Garbonatée rhomboïdale. calcaire
6. Garbonatée octaédriqoe . arràgonite^ 7* Phosphatée. ••....•.« photpharite# 8. Fluatée fluor.
Les numéros placés en avant de chaque espèce les feront reconnoître et en rappelleront le rang lorsque ces espècet vont être confondues entre elles ef avec les mots de renvois et les synonymes par Tordre alphabétique.
i.'*' Espèce» Gbaux native. La chaux a une si grande affinité pour Tacide carbonique qui se trouve répandu partout , qu'en supposant quMle ait pu, dans certaines circonstances, exister dans l'état où on l'appelle pure ou viVe, il est peu probable? qu'elle s'y soit maintenue long-temps, au moins dans les par* ties de la croûte du globe soumises à nos observations ; ce-* pendant quelques minéralogistes admettent cette manière d'être de la chaux dans la nature^ et la nomment chaux native.
Wallerius regarde comme chaux native une terr*e blanche' •u grise , qu'on retire du fond de la mer sur le rivage dé Maroc en Afriqueiy et dont les particules se réunissent en une msase solide à l'air. Il est vrai qu'il confond dans le même article la chaux carbonatée qui se dépose dans les bassins de cer^ laines eaux thermales, après avoir nagé quelque temps àleur surface , et d'autres variétés de chaux carbonatée pulvérulente.
Miiis on pourroit regarder , avec lui , comme chaux native , et luéme comme chaux vive , celfe qu'il cite , d'après Dacosta f fioyle et Bruckmann, comme venant des bains de B'ath en Angleterre y et qui fuse dans l'eau , et forme , avec ce liquide i
«54 cha:
un ciment solide; mais il faudroit que ces observations fussent , mieux constatées et plus précises.
La prétendue terre calcaire calcinée ^ ou chaux de volcan ^ citée par Mt Monnet, dans sa Minéralogie, comme se trouvant très-abondante et en couches obliques dans la Haute- Auvergne , le long des montagnes très^rapides qui bordent la vallée de Vie , nous parolt appartenir à la variété que nous nommons calcaire marneux; celle du moins que nous avons observée dans cette même vallée, appartient bien certainement à la formation du calcaire d'eau douce, qui est ordinairement presque entièrement composé de calcaire marneux: sa propriété de fuser un peu avec l'eau , paroît venir de sa porosité et de la facilité qu'elle acquiert par^là , d'absorber l'eau assez promptement , et avec une sorte de sifflement.
Chaux aeséniatée , ou pharmacoote , c'est - à - dire , pierre empoisonnée.
Cette espèce minérale rare , mal caractérisée comme espèce, parce qu'on ne sait pas bien quels sont ses principes essentiels , ni quelle est sa forme primitive , est composée , d'après les analyses de' Kiaproth et de John , de plus de 5o pour 106 d'acide arsénique sur 2 3 de chaux. Il nous sembla plus convenable de placer cette combinaisoii dans le genre de l'arsenic que dans celui de la chaux; les caractères extérieurs et les principes constituans de ce minéral semblent indiquer ce rapprochement, quia été fait par Werner et par Jameson , et qui est analogue à celui quV)n a fait en plaçant dans le genre Schéelin, le schéeihi calcaire. Voy. pHAiiMACOLn^. Chaux cakbonatée siliceuse , ou Datholite. Comme il n'y a pas encore plus de motifs de regarder la chaux comme base de ce sel que la silice, nous en ferons une espèce particulière et indépendante, que nous décrirons sous le nom de Datholite. Voyez ce mot. *
6.^ Espèce, Chaux CARBONATéfi octaédrique , ou Arraconits. Dans un système de classification des substances minérales, qui est fondé sur la composition de ces substances , on ne peut se dispenser de regarder comme essentiellement composé de chaux et d'acide éarbonique, un minéral qui, analysé depuis dix ans par les plus habiles chimistes de l'Europe , et cons* tamment dans le but d'y trouver autre' chose que ces deux
substances , les a toujours présentées , tantôt sans aucun mélange notable , tantôt en quantité si prédominante , qu'on ne peut attribuer aucune influence importante aux terres étrangères qui s'y sont trouvées quelquefois en proportion infiniment petite et encore variable. L'arragonite est donc pour nous, dans l'état actuel de nos connoissances , une chaux carbonatée , aussi bien que le sel marin est une soude muriatée, etc. Vouloir la considérer autrement; c'est devancer l'expérience ; c'est établir une hypothèse possible, qui se réalisera peut-être un jour, mais qui n'est encore fondée sur aucun fait constant.
