; on la multiplie facilement par les bouturés, qui s'enracinent en été.
Une seconde espèce d'aurélie est signalée dans le Bolanical Magasin^ sous le nom de donia squ'arrosa : c'est une plante vivace que Ton croit originaire de l'Amérique septentrionale, et qui se distingue principalement par Tinvolucre dont Jes bractées sont réfléchies. (H. Cass.)
AURELLIA {Arachnod,) y Aurélie. Genre de la famille dei médusaires, établi par MM. Pérou et le Sueur, et auquel ib donnent pour caractères : Ombrelle sans pédoncule, à quatre bras et à huit auricules à sa circonférence garnie de tentacules : quatre bouches, quatre estomacs et quatre ovaires.
Voyez, pour Texplication des termes employés dans celte note caractéristique, et pour Torganisation et les mœurs de ces aniiuaux , le mol Médlsaires.
Les espèces qu'on nipporte à ce genre sont actuellement au nombre do dix; elles sont toutes caractérisées dans le Mémoire de MM. Pérou et le Sueur, Annales du Mus., vol.xiv. Nous nous bornerons à Jaire connoitrc les principales, ou les plus communes s:ir nos certes.
i''. AuatLUA SoiUHAY, Fér. et le Sueur, VA^irélic iuriray^
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de 10 à 12 centimètres de diamètre sur 7 à 8 d*épaîsseur, sa couleur est hyalipo bleuâtre, avec un réseîni vasculaire rouge à sa face inférieure; l'ombrelle est hémisphérique, son rebord est très-étroit, denticulé, garni de tentacules très-nombreux, ^ ti*ès-courts et bleuâtres; les auricules sont bleues; les o\^aire$ presque annulaires et blanchâtres.
^ Elle est très -commune, ainsi que la suivante, sur les c6tes du Havre, et dans toute la Manche, où j'ai eu fréquemment l'occasion de l'observer.
2^, AuRELLiA CAMPANULA, Pér. ctlc Sucur, YAuréHc campanule ^ de la même couleur que la précédente; elle atteint i5 à lô centimètres de diamètre, sur 6 à^ d'épaisseur; l'ombrelle, en forme de petite cloche aplatie à son sommet, à son rebord très-large, au contraire l'Aurellide suriray, à laquelle, du reste, elle est assez semblable. On la trouve également dans la Manche.
3**. AuRELLiA ROSEA, Pér. et le Sueur,-l'-/4f/r^/ie rose, Med. aurita, Mail., Zool. Dan., tab. 76 , fig. 1 , 3 ; de 10 centimètres de diamètre : ombrelle subdéprimée hémisphérique, avec un rebord simple, garni de tentacules très-nombreux , très-courts et roussàtres; auricules brunes; ovaires semi -lunaires de couleur rose ; réseau vasculaire de la même couleur, mais très-pâle. Des mers de Norwége. (De B.)
AURÉOLES. {Omifh,) M. Vieillot donne ce nom, en latin aureoli, à la 5** famille de ses oiseaux sylvains , dont le bec, quadranguiaire , est plus long que la tête, et dont les doigts antérieurs sont réunis jusqu'au-delà du milieu. Cette famille ' est formée des jacamars. (Ch. D.)
AURICULA, AuRicuLE. {Conch,) Genre de coquilles dont les caractères sont d'être 0 val es-obl on gués ; d'à Voir la spire saillante, le sommet obtus; l'ouverture entière, oblongue, beau* coup plus étroî»te postérieurement; les bords desunis, l'externe ou droit rebordé, des plis à la columelle, et d'être sans opcr-»
cule.
Ce, genre, tel qu'il avoît d'abord été établi par M. de Lamarck dans la première édition de ses animaux sans vertèbres, renfermoit toutes les espèces de bulimus de Bruguière, qui ont un pli à la columelle, et qui avoient déjà été séparées du genre ^oluta de LinnsEius; mais cooragie il cootemrit des coquilles flu«>
vîalilesy marines et terrestres, et que Tëtade de la géologie demande la séparation des espèces diaprés leur habitatioDy M. de Lamarck ne laisse pins dans ce genre , ainsi circonscrit , que les espèces terrestres, les deux autres groupes formant autant de genres distincts. Malheureusement Tanimal d^au- Gune des espèces de ce genre n'est connu, en sorte qu'on ne peut guère le regarder que comme provisoire :lçs principales espèces qu'on peut y rapporter sont:
1*. AuRicuLA AURis MiDiE, Brug. , vulg, V oreille de Midas, Gualt., tab. 55, fig. 9.
