Le Balane pustule, Balanus pustula, Nob
Je possède des valves d'huStresqui proviennent, sans doute, de quelque couche de sable quarzeux, puisqu'elles en sont encore remplies, et qui sont presqu'entièrement couvertes de balanes de cette espèce. Le diamètre des plus grands est de sept millimètres (trois lignes) , et celui des autres de moitié moins. Les six valves sont sans stries ni cannelures en dessus; mais elles portent intérieurement des stries longitudinales à leur base. (D. F.)
BALANITES. {Bot,) Delisle, dans un Mémoire sur TEgypte, a fait un genre particulier du ximenia œgyptiaca de Linnseus. C'est Vagihalid de Prosper Alpin et d'Adanson. (Voyez ce mot.) Il faut encore y rapporter le ximenia fer ox de TEiicyclopédie botanique. (Poir.)
BALANOIDE. [Foss^ Cqsï un des noms sous lesquels on a autrefois désigné les pointes d'oursins fossiles, (D. F.)
BALANOS. {BoL) Il a déià été dit dans ce Dictionnaire que ce nom ancien dcvoit être appliqué au Ben, moringa oleifera^ qui étoit aussi nommé anciennement halanus mrrepsica, et M. Paulet confirme cette assertion en réfutant d'autres commentateurs de Théo p bras te qui pensoient qu'il pouvoit être le bonduc , guilandina honduc. Le même nom est encore donné au gland d'un chêne , quercus esculus, ( J. )
BALAOU. {IchfyoL) D après M. Bosc, ce nom indique à la Martinique le centrisque scolopax, ou bécasse de mer, Voyci Centitsque et Macroramphose. (h. C.)
BALATAS. {Bot.} Voyez Sapotiujek. (J,)
BALAYEURS. (Bot.) On appelle ainsi deux ehtfinpîgnons du genre agaricus, Linn. (Voyez Fungùs») L'un estVag, cly^ p eatus ^Linn.^ champignon commun dan» nos bois; son j^édiculo est blanc, son chapeau gris, glaireux en dessus, garni en dessous de feuillets jaune citron. L'autre espèce n'est mentionnée que dans Micheli ; les Italiens le nonunent granoi^ juolo biancoj et le mangent. C'est le balayeur gris dePaulet.
Cette dénomination de balayeur leur vient de ce qu'on les ' trouve toujours salis par dé la terre qu'ils semblent avoir ramassée. (Lem.)
BALBIS. (IchfyoL) M- Risso désigne sous ce nom un lépadogastère qu'il a décrit le premier, mais que M. Cuvier soupçonne être le Oyclopterus cornubicus de Sh. Voyez LéFADOGASTÈRK* (H. C.)
BALBISIA. (Bot.) [CorymhifereSy Juss.; syngénésie polyga» mie superflue y Linn.] Ce genre de plantes, formé par WiUdenovv, appartient à la famille des synanthérées, et à notre tribu naturelle des hélianthées. La calathide des balbisi es est radiée , et les demi-fleurons femelles qui occupent le raytïn sont trîfides; l'inVolucre est formé de huit bractées disposées sur un seul rang ; le clinanthe est paléacé ; les cypsèles sont surmontées d'une aigrette sessile, pluméuse.
La balbisie à longs pédoncules (halhisîa elongata, "WîHd,) est une plante annuelle, du Mexique, mal à propos rapportée par Ortéga au genre amellus , qui n'est pas de la même tribu naturelle. Sa tige est couchée, presque simple, cylindrique, velue; elle porte des feuilles opposées, pétiolées, imitant celles de l'arroche, c'est-à-dire, ovales, pointues aux deux bouts, à trois nervures, dentées, hérissées de poils rudes; les calathides solitaires à l'extrémité de pédoncules extrêmement longs, sont composées de fleurs jaunes, entourées d'un involucre de bractées ovales. Les filets des étamines sont hérissés de papilles.
On connoit une autre espèce de balbisie qui habite aussi le Nouveau Monde. Ces plantes n'ont rien de remarquable ni d'intéressant ( H. Cass. )
BALBUZARD. (Ornith.) MM. Savigny, Vieillot et Cuvier ont formé du balbuzard , décrit au tom. I" de ce Dictionnaire , pag. 35 1, un genre particulier sous le nom de pandion. Le
premier de ces auteurs lui a donné pour caractères, dans son Système des oiseaux d'Egypte et de Syrie, un bec presqne droit à la hase , à dos renflé ; la cire velue et lobée au-dessous des narines, lesquelles sont lunulées, obliques, avec une on- Tcrture étalée au bas, et le bord supérieur Hiembraneux et trés-mince ; la bouche à peine-fendue jusqu'à Fangle intérieur des yeux; les tarses très-épais, réticulés et garnis sur les deux faces d'écaillés petites, dures, saillantes, comme imbriquées de haut en bas par devant, et de bas en haut par derrière; les doigts dénués de membranes , l'intérieur excédant de peu les latéraux, et l'extérieur étant venatile ; les ongles arrondis et lisses par dessous , celui du milieu ayant néanmoins une tranche saillante sur son côté interne; la queue composée de rectrices égales, et la troisième penne des ailes la plus longue. Les caractères moins détaillés de MM. Vieillot et Cuvier n'ofirent de différence avec ceux-ci qu'en ce que , suivant le premier, l'ongle intermédiaire est arrondi , tandis que M. Savigny lui attribue une tranche saillante ; et que , . suivant M. Cuvier , c'est la seconde et non la troisième rémige qui est la plus longue.
