CET SS
tonstrult en agglutinant des grains de sable , de petites pierres et même ses excrémens. C'est dans cette retraite qu'elle passe une ou plusieurs années , avant de subir sa dernière métamorphose. Si cette habitude de.se construire ainsi une coque étoit constante dans toutes les cétoines , ce seroit encore une nouvelle difiërence entre ce genre et celui des trichies ; càc nous avons plusieurs fois observé , au moins dans les trichies verdet et hémiptére y. que les nymphes ne s'enveloppoienC jamais, et qu'elles étoient toujours libres au milieu du bois pourri : mais il est probable qu'il en est aussi de même povue toutes les cétoines dont les larves vivent dans le bois.
Le genre cétoine est très-nombreux ; il renferme , dans Is seconde édition des Eleuthérates de Fabricius , plus de cent vingt espèces appartenant à Tun et à l'autre continent. Nous allons décrire les plus remarquables , et surtout cellss qui sont en Europe. IK <
* Ecusson en entier découvert , chaperon fourchu ou ]profondd» ment bifide, ( Genre Goliath de Lamarck. )
Cétoine gouath ; Cebonia goliatha^ OliV^^ pl»9> fig.S5* Corselet d'un blanc sale , bordé de noir et orné de six bandes brunes ou noires ; ély très brunes ou noires. .
Cette cétoine est la plus grande espèce qui soit connue ^ €t même lin des plus gros coléoptères qu'on ait jusqu'ici rencontrés ; elle a quelquefois près de quatre pouces de long* Le chaperon est divisé antérieurement en deux cornes ; la coulçur du corselet est grise ; l'écusson est brun avec une raie longitudinale blanche. On observe à la base des élytres une petite bande blanche ; les pièces triangulaires placées près de leur articulation sont vertes , .ainsi que les cuisses ; les pattes noires. Les couleurs des parties supérieures du corps sont mates et veloutées.
On rencontre des individus de cette espèce qui ont de chaque côté du chaperon , outre la bifurcation ordinaire ^ une espèce de corne, plate $ ils ont aussi les bandes du corselet noires, et les élytres noires avec un disque blanc. Cette variété de couleur, qu'Olivier a fait figurer pL 5, fig. 33, pourroit bien dépendre d'une différence de sexe , et il seroit a présumer que ceUe«ci est le mâle.
On trouve ces cétoines en Afrique.
CéïoiNE CACIQUE ; CetoTiia eacicus , Oliv. Entom. , pi. 5 , fig. 22. Corselet roussâtre avec des bandes noires ; ély très grises ùu blanches , bordées de noir.
Cette belle espèce, presque aussi grande que legoliath, est pour le liottveàu continent le géant des cétoines , comme la priîtnière Tétoit pour Tancien continent. Son chaperon se par-^ tagé en deux petites cornes recourbées. Le corselet est roussâtre , Velouté ) avec six bandes demi-circulaires noires ; la couleur des élytres est grise, ou d^un blanc mat, bordé de noir; Técusson estrouic. Les pièces triangulaires, à des élytres, le dessous du corps et les pattes, sont noirs et la base garnie de poils roux.
Cet insecte est de FAmérique méridionale.
Cé't#iN£ fOLYPBÈMB ; Cetonia ptDlyphènius , OliVé Entom. , pL 7 , ûf^Gi, Chaperon orné de trois cornes ; le corselet vert avec cinq raies longitudinales jaunâtres.
Elle est moins grande que la précédente ; sa tête , grise, est ornée de trois cornes noires , dont une plus longue bifurquée ; tout le dessus du corps est d'un vert mat, à Texception de cinq raies jaunâtres , sur le corselet, et de trois rangées longitudinales de taches d'un jaune sale sur chaque élytre.Toutle dessous dit corps est d'un vert luisant.
Cette cétoine a été apportée de l'Afrique équinoxiale.
CéTOÏNB ÉGLATAiTtfi; Cetoiiia mioans, Oliv. Entom., pL i, fig. 2. Chaperon caréiké, denté sut* les bords, et terminé par Hne petite corne bifide $ tout le corps d'un vert brillant, les tarses noik«.
Cette espèce, encore plus petite que la précëdetite, se rencontre dans les mêmes lieux,
* *■ Êcusson en partie recouvert par un prolongement du corselet^ chaperon simplement échancré ou surmonté (Vune corne»
Cétoine chinoisb , Cetonia chinensis , Oliv. , pi. 2 , fig. 5* Chaperon bidenté; le corps d'un vert foncé en-dessus, d'ua brun-clair en-dièssous*
Cette espèce est en-dessus d'un vett quelquefois tirant un feu (sur le bleu ; son corselet est prolongé en une pointe ^tuse qui cache une pjartie de l'écusiMm -, les élytres sont acu«.
minées et terminées par une petite épine j le dessous du corps «t les pattes sont de couleur brune ; les tarses noirs.
Cette cétoine se rencontre à la Chine,
Cétoine nègre 5 Cetonia nigrita^ Oliv», pi. 10, fig, 93. Chaperon échancré ; tout Je dessus du cor|)s liLoir ; lés antennes , les pattes et les cuisses , d'un brun clair.
La cétoine nègre , de la mémt formé et de la même taille que la précédente , se rencontre dans les nâêmès lieux.
CéroiNB BRILLANTE ; Cttonia nitida , Fab. , Oliv. , 1 , tab. 3 j fig. i6. Le chaperon terminé par une petite corne recourbée; le corps d'un vert mat en-dessus ; les élytres et le corselçt bordés de jaune obsCur.
Cette jolie espèce est un peu i^lus grande que notice cétôiiie dorée 9 les couleurs en-dessus sont mdtéâ et coitiine veloutées^ excepté sut" le chapéi^bri, qui est d'tifi beati vert luisant. Le? dessous du corps brille aussi d'un Vert jaiinâtrè éclâtâiit.
