‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 5)Chapitre 26 sur 53 · Espèce, CHAOXCARBONAtéERHOMBOTDALBOU CaLCAIRE* LeS · texte numérisé non relu

Espèce, CHAOXCARBONAtéERHOMBOTDALBOU CaLCAIRE* LeS

Nombreuses variétés qui composent cette espèce sont si diffétentes entre elles par leur aspect qull n'est pas possible de leur assigner des caractères extérieurs comiliuns; et quand on sVn tient uni ^ûemf nt à cette sorte de caractère , on se voit forcé de séparer en plusieurs espèces des substances absolument semblables par leur nature et par leurs propriétés les plus importantes. Il est, âii contraire, facile de caractérisèt toutes les variétés de cette espèce au moyen fde quelques propriétés chi* iniques essentielles, très-aisées à observer.

Toutes les variétés de chaux ca^onatée donnent de Facide carbonique jpar Taction de l'âcidè nitrique : la plupart le doniient avec effervescence ,* toutes, chauffées fortement au chalumeau, se changent en chaux vive, reconnoissable par sa laveur acre et brûlante; toutes &e laissent rayer par le fer; eiifln leur pesanteur spécifique est toujours au-dessous de Sooo. ' Mais, lorsque ce sel pierreux est cristallisé, il offre dé nouveaux caractères spécifiques, et qui peuvent seuls le faire distinguer de Tespèce nommée arragonite. Les joints naturels de Aés lames, ou son clivage, quel qu'il soit , peut toujours être conduit de manière à donner pour forme primitive ou fondamentale un rhomboïde obtus, dont Tangle d'incidence d'une face sur l'autre au sommet est, suivant M* Hafiy, de 104 d. 48' ; et, suivant MM. Malus et Wollaston, de io5 d. 5'.

Les seules substances minérales qui aient quelque ressemblance avec la chaux carbonàtée, lorsqu'elles ne sont pas cristallisées régulièrement, sont la baryte et lastrontiane carbonatées, et le plomb carbonate. Ces substances font, comme elles, effervescence avec l'acide nitrique; mais leur pesanteur spécifique est très* sensiblement plus forte, dans le rapport de ^ à 7 au moins ; elles ne donnent point de chaux viv'e par l'action du chalumeau. Enfin, la dissolution de chaux carbonatée dans un acide , est précipitée par l'acide oxalique en un sel absolument insoluble ; caractère que n'offrent point lea substances que nous venons de citer»

La chaux earbonatée rhomboïdfde $ s^ffifaauiif n t déierniiiiée par les caractères qu^on vient d'iadiquçr, présente encore 4l*at}tre8 propri^t^qui, pour être moias appartntet ou moins générales 9 n'en $^nt pas moins importantes.

Elle est sensibiemeat indissoluble dans Teau , à moins que ce liquide ne contienne de l'acide carbonique ei| txeès, ou du gaz hydrogène sulfuré. •

Lorsque ce sel est travisparent et homogène , ^1 manifeste d'une manière très-remarquable le phénomène de la rélï^actioa double : il suffit de regarder un objet à travers deux faces par raliéles du rhomboïde primitif , pour en voirtrès-distinjCtement deux images. ...

Il y a encore quelques autres propriétés communes à plusieurs variétés de chaux carbonatée. Telles sont :

La phosphorescence par le frottement , que Ton remarquer non-seulement dans la dolomie et dans les marbres statuaires antiques, mais encore dans certaines variétés de calcaires compactes , et même de calcaires grossiers des environs de Paris ;

La lente effervescence qui s^observe dans des variétés de calcaire primitif, et même de calcaire secondaire ^ puisque DolomieuAcite une pierre calcaire eoquiUiére qui présente ce phénomène ; .

Lascindllatioasousle choc du briqnet, observéeparM. Gillet de Laumont dans un nombre de pierres calcaireto beaucoup plus considérable qu'on ne Tauroit cru , et sans qtt*on puisse attribuer cette propriété au quarz, qui est* à peine sensi)>le dans plusieurs de ces pienres. ♦

Cette espèce étant susceptible d'être modifiée de diverse^ manières, soit par son mode d'aggrégatioft , soit par des matières étrangères qui y sont jointes dans un état qui n'est point encore parfaitement déterminé , et qui paroît mitoyen entre celui du simple mélange et celui de la combinaisim parfaite , offre de nombreuses variétés que nous diviserons en plusieurs sections, fondées sur les considérations précédentes.

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