Néanmoins, comme cette chaux carbonatée présente une réunion -de caractères cristallographiques et physiques qui établit entre elle et la chaux carbonatée rhomboïdale des diffé^ rences très-rem arqliabl es , nous regardons, avec M. Haiiy, et avec la plupart des minéralogistes, ces différences comme asset importantes pour en faire une espèce minérale particulière»
Nous conservons à cette espèce le nom usuel d'AaiuGONiTE , et nous lui donnons le nom caractéristique de Chaux carbonatée ocTAÉDRiQUE 9 qui cxprimc ses principaax caractères chimiques et minéralogiques ; c'est le calcaire excentrique de Karsten et de la plupart des minéralogistes allemands ; la chaux carbonatée dure de M. de Boumon.
I^es caractères qui lui sont communs avec la chaux carbonatée rhomboïdale pure , sont de faire comme elle effervescence avec les acides, et' de se réduire en chaux par l'action du chalumeau ; mais ce sont presque les seuls : les caractères qui la distinguent , sont , au contraire , bien plus nombreux.
Elle est plus dure que la chaux carbonatée ; plusieurs de ses variétés cristallisées , exposées à l'action du feu du char lumeau , pétillent et se dispersent en un grand nombre de petites parcelles -, mais cette propriété n'appartient pas même a toutes les variétés cristallisées. Sa pesanteur spéci*^ fique est plus forte; elle est de 2,94, tandis que celle de la chaux carbonatée rhomboïdale n'est que de 2,72.
Mais c'est dans son clivage, et par conséquent dànS sa form^ primitive, et dans son action sur la lumière^ que se mon» trent les plus grandes différences.
L'arragonite %e présente or^dliiairem^nt sous la forme d«
mSg CttA
prisme 9 a quatre ou k six pans, ou de dodécaèdre, cônipëàéi de deux pyramides à six faces très-aiguës et opposées base k base. La division perpendiculaire à Taxe ne donne au-' cun jointe mais elle fait naître une véritable cassure qui est vitreuse et assez éclatante : celle qui est parallèle à Taxe des cristaux, ofifre des lames parallèles aux pans d'un prisme il base ivbombe>, dont les angles seroient de 116 d. et 64 d.; on observe en outre, mais avec assez de difficulté, des joints qui indiquent un clivage oblique à Taxe des cristaux, et qui conduisent à une foi'me primitive qui est un octaèdre rectangulaire, dans lequel Tincidence de M sur M est, suivant tiL Hatty^ de ai5 d. 56% et celle de F sur F de 109 d* a8'. Quoiqu'on puisse, soit par des lois de décroissement trèscompliquées, soit par des modifications trop considérables dans la valeur àes angles du rhomboïde pour n'être point sensibles, obteiiir avec le noyau de la chaux carbonatéerhonlboïdale un prisme donnant l'angle de 128 d., qui se trouve naturellement dans l'arragonite prismatique , on n'arriveroit lamais à faire rentrer ces formes l'une dans l'autre. Une seule réflexion suffit pour le prouver : car, dans le cas qu'on sup* pose ici , deux des pans des prismes de l'arragonite seroient parallèles aux joints naturels, et donneroient par conséquent^ par le clivage , des facettes éclatantes -, les deux autres , au contraire, ne présenteroient aucun clivage : or, cette conséquence est en opposition avec l'observation qui fait voir sur les quatre pans des prismes d'arragonite , un poli et un clivage également nets et éclatans. « Enfin, quand même on trou-* « reroit, dit M. HaUy, une loi admissible de décroissement « pour Tangie de 128 d., il {audroit encore une loi suscep- ^ tible de donner le sommet dièdre, ou les deux autres « faces de l'octaèdre. ^
La réfraction de l'arragonite est très-différente de celle dût Ipalcairerhomboïdahelle est simple lorsqu'on regarde à travers deux faces parallèles du prisme, et l'imageneparoît doublé que 4}tta^d on regarde l'objet à travers la base du prisme et une facette artificielle inclinée sur cette base, de 10 à i5 degrésé Nous'avons dit que l'analyse de ce minéral avoit été souvent fuite par un grand nombre de chimistes.
