‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 4)Chapitre 89 sur 100 · AZO HT · texte numérisé non relu

AZO HT

bules fascîculées capillaires. Voyez Brown, Prod. i, pag. i66j et Remarck. Geogr. and Botan. , pag. lo.

Nous nous sommes étendus sur les caractères de ce genre y. parce qu'ils jettent un grand jour sur la structure de ce qu'on regarde comme les fleurs dans les plantes de cette famille Les azolla sont de petites plantes qui ressemblent à des jun-germanniaf et qui nagent à la surface des eaux. Leurs racines sont entières, capillaires, plumeuses ou munies d'une coiffe à l'extrémité , et naissent du dessous de la fronde. La fronde est ailée, recouverte de feuilles imbriquées, ovales, entières s les supérieures un peu spongieuses , et les inférieures transparentes. Les fleurs, ou plutôt les involucres qui les con« tiennent sont solitaires au bas de la fronde. M. Brown indique deux espèces qu'il a trouvées à la Nouvelle-Hollande; l'une, VA,pinnata^ se trouve aux environs du port Jackson; l'autrcy VA. rubra , croît dans les mêmes lieux, et à la terre de Diémen. L' Azolla décrit par M. de Lamarck ( Encycl. i , p. 343 ) est une troisième espèce de ce genre , trouvée au Pérou , au Chili et au détroit de Magellan ; une quatrième croît en Caroline- Voyez pour leurs caractères, Willdenow, Spcc, (Lem.)

AZOTE. ( Chim. ) Corps simple , découvert par Autherford en 1772. 100 mesures d'air atmosphérique contiennent 78,5 à 79 d'azote : pour le prouver, on remplit de mercure une petite cloche de verre , légèrement courbée à son sommet ; on la renverse dans un bain de mercure , et on y fait passer un morceau de phosphore , puis on fait fondre celui-ci au moyen d'un charbon que l'on en approche, et l'on introduit peu à peu dans la cloche un volume conna d'air atmosphérique ; il y a une inflammation occasionnée par la combinaison de Foxigène de l'air avec le phosphore. Si le phosphore a été employé en quantité suifisante, le résidu est de l'azote pur , dont le volume est facile à mesurer. Ce moyen de faire l'analyse de l'air , peut être «mployé pour se .procurer de l'azote ; si l'on vouloit en préparer de grandes quantités , on mettroit le phosphore dans une petite capsule de porcelaine qui devroit être assujettie sur un flotteur de liège; on placeroit le flotteur suff l'eau , on aliumeroit le phosphore, et on le recouvriroit avec une grande cloche de verre pleine d'air atmosphérique.

i4« AZO

L^azote est toujours gazeux quand il est libre de toute com^ binaison ; il est incolore, inodore et insipide; sa densité est de 0,9691 , le décimètre cube pèse 1,2698 ; il est impropre à la respiration et à la combustion ; il n'a aucune action sur les couleurs végétales. 100 mesures d'eau bouillie en dissolvent 4,2 mesures à la température de 18 d.

L'azote forme avec Toxigène cinq combinaisons distinctes ^ dont deux sont deé oxides gazeux ^ et trois sont des acides que nous nommerons hyponitreux, nitreux et nitrique. Jusqu'ici on n'a pu unir directement Foxigène à l'azote que dans lef deux proportions qui constituent l'acide nitrique et l'acide Bitreux. On fait l'acide nitrique de la manière suivante : on introduit dans une cloche pleine de mercure, un peu d'eaa de potasse et un mélange de 260 mesures d'oxigène et 100 mesures d'azote , et l'on tire , au moyen d'un excitateur , un grand nombre d'étincelles électriques au travers de ce mélange ; les gaz diminuent peu à peu de volume ^ et finissent par disparoître tout-à-fait; si l'on examine ensuite la potasse, on trouve qu'elle est unie à une grande quantité d'acide nitrique dont le poids correspond à celui des gaz qui ont été absorbés. Ce résultat, en prouvant à priori la nature de l'azote comme corps particulier , mérite d'autant plus d'être remarqué, qu'il est le seul exemple d'une combinaison opérée artificiellement, dans laquelle une quantité donnée d'azote s'unit directement à une quantité déterminée d'un autre corps simple à l'état de liberté , et produit un composé dont le poids est égal aux poids réunis des corps qui sont entrés en combinaison. La présence d'une base alcaline, ou de l'eau, est nécessaire à la production de l'acide nitrique ; car toutes les fois que l'oxigène et l'azote s'unissent immédiatement sans l'influence de ces corps , il se produit de l'acide nitreux.