Cette espèce se renconti'e datis ioUiis rAihéHquè septentrionale, mais surtout àlaCaroiltie, d^ôit 'elle ûêtê rapportée par M. Bdsé.
4- 4- 4- Ecusson entUremeni décoai^eri j ehàperdn ééhancré ou tfUier^ (Toutes les eétoiiMe^ d'Europe appartiennent à cette division. }
Cétoine TAsrtEVS^i Céiôûid /dsiuosà ^ fab, SySt, , î2 , 127 , g^f Panz. , 41 , n.* 16. D'Un veHdoré, avet dei reflets brillanseadessus, d'un vert cuivreux en dessous , les élytt-es sans tâiches.
Le chaperon, dans cette espécfe, lîst plane, rebbfdé et sans échancrure remarquable j il brille, ainsi que le cbrselet etie chaperon, d'un vert doré très=éclataiit. Les élytres sont à peu pth de la même coulent-; Uti. y retriat*qUe, de chaque côté de la àutu^e, une îbttè dépresâîôh, au milieu dé laquelle sont plusieurs raiigées ^e petits points; en arrière est une petite émi^nence peu saîllaiité , qui termine là convexité de Félytfe. Le dessoiis dû coi^p^ tst cuivreux et comme azuré; le bord externe de Fécai^le pectorale éSt épais eî trèS-àâîllant dans rêchancrure des élytres.
Elle habité FËurope australe*
CÉTOtNE MéTALÎJQUB 5 Cc/orîia tnetdîtîcâ , Fâb., t. 2, 128, 12; Fanz.| 41 , n," ig, D*uiî vert terne bro*lwë eti-dessus ; d'an beau
se CET
violet brillant en-dessous ; les élytres sans taches. Cette espic4!r est plus petite que la précédente. Son chaperon , rebordé et lans échancrure, est d'une couleur cuivreuse violette, ain»i ^ue les pièces triangulaires à la base des élytres et tout le dessous du corps, hes bords du corselet sont aussi nuancés de la même teinte ; tout le reste est d'un vert de bronze. On observe sur toute la surface du corselet et des élytres de très-petits points enfoncés, mais qui deviennent imperceptibles autour de l'écusson. Enfin, pour dernière différence entre la cétoine précédente et celle-ci, la dépression de chaque c6té de la suture et le tubercule qui semble terminer la convexité des élytres, sont beaucoup moins prononcées que dans la cétoine fastueuse.
On rencontre cette espèce en Italie.
Cétoine marbrée ; Cetonia marmorata^ Fab., 2, 127, 10; Panz., 41 9 n.** 17. Corps oblong, d'un vert obscur, bronzé endessus ; les élytres et le corselet marqués de plusieurs dépres* aions inégales et de traits irréguliers gris.
Cette espèce, assez rare dans nos contrées, mais qu'on rencontre fréquemment en Allemagne , a le corps proportionnellement plus alongé que la cétoine dorée^ dont elle est d'ailleurs très-distincte, à cause de ces dépressions inégales et de ces taches grises qu'on observe sur son corselet, et aussi à cause de l'absence de toute espèce de nervures sur les élytres et de pointes visibles autour de l'écusson. La larve de cette espèce habite le chêne pourri.
On prend quelquefois pour la cétoine marbrée une espèce assez commune en France, surtout dans le voisinage des forêts , mais qui se rapproche davantage de la cétoine dorée , dont elle n'est peut-être qu'une variété. La forme est la même , et elle ne diffère de la cétoine dorée qu'en ce que le pourtour de l'écusson est dépourvu de points, et que les élytres n'ont que deuac dépressions sans aucune nervure remarquable.
Cétoine dorée (Emeraudine, Geoff.) ; Cetonia auraldj Oliv. , tab. 1 , fig. 1". Corps ovale , d'un vert doré ou bronzé endessus; les élytres ponctuées , portant deux nervures saillantes et marquées de petites raies transversales grises.
Ce bel insecte, l'ornement de nos parterres, seroit beaucoup plus remarqué s'il étoit moids commun j il est tr(^
CET St
connu pour qu'il soit nécessaire d'en donner une description. I^ous observerons seulement que l'un des sexes difiere de Fautre par quatre petites plaques de poils blancs placés de ^ chaque côté de Fabdomen.
On voit cette cétoine, presque par toute l'Europe sur les fleurs, surtout sur celles du sureau, des sorbiers, des ombellifères, etc. Lorsqu'on la saisit, elle laisse échapper par l'anus une liqueur brune et fétide. Quelque analogie de couleur avec la cantharide des boutiques a fait donner , dans eer-. taines montrées, le nom de mouche cantharide à cette cétoine ; et les marchands, profitant de cette fausse dénomination , mélangent quelquefois la cétoine dorée avec les véritables cantharîdes, quoiqu'elles ne jouissent d'aucune propriété vésicante.
Cétoine vbrtb ; Ceton\a viridis , Fab., 2 , 128 , 1 1 ; Panz., 41, n.** i8., D'un vert un peu opaque en-dessus , luisant endessous ; les élytres marquées de taches irréguliéres blanches en arriére et sur les bords.
Cette espèce, un peu plus petite que la cétoine dorée, et de la même forme , n'a ni dépressions , ni nervures, ni points apparensjlesélyti'es portent seulement chacune une petite émisence vers leur convexité, comme dans la plupart des espèces.
La cétoine verte se trouve en Italie et en Autriche.
Cétoine morio ; Cetonia morio , Oliv.^ tabl 2 , fig. 5. D'un noir violet , velouté en-dessus , luisant en-dessous ; les élytres tachetées.
Les couleurs tristes de cet insecte l'avolent fait nommer lugubre par quelques auteurs : en effet , il est presque entièrement noir , avec une légère teinte de violet , mat endessus et luisant en-dessous. Le chaperon est entièrement arrondi ; on remarque sur le corselet et les élytres de trèspetites taches irrégulières d'un gris sale. Chaque élytre porte une côte saillante, terminée postérieurement par un petit tubercule , comme dans la plupart des espèces voisines.