hea premiers, MM. Klaproth, Fourcroy, Vauqueiîn , The-
nard , Bi&t , Bucholz, etc% , malgré tous les soins qu^ils ont priji ^ malgré le& méthodes perfectionnées qu'ils ont employées y n'y ont trouvé'quedela chaux de o,58 à. 0^55; de l'acide carbonique 0,41 à 0,43, et de l'eau de o à o^3 ; Bucholz est même le seul qui ait trouve dans Farragonite cette grande quantité d'eau« Ces analyses établissoient entre Farragonite et le calcaire thomboïdal , la plus complète identité de composition*
Mais, en i8i3 , M. Stromeyer, de Gottingue , annonça ayoir reconnu dans un grand nombre de variétés d'arra^onites qu'il avoit analysées de nouveau , et dont il donna Ténumération , laprésenceducarbopate destrontiane, en quantité îortpetite^ il est vr»i, et variable dans les différentes variétés, mais constante dans chaque variété, .L'arragonit.e d'Aragon., qui esÇ Cécile qui en contient le plus, n'en renfermç guère que 4 pour 100^ et celle de Vertaison en Auvergne ^ n'en a donné que 2 pour 100. M. Laugier a répété à Paris les expériences de M.Stror meyer , et a obtenu à peu p ces les mêmes résultats*
On s'est empressé de conclure que là présence du carbonate de strontiane étoit la cause rechercliée depuis si longj-^emps de la différence . de l'arcagonite et du calcaire. rhomboïdaK et des différences de formes de ces deux ^els pierreux.
Mais de nouveaux travaux , entrepris 3ur un grand nombre d'arragonites , par MM« Buchok et JVieissner , ont fait connpître que plusieurs variétés de ce sel pierreux , prises danç des li,eu7& diiSerens, ne renfermoieut pas de cai»bonate de strontiane , ou n'en renfermoieut que des quantités presque inappréciables* Le& arragçnitea de 'Neumar^^k , de Saalfeld,» de Minden, de Luniebourg, et même; . celle, de Basténe, n'ont,, point donné de strontiane a4:es.habiiesxiiiJmîste5^M. Laugier 9 étonné que ceUe de. Bastène , . dans 'laquelle , oa assurpit „exK ^voi^r trouvé, n'en ait paa offert, a. répété, avec sa précision ordinaire, l'analyse dç cette variété. locale 5 et, en effet, il. n'y a trouvé qu'un millième, au plus, de strontiane. Qu^nt aux arragonites qui n'en renferment pas du tout, il fait remarquer, 1.** qu'elles sont rarement pur^s et transparentes; 2.^ qu'elles contiennent presque toutes un peu de sulfate de. chaux. '
Il résulte de ces faits et de ceux que nous avx>ns rapportés plus haut sur la forme de l'arragonite, premièrement^ que la forme primitive de l'arragonite et ses formes secondaires
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èùjkt absolument incompatibles avec celles de la chaux carbo« natée rhombnïdale , et qu'on ne pourra jamais regarder la première comme une modification ou une forme secondaire de la seconde y quelque compliquées que soient les lois de décroissement qu'on veuille admettre. Cette incompatibilité e»t démontrée ptir la loi de symétrie qui préside à la formation de& cristaux secondaires. D'après le nombre des plans de cli« yage dans la ferme pHmitive de la chaux eafbonatée rhomboï* dale , l'es nouvelles facéties sont toujou)^ produites en séries de 6, 12, 24, etc., (jfiii sont des multiples de 3, tandis que dans l'àrragonite ces facettes se présentent en nombre qui sont de» mùlfiplès de 4, et qui appartiennent à la Série 4,8, 16, etc.
Ehfiii , dans te passage âuppoM de ia forme de la chaux cari)bnatéé rhomboïdate à Farragdmte, i'axe de réft*aclion , observa M. Hafly, subiroittin changement qui en détermineroit un a'utl'e dans la réfrâcïiOn.
Les causes qtii oifit produit deux iieis 'pierreux qui notfs parôîtôent entièrement senfkblable^pa^lcfur composition , et qui ^ont cependant isi dilTîérens pat* leàr cHstaUisaîîon' et leure ^ti'tire^ îpi^op^iétés phyflS(]fues9 <^ous soni donc éitfûôre entière*ment incdnntres ; et ^i c'étft dne exception aux lois que semble Wivre ordinairement là cristallisation, il ftfut- convenir , comme nousTavôns déjà dit-ailleurs, que cette exception près- 'qiie unique y et qui n'est pas méine prouvée, ne peut infirmer 'en rien des ptiufcipés^tâblii sur une multitttdlK de faits précis et constans.