Caract, Coquille ovale , très-convexe et lisse dans son milieu; la spire a ses tours plats, peu distincts j garnis de rides grenues qui la font paroître comme treillissée ; l'ouverture est oblongue, avec deux gros plis à la columelle. Elle est, dans l'état frais, couverte d'un épiderme brun ou marron foncé, qui y adhère fortement; elle atteint jusqu'à 5 pouces de long , et vient des Indes orientales.
a*. AuRicuLA AURIS FELis , ^rug., vulg. V oreille de chat y Fairi^n., Conch., tab. 65, fig. H. 7.
Caract, Coquille ovale, épaisse, brune, striée transversale^ ment; la partie moyenne de la lèvre droite rentrée en bourrelet, et crénelée; trois plis à la columelle.
Cette espèce, quand elle n'a pas été dépouillée, est d'un brun noirâtre, le bourrelet de la lèvre droite , et les dents de la columelle d'un blanc d'ivoire. Favannes dit qu'elle est terrestre, et Chemnitz, au contraire, qu'elle vient de la mer des Indes.
3^ AuHicuLA AURIS JuD.«, Brug., vulg. l'oreille de Judas. List. Synop., tab. 32, fig. 3o.
Caract, Coquille subcylindrique, extrêmement épaisse, parsemée, dans toute sa superficie, de stries granuleuses; ouverture longue, rétrécie au milieu; trois plis à la columelle. D'un pouce et demi de long au plus; elle est blanchâtre ou couleur de chaii» quand elle a été dépouillée de son épiderme, qui est brun marron; on dit qu'elle est terrestre, et qu'elle vient des grandes Indes.
Vauricula m/osotii , de Draparnaud , appartient au genre
ÀÛR i3*
earychîum de MiAleT, Voyez Carychium et Auiiicule. {Foss^) (DeB.)
AURICULA. (Bot.) Nom donné par Scopoli aux espèces d'elvella qui , par leur forme , ressemblent plus ou moins à une oreille, et établissent ainsi une coupe distincte dans ce genre. C'est encore l'épithète de plusieurs autres champignons qui imitent plus ou moins une oreille; par exemple, le peziza auricula, etc. (Lem.)
AURICULARIA. (Conch,) M. de Blainville donne ce nom aux espèces du genre pecten de Linnaeus, qui ont une échancrure denticulée à la racine de l'oreille de la valve droite , pour le passage d'un byssus. Voyez Pecten. (De B.)
AURICULARIA. {Bot.) Ce genre, de Bulliard , est le même que celui nommé thelephora, Lin|t propose, dans le nouveau Journal de Botanique de Schrader, de le diviser en trois: thelephora, aurieularia et stereum» ïl rapporte à Vauricularia les espèces plissées en^ dessous; depuis, ce nom a été donné par lui à la peziza auricula^ Linn., rapportée aux tremelLa par Persoon, et qui, avec toutes les autres espèces de pezîzes gélatineuses , constitue un groupe remarquable. Vauricularia est un nom qu'on a donné aussi à Vhedjoti'S, Linn. , genre de plantes phénogames. (Lem.)
AURICULAIRE, Aurieularia. (Foss,) En allemand, stcinerné ohren-muschel, Luid. a donné ce nom à une gryphite ^ dansf son Lith. Brit,, n**. 614. Mercatus donne aussi ce nom à une huître qui ressemble à une oreille humaine. Met,, p. 342. (D.F,)
AURICULE , oreillette , Auricula. {Bot.) Appendice ea forme de lobes arrondis qu'on observe à la base de plusieurs feuilles qui, pour cette raison, sont dites auriculées ; telles sont, par exemple, les feuilles de la sauge officinale. Quelques auteurs nomment auricule l'appendice foliacé de certains pétioles, tels que ceux de l'oranger. Willdenovv désigne aussi ^ par ce mot, les stipules des jungermannes. (Mass.)
AURICULE. {Foss.) M. Lamarck a établi ce genre sur des coquilles terrestres; mais dans sa Description des Fossiles des environs de Paris, il a reconnu pour être du même genre des espèces qui sont évidemment marines.
1°. L' Auricule* SILLONNÉE , Auricula sulcata. Ann. du Mus. à'Hist^ natur.j tom. VIII, pi. 60, fig. 7 a. b. Cette coquille a.
tH AUR
beaucoup de rapports avec celle appelée brocard {Bulimui varieij^atus ^ Brug. , 11°. ^7). On trouve cette espèce à Grignon, près de Versailles^ à Houdau, à Laugnac, près de Bordeaux, et dans le Plaisantin.
a**. L'AuRicuLE OVALE, Auricula owata» Ann^ du Mus,^ t. VIII, pi. 60, fig. 8. Cette coquille, qu'on trouve à Grignon et à Aufreville, près de Manteà, porte sur la columelle trois plis, dont Je supérieur est presque effacé. Elle est lisse. Une varice sur le dernier tour, et un petit bourrelet qui se trouve intérieurement au bord droit de Touverture, la rendent trésrcinarquable. Longueur, quatorze millimétrés (siat lignes).