Combinaison de l'oxigène et de l'azote*

Protoxide d'azote. ( Air nitreux déphlogistiquém Oxidulô d'azote. Oxide nitreux, )

Il est gazeux, incolore, inodore. Il a une légère saveur sucrée ; sa densité est de 1,6204, le décimètre cube pèse 5,0 '61. Il entretient beaucoup mieux que l'air la combustion d'une, bougie ; il rallume même> «vec explosion, celle qu^oii

AZO i4gf

vient d*ëteindre , mais dont la mèche est encore embrasée ; le disque de la flamme est entouré d'un cercle bleuâtre. Ce gas doit sa propriété comburente à la grande quantité d'oxigène qu'il contient, et à ce que cet oxigène n'est pas très-fortement combiné à Vazote. On peut le respirer, quoiqu'il ne soit pas propre à entretenir la vie. M. Davy en ayant fait l'expérience en 1799, éprouva une espèce d'ivresse fort agréable. Mais les personnes qui l'ont respiré depuis M. Davy, n'en ont pas toutes ressenti les mêmes effets; plusieurs d'entre elles, au lieu des sensations de plaisir qu'elles attendoient, n'ont éprouvé qu'un sentiment général de malaise. 11 est sans action sur les couleurs végétales.

Cent mesures d'eau bouillie en absorbent 77 à iSd. Cette eau perd son gaz par l'ébullition; elle peut neutraliser les alcalis.

La chaleur et Tétîncelle électrique le décomposent en gaz nîtreux et en gaz azote; 100 se réduisent à 100 de gaz nitreux, et 5o de gaz azote.

L'oxigène , à la température ordinaire , n'a pas d'action sur ce gaz.

Un mélange de 100 mesures de protoxide d'azote, 100 mesures de gaz hydrogène enflammé par la chaleur ou l'étincelle électrique, se change en eau et en 100 de gaz azote. Les gaz hydrogènes sulfuré, carboné, phosphore, sont brûlés de la même manière par le protoxide d'azote ; et quand on opère avec le gaz hydrogène phosphore , il y a inflammation à la température ordinaire.

Le bore lui enlève l'oxigène à une température rouge.

Il en est de même du charbon ; on obtient pour 100 de gaz 100 d'azote et 5o d'acide carbonique. On peut faire l'expérience en plaçant un morceau de charbon sous une cloche pleine de protoxide d'azote et en dirigeant dessus le foyer d'une lentille, ou bien en plongeant tout simplement un charbon embrasé dans un fla^^on de ce gaz.

Le phosphore peut être fondu et même sublimé dans le protoxide d'azote sans le décomposer; mais si on touche le phosphore avec un fer chauffé au rouge blanc , ou bien si l'pn plonge dans le gaz le phosphore allumé, il y a une vive jlnflammation , production d'acidct phosphorique et du gaz azoie

i5o AZO

mis en liberté. La décomposition n'est presque îamaîs com* plète.

Quand on plonge dans le protoxide d'aiote du soufre brûlant en bleu, ce combustible s^ éteint; il continue, au contraire, à y brûler, si Ton a préalablement élevé la température de ce combustible en le laissant brûler quelques instans dans le gaz oxigéne.

Un fil de fer brûle dans ce gaz.

Un mélange de i partie de soufre et 2 de fer humecté ne le décompose pas.

Le protoxide d'azote ne se trouve point dans la nature. On le prépare en distillant à une douce chaleur dans une cornue de verre du nitrate d'ammoniaque. Ce sel se réduit en eau et en protoxide d'azote. Les premières portions de gaz qui passent à la distillation , ont souvent une saveur désagréable ; c'est pour cette raison qu'il faut les rejetter, lorsqu'on veut faire des expériences sur la respiration.