M. Savigny, en décrivant le balbuzard, pandion Jiuvialisy trouve ce nom impropre, et lui applique , de préférence, celui d'orfraie, (Ch. D.)
BALDINGERAjFlor. Wetter, n^ 99. (Bot.) Nom générique donné au phalaris arundinaoea de Linnaeus. ( Poir. )
BALE. (Bot,) Nom donné par M. de Beauvois à l'enveloppe extérieure des fleurs des graminées, laquelle est désignée par Linnœus sous le nom de calice; par plusieurs botanistes, sous celui de glume; par quelques-uns, sous celui de glume extérieure ; par M. Richard , sous celui de lépicène. Voyez ces mots. (Mass.) «
BALEARICA. (Omith.) Brisson a formé, sous ce nom, un genre particulier de l'espèce de grue que sa couronne soyeuse a fait appeler oiseau royal, ardea pavorùna ^ Linn. (Ch. D.)
BALESSAN. {Bot.^ Voyez Bulassen. ( J.)
BALFOUR , Balfouria. ( Bot. ) Genre de la famille des mpocinées , qui a quelques rapports avec les nerium , et appartient à la pentandrie monogynie de Linnaeus. Son caractère es* sentiel consiste dans un calice à cinq découpures , une corolle
înfundibuliforme, couronnée à son orifice par un tube crénelé; les découpures du limbe droites , ayant leurs côtés égaux; cinq étamin es insérées à l'orifice du tube; les anthères sagittées mucronées , réunies autour du stigmate ; un style filiforme ^ élargi à son sommet ; le stigmate anguleux : dix petites écailles à la base interne du calice , en dehors de la corolle. Le fruit n'est pas encore connu.
La seulç espèce qui compose ce genre j halfouria saligna y Rob. Browh , Noy. Holl. 467 , est un arbre de quinze à dixhuit pieds de haut , glabre sur toutes ses parties , dont les feuilles sont opposées , linéaires , lancéolées , courbées en faucille, munies, à la base interne des pétioles, de petites glandes en forme de dents; les fleurs sont disposées en cimes trifîdes, latérales et terminales. Cet arbre a été découvert par Rob. . Brown sur les côtes de la Nouvelle-Hollande. ( Poir. )
BALIGOULE, Bouligoule y Brigoule. (Bot.) Noms que les habitans du midi de la France donnent à plusieurs champignons, et principalement à Yagaricus eryngii^ Decand. C'est un champignon comestible qui croît sur les racines du panicaut commun. Son chapeau est roussâtre, garni de feuillets blancs, et porté sur un pédicule blanc, quelquefois excentrique et sans collier. Dans le Nord de la France on le nomme ragoule et gin^oule : c'est V oreille de chardon des Nivernois. (Lem.)
BALI-SALAN-BOEKIT. [ErpétoU) Serpent dès montagnes de l'île deTernate, dont parle Valentin (HisLdesAnim. d'Ami,) , et qui paroît être la couleuvre plicatile. Voyez Couledvee. (H. C.)
BALISTE. (IchtjoU) Supplément à cet article, p. 474. D'après un travail récent de M. Cuvier, le genre des balistes, tel qu'il est exposé dans le Dictionnaire , est partagé en plusieura autres genres, qui sont les balistes proprement dits , les monacanthes » les alutères, et les triacanthes. Voyez ces divers mots.
Les balistes proprement dits ont le corps entier revêtu de grandes écailles très-dures, rhomboTdales, qui, n'empiétant point les unes sur les autres, ont l'air de compartimens de la peau. Leur première dorsale a trois aiguillons, dont le premier çst de beaucoup le plus grand; le troisième est très- petite
IVxlrémité de leur bassin est toujours saillante et hérissée, et derrière elle sont quelques épines engagées dans la peau.