3°. I/Auaicui.E GRIMAÇANTE, AuTicula ringens, Lamarck, Ann, du Mus, , tom. VIII , pi. 60 , û^, 1 1 . Celte petite coquille, qui n'a que quatre. ou cinq millimètres (deux lignes) an longueur, est extrêmement remarquable parles deux bords de son ouverture, qui sont revêtus d'un bourrelet saillant. E'ic a beaucoup de rapports avec l'auricule non fossile, à laquelle on a donné le nom âc pie tin {bulimus pedipesj Brug., n**. 73) , et que M. Menard a trouvée dans le golfe de Tarentc.
4**. L*AuRicuf:E MiLioLE, AuvicuLa miliola^ Lam., vélins du "Mus, d'Hiat, natur., n**, 19, fig. 11. Sa longueur est de quatre tnillimètrrs (deux lignes) environ. Elle est lisse , et porte un pli à la columelle. Elle a été trouvée à Pontchartrain , près de Versailles.
5". L'AijRicuLE EN TARIÈRE, Auricula Ureheliata ^ Lam., Ann. du Mus., tom. VIII, pi. Go, lig. 10 a. Coquille turriculée, lisse, composée de neuf à dix tours. Elle porte trois plis à la columelle; sa longueur est de dix à douze millimètres (cinq à six lignes). On la trouve à Grignon, à Laugnac, près de Bordeaux , et en Italie. Toutes ces espèces se trouvent dans ma collection.
6**. L'AuRicuLE MAaciNÉE , Auricula marginota ^ Nob. Voluta myotis , Brocchy , Conclu foss," subapp, , tom, II , tab. 1 5 ,' fig. 9. La longueur de cette coquille est de seize inilliraètres (sept lignes). Le bord supérieur de chaque tour de la spire est garni d'un cordonnet. La columelle porte trois plis , et le bord droit est g.'irni intérieurement de deux dents« Ou trouve celte espèce dans ia vallée d'Andone,
7''. L'AuRxcuLE POIS , Auricula pisun , Nob. Voluta pisum.
AUR ï35
Broochy, ouvrage déjà cité, tom. II, tab. i5, fig. lo. On trouve cette coquille à Saint-Just , en Italie. Sa longueur est de neuf iiiillini êtres (quatre lignes). Sa spire est très-courte , et sa colum elle est garnie de trois plis. Voy. Auriculà. {Conch,) (D. F.) AURICULE. Voyez Auriculà.
AURICULES. [Omith,) On donne Cenom, en latin awnci/te, k des crêtes dont les pennes élevées sont placées au-dessus dèé yeux^ sur le vertex : elles sont particulières à plusieurs espèces de chouettes. (Ch. D.)
AURIFEKA. [Malacentomoz,) Aurifère. M. de Blainville, dans le Supplément de l'Encyclopédie Britannique, établit ce genre. Les caractères qu'il lui assigne sont : Corps ovalaire, comprimé, recourbé, terminé postérieurement par une sorte de queue articulée, pourvue de douze paires de longs appendices cornés, articulés, et pat» iln long tube médian à la base duquel est percé l'anus, etc., contenu dans un manteau ou enveloppe extérieure, ouvert dans la moitié postérieure dti bord inférieur, dans lequel se développent cinq petites pièces calcaires à peine visibles j fixé antérieurement par «n loùg" pédicule charnu, contractile, et terminé en arrière par deux tubes distincts formant des espèces d'oreilles, dont le droit, autre son ouvei*ture terminale, est percé inférieu rement.
On ne connoit, jusqu'ici, qu'une espèce dans ce genre : lé lêpas aurita^ de Liùnaeus, Yanalifera aurita dé Bruguière , figuré dans Ellis, Act. Angl., tab. 54, fig. 1. Elle se; trouvé dans les iners du nord , et jusque sûf les c6tes d'Angleterre ; elle se groupe tout-à-fait à la manière des balanes, dont elle diffère cependant assez -poiit former , comtne l'avoit fort biéfil senti Bruguière, xin petit geni'e qui doit être placé à la iété dé la classe des cirrhopodes, comme faisant le passlàge anx mollusques, que j'ai i^ommés M. hétérobranches. (De B.)
AURIN. {IchtyoL) Suivant M. Risso, on appelle ainsi à î^ice le tr^toptèi^e Fontanes,.p6issoA dé la famille dés péroptères. Voyez Notoptère. ( H. C. )
AURIOU. {JchtjoL) On ûoïtne ce Aomf a ^icç au maqnercîatiy Svombei* $c6inber. Vc*yéz Scomb^è. (H. G.)