D'après ce qui précède , il est évidemment formé en volume :

Se'!^ *. '. '. '.'. looj Laconden«ationestde5o, en poids de

Oxigène 36,28 100

Azote 63,72 176,65

Ce gaz fut découvert en 1772, par Priestley. M. BerthoUet l'obtint en 1785 du nitrate d'ammoniaque distillé -, et M. Davy, en 1799 9 ^^ ^^ l'objet d'un travail spécial.

Deutoxide d'azote. {Gaz nitreux.) Il est gazeux, imisible. On ignore s'il est odorant, par la raison que quand on le respire il se trouve toujours en présence de Foxigène de l'air, et qu'alors il passe à l'état d'acide nitreux; sa densité est de i,o388, le décimètre cube pèse i,35o4. 11 éteint la bougie. 11 est extrêmement délétère. Il est sans action sur les couleun végétales.

Cent mesures d'eau bouillie en absorbent 1 1 ,8 mesures, suivant Davy , et seulement 5 mesures suivant Henry. Cette eau perd tout son gaz par l'action de la chaleur. 11 est soluble en totalité dans le sulfate et l'hydrochlorate de protoxide de fer.

AZO i5i

Lorsqu'on fait passer ce gaz dans un Cube de porcelaine rouge de feu , il n'est pas décomposé.

Dés que le deutoxîde est en contact avec l'oxigène, il se produit une yapeur rouge qui a été appelée vapeur nitreusej et que nous nommerons acide. nitr eux. Si Ton fait passer un mélange bien sec de 2 volumes d'oxigène et 1 volume d^ deutoxide d'azote dans un tube refroidi arti&ciellement , les gaz se condensent en acide nitreux liquide , suivant la belle observation de M. Dulong. Voyez Nitreux {acide).

2 mesures de gaz hydrogène et 2 de deutoxide d'azote n'éprouvent aucun changeaient, çoit qu'on les fasse passer dan* un tube rouge de feu, soit qu'on les soumette à l'action de l'étincelle électrique. Cependant on peut décomposer le deutoxide d'azote par l'hydrogène ; en électrisant un mélange de 100 mesures de protoxide d'azote, de 100 çiesyres de deutoitide et de 200 d'hydrogène, il se produit de l'eau , et l'azote est mis à nu. Nul doute que la décomposition du deutoxide ne soit opérée par la haute température qui résulte de l'actioa de l'hydrogène sur le protoxide.

Un charbon embrasé, plongé dans le deutoxide d'azote, s'y éteint; mais $i l'on fait passer le gaz sur du charbon chauffé au rouge dans un tube de porcelaine, il y a décomposition. Lie produit gazeux a le même volume que le deutoxide d'azote , il consiste en vqlumes égaux d'azote et d'acide carbonique j toutes les fois que l'oxigène du protoxide n'a pas formé d^ gaz oxide de carbone. Le phosphore, plongé dans le deutoxide d'azote , n'éprouve pas de combustion; mais s'il est enflammé ^ il continue à brûler avec une flamme éblouissante. ^

Le soufre ne peut y brûler dans aucune circonstance.

2 volumes d'acide hydrosulfurique , et un volume de àevh todixe d'azote, secs, donnent du soufre^ ainsi que Kirw^an et Austin l'ont dit ; mais M. Davy a observé qu'il se produisoit alors du protoxide d'azote , de l'ammoniaque et de l'eau. .

L'acide sulfureux n'éprouve aucune action de la part de ce gaz.

Le fer, l'arsenic, etc., le décomposent à chaud; il en résulte des oxides métalliques, et un volume d'azote égal à la moitié du gaz décomposé. ,

i53 AZO

Le mélange de i partie de soufre et s de fer humecte, le réduit en gaz azote.

Les sulfites , le protohydrochlorate d'étaîn , les sulfures hy-> ^rogénés le convertissent en protoxide d'azote.

On prépare ce gaz en mettant du cuivre plus ou moins divisé dans une fiole à médecine qu'on remplit presque entièrement d'acide nitrique marquant de 14 d. à 18 d. à Faréoxn être de Baume, et au col de laquelle on adapte ensuite un bouchon garni d'un tube propre à conduire le gaz sousline cloche. On reconnoît la pureté du'deutoxide d'azote, lorsqu'il est absorbé par le sulfate de fer vert , sans laisser de résidu.