La pliïpart àe$ cristaux d'arragohîte )9ont groupés. Les prismes rhombo'idaux qui constituent leulrs tonnes simples sont réunis parallèlement k leur axe ^ et se pénètrent en partie. C*est par cette réunion qu% donnent âafisaanceà ces prismes liexàèdres , fbnnesotrs -laquelle se prési^irlfe le plus (^rdinairemient rarragonîte. "Mais ces' prismes he^&èdt*es., résultat de Taggrégation de'plusi'eùrs prismes rhtmibëldaux dont les angto jont, comme nous l*avdns dft, d'erivii^on iiS d<et 64 d., ne peuvent jam^s être des prismes hexaèdres 'réguliers : ce sont des' prlsmfes dont qu^tre^angles sont de 1 1 6 d. et deux de 1 28 d.j 'ils offreùt souvent sur létirs pans Un ou même plusieurs angles rentrans, qui distmguent ces prismes -hexaèdres par groupement des prisw^ hexaèdres sièaples*
Souvent aussi les bases de ces prismes sont marquées dç lignes saillantes, convergentes vers Taxe du prisme : ces lignes «ont les arêtes des deux faces culminantes, des extrémité^ des octaèdres cunéiformes qui, groupés parallèlement à leur lon« gueur, composent ces prismes; cette disposition est très-dis^ tincte dans quelques variétés que M. HaUy désigne sous le non^ à^arrç,goitite cunéolaire.
Les formes simples sont plus rares ; elles se réduisent à deu^ principales: .
Varragonite unitaire; c'est le prisme liexaèdre à angles de 1 1 6 et j 68 d., terminés par deux faces culminantes.
Vxipragpnile apotome ; dodécaèdre composé de deux pyTa^ mides très-aiguës , dont la hnse commune est semblable aux prismes hexaèdres mentionnés plus haut. Ainsi, quoique <;ett^ forme paroisse simple, elle est encore^ suivant M. HaUy,, lis Résultat d'un groupement.
L'arragonite.^e présente jaus^i en masse peu volumineuse , à structure souvent fibreuse , dont les cavités sont hérissé^ d'aiguilles très-déliées qui appartiennent presque toujou^ ^ la variété nommée apotçme. Le minéral décrit parles minerajlogistes allemands sous le ppm d'igUte^ paroit être une a.çragoxûte de cette variété.
Enfin on avoit.regardé la chaux ca^rbonatée, forméepar voije de concrétion h la manière des stalactites, et non^mée vulgairement et très-improprementyïo5,^m', comme appartenai^t ÂTespièc^ de rarrag,(toite ; mais de nouvelles observations jparoissent avoir décidé les minéralogistes à ne point. réunir cett^ singulière concrétion à l'firragQnite.
Lie«x.L'arragonite,. comme son nom l'indique, a d'abord .été remarquée en Aragon, (et rapportée de ce lieu ; mais, depuis cette époque, on en a trouvé dans ni^ grai^d nombre d'autres .lieux : nous ne citerons que les principaux , en indiquant en ,méme temps las circonstances de gisement qui leur. sopt particulières dans chacun de ces lieux.
L'arragonite d'Espagne se trouve , suivant Sowl es , dans deux
endroits : près de Molina, en ^ Aragon, accompagnant des
.bancs de gypse ; et près de Mengranilia, dans le royaume «U
Valence, dans un terrain semblable au précédent, avec du
^mrz sinople cristallisé, et de l'argile ferrugineuse. Ce^e arra-
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gonîte est souvent vîolâtre, et présente les variétés , prismatiques nommées symétriques et intégri formes.
On la connoît en France dans un grand nombre d'endroits. ACascastel, département de l'Aude, c'est la variété opof orne; elle est implantée sut* du fer oxidé argileux, et accompagnée de calcaire rhomboïdal brunissant. — Dans le département des Landes, à Caupenne et à Bastène^ près de Dax, elle est dans un terrain composé d'argile ferrugineuse, de cristaux de gypse, de quarz sinople, qui paroît appartenir a une fc/rmation trappéenne, — Dans le départemeril du Tarn, à Faydel, dans une mine de fer, c'est la variété dciculaire: elle est verdàtre. — Dans les Vosges, dans la mine de fer deFramont. — Prés de Tulle, département delà Corrèze, en masses globulaires radiées, dans du basalte. — Elle est très-abondante en Auvergne, aux Martes de Vaire, prèsVertaison; c'est la variété confluente, — Au mont Peyrat, c'est une variété presque compacte. — Au montGergovia, toutes sont ou dans des basaltes ou dans des tufs Volcaniques. — Danslepaysde Gex, elle est massive, dure, ayant bien la cassure vitreuse ; mais elle ne renferme pas de strontiane.