On trouve la cétoine morio en Allemagne, au midi de 1» France. On la rencontre aussi à Fontainebleau.
Cétoinb MARQUÉE ; Cetonia signata , Fab. , 2 , i35 , 39 ; OHv., tab. 5 , fig. 35. Corselet noir, bordé latéralement de blanc ^ élytres d'oa brun-elair} bordées de naiPi.
On observe sur le corselet une ligne et deux taches rongéâtres 9 disposées en triangle ; les élytres sont garnies chacune de deux nervures, dont une est peu saillante , et l'autre , plus proDoncée et comme interrompue dans son milieu , se termine au tubercule postérieur ; cette dernière est en partie noire , ainsi que les bords des élytres, le dessous du corps et les pattes sont couvertes de poils d'un gris roux.
Cette espèce a été trouvée au çap de Bonue-£spérance.
ÇéTOiNE INTERROMPUE j Cctonia interrupta^ Fab. , 2 , 139 , 49; Oiiv.- tom. 8, fig, 70, Le corps noir luisant; le corselet à trois bandes d'un rouge sale ; les bords extérieurs des élytres et deux bandes interrompues de la même couleur.
Les deux bandes marginales du corselet viennent se confondre antérieurement avec celle du milieu ; les élytres sont garnies de petites rangées de points enfoncés y et présentent à ]eur base une tache rougeàtre, sur leur milieu, deux bandes interrompues de la même couleur, et bordées de même; l'écusson est d'un rouge sale , bordé de noir ; tout le dessous du corps de l'insecte est noir, et n'o£fre qu'une petite quantité de poils.
La cétoine interrompue habite le Sénégal*
Cétoine velue; Cetonia hirta, Oliv. , tab. 8, fîg. 36. Noire ou bronzée , velue ou presque glabre ; le corselet arrondi , convexe , caréné.
Cet insecte a quatre ou six lignes de longueur: tout son corps est noir ou bronzé, couvert de poils gris ou roux, plus ou moins abondans. Le chaperon est échancré et terminé par deux dents aiguè's ; le corselet presque arrondi , très-convexe et partagé par une ligne saillante ; les élytres sont quelquefois couvertes de petits traits blancs ; d'autres fois presque sans taches.
Cette espèce se rencontre fréquemment par toute l'Europe , surtout sur les fleurs des chardons.
Ilparoît que le scarabeus squaUdus du Syatema Naturce^ n'est qu'une variété glabre et immaculée de la cétoine velue.
Cétoine stictique; Cetonia stictiça, Oliv., tab. 7, fig. 67 j Fanz., fol. 1 , tab. 4. Noire ou bronzée, velue ou glabre: le corselet trapézoïdal non caréné, et pi^rtant six points enfoncés et blancs*
CEV Sg
La cétoine stîctique (Draps mortuaire, GeoiT.) est de la même grandeur et de là même couleur que la cétoine velue ; mais la forme trés-ditférente du corselet, et les dépressions qu'oa y remarque de chaque côté de la ligne moyenne , suffisent pour ne jamais confbndre ces deux espèces. On observe en outre , dans la cétoine stictique , quatre taches blanches au milieu de Tabdomen ; mais «ce caractère n'est pas constant dans tous les individus , et me paroît tenir à une différence^ de sexe, comme dans plusieurs antres espèces du même genre.
C'est d'après l'absence de ce léger caractère que M^ Fabricîus paroît avoir distingué sa cétoine funeste, qui est du reste parfaitement semblable à la cétoine stictique.
Cette espèce se rencontre presque toujours dans les même» lieux que la précédente. (CD.)
CÉTOLOGIË. (Momin.) L'abbé Bonnaterre a composé ce mot de deux mots grecs , dont l'un signifie animal marin d'une, grandeur extraordinaire , et l'autre, discours; et il l'a employer pour exprimer la connoissance des cétacés» comme on se sert des mots zoologie, ornithologie , pour exprimer la connoissance des animaux, celle des oiseatkx^ etc. (F. C.)
CETORHINUS. {Ichthyol.) U. de Blainville fait, sous ce nom, un genre des très- grands sqnales, qui ont les dents petites, coniques et sans dentelures. Voyez PÈLERIN. (H. C.)
CETRACH et Cbtracca. {Bot.) Voyez Cé-rtaACH. (Lem.)
CETRARIA(£o^), genre' de la famille des lichens, créé par Acharius , et caractérisé ainsi par lui : expansion (thallus) foliacée, cartilagineuse, membraneuse, déccrupée en lobes multipliés, nue en-dessous ; portant des conceptaoles {apothecia) orbiculaires^ planes , ou même un peu cçncaves , obliquement adhérens au bord de l'expansion , et libres en-dessous d'un côté, à contour saillant, infléchi, produit par le relèvement' de l'expansion ; l'intérieur de ces mêmes conceptacles est cellulaire et strié.
Ce genre comprend huit à dix espèce^, qui font toutes partie du genre Fhyscia de M« Decjuidolle» Nous y reviendrons à cet article» (Lem.) ,
CEUILLER (Omith,), ancien nom de la ^atule et du savacou. (Ch. D.)