Le deutoxide d'azote est formé de

en volume en poids

Oxigène. . . 1 00 j II n'y a pas de ) 1 00

Azote. . . . lool Condensation apparente. I 87,815

Le deutoxide d'azote a été observé, pour la première fois,

par Haies ; mais c'est Priestley qui en a reconnu les propriétés

caractéristiques en 1772.

Chlorured'azote. Liquide oléagineux d'un jaune fauve, odeur piquante, insupportable, qui a de l'analogie avec celle du chlorure d'oxide de carbone. Sa densité est de i,653. Il n'est pas acide. Lorsqu'il est refroidi dans un mélange de glace et d'hydrochlorate de chaux, il ne se congèle point. S'il est refroidi au milieu de l'eau , on observe une congélation dans les parties de l'eau qui avoisinent le chlorure, parce qu'alors, suivant M. Davy, une portion de chlore s'unit avec l'eau. Quand il est exposé àTaîr, à la température ordinaire, il, s'évapore avec uue grande rapidité.

Il détonne avec une force extrême, et en dégageant de h chaleur et de la lumière, lorsqu'il est exposé à 3o d. Il est bien remarquable que dans cette détonation il n'y ait qu'une simple désunion des élémens du chlorure, et que, quoique ces élémens occupent plus de volume à l'état libre que quand ils étoient combinés , il y ait dégagement de chaleur et de lusnière. M. Gay-Lussac attribue ce phénomène à la forte compression que les gaz qui se développent instantanément exercent sur les corps environnans.

Le chlorure d'azote est insoluble dans l'eau -, mais il s'y dé-

AZO i53

" compose peu à peu. Du gaz azote se dégage, et de l'eau régale se forme par la décomposition d'une portion d'eau.

Il détonne fortement dès qu'il est en contact avec le •phosphore.

Il forme, avec le soufre, un composé brun qui se décompose avec rapidité , au moins quand il est produit au milieu de l'eau.

Le chlorure d'azote mis en contact avec du cuivre au fond de^ l'eau, se décompose, il se dégage du gaz azote ; le chlore s'unit au cuivre, et le chlorure se dissout dans l'eau.

Le mercure le décompose de la même manière. En excluant l'eau de l'expérience , le métal se recouvre d'u«e poudre blanche, formée de perchlorure et de protochlorure de mercure.

Nous devons la découverte du chlorure d'azote à M. Dulong. Ce chimiste l'obtint en 1811, par le procédé suivant: 11 fit dissoudre une partie d'hydrochlorate d'ammoniaque dans vingt : parties d'eau ; il remplit presque entièrement de cette solution un entonnoir de verre dont le bec avoit été effilé à la lampe , et dont la pointe plongeoit dans une petite capsule pleine de mercure. Au moyen d'un tube de verre il introduisit dans le fond de l'entonnoir une couche de om,o4 à oih,o5 d'une solution -d'hydrochlorate de soude, qui se maintint dans cette partie de l'entonnoir, comme étant plus dense que la solution d'hydrochlorate d'ammoniaque. Il fit plonger un tube, qui communiquoit à un appareil d'où l'on dégageoit du chlore, dans l'entonnoir, de manière à ce qu'il ne touchât point la solution d'hydrochlorate de soude. Le chlore fut absorbé; quelque temps après, la liqueur se troubla et déposa des gouttelettes de chlorure d'azote, qui se rassemblèrent au fond de l'entonnoir. Quand l'opération fut terminée, il retira la capsule qui •contenoit le mercure, et il reçut le chlorure dans une autre capsule vide ou pleine d'eau. Dans cette opération, le chlore décompose une portion d'ammoniaque, d'où résulte de l'acide hydrochlorique et du chlorure d'azote , ainsi qu'un gaz qui paroît être un mélange de gaz azote et de vapeur de chlorure d^azote. Ce gaz détonne spontanément quand on renverse la cloche qui le renferme. Conservé sur le mercure pendant quelque temjpsj il perd cette propriété par la raison que le

iS4 AZO

chlore s'unit au métal. Dan» cette décomposition de la vapeur du chlorure, le volume du gaz ne change point, d'où il paroît naturel de conclure, avec M. Dulong , que le chlorure d'azote à rétat de vapeur a le même volume que Tazote qui le constitue.