AUftlS. (Conch.) KieiH désigne , ious ce nom, le genre Uc^ Uokîs de Linnseus. (D^B.) /
AÙRIS BAHAMIGA et AÙRÏS MARINA. (^Chnùh:) Ndmj^
que quelques auteurs anciens paroissent avoir donnés an sigaret. (DeB.)
AURISCALPIUM. {Conch.) Megerle, dans son pro^ectvs <i'un nouveau système des animaux testacés, inséré dans le Magasin de Berlin pour 1811 , a établi ce genre, que M. Laluarck, de son côté, a désigné sous 1^ nom d^analina^ Se& ' caractères sont : Coquille ovale allongée, plus large en avant ^ <}quivalve, iuéquilaf érale , bâillante inégalement aux deuic extrémités; le sommet bombé, dorsal, submédian ;^ charnière adiis dents; ligament interne, porté par une apophyse horizontale en cuiller, soutenue par une lame oblique décurrente ^ur chaque valvc^ Impression musculaire très- probablement double. La principale espèce , qu'on range dans ce genre , est le 6ulen anatina de L'innœns^ dont on ne connoitpas Taniinal , mais, qui sans doute a beaucoup de rapports avec celui des myes* IM«'gerle la nomme auriscalpium magnum» C'est une fort jolie coquille, mince presque comme du papier , blanche, trans* parente, qui se trouve dans les sahlçs de l'Océan indien; elle est figurée dans Rumphius, Mus., tab. 76^ fîg. O. (De B.)
AURIVITTIS. {Oriiith.) Un âes noms latins du chardonneret, yrmi^i7/a (^arduelis, Linn. (Ch. D»)
AURORE. (Bot,) Nom vulgaire d'Un joli petit champignon du genre agaricus , Linnœus. ( Voyez FuNOiJs.) On le nomme aussi Yaurore bleu ou Vazur; son chapeau est un mélange d'aurore et de jaune doré,nuéde bleu céleste. Les feuillets sont aurores > et le pédicule bleu vif au sommet, est d'un rouge de feu à la base. Lachairdece champignon estverdàtre et fade , mais elle n'incommode pas. On le trouve dans lesboisdeMeudon et ailleurs. Il n'est qu'une variété de Vagaricui cyaneus deBuIUard^ Herb., t. 170 et 53o, fig. 1. (Lem. )
AURORE. {Erpétot.) Nom spécifique d'une couJeuvre% (H. C.)
AURUOU. {Ornilh.) Ou appelle ainsi le loriot en Provence. (Ch. D. )
AUSUBA. (Bo^) Voyez BuMEUE. (J.)
AUTOMOLITE. (Min.) Karsten a proposé, de donner le nom d'autoinolite ou celui de fahlunit, à un minéral dont l'espèce n'est pas encore déterminée, et qui renferme sous une forme octaèdre 0,60 d'alumine et 0,24 de zinc oxidé» Ce
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sera un spîneîîe ou une variété de zinc. Voyez, pour plus de développemeiis , les articles Spin elle et Zinc. (B.)
AUTOUR. [Ornith,) MM. MeyeretTemminck, sans former un genre particulier de Tautour {astur) , en ont fait une famille distincte du grand genre falco , et y ont compris Tépervier. M. Savigny a réuni ces oiseaux sous le nom commun de dœdation, en assignant des caractères spéciaux aux autours et aux éperviers, M. Cuvier , qui forme une division des autours, établit aussi pour ceux-ci et pour les éperviers, deux sections auxquelles il applique les noms latins astur et nisus. Enfin M. Vieillot forme, sous la dénomination latine de sparvius , un genre qui comprend les autours et les éperviers. On traitera plus amplement de ces oiseaux au mot éper^ vier, auquel on a déjà renvoyé, pag. ii5 de ce volume. (Ch. D.) .
AUTRUCHE. (Ornith.) MM. Cuvier et Vieillot ont tous deux placé dans l'ordre des échassîers, cet oiseau que Lînnœus avoit rangé parmi les gallinacés; mais Tautruche d'Amérique, autrement appelée nandou , cheuque, churi, etc., ne forme, chez le premier, qu'une espèce du genre struthio , et chez le second le nandou constitue, sous le nom de rkea, un genre particulier, ayant pour caractères : le bec droit , garni à la base d'une membrane oblitérée , ou ufi peu déprimée, ayant la pointe arrondie , fléchie , onguiculée; la mandicule supérieure à dos élevé et entaillée vers le bout; l'inférieure plate en dessous ; la iétç parfaitement einplumée, et les pieds munis de' trois doigts , tandis que Tautruche d'Afrique n'a que deux doigts et la tête chauve. (Ch. D.)