CEVADILLEr {BotJ) On counotl sous ee nom et sous ceux de
'4«» CEY
sehadillo j sàhàdîlli ^ un petit fruit, compose de trois capsules accolées ensemble, remplies chacune de deux graines. Le ]>otani8te Retz a cru y retrouver la forme du fruit de la varaire , vera^ri/m , et i] a ajouté à ce genre une nouvelle espèce sous le nom deveratrum sabadilla.Thunberg , dans une dissertation spéciale sur le melanthium , la rapporte à ce genre , qui est d^ailleurs voisin du veratrum. Sans décider la question entre ces deux auteurs, il paroît certain que la cevadille appartient à une plante qui a une grande affinité avec ces deux genres. Elle a une saveur amére et nauséabonde; et, quand on la mâche, elle excite un flux abondant de salive. Sa principale vertu tst de tuer la vermine dont la tète des enfans est souvent garnie. On l'emploie à l'extérieur, en poudre ou en Uniment, que l'on mêle dans leur chevelure : mais cet emploi exige quelques précautions; car on cite plusieurs exemples de maux et de vertiges occasionés par l'abus de ce remède. Il est encore administré à l'intérieur , en bol , en boisson , en lavemens , pour tuer ou chasser les veris ascarides , les lombrics ,
et même le taenia ; l'on doit également agir dans ce traitement
avec beaucoup de prudence. (J.)
CEVAL-CHICHILTIC (Bot.), nom mexicain d'une vigne
sauvage , suivant Hernandez. ( J.)
CEYLANITE, ( Mitt.) Ce nom a été donné par M. Dela>-
snétherie à une pierre dure, que M. Hatiy a nommée jpléonaste^
mais il a reconnu depuis qu'elle apparfeooit à l'espèce du
Spinelle. Voyez ce mot. (B.)
CEYVAS (fio^), nos» indien, dérivé de celui de eeiha^ donné
au fromager, lomhax^ (J«)
CEYX ( Eriiom,) , Cej^x, nom nouveau que nous avons rfonn^^
à une réunion d'insectes diptères, à trompé charnue, de
notre famille àes sarcostomes ou proboscidés.
Naus avions, depuis plusieurs années , séparé ces insectes
des mouches, dont ils diffèrent sous tant de rapports, qu'il est
presque étonnant ^'on ait jamais pu les réunir. M. Latreille , ■ en adpptant cette- coupe trèsrnaturelie, a cru cependant
devoir subdiviser notre genre Ceyx en deux, les calobates et
les micpopèzes, dont la distineiion ne repose que sur la forme
de l'abdomen et la disposition des ailes. Cette légère diffé^.
3tencç nd uqu.& a f93 poffu suffisante pooix admettre deux
CEY 41
^ilres parmi ces insectes qui se rapprochent d'ailleurs par plusieurs caractères plus importans. Nous conservoos donc le genre Ceyx tel que nous Tavions d'abord établi, et sous soa nom primitif : nous le distinguerons ainsi de tous ceux qui sont voisins. Voyez l'article Cajlobatb.
Tête ronde ^portée sur une espèce de cou; antennes plus courtes que la tête y et à soie simple ^ rarement plumeuse; corps cylindrique et alongé^ ou ovaU'-ohlong ; pattes fort longues*
X^es ceyx sont de petits insectes très -grêles* Leur tête, arrondie , est presque en entier formée des deux yeux , entre lesquels sont placées deux antennes très-courtes, dirigées en avant , et composées de trois articles : les deux premiers peu apparens; le troisième , en palette , garni à sa base d'une soie simple ou plumeuse. La bouche diffère très-peu de celle des mouches; la trompe est courte et membraneuse, et porte deux petits palpes filiformes; la tête et le corselet sont réunis au moyen d'un cou très-distinct; le corselet, est oblong ou ovÉh'de , un peu moins large que la tête ; l'abdomen est trèsalongé, cylindrique, rétréci à sa base, ou ovale-oblong, plus court ou plus long que les ailes qui sont couchées horixontalement ou écartées dans l'état de repos; les pattes , surtout les postérieures, sont très-longues.
On ne connoît pas encore les métamorphoses de ees insectes, qui, dans l'état parfait, vivent sur les plantes, et surtout sur les plantes aquatiques. On voit même quelques espèces courir à la surface des eaux tranquilles^ les ailes étendues.
Ceyx a genoux noirs ; Ceyx cotkurnatus , Panzer , f. S4 , tah. ao. Soie de l'antenne plumeuse; le corselet noir, nuancé de gris argenté ; les pattes testacées ; les quatre derniers genoux noir$.
Ce ceyx a le front et les antennes rougeàtres ; le corselet ovQïde-oblong, noir, garai, surtout en-dessous, d'un duvot argenté, très-court; l'abdomen, d'un noir luisant en-dessus., est roussàtre en-dessous, et à l'extrémité, dans les femelle» seulement; les pattes sont d'un jaune très-pàle; les quatre dernières portent une bande brune sur les cuisses^ très-près du genou.
Lamonehe petronelle , des éditeurs de Schellenberg, figurée tab. VI, fig. ] ,^qui D!est pas celle de Linnaeus, me parolt être le même insecte que le ceyx à genoux noirs»
4» CEY
On la trouva communément par foute l'Europe, dans left^ endroits marécageux.
Ceyx a bandes ; Ceyx éorrigiolatus ; Musca 'corrigiolata, Linn. P Soie de Tantenne simplet; le corselet jaunâtre en-dessous; les cuisses testacées, une seule bande brune au- dessus des ge<k noux.
Cette espèce, presque aussi grande que la précédente, aie front un peu saillant et rougeàtre , ainsi que les antennes ; tout le dessus du corps est d'un brun foncé, et le dessous d'un jaune sale ; les bords des anneaux de Fabdomen sont gris ; les cuisses testacées ne portent qu'une seule bande brune ; les .tarses sont d'un gris foncé sale.
Cette espèce habite les lieux humides en Europe.
Ceyx filiforme; CejxfilifoTmis; Museajiliformis ^ Fab. Schell., tab. VI , f. 1. Soie de l'antenne simple ; le corselet entièrement noir; les cuisses d'un brun jaunâtre , les antérieures à plusieurs bandes brunes.
Cette espèce est plus petite et encore plus grêle qu^lés autres ; tout son corps est noir, à l'exception du front, trèsproéminant qui est rougeàtre, ainsi que les antennes, et de l'abdomen qui est brun en-dessous ; le bord des anneaux de l'abdomen, en-dessus, est, comme dans l'espèce précédente, légèrement nuancé de gris; les cuisses sont d'un jaune obscur; les postérieures n'ont qu'une bande noire , les antérieures en ont deux ou trois ; les jambes et les tarses sont bruns.