M. Davy , qui a fait connoitre plusieurs propriétés du chlorure d'azote après M. Dulong, le regarde comme étant formé de en volume en poids

Chlore 4.....«.9i

Azote 1 ...... . 9

Rappeler ici les graves accidens dont JMM. Dulong et Davy on tété les victimes dans leurs travaux sur le chlorure dV zote , c'est dire assez à ceux qui voudroient soumettre ce composé à un examen ultérieur, combien ils doivent prendre de précautions pour éviter les dangers que présente une des matières les plus fulminantes que }a chimie connoisse. •

loDURE d'azote. Lorsqu'on met dans de l'eau de l'iodure d'ammoniaque, une portion d'ammoniaque est décomposée; ses deuxélémens^ en s'unissant à de l'iode, forment de l'iodure d'azote et de l'acide hydriodique qui s'unit à l'ammoniaque non décomposée. L'iodure d'azote est sous la forme d'une poudre noire , et l'hydriodate est dissous. On verse le tout sur un filtre et on y passe de l'eau froide afin de laver l'iodure. Quand celui-ci est lavé, on le fait sécher à l'air libre sur du papier Joseph. On peut se dispenser d'unir préalablement l'iode au gaz ammoniaque , car il suffît de mettre de l'iode dans une solution d'ammoniaque pour que l'iodure soit produit.

L'iodure d'azote détonne par le plus léger choc et par la chaleur, en répandant une foible lumière violette. Cet effet a souvent lieu spontanément à l'air libre. Ce composé a donc beaucoup de rapport avec le chlorure d'azote. La théorie de sa détonation est la même que celle que nous avons donnée à l'article de ce dernier.

La potasse liquide en dégage peu à peu l'azote , et dissout l'iode.

L'hydriodate d'ammoniaque , qui a la propriété de dissoudre l'iode, le décompose également. L'eau pure produit le même effet.

AZU i55

Il est formé , suivant M. Gay-Lussac :

Vapeur d'iode 3

Azote 1

Les rapports qu'on oberve entre l'iodure et le chloruré d'azote ont fait penser à M. Gay*Lussac que la composition de ce dernier de voit être analogue à celle de l'iodure ; ce qui ne s'accorde pas avec l'analyse qu'en a faite Ms Davy. Voyez Chlorure d'azoteu

M. Courtois a découvert l'iodure d'azote ; mais c'est M. Gay- Lussac qui en a fait connoître la composition.

Pour les combinaisons acides de l'azote avec l'oxigène^ voyez Hyponitreux, Nitreux, Nitrique; pour sa combinaison avec le carbone , voyez Carbone ; pour sa combinaison avec l'hydrogène , voyez Ammoniaque. (Ch. )

AZOTURES. (C/iim.) On donne ce nom aux combinaisons de l'azote avec d'autres corps, particulièrement avec les corps simples.

Pour les diverses espèces d'azotures, voyez Carbone (azo- TURE de) , Potassium (azoture de) , Sodium (azoture de). (Ch.)

AZUCHE, AZEBUCHE. (Bot.) Noms espagnols de l'olivier sauvage*, selon Clusius. (J. )

AZULAl^. {Ornilh.) Dénomination imposée par les Portugais à un gros-bec que M. Vieillot rapporte à une variété du loxia cyanea de Linnœus, et dont il donne la figure, pi. 64 A^ son Histoire Naturelle des oiseaux chanteurs. (Ch. D.)

AZUR DES BOIS, (Bo^) nom vulgaire de Tagarici/s cyaneus^ BuUiard. Voyez Aurore. (Lém.)

AZURÉ. {IchtyoL) Nom spécifique d'un cyprin. (H. C.)

AZUROUGE. (Ornith,) Oiseau du genre fringilla , qu'il ne faut pas confondre avec Vazuroux, espèce de bruant décrite par Gueiieau de Montbeillard. Celui-ci se trouve dans l'Amérique septentrionale, tandis que l'azurouge vit en Afrique. M. Vieillot a donné la figure de ce dernier oiseau , pi. 19 de son Hist. des Oiseaux chanteurs. (Ch. D.)

