‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 5)Chapitre 38 sur 53 · CHE 41V · texte numérisé non relu

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pule d^nt le» ëcaîUes ^oni libres h leur paHîe supérieure ^ larges d^une ligne et demie à deux lignes, longues de plus de fix, les unes rcdi^s&éas, k^aatres à demi-ëtalëes , et les plua extérieures enûn un peu réEéehies ea arriére. Cette espèce er^ît sur la cète pccideutale de la Nalolie, daas les îles dé l'Archipel, et daoïs une grande partie de la Grèce.

Selon Olivier, les Grées modernes nomment véLam le chén^ qui fournit la vélanède^ qui, d'après te|méme auteur, n'est autre ehose que la cupple des glands de cet arbre. Les Orientaux , les Italiens et les Anglois emploient cette cupule, ainsi que la Budxde galle, dans les teintures. Les négocians françois n'en fiiflit passer quelquefois à Marseille que pour l'envoyer de là à ^enes et à Livourne* Nos teinturiers ont jusqu'à présent né-i jgligé de se servir de cette substasiee* a On recueille beaucoup de velanij dit Tournefart, dans l'île de Zia, une des îles de l'Archipel, autrefois Ctas, Le fruit n'éioit pas mûr dans le temps que nous y étions. Les Grecs l'appellentt^e/ani, et l'arbre, Vtlanida,,he commerce ànvelani est le plus colisidérable de l'île: on y en recueillit, en 1700, plus de cinq mille quin*? taux. On appellepetitst^e/anri les jeunes fruits cueillis sur l'arbre^ beaucoup plus estimés que les gt^ïs^ qui tombent d'eux-méme^ dans leur maturité ; les uns et les autres servent aux tein* tures et à tanner les cuirs. Les petits se vendent ordinaircn xnent un écu le quintal, au lieu que les gros ne valent que trente sous ; mais le plus souvent on les mêle. ^

***** Feuilles sinuées , à lohes mu tiques.

CuâPTE BLANC i Quercus alhaj Linn. , Spec, 1414 f Mich. , ^rb, Amer^ , 2 , p. ^|5, t. i* Ses feuilles sont oblongues , sinuéesrpinnatifides , découpées en lobes oblongs , obtus , et le- plus souvent tresse n tiers.. Les Heurs mâles ont de cinq à «Jix étamines ; les. femelles sont portées sur des pédoncules de huit à dix lignes de longueur: il leur succède des glands^ atS^ez gros, ovoïdes , d'une saveur douce , contenus daas une cupule peu profonde , relevée d'écailles^tuberculeuses et gri^ ftàtres. Cet arhrç s'élève à soixante-dix et quatre-vingts pieds de hauteur. Il croît dans toute l'Amérique septentrionale, depuis le Canada j:usqu'à la Floride.C'est, de. toutes les espècesi, 4e chênes du nouveau continent, celle qui a le plus de r^^t

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' port avec les chênes d'Europe, et particulièrement avec le chêne à grappes.

Le bois du chêne blanc estj de toutes les espèces naturelle» à l'Amérique septentrionale, celui qui est le meilleur, et dont Tusage est le plus général; il a le grain moins serré, il est moins pesant, moins compacte, que notre chêne à grappes et que notre rouvre ; mais il est celui qui en approche le plus. On l'emploie principalement pour faire la charpente des maisons ; il n'en est aucun qui soit aussi nécessaire dans les constructions uavales. On en fait beaucoup d'usage pour les digues , les pilotis. En Amérique , c'est , de toutes les espèces de ce genre , presque la seule , et certainement la meilleure dont on puisse faire des tonneaux propres à contenir les vins et les liqueurs spiritueuses. La quantité de merrain qui s'emploie pour cet objet , est très-considérable, et la consommation est prodigieusement augmentée par ce qui s'en exporte tant en Angleterre que dans les colonies des Indes occidentales, et aux îles Madère et de Ténériffe. Le bois des jeiines chênes blancs est fort élastique et susceptible de 3e diviser en lames très-minces et très-petilcs, dont on fabrique des paniers, des seaux, des cercles, et autres objets.

Chêne-rouvile : Quercus rohur ^ Li nn. , 5pec. , 1414» Lois., in Nov* Duharn, , 7, pag. 176, t. 62. Le chêne-rouvre oii roure, nommé aussi chêne mâle, Gst un grand arbre qui s'élève à soixante pieds et au-delà^ sur un tronc de six à douze pieds de circonférence. Ses feuilles sont pétiolées , ovales -oblongues, sinuées ou bordées de lobes arrondis, luisantes et d'un beau vert en-dessus , le plus souvent glab.es des deux côtés. Le périanthe des fleurs mâles , divisé jusqu'à, moitié en cinq divisions ovales, légèrement ciliées , renferme cinq k neuf étamines. Les fleurs femelles sont sessiles', du portées sur de courts pédoncules; il leur succède de» glands ovoïdes, ou ovales-alongés , contenus jusqu'au tiers dans une cupule revêtue d'écaillcs grisâtres et étroitement imbriquées. Cet arbre croit dans les forêts de l'Europe ; il , présente un nombre prodigieux de variétés, que l'on peut distinguer par les feuilles découpées plus ou moins profondément, par la longueur de leur pétiole, par les poils dont elles peuvent être chargées en-dessous, et enfin par la gros*

setjir et la disposition des glands séssiles , pëdonculés, solitaires, géminés ou agglomérés plusieurs ensemble.