Cette petite espèce se rencontre dans les bois , surtout sur leà genêts. (C. D.)
CEYX. {Omith.) On a fait, dans ce Dictionnaire, au mot Alcyon, une section particulière de l'espèce de martinpêcheur qui dififéroit des autres en ce qu'elle n'a voit que trois doigts , ou que l'un de ceux de devant n'existoit pas au dehors. Pallas a consacré un article assez étendu à cet alcyon , alcedo tridactyla , pag. lo et suîv. du 6.* fascicule de ses Spieilegia^ où l'oiseau est représenté pi. 2, fîg, i ; et M. de Lacépède en a fait son cinquante-huitième genre, sous le nom de Ceyx. Depuis que l'on connoît cette espèce , une autre a été découverte dans l'Australasie , et Shaw, qui l'a nommée aicedo Iribrachysy en a donné là figure tom. i6, pi. 68 1 de ses Mélanges d'Histoire naturelle. Hle est de la même taille et de 1»
même couleur que le martin-pécheur eounnun, aleedo Upida^ Linn. , c'est-à-dire, que les parties supérieures sont d'un blea changeant et plus foncé sur les ailes, et que le dessous du corps est roux ; les deux doigts de devant sont d'une longueur presque égale. (Ch. D.)
CëZÉ. (Bot,) Dans le Languedoc et la Praiveace, on nomme ainsi le ciche ou pois chiche, cictr arietirvim, (J»)
CHAA, Munis, N£schas€h(£o^), noms arabes de Tinule odorante , cultivée dans le territoire d'Yémen , à cause de son parfum , et mêlée dans les cheveux aux jours de fêtes* On mange ses feuilles crues; en fumigation, elle soulage les hémorroïdes. Les Chinois donnent aussi au thé le nom de chaa^ et celui de chaa-ouasv à la camellie, canulUajajponicaf qui a beaucoup d'affinité avec le thé. (J.)
CHABANES. (Bot.) Dans quelques départemens, on donne ce nom à un petit champignon qui croit sur les débris del'écorce de noyer. M. Paulet le rapporte à sa peuplière brune , espèce d'agaric , d'abord blanche, puis de couleur brune ou noisette, à feuillets blancs. Sa chair , ferme et blanche , n'est point malfaisante; au contraire, ajoute Paulet, elle est très-bonne à manger, comme je m'en suis convaincu moi-même.
Ce champignon paroit être le même que celui mentionné par Micheli , et que cet auteur florentin nous dit être le champignon qu'on mange en Italie, sous les noms de gelone^ cardela et cerrena, (Lsm.)
CHABASIE. (Min,) On ne connQît encore aucun principe sur lequel on puisse s'appuyer pour réunir les minéraux en familles, comme on l'a fait à l'égard des animaux ou des végétaux. Cependant certains caractères frappans , communs à plusieurs pierres , ont porté à établir quelques familles qui semblent avoir été adoptées par les minéralogistes. Telles sont celles des gemmes, de quelques-unes des pierres que l'on nommoit schoHy etc. ; mais il faut se défier de ces appa« rences extérieures, qui n'ont souvent aucun rapport réel aLYec les propriétés essentielles des minéraux , tirées de leur composition ou de l'ensemble de leurs qualités physiques. Telle est enfin celle des zéolithes, dont la pierre qui va noua occuper fait partie.
\ La chabasie a souvent été désignée sous le nom de zéoUlhe
cubique y -ptSLTce que 'sa forme primitive, que Ton trouve quelquefois dans la nature , est un rhomboïde tellement voisin du cube qu'il est excusable de l'avoir pris au premier aspect pour ce solide. En effet, l'angle au sommet de ce rhomboïde est de 93* 36'.
La chabasie doif être placée à la fin des pierres dures. Elle raye à peine le verre^bliànc de Bohème , mais ne raye pas le verre d'Alsace. Elle se fond au chalumeau en un émail blanc , et se boursoufle un peu avant de se fondre. C'est un des caractères communs à la famille des zéolithes ; mais elle ne se résout point en gelée dans les acides, comme le font la plupart de ces pierres. En ajoutant à ces caractères faciles à observer, que cette 'pierre se présente ordinairement en petits cristaux d'une forme à peu près sphéroïdale(i)^ on pourra la reconnoître facilement , quels que soient d'ailleurs sa couleur et ses autres caractères de variété. Sa pesanteur spécifique est de 2,7176.
La chabasie dç l'île ^e Feroë est composée , d'après M. Vau«« quelin j des principes suivans : '
Silice 48,33
Alumine. .«...•. 22,66
Chaux , • 3,34
Soude et potasse 9,84
Eau '21
Elle présente peu de variétés; celles qui sont relatives à sa forme se réduisent à trois : la primitive , la trirbomboïdalequi est la plus commune, et la disjointe» Ce sont en général des cristaux presque cubiques, entiers ou tronqués sur la plupart de leurs angles ou de leurs arêtes. Si les facettes qui composent le trirhomboïdale, prises successivement six à six,, étoîent continuées de manière à cacher les autres facettes, elles
(1) Nous entendooDs par là des cristiaux dont les dimensioR» en bautcur> largeur et profondeur^ sont à peu près. le« mêmes. Les formes générales, des cristaux secondaires sont intimement liées Avec leur forme primitive, parce qu'elles sont une conséquence de U loi de symétrie. Elles, peuvent donc souvent être employées, arec Utilité et même attc pré^ ci&lon, comme csraçt^ret dti miairtits.
donneroient trois différens rhombo'ides. C'est ttne propriété assez remarquable de cette variété de forme.