AZUVERT. {Ornith.) Espèce de fringiUe que M. Vieillot a figurée pi. 20 de l'Hist. des Oiseaux chanteurs, et qui habite dans l'île de Timor. (Ch. D.)

i56 BAC

BAARDINAN. ( Ichlj oL ) Nom hollandais d'un poisson dcf Indes orientales, qui a des filets très-longs sous la mâchoire inférieure. (H. C.)

BABIANA. Curt. Magaz. Bot,, tab. 1019. (fîo^) Genre établi pour quelques espèces de gladiolusj Linn. Voyez Glayeul*

(POIR.)

BABILLARD. (lehtyoL) Suivant M. Bosc, on désigne ainsi, dans quelques endroits, un pleuronecte, voisin de la petite •oie , et qui fait entendre un bruit continuel. Voyez Pleuronecte et Sole. (H. C. )

BACAZIA. (Bot,) Ce genre de plantes, de la famille des synanthérées , fait partie de la section artificielle des labiatifiores de M. Decandolle, ou des chœnantoph ores de Lagasca. Il nous est impossible, quant à présent, d'assigner avec quelque assurance la place qu'il doit occuper dans Tordre naturel. (H. Cass.)

BACCALE* (Jc/i(;^o/. ) Thevet (chap. 74) nomme aiosi un poisson particulier , d'après l'ile où on le pèche en Amérique. Kous ne savons à quel genre le rapporter. (H. C.)

BACCANTE {Bot.) Ce genre de plantes, de la famille des synanthérées, que les botanistes nomment haccharis ^ ne doit Pipint être confondu avec le genre conyza, quoique la plupart des auteurs ne voient presque pas de différence entre ces deux genres, et que M. Desfontaines les ait réunis. Nous avons démontré que les vrais baccharis appartiennent à notre tribu naturelle des astérées, tandis que les vrais conyza appartiennent à celle des inulées. On s'*étonnera sans doute que deux genres qui paroissent avoir tant d'affinités se trouvent rangés dans deux tribus différentes, et des botanistes ne manqueront pas d'en conclure que notre classification n'est pas naturelle. Nous leur ferons remarquer que la tribu des astérées et celle des inulées se suivent immédiatement; de sorte que les deux genres baccharis et conjza ne cessent pas d'être en contact, et qu'ainsi les rapports naturels ne sont nullement troublés. H. Cass.)

BACCHA. (Entom.) On trouve ce nom dans le Sj's terne des Antliatcê de fabricius ^ pour indiquer un genre de diptères >

BAC î57

^ui comprend plusieurs espèces de syrphes à corps mince, allongé, à ventre très-grêle à la base et en masse à rextrémité libre. M, La treille avoit fait déjà de l'une des espèces qu'on. y rapporte , le genre sepedon, (€• D.)

" BACCHAROIDES. (Bo^) Linnœus, dans sa Flora zejlanica, avoit donné ce nom à la plante qu'il a nommée depuis coivyzd anthelmintica, ^^ï[ld€no\v en a fait une veruonie, et M. Desfontaines une chrysocome. Msnch, jugeant avec raison que cette plante devoit constituer un genre particulier, a fait revivre, pour le désigner, le nom de haccharoïdes ; mais ce nom ne peut être adopté, parce que les botanistes s'accordent, depuis Linnœus , à proscrire les noms génériques terminés en oïdesy et surtout parce que le genre dont il s'agit n'a pas le moindre rapport avec le baccharis» Nous l'avons fait connoître souslenom d'as car icida, et nous croyons avoir mieuxsaisi ses vrais caractères queMaench , qui les a tout-à- fait méconnus. (H. Cass*)

BACCHUS. ( Ich.(;^o^ ) Pline (Zi^.g, cap, ly) paroît désigner par ce nom le Gadus merlucius des auteurs; il en fait une variété de son asellus; voici sa phrase : Prœcipuam auctorita^ tem fuisse lupo et asellis Cornélius Nepos et Laberius poëta milïiorum tradidêre,,,, Asellorum di^o gênera^ Callariœ minores et Bacchi. Voyez Merluche. (H. C. )

. BACCIENS (FRUITS). {Bot.) M. Mirbel réunit, sous la dénomination de fruits bacciens^ trois genres de fruits simples : le pyridîon, le pépon , la baie (Voyez ces mots) , dont la poire et la nèfle , le melon et le potiron , le raisin et la groseille ofiren^ des exemples. Ces fruits sont succulens, ne s'ouvrent point, et contiennent plusieurs graines séparées, renfermées quelquefois dans de petits noyaux. '

La pêche, l'abricot, la cerise, la datte, l'olive, etc., qu'ont range dans les fruits drupacés, sont distingués des fruits bac^ ciens uniquement parce qu'ils n'ont qu'un seul noyau.