Les uns ont les côtés de la queue armés d'un certain d ombre de rangées d'épines courbées en avant, et des écailles plus grandes derrière les ouïes. Tels sont le batistes lineatus de Schn., qui en a deux rangées; les haL armatusy Schn.; aculea-^ ius, Linn., I^acép.; insuUePralin, Lacép., ou v)srrucosus ^ Linn. j viridis, Schn., qui en ont trois; les bah cingulum, Lacép.; rectangulus , Schn. ; conspicillum etviridescens , Schn., qui en ont quatre; le halis. ringens^ Bl., qui en a six ou sept; le balis» hursa^ qui en a douze à quinze.
Quelques-uns n'ont ni épines à la queue , ni écailles plus grandes derrière les ouïes; ce sont les balis. capriscus^ macw lotus , bunwa et stellaris.
D'autres manquent d'épines à la queue, mais ont les écailles àes ouïes plus grandes; ce sont les balis. forcipatusj "VVill.; vetula^ Bl. ; fuseus^ Schn. ; et le balisttnoir^ Lacép,
Telles sont, à peu près, les espèces qui doiveut être conservées dans le genre baliste. (H. C.)
BALLEL. {Bot») Nom malabare d'un liseron , convolvfulus repens, ( J. ) '
BALLUM. {Ornith.) Suivant Marsden, c'est, à Sumatra, le nom d'une espèce de pigeon de couleur brune. ( Ch. D.)
BALOTA. {Ornifh.) Nom que Ton donne en Piémont à la guignette, tringa hypoleucos , Linn. (Ch. D. )
BALOUANES. (Min.) C'est le nom qu'on donne à Wieliczka, à des masses de sel gemme de cinq à six quintaux^ taillées en cylindres arrondis à leurs extrémités, ou plutôt en ovoïdes. (B.)
BALSAMITA. (Bot,) Ce genre de plantes, de la famille âe& synanthérées, fait partie de notre tribu naturelle des anthémidées. (H. Cass.)
BALTIMORA. {Bot.) Ce genre de plantes, de la Famille des synanthérées, fait partie de notre tribu naturelle aes hélianthées. (H. Cass.)
BALTIMORE. {Ornith.) Bufifon , qui séparoit les cassiques, les carouges et les troupiales, sans assigner une place tout-à-fait particulière aux baltimores, a remarqué que le bec de ceux-ci étoit plus court et plus droit que celui des premiers , et qu'il en dif-
BAL nZ
féroit surtout ep ce qu'il présentoit une pyramide à cinq pans, dontdeuxpourlamandibulesupérirureettroispourrinférieurej il a aussi observé que leur tarse étoit plus gr^le. Les différences dans la forme du bec étant les plus importantes, ce sont elles Traisemblablement qui ont déterminé M. Vieillot à établir son genre yjihantes , qu'il caractérise par un bec droit , polyèdre ^ grêle et acuminé, en y ajoutant le prolongement de la mandil)ule supérieure en pointe dans les plumes du front, circonstance commune aux troupiales , et par conséquent moins importante. Ce nouveau genre ne renferme que deux espèces, . dont la première est le baltimore proprement dit, Buff. , pi. enl. 606, fig. 1 ; j'phantes baltimore, Vieil. j oriolus baltimore j Gmel. et Lat. La tête du mâle est couverte d'un capuchon noir, qui descend par devant sur la gorge et par derrière sur les épaules; et son plumage est, d'aillçurs, d'un bel orangé, à l'exception àes pennes des ailes et delà queue, qui sont noires et bordées les premières de blanc et les secondes de jaune. Un vert-olive remplace le noir chez la femelle, sur laquelle le jaune est moins vif.
La seconde espèce de baltimore, décrite par M. Vieillot fious le nom dyphantes solitaria , n'est pas le baltimore bâtard mâle de Catesby , de Brisson, de Buffon et de Latham, figuré pi. enlum. 5o6 , sous le n**. 2 , et qui paroît être le mal» de la première espèce en mue , mais l'oiseau décrit par Brisson comme la femelle du baltimore bâjtard , et par Buflbn comme celle du baltimore proprement dit. Cette espèce, que M. Vieillot appelle ioZi^airc,^ parce qu'il a presque toujours rencontré le mâle seul ou avec sa femelle, présente un noir lustré sur toutes les parties, qui, dans la première, offrent les mêmes couleurs ; mais les côtés de la poitrine et les parties postérieures, au lieu d'être jaunes, sont d'un brun brillante • Un brun noir et un brun roussàtre.rem placent ces belles teintes chez les jeunes.
Ces oiseaux, de la famille des tisserands, textores, habitent l'Amérique septentrionale ; ils composent leurs nids de la même manière avec des plantes filamenteuses , et les sufpendent à l'extrémité des branches d'arbres fort élevés. Les œufs de la première espèce sont blancs, tachetés de rouge, et ceux de ia seconde d'un blanc pâle, rayés de noir vers le gros bout.