Sa couleur ordinaire est le blanchâtre mêlé d'un peu djf rose. Souvent ses cristaux sont recouverts d'un enduit d'oxide de fer rouge ; ce qui les fait paroitre de cette couleur. Elle est translucide , et quelquefois transparente.
La chabasie se trouve en cristaux épars dans les fissures de quelques roches basaltiques et des roches à base de cor? néenne. Elle s'y montre en cristaux implantés dans des géodes siliceuses , qui sont elles-mêmes éparses dans ces roches. Elle y est accompagnée de chaux carbonatée spathique , de chlorite, etc. C'est surtout dans la carrière d'Altenberg^ prés d'Oberstein , qu'on l'a trouvée de cette seconde manière. Les géodes volumineuses qui la renferment , sont composées de couches d'agates, et tapissées dans leur intérieur de cristaux de quartz.
On la trouve aussi dans les laves et les variolites de l'Islande et de l'Ile de Feroè* ; dans les cavités des roches trappéennes des îles de Mull et de Skye ; dans celles du nord de l'Irlande; dans les roches basaltiques de l'ile de Bourbon , etc.
Le nom de chabasie avoit été donné par les anciens à une pierre que l'on ne connoit plus. M. Bosc d'Antic l'a appliqué à la pierre que nous venons de décrire* ( B.)
CHABAZIZL {Bot.) Rumph, parlant du Uher des Malais, qu'il nomme cypçrus dulcis, vol. 6 , p. 7 , t. 3 , fig. 1 , dont les racines sont garnies de tubercules bons à manger, fait mentioA en même temps d'un autre souchet également tuberculeux , qui croit aux environs de Vérone , et qui y est nommé trasL C'est le cjperus dulcis des < anciens auteurs, le souchet comestible y cyperus eseuUrUus , des modernes. II regarde celui-ci comme le même que VhçJfel^zelim cité par Sérapion et d'autres auteurs arabes, qui croît dans la Barbarie, l'tle de Malte et la Sicile, où il est nommé chabazizi; et il pense encore que Vhahel-assis , ou aUsis , de Tripoli, qui, au rapport de Rauwolf^ se vend dans cette ville comme comestible, doit être le même* Cela paroît confirmé par une indication du botaniste italiea Micheli , qui dit que le souchet comestible est apporté d'Afrique à Livoume , où on le cultive dans les jardins sous le nom de laeiccU Mais il paroît que la plante indienne de Rumph eiî
différente , diaprés sa figure , qui repràente 9 non un souchet , mais un scirpe à épi simple et terminal, voisin du scirpe articulé. ( J.)
CHABIN. ÇMamm.) Sonninidit qu'on donne ce nom, dans les Antilles françoises , au mulet provenant de l'accouplement du bouc et de la brebis. (F. C. )
CHABOISEAU , Chaboisseau. (IchthfoL) C'est un des noms vulgaires du scorpion de mer. Voyez Cotte. (H. C.)
CHABOT {IchlhyoL) , nom vulgaire du cottus gohio de Lînnseus, par lequel on désigne aussi très-souvent le genre qui le renferme. Voyez Cotte. (H. C.)
CHABOT DE L'INDE. {Ichthyol.) C'est le nom que l'abbé Bonnaterre donne à un poisson des Indes , qui est le coUus monopterygius , de lÂnnaeus , Yaspidôphoroïde tranquebar de M. de Lacépéde , Vagonus monopterygius y de M* Schneider* Voyez AspiDOPHOROÏDÉ. (H. C.)
CHABRjEA. {Bot.) [Corymhif ères , Juss,; SpigénésU polygamie égale, Linn. ] Ce genre de plantes, de la famille des synanthérées, appartient à notre tribu naturelle des nassauviées. Il a été établi sous le nom de chabrcea par M. DecandoUe, sous le nom de lasiorrhiza par M. Lagasca , et sous celui de rhina^êtina par WilldenOw. Voici ses caractères , tels que nous les avons nous-méme observés , et qui diffèrent un peu de ceux quWt donnés les auteurs du genrei
La calàthide est radiatiforme , multîflore , lâ.bîatiflore, androgyniflore. Le péricline, plus court que les fleurs, est formé de squames plurisérîées , à peu près égales, su b foliacées , oblongues. Le clifaahthè est nu. L'ovaire, cylindracé, hérissé de papilles, porte une longue aigrette composée de squamellules Unisériées, égales, filifôrmes-làminées , barbées, un peu entre-greffées à la base. Le limbe de la corolle tst divisé en ' deux lèvres : l'extérieure grande , étalée , colorée , ovale , trideritée au sommet ; l'intérieure petite, roulée, décolorée, 'subulée, le plus souvent indivise, quelquefois partagée jusqu'à sa base en deux lanières cirrhîformes. Les fleurs de la couronne ' diffèrent de celles du disque , en ce que la lèvre extérieure est notablement plus grande.
La Chabrée fourfre; Ckahrœa purpurea, Dec. {Perdicium ^purpurtum y Vahl), est une petite plante herbacée, à racine
vivace, du détroit de MagelLin, chargée de longs poîls mous et blanchâtres ; la tige, propre^ient dite, est presque nulle; les feuilles sont alternes, très-profondément pinnatifides, à pinnules incisées, obtuses ; les calathides, composées de fleurs rouges , sont solitaires à l'extrémité de pédoncules scapiformes, axillaires, plus longs que les feuilles.
M. Lagasca rapporte au même genre le perdicii/nt hrasiliense^ que M. DecandoUe , au contraire , range dans le genre Trixis, avec le perdicium radiale, '
Il nous paroit difficile de déterminer lequel, de MM. DecandoUe , Lagasca et Willdenow, doit être considéré comme le premier auteur du genre , et par conséquent lequel des trois noms dcrhabœa^ de lasiorrhizay ou de rhinactina^ doit être préféré. Les trois botanistes ont, à cet égard, des droits à peu prés égaux.