M. Mirbel emploie aussi le mot baccien, baccatus {bacci» jformis) pour indiquer qu'un fruit a l'apparence d'une baie. Le» fruits du genévrier, par exemple, connus vulgairement sous le nom de baies de genièvre, et qui sont rangés par M. Mirbel dans le genre strobile (Voyez ce mot) , sont des strobiles bac- £iens -• le fruit de la ronce , rangé dans le genre étairion ( Voyea ce mot) , est ua ét^irioa baccien^ eto. (Mass.)

i58 BAC

BACCIFER. (jBo^) Roussel ( Flore da Calvados) donne Ce nom à un genre qu'il établit dans la famille des algues sur le fucus baccatus. Ce genre rentre dans celui des/ucus de Lamouroux. (Lem.)

BACCÏVORES. {Omith.) La famille des oiseaux à laquelle M. Vieillot a donné ce nom est composée de genres dont le bec est très-fendu , dilaté à la base, un peu caréné en dessus, robuste , entier ou échancré. Tels sont les rolles , les coracines, les cotingas, les jaseurs, le piauhau , la tersine. (Ch. D.)

BACEIQ. Nom arabe de l'épcrvier , falco nisus. ( Ch. D.) BACH. (Ornith,) Ce mot allemand, suivi d^amsel, désigne le merle d'eau, stumus cinclusy Linn.; turdus cinclus^ Lath. ,* et lorsqu'il est accolé à celui de stetze , c'est la bergeronnette de printemps, motacillaflava , Linn. (Ch. D.)

BACHA. {Ornith.) Effacez le mot Lath,, qui se trouve à la première ligne de cet article, tom. HI, pag. 387. (Ch.D.)

BACHE. {Bot,) On avoit soupçonné que ce fruit devoit appartenir au palmier sagouier ( sargus americana. Poir.Encycl.) des observations plus récentes , faites par M. Kunth ,. dans le nova gen, et spec. Humh, et Bonpl,, portent à croire qu'il a beaucoup plus de rapports avec le genre mauritia, (Pom.)

BACILLARIA, Bacillaire, {Agast,) Nom d'un genre d'animaux infusoires , qui comprend plusieurs espèces d'animalcules quadrigones, semblables à de petits cristaux trouvés dans les eaux douces et-salées. Roth paroît en décrire une sous le nom de conferva bacillaria , Catalogue de Botanique , tab. 4 , fig. 6-6. (De B.)

BACILLARIA. (Bo^) A l'article Baccillaire, on s'est contenté de renvoyer au mot Zoophytes. Ceci demande quelques éclaircissemens que nous croyons devoir consigner ici.

Roth a décrit le premier une espèce qu'il a regardée comme .une conferve, le eonferwa bacillaria. Elle est plane et elle »e divise constamment en deux articles que l'on a comparés à des prismes à quatre pans. C'est évidemment une espèce très -voisine qui a servi à M. Rafinesque pour établir son genre arthrodia (Voyez ce mot, Suppl.). On a fait de l'espèce de Roth le genre bacillaria, différent, quoique très-voisin du i^acillaria de MuUer , placé par Bruguiéres^ d&ns les vers in-

BAC t%

ftrsoîres nommés vibrions {EncycL Vers , pi. 3 , f. 17 , 20 ) , et conservé dans ce genre par M. de Lamarck. Il est vrai que ce genre vibrion renferme des espèces que quelques naturalistes rapportent à la famille des conferves. Tel est le vibrio lunula {EncjycL, pi. 21 à 27) , dont M. Leclerc de Bazoches fait son genre mullerina,» M. DecandoUe a donné le nom de diatoma à des conferves filamenteuses et roides , chez lesquelles le» articulations se détachent alternativement en sens opposé* M. Agardh veut que ce genre soit le même que le bacillaria, ce qui ne nous paraît pas prouvé. Il résulte de ces observations que Varthrodia et le hacillaria (non MuU. ) sont le même genre , et que le diatoma en est dififérent. ( Voyez ces mots. ) 11 en résulte aussi que de nouvelles observations peuvent seules BOUS apprendre sll faut les classer dans le règne végétal ou dans le règne animal , et que provisoirement leur place doit être près des oscillatoria et des conferva*

