‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 5)Chapitre 21 sur 53 · CHA H · texte numérisé non relu

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tion^ et deux hommes avec un bâton chacun ^ frapfkent sut le sac suffisamment de coups pour briser Técorce extérieure, «t détacher en même» temps la peau intérieure. Le sac danii lequel on met les châtaignes pour les battre , doit être auparavant trempé dans Teau , pour empêcher qu'il ne Soit déchiré par le battage. Quand celui-ci est terminé, on vanne les chà«> taignes pour les séparer entièrement des débris de leurs enveloppes, et ensuite on les serre pour s*en servir au besoin. Ainsi préparées, elles peuvent se conserver d^une année à l'autre. £n Corse y^ on est aussi dans Tusage de faire sécher les chà^ taignes , et on en opère la dessiccation , à peu de chose près » de la même manière que dans les Cévennes : mais , comme les Corses en préparent une sorte de pain , ils- les font moudre au moulin, ce qui oblige de les passer auparavant dans un four^ quelque temps après en avoir retiré le pain , afin de les priver de toute espèce d'humidité qui pourroit s'opposer à leur con* version en farine.

Le pain fait avec de la farine de châtaignes a une saveur douce et agréable ; il se digère facilement , et peut se con-« server quinze jours et plus. Mais, selon Farmentier, ce pain des Corses n'a aucune des qualités qu'on exige dans celui' de grain; il n'a point la mên^e fermeté; on ne parviendra ' jamais, quelque apprêt et quelque forme qu'on lui donne, i en faire du pain levé, et ce n'est tout au plus qu'une galette, d'ailleurs fort utile pour les gens de la campagne qui n'en ont pas d'autre.

'aJ* Chataigniea nain : Coiiarita i^umXXa ^ Lam», Dîct. enc«, 1, pag. 709 ; Mich., Arh* Amer,, a ? p» 166 , pi. 7 ; vulgairement chincapin. Cette espèce , qui appartient exclusivement à l'Amérique septentrionale, présente des dimensions fort dififérentes , selon le climat sous lequel elle croit. Dans* les parties du nord ^es Etats-Unis , dans les terrains secs et arides^ elle n'est , pour ainsi dire , qu'un arbrisseau qui parvient rarement à plus de sept à huit pieds de haut , tandis que dans la Caroline méridionale, là Géorgie et la basse Louisiane ^ où le sol est frais et fertile , çlle s'élève quelquefois à trente et quarante pieds de hauteuih, sur douze à quinze pouces de diamètre : il est vrai cependant qu'elle reste le plus souvent «u-dessoua dç çça proportion. Ses feuilles so^^ longues de

trois à quatre pouces, oblongues-lancéolëes, courteiheiit p^ tiolées, glabres en-dessus, légèrement cotonneuses et blanchâtres en-dessous, bordées de dents obtuses. Ses fleurs sont déposées comme dans le châtaignier commun, mais moitié plus petites. Les péricarpes sont arrondis, hérissés d'épines^ et ne renferment qu'une seule châtaigne , qui n'est guère plus grosse qu'une noisette sauvage , et qui a une saveur très-douce.

Le bois de chincapin a le grain plus fin et plus serré que celui du châtaignier ordinaire ; il est aussi plus pesant , et il a probablement, encore plus que lui , la propriété de résister long-temps à la pourriture *. mais, comme on en trouve rare^ ment de gros morceaux, il est fort peu en usage. Le chincapin est cultivé en Europe, dans les jardins de botanique et che< quelques amateurs, comme objet de curiosité. On a essayé de le greffer par approche sur le châtaignier ordinaire ; mais il est rare qu'il y réussisse. ( L. D. )

CHATAIGNER DE LA GUIANE. (Bot.) Dans quelques cantons de cette contrée , on donne ce nom au pachirier , paehira aquatica , Aubl. , p. 726 , t. 29 1 , qui est le carolinea de quelques botanistes modernes. (J.)

CHATAIGNER DE SAINT-DOMINGUE. [Bot.) Dans cette colonie on nomme ainsi le cupania» Le même nom est donné ea Amérique au sloanea , parce que son fruit est hérissé comme l'enveloppe extérieure des fruits du châtaignier ordinaire. ( J.) CHATAIRE. {Bot.) Voyez Cataire. (J.) CHATALHUIC(£o^), nom mexicain d'une casse dont lei feuilles sont composées d'environ neuf paires de folioles, suivant la figure qu'en donne Hemandez , p. 70. Elle n'est rapportée à aucune des espèces connues ; on ne peut l'assimiler à la casie d'Alexandrie, ou casse ordinaire, qui a'a que cinq paires de folioles. (J.)

CHAT DE MER. ( lohthyol. } Dans quelques pays on donne ce nom à la chimère arctique , à cause de l'éclat dont •es yeux brillent dan* l'obscurité. Voyez Chimère. (H. C. ) CHATE {Bot.)j Chatis. Daléchamps dit que le pastel, f seUÏs tinctoria , est ainsi nommé chez les Arabes. Ce nom est bien différent de celui àe jidiUeUdjemal ^ cité par Forskaêl j^our son isatis yEgyptia. (J.)

CHATE, Chatte, Qvatcm [Bot.)^ nt>ms tLf&tfes ^nue

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