Le nom de chabraa , autrefois employé par Adanson pour désigner le genre Peplis de Linnœus , rappelle Dominique Chabrey, ancien botaniste genevois. Le nom de lasiorrhiza exprime que le collet delà racine est hérissé de poils laineux. Il paroît que M. DecandoUe , avant d'adopter définitivement le nom de chabrœa^ avoit successivement donné à ce même genre les noms defrageria et de bertolonia, (H. Cass.)
CHABB.iKA. Ce nom avoit été d'abord adopté par Michaux pour son genre Pleea^ et plaeé au bas de quelques-unes des gravures ; il a été depuis remplacé par celui de Plbka. Voyes ce mot. ( PoiB. )
CKABKONTÈBE {IchthyoL) , nom spécifique d'un malarmat de la mer Méditerranée. Voyez Malarmat et Péia»TÉDipiH.( H. G*)
CHABUISSEAU. {IchthyoL) Suivant M. Bosc , les pêeheure de la RocheUe appellent ainsi nn petit poisson qui a une ligne bleue assez large de chaque côté du corps. On ignore À quel genre il appartient*
On donne aussi ce nom à une espèce d'able , Uuciscu$ jeses {çyprius jese$ j Linn.) Voyez Able. (H. C.)
CHACAL {Mamm.) , nom que dçnnent les Orientaux à un^ espèce du genre Chien , et que les naturalistes ont adopté.
Quelques auteurs ont nommé ehacal gris une autre espèce de chien , le canis mesomela^ , qui se trouve à l'extrémité méridioaaie 4^ l'Afrique. Voyez Cbibk. (F. C.) ....
48 cha;
CHACAMEL. (Omith.) Ce nom a été formé, par con trac* tion , de celui de chachalacametl y qui , en mexicain , signifie oiseau criard ^ et sous lequel Fernandez ( Ht^t. at*. Nov, Hz5panictj cap, 41 ) en a donné une courte description. Spnnini regardoit cet oiseau comme identique avec le rancanca , ou petit aigle d'Amérique (tom. 38 , p. 69, et 42 , p. 3 18 de son édition de Buffon) ; mais rien en lui n'annonce un oiseau de proie , et c'est bien plutôt un gallinacé de la famille des alectors y qui comprend les hoccos , les pauxis , les guans , les parraquas. Le chacamel a , d'après Femandez , les parties supérieures brunes ,j le dessous du corps d'un blanc livide, le bec et les pieds bleuâtres, couleurs qui n'appartiennent posi* tivement k aucune espèce connue des genres qu'on vient d'indiquer ; mais, comme les hoccos , il se tient ordinairement sur les montagnes, y niche , y élève ses petits,* et son cri , retentissant et souvent répété , lui donne de nouveaux rapports avec eux. C'est le erax vociférons de Latham , et la penelope vi}ciferans de Gmelin. ( Ce. D.)
■ CHACAN GUARICA, ou Pumaqua (Bot,), noms mexicains du rocou , hixa , suivant Hemandez. Il dit que son écorce sert à faire des cordes plus solides que celles qui sont fournies par le chanvre , et que sa graine fournit aux peintres une cou* leur j mais il ne parle pas de l'emploi habituel de cette matière colorante chez les nations sauvages des Antilles et de l'Ame* rique méridionale , qui en enduisent leur corps pour se préserver de l'humidité et des piqûres d'insectes. (J.)
CHAC ANI , Checani , Tsjkkani. ( Bot, ) C'est sous ces noms que , suivant Clusius et Rumph , on connoît , aux environs de Cochin , sur la côte Malabare , le palmier arec , areca cathecu , qui est le fauftl des Arabes. ( Je )
CHACAKILLË, Chacrblle, Chacul* {Boti) Voyez Casca-
SXLLfi. (J.)
• CHACAYE.( Bo^.) Arbre ou arbrisseau du Pérou, ainsi nommé dans l'Herbier de Dombey, et qui parpît appartenir AU genre Nerprun , ou au moins à la famille des rhamnées. Il a des feuilles opposées , petites , ovales, crénelées , assez semblables à celles de l'apalachine ; de leurs aisselles sortent ou des épines , ou des pédoncules courts chargés de quelques fleuri à quatre divisions ^ et munies de quatre étamines. On ne
iint pas le ébnfoxidré avec le cliajchas dtt même pays, dontlea caractères sont très-différens. ( J»)
CHA-CHA {Ornith.)j nom donnée d'après son cri, à la grive litome j turdas pilaris , Linn., que dans quelques dépaï,» temens on appelle aussi cla-cla. (Ch. D.) ; CHACHACOMA, Chachas (BoA) ^ noms péruviens d'un ^iereoxyle ^ stereaxjrium resinosumi cité dans la Flote du PérovA
CHACHALAÇAMETL. ( OhUth.) Voyez Chacambl. ( Çn. D.)
CHACHALTSCHA. (JcMfc^o/,) Suivant M.Tilésius, c'est là nom que les hàbitans. dc: quelques cétes du nord de l'Asie donneilt.à une.sorte de gastérostée; Voyez CHAKAti (H; C )
CHÀCHAS. {Bot.) Voyez Chachacoma, (J.) . CHACHAUATOTOTL^ (Omi^fc.) Fernandez, qui parle^ chap. 188, de cet oiseau de passage au Mexique^ le <iécrît eonune étant un peu plus grand que le chardonneret , et ayant le dessous du corps jaune , l^s autres parties mél^gées de Bleu ,, dc noir et de cendré 5 le bec noir, et les pieds bruns. (Ch. D.>
CHACHAUL (Bôt.) , espèce de calcéolaire du Chili, calceo^ laria serrata , de M. Lamarck , qui passe dans le pays pouç vubaéraire ; on l'appUque sur les blessure^ , après l'avoir séchée et réduite en po.udrç. ( J. )
CHACURU. ( Ori«7fe. > M. d'Azara adonné^ sous le n.« aÇij de ses ApuntiamerUos para la Historia natural de los Paxaros la description d'un oiseau ainsi nommé par les Guaranis à cause de son cri ^ et qui paroît être le lamalia de Buffon*^ Voyez-en la description à la section 3/ des Barbus, Suppl. du tome IV de ce Dictionnaire. ( Ch. D. ) *
CHAD A , { BoL) nom. arabe d'une plante que Forskaèl désigne sous celui de géranium arabicum , et dont la décoction , appliquée en fomentation ou en lavage , calme les douleurs de U tête. EUe porte aussi, dans d'autres cantons, les noms de talab et de guasL ( J. )
CHADAR. {Sot.) Suivant Forskaèl , ce nom arabe est donné soit au mesuaglahra, soit à un de ses genres nouveaux , qu'il a nommé, par cette raison, chadara, et que Vahl a supprimé en réunissant au grewia les deux espèces qui y étoient jap^ portées , dont l'une e^t aussi nommée en Arabie sarah , et l'autre nagcham. ( JO . .