AUVID. (Boc^) Nom donné dans l'Arabie a plusieurs espèce» de graminées, suivant For&kal , et particulièrement à une qui a-pproche de Vandropogon, (J,)
AU-VOGEL. {Ornitk,) Nom du rossignol en Autriche, où il s'appelle aussi aucn-nachtigaL (Ch. D.) ' AUZUBA. (Bot,) Oviedo décrivoitsous ce nom un arbre qu'il croyoit semblable au carandas, carissa, ayant comme lui un IVuit semblable à une petite poire et d'un goût très-agréable. Chisius le regardoît comme différent, et l'on partagera son opinion ai l'arbre d'Oviedo est le même que Plumier, dans ses manuscrits, vol« V, t. 124, indique sous le même nom, et qnl
est triangulaire. Le bord supérieur ou de la charoière toiit-àfait rectiligne, l'iaférieur un peu convexe, et le postérieur largement échancré. Elle provient de l'île de Pulo-Condore, dans les Indes orientales. <
B» Espèces qui, avec une dent à la charnière, ont une forme assez régulière.
4**. AvicuLA RADiATA (l^each) , Zool. Miscell., toni. I, p. 98, pi. 43.
Caract. De couleur grise , avec quelques traits rayonnans pourprés sur les bords ; Tépiderme soulevé en pointes fort minces triangulaires, disposées en lignes rayonnantes.
Cette belle espèce d'avicule, que Ton croit, sans en avoir la certitude, habiter les mers des Indes occidentales, a une forme générale très-rapprochée de celle de certaines espèces du genre pecten. Le bord céphalique, ou de la charnière, est droit ; il y a un appendice ou oreille assez prononcée audessous du souimet j le reste de la coquille, élargi en arrière, a ses bords arrondis, et sa surface couyerte d'espèces d'écaillés triangulaires fort minces, imbriquées et disposées suivant des lignes qui divergeroient du sommet à la circonférence.
C. Espèces qui, sans aucune trace de dents à la charnière , ont la forme régulière.
5", AvicDLA MARGAaiTiFEAA siNENsis. Espèce de moule perlière.
Comme cette espèce entre dans le nouveau genre margarita du docteur Leach , nous la décrirons à cet article, et nous donnerons Thistoire des perles sous leur nom. (De B.)
AVJCULA. {Orrùth,) Plusieurs oiseaux ont été désignés par de simples épithètes jointes à ce mot, tels que Vawicula minima du Muséum Wormianum, qui est Toiseau-mouche à longue queue, couleur d'acier bruni , de Bufibn, trpchilus macrourus^ Crael. ; Vancula amhoinensis canora, de Séba, ou merle d'Amboine, turdus Amhoinensis, Gm, -jVavicula anonyma^ de Marcgrave, ou manaquin a tùie blanche, de Buff. , pipra Icuco^ capilla, Gmel., etc. (Ch.D.)
AVICULARIA. (BoL) On trouve sous ce npm , dans Qesner , le ihiroir de Vénus , commun dans les blés , camp anu la spéculum y qui a été nommé onobrychis par Dalechamp et par C. Bauhin*
AVICULE. (Fos5.) Les coquilles de ce genre, q;,e Ton trouve à l'état fossile, sont, en général', très-petites comparativement à celles du même genre que l'oii trouve aujourd'hui dans les mers. Comme elles sont très-fragiles, il est assez dilficile de constater les caractères des différentes espèces. Ce- • pendant, j'en possède deux bien distinctes.
1*. L'AvicuLE FRAGILE^ Avlcula fragiUs ^ Nob. Vélins du Mus, d'Hist, nat, , n°. 89 , fig. 1 4.. J'ai trouvé cette espèce à Grignon; à Villiers, près de Neauphle; à Crépy en Valois. Les plui grandes ont à peine vingtnsept millimètres (un pouce) de largeur. C'est avec beaucoup de peine qu'on parvient à en obtenir qui soient entières ; car elles sont très-minces et trèsfragiles. Elles ont conservé leur nacre et des couleurs.
2°. L'AvicuLE ANCIENNE, Avicula antiqua ^ Nob. Cette espèce «e trouve, avec des bélemnites et des gryyhites^ dans le Cotentin, département de la Manche. Sa grandeur est de dix-huit millimètres (huit lignes) ; l'une des valves est très-concave. Cette espèce n'a conservé ni nacre ni couleur.
3\ L'AvïcuLE DOUTEUSE, Avicula média ^ Sowerby. Minerai Conch,, tom. I, tab. 2. On trouve cette espèce à Highgate en Angleterre. Sa grandeur est de vingt-sept millimètres (un pouce). Elle a conservé des couleurs et sa nacre. .
On trouve à Laugnac, près de Bordeaux, des débris d'une espèce d'avicule, dont le test est plus épais que celui des deux premières espèces ; mais ils ne sont pas assez bien conservés pour la déterminer. Sa forme se rapproche decelle de l'avicule douteu^se.