Bacillaria, d'un mot latin qui veut dire laguette. (Lem.) BACTYRILOBIUM. ( Bot. ) Genre établi par Willdenow , pour le cassia fistula , Linn. , et quelques autres espèces qu'il sépare des casses, dont il diffère par son fruit revêtu d'une écorce dure, indéhiscente, rempli d'une substance pulpeuse ^ ou divisé transversalement par des articulations séparées par des cloisons transversales. Le calice esi'à cinq folioles, la co-» roUe composée de cinq pétales , dix étamines libres , les trois supérieures stériles , les anthères prolongées en bec dans les trois inférieures : une gousse allongée , à plusieurs semence;*

( POIR. )

BACULITE. (Fo5s.) On avoit annoncé, dans cet ouvrage, que les cloisons des baculites étoient imperfarées ; mais l6 grand nombre de morceaux de ce genre que j'ai eus sous les yeux, m'a convaincu qu'elles sont traversées par un siphon marginal , qui se trouve placé contre le bord du côté où le jnoule de la première espèce est anguleux.

Cette singulière coquille, ou plutôt son moule, n'avoit été précédemment trouvé que dans les montagnes de Saint-Pierre de Maéstricht; mais nous devons aux précieuses décauvertes de M. Duhérissier-Gerville , celle d'un banc considérable qui s'étend dans les communes de Sainte-Colombe, Anfreville, Kau ville et Golleville , département de la Manche ^ dans lequel

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ce fossile se rencontre abondamment avec des ammonites, des térébratules, des trigonîes, et autres coquilles que je regarde comme dépendant des plus anciennes couches.

Jusqu'à présent, on n*en connolt que deux espèces*

1*. La Baculite vertébrale, Baculites vertebralis , Lam. Sys" Urne des animaux sans vertèbres ^ Foss. de Maëstricht, tab. 21, £g. 'j et 5. Voyez aussi les planches de ce Dictionnaire. On ne trouve que des morceaux du moule de cette coquille; mais on peut croire, d'après ces morceaux, que quelques-unes pouvoient avoir jusqu'à soixante-cinq décimètres (deux pieds) de longueur, sur quarante millimètres (dix-huit ligues) de diamètre à la base. Leur forme est celle d'un cylindre un peu aplati et anguleux à l'endroit où est situé le siphon. On y prouve, comme dans les ammonites et les nautiles, une dernière loge sans cloison. Quelques morceaux portent des ondulations transverses, et quelquefois de légers étranglemens. Le test de ces coquilles a dû être très-mince. Comme il a disparu depuis la pétrification du moule intérieur, il en est quelquefois résulté que non-seulement ces moules sont libres dans le lieu où on les trouve, mais encore que celui de chaque cloison se trouve sans autre adhérence avec ceux qui sont près de lui, que Tengrènement à queue d'aronde de chacune des cloisons entre elles ; en sorte que quelques morceaux sont composés de pièces mobiles , qui ne se quittent point. Je possède la pointe d'un -de ces moules, qui a soixante-trois millimètres (vingt- Jiuit lignes) de longueur, et qui est divisé en trente-une pièces mobiles.

2°. La Bacultte cylindrique, Baculites cylindracea y Nob. Cette espèce est cylindrique. Ses cloisons sont très-profondément découpées. Son test est sillonné transversalement, et l'on voit à l'extérieur une trace longitudinale qui est sans doute ctùe du siphon. Le plus grand morceau de cette espèce que j'ai vu, a dix-neuf décimètres (sept pouces) de longueur, sur quarante millimètres (dix-huit lignes) de diamètre à sa base, et il est tronqué par les deux bouts. Elle se trouve avec la précédente; mais elle est beaucoup plus rare. (D. F.)

BADIERES, {Min,) On donne ce nom, dans la Tarentaise, fi dçs schistes ardoises qu'on extrait sous forme de tables

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