En Italie. — En Pié;nont, on cite la variété unitaire , près de Saint-Marcel. M. Faujas en a fait connoître une variété qui se trouve dans une serpentine accompagnée de fer sulfuré, au monte Ramazzo'; et M.j Laugier en a analysé une autre des environs de Baudissero, près Turin, qui est opaque, friable > comme altérée , et qui ne renferme pas de strontiane.
En Ecosse , on a trouvé les variétés nommées apotomes , dans des roches de trapp. ,
En Allemagne, l'arragonite est maintenant très - connuie. Celle de la vallée de Léogang, dans le pays deSalzbourg, est accompagnée de fer spathique , et même de calcaire rhomboïdal cristallisé, ce qui est assez remarquable. — ASchwaz, enTyrol, on a trouvé la variété aciculaire verdàtre implantée surde la chaux carbonatée compacte, avec du cuivre malachite, du cuivre sulfuré, etc.
Au Harz, M. Steffens la cite, accompagnant du fer hématite, à Kamsdorf, près de Saalfeld, et à Tilkerod. Ces arragonites et celles des environs de Minden, en Westphalie, ne renferment pas de strontiane.
Jl en çst dç mémç des arragonites du Kai^erstull en Brisgaw^
CHÀ s6i
qui se trouvent en veines dans une variolite, et de celle de Limbourg; mais cette dernière contient un peu de^ gypse.
En Carinthie, on connoîtla variété apotome. On trouve la même variété en Transylvanie.
La Hongrie offre une variété particulière d'arragonitequ'oni a nommée igliie ou îglotie, parce qu'elle vient principalement d^glo , près du lieu appelé la RoU {dieRoll), Il en vient aussi de Sakrul, sur les monts Poratsh. Schemnitz et Retzbania offrent Tarragonite dans des mines d'argent , accoïnpagnée de, calcaire brunissant.
En Bohème , on n'en indique qu'à Joachimsthal. L'arragonite est peu connue hors d'Europe : cependant MM.Depuch etDupuis en ont rapporté de la terre deDiemen ; elle y est renfermée dans des laves. M. Bory Saint- Vincent l'a vue, dans le même gisement , à Tile de Bourbon.
Enûn, on en cite au Pérou, mais sans aucune autre indication.
On voit, d'après les faits rapportés plus haut, que l'arragonite, beaucoup plus distincte par sa forme et par quelques caractères physiques, intimement liés à son état de pureté, que par sa composition , n'est plus aussi facile à reconnoître lorsqu'elle perd ces caractères en devenant fibreuse et massive, et qu'il n'y auroit presque aucun moyen de la distinguer du calcaire rhomboïdal , si elle se présentoit à l'état compacte ^ puisque ni sa composition joi ses caractères physiques , ne pourroient plus servir dans ce cas à la faire reconnoître. On n'a donc aucune raison de rapporter à celte espèce aucune des pierres calcaires compactes connues jusqu'à ce JQur j et on peut dire que l'arragonite ne s'est encore trouvée qu'implantée dans les cavités de diverses roches; mais on doit remarquer trois circonstances qui l'accompagnent constamment dans son gisement, soit ensemble , soit séparément.
1*** La présence du gypse ; c'est le cas le moins ordinaire*
2,* Celle des roches d'origine volcanique évidente ^ ou au moins très-probable , telle que les basaltes.
3." Celle du fer oxydé. C'est le cas le plus constant; et il n'y a peut-être pas un seul gisement d'arragonite où ce métal ne se montre, soit dans les filons mêmes, soit dans les roches qui renferment ce singulier sel pierreux. Quand le fer ne se. montre pas en quantité notable, la seconde circonstance.
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Celle de là iiahiré volcanique des roches y devient lé eîrcen#- ^ance doïàinaàfe.
On ne peut fïrei* encofe aucune conclusion de ces rappro-* chemens; mais il pourra être utile un jour de Se les rappeler,