En général, les avicules ne sont pas des coquilles gue l'on rencontre souvent. Voyez Avicula. {Molacoz») (D. F.)
AVIOSA, {ErpétoL) Un des noms du boa devin, suivant M. Bosc. ( H. C. )
AVIS. {Ornith.) A une époque à laquelle l^ connoîssaucc des oiseaux étoit encore fort incomplète, les auteurs désignoient, par de simples épithètes, ceux qu'ils ne pouvoient rapporter à des genres connus ; c'est ainsi que le gip-glp, ou martin-pécheur du Brésil, alcedo brasilien^is , Liun. , et le manakin Casse - noise tte^ pipra manacuiy Linn. , ne soiit désignés que par les mots avis anonjma dans Marcgrave. Voici une série alphabétique de pareilles nomenclatures :
VAvis aquatiea raucum sonans , de Nîëremberg , est Une fspèce de bistor; Vavis hokemica^ de divers auteurs^ le jaseur, ampelis garrulus , Linn. ; Vavis britannica , de Héring , la bernache, anas hemicla^ Linn.; Vavis carolinensis j rostro cultri» jhrmi , de Pétiver, et Vavis maderaspatana major novaculafacie, de Ray, le bec-en-ciseaux, rhynchops nigrà, Liun. ; Vavis cor* nutus , de Niéremberg , le jacana , parra jacana , Linn. ; Yavis itei , un oiseau de paradis; Vavis diomedea ^ d'Aldrovande, de Gesner, de Jonston, etc. , le pétrel-puffin , procellaria puf- Jinus, Linn. ; Vavis incendiaria ou incineraria^ qu^on a mal à propos rapporté au jaseur , le crave ou coracias , corvus graculus, Linn.; Vavis incognita de quelques auteurs, le merle couleur de rose, turdus roseus^ Linn.; Vavis inttr anserem et analem feram media^ du Muséum Beslerianum , l'eider, arm molUssima^ Linn. ; l'avis jovis^ de Charleton , le tîbardonneret, fringilla carduelis, Linn.; Yavis latirostra, de Niéremberg, un souchet, anas cljpcata^ Linn.; Vavis mexîcana^ psittaci colore ^ de Hernandez, un Tangara; Vavis non consisUns ^ de Niéremberg, le beau canard huppé, anas sponsa^ Linn.; Vavis piperivora de Ray et de Willughby , et Vavis rostri maximi de Fernandez, le toucan à ventre rouge, rampha^tos picatus^ Linn.; Yavïs pluvia de quelques auteurs, la pie, corvus pica^ Linn.,* Vavis poljglotta^ le moqueur, espèce de grive ; Vavis porphjrzo, de Séba, le courlis rouge, tantalus ruher^ Linn.; Yav'n pugnœx ^ le combattant, tringa pugnax^ Linn,; l'avis regia, le manucode, paradisea regia^ Linn.; Vavis rubeorum humerorum^ le commandeur, oriolus phœnicurus^ Linn.; Vavts sicca, de Niéremberg, le héron hocti, ardea hoactli, Linn. ; Vavis sili' quastrini capitis deFernandez, l'acintii, /wlicapt/rpi/rca, Linn.; Vavis tarda, l'outarde, otis tarda, Linn.; l'avis torquata de Niéremberg, vl'alatli, alcedq torquata, Linn.; Vavis tropicorutn de Willughby, le grand paille en queue, phaeion œthereus^ Linn. ; Vavis venti de Fernandez et de Niéremberg , le har!e couronné, mergus cucullatus , Linn. : Vavis vivivora de Niéremberg, la spatule d'Amérique ,p/ateZf a aiaia^ Linn. (Ch. D.)
AVOCETTE. (Ornith,) Aux deux avjocettes décrites p. 559 et suiv. du 3* volume de ce Dictionnaire, il faut ajouter Tavocette à iéte blanche, avocetta leucocephala, qu'on a trouvée aux terres Australes , et Tavocette de la Nouvelle-Hollande , ffvo-
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cettalSlovœ Hollandiœ^ qui a la tête et là moitié du cou d'un roux très-foncé, et le reste du plumage blanc, a l'exception des pennes et d'une partie des couvertures supérieures des ailes, qui sont noires. M Vieillotpense que cette dernière espèce a été mal à propos confondue par les ornithologistes avec l'avocette d'Amérique, imparfaitement décrite par Dampien (Ch. D.)
AVOLTORIO. (Ornith.) Nom italien du vautour. (Ch. D.)
AVORADOS. ( Bot, ) On nomme ainsi dans l'ile de Chypre, suivant Pockocke, une espèce de genévrier, ayant la forme de celui qui est appelé cèdre d*Améri^ue , mais s'élevant beaucoup moins. (J.)