Les deux espèces de chênes les plus communes en France sont le rouvre et le chêne à grappes, que Linnaeus avoit confondus sous le nom de quercus robur. Ce sont elles qui forment le fonds et sont le plus bel ornement des forêts européennes. C'est à ces deux espèces que s'applique particulièrement tout ce qu'od dit du chêne en général. Ce ^ont elles dont le bois est la base de notre chauffage et entre dans la plupart de nos Constructions. Ce bois Remporte par la solidité et la durée sur tous les autres bois de TEurope ; ce qui fait qu'on le préfère pour tous les ouvrages qui exigent ces qualités, comme charpentes, navires, moulins, etc. On a vu des charpentes de chêne durer plus de six cents ans , et l'on assure que dans l'eau elles peuvent se conserver deux et presque trois fois aussi long-temps. Plusieurs anciennes charpentes qu'une longue suite desîècles n'a point détériorées ^ et qu'on prétendoit être de châtaignier, ont été reconnues pour être de chêne.

Le bois du chêne-rouvre est plus dur, plus pesant, que celui du chêne à grappes ; ses fibres ont aussi plus de ténacité, et offrent une plus grande résistance aux efforts. Les Anglois en faisoient autrefois beaucoup de cas pour la construction de leurs vaisseaux j ils prétendoient que les boulets pouyoient le percer, mais non le fracasser. Son bois fournit ^f aucDup plus de pièces courbes pour les constructions navales que le chêne à grappes. On en fait des carènes de vaisseaux, des fûts de pressoir3, des portes d'écluses , des pilct-s^ des poutres, des solives. Les charrons l'emploient pour faire des rayons de roues, des herses, des charrues, et plusieurs autres ouvrages. C'est la meilleure espèce de bois pour le chauffage ; aucune autre ne donne plus de chaleur en brûlant. Lf* pied cube pèse soixante-dix à soixante-douze livres*

Chêne a grappes : Quercus racemosaj Lamk, Dict. encyc. , 1 , p. 71 6 ; Lois. , in iVq*'. Dukam. ,,7 , p. 177 , t. 64. Le chêne à grappes,* appelé vulgairement chêne blanc, gravelin , est la plus grande espèce de nos chênes d'Europe. Ses feuilles sont sessiles, ou presque sessiles, ovalcs^oblongues , sinuées, bordées de lobes obtus et même arrondis ; glabres des deux côtés , lisses et luisaz^tes ea»dessus , un peu glauques en-dessous. Ses

les outils des ouvriers ; comme il a beaucoup de nœuds, il se fend mal de droit fil. Mais, sous le rapport du chaufifage, ou ne peut avoir de meilleur bois ; il donne un feu très-ardent et qui dure long-temps. Il a l'avantage de s'accommoder de terres stériles, dans lesquelles le rouvre et le chêne à grappes ne sauroient vivre ; il y pousse de fortes racines rampantes, qui vont chercher au loin la nourriture <le tout l'arbre. Ses bour^ geons et ses feuilles sont rarement attaqués par la dent des bestiaux* Sa végétation est plus tardive, au printemps , que celle du chêne à grappes, ce qui fait qu'il est bien moins souvent attaqué par les dernières gelées de cette saison. Quoique soa i>ois , dans toute sa force , soit plus dur que celui du chêne à grappes, il est dans sa jeunesse plus flexible ; ce qui fait qu'on peut alors l'employer à faire des cercles, tandis qu'on ne pourroit en faire avec celui de l'autre. Son écorcesert pour le tannage des cuirs , et ses glands sont recherchés pour la nourriture des porcs.

Chêne étoile : Qercùs stellata, Willd. , Spec, , 4, p. 462; Mich. , Arb. Amer. , 2 , p. 3G , t. 4. Ses feuilles sont oblongues , pufoescentes en-dessous, partagées en cinq lobes, dont les inférieurs entiers, les supérieurs dilatés et divisés en deux découpures. Les chatons mâles st)nt quelquefois très-courts , et les fleurs femelles sont réunies trois à quatre ensemble sur un pédoncule assez court; les' glands sont ovoïdes-arrondis, de grosseur médiocre , contenus jusqu'au tiers de leur longueur dabà une cupule grisâtre et légèrement inégale à sa surface ; ils ont une saveur douce. Ce chêne s'élève rarement à plus de quarante ou cinquante pieds. Il croît dans les terrains secs et graveleux de l'Amérique septentrionale , depuis le Canada et la Nouvelle-Angle terre jusqu'à la , Floride. Le bois de cet arbre a le grain assez fin et assez serré; il a beaucoup de force et dure long-temps : mais, comme il n'acquiert pas de grandes dimensions, cela borne son emploi à certains ouvrages. On s'en sert principalement dans le pays pour faire des pieux» du merrain , et pour le charronnage. La disposition obliqne de ses branches le rend propre à être employé pour les genoux des vaisseaux. L'avantage qu'il a de pouvoir croître dans les terrains secs et maigres , est un motif suffisant pour qu'on cherche à le multiplier en France»

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