AVORNUS. (Bot,) La bourgène , ou bourdène, ou aune noir, est ainsj nommée par Crescentius, que cite C. Bauhin. Ce n'est point cependant le veme des Provençaux qui eut l'aune véritable, alnus , d'une famille différente. (J. )
AWAH-KATTOÉ. ( IchtyoL ) En Amérique on donne ce nom à l'argyréiose , qu'on appelle encore abacatuaia, (Voyez ee mot.) Plusieurs auteurs ont à tort considéré ces expressions comme synonymes de gai : le gai est en effet un poisson des Indes orientales, qu'on né rencontre point eïi Amérique , et qui n'est point du tout celi4l qu'indique Marcgravc Voyez Argyréiose et Gal. ( H. C. )
AWAOU. {IchtyoL) Nom ôtahitien d'une espèce de gobie. Voyez AvAOu, Awavu, et Gobie. (H. C. )
AXE, Axis. (^Bot:) Partie allongée d'un pédoncule sur laquelle sont attachées plusieurs fleurs. L'axe est simple dans le blé, le plantain , le faux ébénier, le typha j il est diy^isé dans l'héliotrope, la bourrache, la joubarbe des toits ; flexueux et articulé dans le blé, l'ivraie, l'œgylops ; membranacé dans le paspalum membraneux ; charnu dans l'an^iias;
Dans certains cas, dans les épis des graminées, par exemple, l'AxE porte le nom de rafle, en latin, rachis, mot dont Willdenow se sert r.ussi pour désigner le pétiole des fougères.
Axe dans du fruit est la ligne matérielle ou idéale qui va de sa base au sommet. Toumefort donne à cette ligne matérielle qui sert de point d'attache aux graines, le nom de columen; quelques botanistes lui donnent celui de columelle^ M. Mirbel la désigne par celui de placentaire axille, (Mj^ss.)
AXI. {Bot.) Dans quelques lieux de l'Amérique, on nomme
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ainsi le piment, capsicum^ au rapport de Fragosa, cité par C. Bauhin. ( J.)
AXILE, axîlisy {Bot,) formant axe. — M. Mirbel se sert de cette expression pour caractériser rembryon qui, placé au milieu du périsperme , se porte d^ùn point piériphérique de là graine au point diamétralement opposé ( Voyez rembryondes pins et des autres conifères, du frêne, duberberis, etc.) Il s'en sert aussi pour désigner le placentaire, lorsqu^il s'allonge de la base au sommet du péricarpe dans la direction de son diamètre (Voyez le D's, la Polémoine, etc.). (Mass.)
AXILE, axilaJtus y [Bot.) y ayant un axe. Les diérésiles du géranium, du lavattra arborea , du cyri^glo&suni lœvigatum^ etc., sont dites axilées par M. Mirbel. Ces fruits particuliers sont composés de coques disposées autour d'un axe commun; cet axe devient libre par la chute des coques. (Mass.)
AXILLA. {Ornith.) Aisselle, partie inférieure de Faile à sa base, c'est-à-dire à l'endroit où elle s'insère à la poitrine. (Ch^D.)
AXINITE. ( Min, ) M. Brard a reconnu que quelques cristaux violets d'axinite avoient \a, propriété de devenir électriqueâ par l'action delà chaleiu'. M. Haiiy, en répétant l'observation , a trouvé que ceux qui jouissoient de cette propriété n'étoient pas symétriques et présentoient une différence de configuration dans leurs parties opposées, tandis que les cristaux parfaitement symétriques ne donnoient par la cba« leur aucun signe d'électrité. (B.)
AXIUS. (CrusL) Genre établi par M. Leach pour y /ranger une nouvelle espèce de crabe de la mer Britannique, dont les quatre pattes de devant sont bifides, .et la troisième paire a un seul doigt. (C. D.)
AXOLOTE, ou AXOLOTT. (ErpétoL) Nom mexicain d'un reptile de la famille des batraciens urodèles, sur lequel on a débité un grand nombre de fables , et qui ressemble à un têtard d'une grande espèce de salamandre. C'est le Siren pisciformis de Shaw {Général ZooL III.pl. 140.). Voyez Sirène et
UftODÈLES. (H. C. )
AXONOPE, Axonopus, {Bot.) Genre de graminées établi par M. de Beauvois {Agrost. p. 12), pour quelques espèces de milium deLinnœus, qui se rapprochent beaucoup des paspo-
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lum doû^ ce genre ne di£fére que par la disposition des épis par digitations simples, tandis que dans les paspa^um les épis sont alternes ou géminés. Les mîlium compressum , digitatum ^ cimicifugum , paniceum , etc. , appartiennent à ce genre 9 qu'on ne peut guère proposer que comme une sous-division, ( Poir. )
AYAM. {Ornith,) Ce terme s'emploie génériquement par les Malais, pour désigner le coq et la poule domestiques. Le poulet se nomme wyam manda. On trouve dans les bois de l'île de Sumatra un coq sauvage qui porte le nom d'a;^am- / alas , et qui difiFère de Vayam-hankivay lequel est regardé par M. Teniminck comme ayant concouru à la production de la race du coq villageois et de ses nombreuses nuances. Les deux espèces portent la queue presque horizontalement; mais celle de Vayam-alas se fait distinguer en ce qu'elle est fourchue. Suivant Marsden, la poule des bois se nomme ajam-baroogo, M. Temminck a décrit une perdrix sous le nom à^ajam-han^ (Ch.D.)
AYAMAKA. {ErpétoU) Suivant Barrère {Hist. nat, de lu
France équinox,^ pag. 164), on nomme ainsi à Cayenne une
grande espèce de lézard qui atteint jusqu'à huit pieds de long,
et dont on mange la chai^. Il nous paroit que c'est une iguane.
■ Voyez ce mot. ( H. C. )
^ AYCURABA. ( ErpétoL ) Nom qu'on donne au Brésil , suivant
* Ruysch ( de Quadrup, pag. 1 Sy ) , à un lézard voisin de Vaméiva , > mais dont la queue est triangulaire. (H. C.)
AYE-AYE. ( Mamm, ) Lorsque l'aye-aye a été décrit dans. ^ Çe Dictionnaire , on n'en connoissoit encore que la peau bour- 8* jrée. M. Geoffroy ayant fait extraire les parties osseuses qui y
* avoient été conservées , et entre autres la tête , on a pu yoir que ce singulier animal se rapprochoit en plusieurs points
■^ <^es quadrumanes , et surtout des tarsiers et des galagos , wi' jcomme l'a établi plus particulièrement M. de Blainville. On li'-^itque les ayes-ayes ont deux fortes incisives en forme de tf coin. La mâchoire supérieure a quatre molaires de chaque ^ côté, et l'inférieure, trois seulement. Ces dents sont à couaronnes plates , mais elles étoient usées par la mastication ^
* ce qui ne permet pas d'en décrire exactement les formes.
I ^ AYMAHA. POSOQUERL (JJo^) Nom galibi du posoqueria 3. • jo •
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d'Aublét , genre de plante rubiacée de la Guiane , qui posté' xieurement a été nommée cjrtanthus par Schreber, ramspakia par Scopolî et soUnapsLT WiUdenow, ( J. )
AYULAN. (Bot.) Un des noms donnés dans Tîle d'Amboine, suivant Rumph, aasandorieum ou hantol des Philippines. (J.)
A2ABACHE. ( Min, ) C'est le nom que les Espagnols donnent au jayet dans les Asturiei, suivant Sobrino» (B.)
AZAFRAN. {Bot.) Nom péruvien de Tescobedia de la Flore du Pérou. ( J. )
AZAVAR. {BoL) Nom de l'aloès dans quelques parties des IndeÀ orientales , selon C. Bauhin. ( J. )
AZEDAS. ( Bot. ) Nom portugais de l'oseille. ( J,)
AZINGANO (Bot.) A Ténédos et aux Dardanelles, c'est Vartedia squamata , Linn. (Lem.)
AZOLLA (Bot.) AzOLLE. Dict., vol. III ^ p. 576^ M. Robert Brown , à qui Ton doit la connoissance exacte de la famille des MARSiLÉAcéES ou Rhizosfèrmes , rapproche ce genre du êoWinia, dont il est distinct cependant , bien que , selon lui, l'on doive examiner de nouveau le salvinia. Il trouve que ce que Guettard et Schreber ont regardé comme les semences, dans ce genre , a beaucoup d'analagie avec ce qu'il nomme fleurs mâles dans I'Azolla.
M. Brown regarde celui-ci comme monoïqne ; les fleu» mâles sont géminées, enfermées dans un involucre membraneux (quelquefois Finvolucre contient une fleur mâle et une fleur femelle), ovoïde, recouvert d'une membrane propre qui s'ouvre transversalement ; la moitié supérieure de la cavité offre neuf à dix corpuscules (anthires, Brown) sessiles, angulaires et fixées sur un placenta central excavé. La partie inférieure sphérique et fermée contient, sous une double Biembrane, un fluide trauble.
Les fleurs femelles sont dans les aisselles de» feuilles, solitaires, et dans des involucres senlblables à ceux des fleurs mâles. Les capsules sont doubles; la première est ovale, membraneuse évalve ; elle contient d'autres capsules très-nombreuses { attachées par des pédicelles capillaires à un tubercule commun, fixé au fond), uniloculaires évalves , renfermant six k neuf aéminules anguleuses , ayant chacune deux à six radi-