5o CHA
CHADARA {Onuffi.)^ nom que parie, en DaQuiie^nk oiseau du genre Corbeau , q[ûi à d'abord été décrit par Palla« Éous IsL âé^éadnàûôn de toivas ^anens ^ et emaijte par M; Levâîllttit, aous celle depie bleue k tête aoif e ^ Oii. d'Afr.^ tom. 2 , pi. 58. ( Ch. If.) '
' CHADASCH. {Bût.) CWun dea deux arbres* înconuua « F^r^kâët , ef cités par lui à la iuite d'un amyris , comme ayant avec lui quelque afi^ité. ( J. )
CKAÙDMIR ( Omith.) , nom donné en Egypte k un guêpier ^î ésf le rhetops œgyptius de F^rskaèl , et une variété du Mtfops vtridis de Gnielin et de'Latham. ( Cs. D.)
€HADDIRouCïrADDEil.(Bo£.)Datt8 un canton de TArtible ce nom est donné, suivant Forskaâ, au hoerhavia diandra. (S^)
CHADEC. (Bot.) Un des noiàs du citronnier desfiarbades^^ âontle fruit est très-grand. (J.)
CHADËT. ( Conchyl. ) Adanson , Sénég. , donne ce nom k une espèce de cérite fort voisine du cérite ivoire , ceritiunt ehumeum de Bruguières , et que M. Bosc paroft rapporter av ttitrex sinensis de Gmelin , - qui est le goumier d'Adanson ^ ceritium vulgtttùm de Bruguières. ( ]>b B. )
CH ADBlI ( IckthjoL ) , nom arabe d*un scare de là mév
Bouge , scarus niger, Forsk. Voyez Scarb^. ( H. C. ) >
CH:/Î1LANTHUS {Bot. ), genre de plantes à fleurs glumacées,
établi par M. Rob. Brown , pour une plaUte de la Nouvdle*
Hollande, de la famille des restiacées , à fleurs dioïqnes,.
^ fasciculées ; les fleurs mâles n'ont point été observées ; lès
femelles sont composées d'un calice à six écailles très<^ourtes ,
trois intérieures beaucoup plus petites , sétacées ; un ovaire sur^
monté d'un seul style et d'un stigmate entier; une noix à une
seule semence environnée par lé calice un peu agrandi. ( Poir».},
CH^LLE. {Bot, ) Forskaël dit que Tammi ordinaire, ammi
Viojiis , est ainsi nommé dans l'Arabie ; le scandix infesta y est
nommé chellœ. ( J. )
CHjïiNANTOPHORjE. {Bot,) V.Caénantophorbs. (H.Cass.J CHjENOCARPUS. {Bot,) Necker, voulant subdiviser le genre Sparmacoee dans les rubiacées , en a formé trois sous* genres , dont Tun , çhanoearpus , est caractérisé par l'unité de graine dans le fruit. Cette unité, résultant d'un avortement^. a été regardée comme un caractère insufi^ant» ( J. j(
CHA ti
CItiENOR AMPHE. ( Omith. ) L'oiseiiu pott^ la description duquel on a renvoyé à ce mot> pagiê 186 éii tome IV de ce Dictionnaire 9 e»t celui que Buffbti a désigné sous le nom de bec-ouvert , et dont le caractère disfinctif est d'avoir les deusc mandibules excavées dans leur milieu ^ ùk elles' laissent lA vide y le bec étant fermé. Sa taille , son port f èes habitudes , le rapprochant d^s hérons ; linnsBUS et Latham Font placé dans ce genre : mais , outre la singularité que présente son bec , la mandibule supérieure n'a pas une rainure longitudinale ^ etTotigle du doigt iatermédiairen'^stpas dentelé 9 comme chez les hérons j d'ailleurs ^ au rapport de Sennerat, ses trèis dorgVs de devant sont unis, jusqu'à la première articulation , par une membrane qui n'existe chez les hérons quVntre les deux doigts extéiieurs ^ et ces diverses circonstances étotent -bien suffisantes pour autoriser l'établinsement d'un genre séparé» M^deLacépède, en lui donnant le nom d*hians^ béant, exprîmoit aiBsez bien l'état habituel et remarquable des matidfbules j mais cet adjectif avoit l'inconvébient de ne pouvoir être employé pour désigner substantivement l'individu y et il étoit naturel de préférer le mot ^tniutomU4 , originairement donné par Bonnaterre , dans l'Encyclopédie méthodique , et' qi/i depuis a été adopté pak* Illiger et par d'autres omithbiogiates. Ce terme , plus doux à l'oreiUe que celui de chaenO'» ramphe , auroit même été employé ici pour éviter Tinconvéjiient des innovations qui ne sont pas absolument nécesaairea> si^ avant la publication du Prodromus et M. Bliger^ on n'avoit proposé le mot chœnoramphe^ tiré de ^auv9âVy hiam ^ et de pcLfA^oçj rostrum.
Les caractère^ générzqoes du chsnoioramphe , que Ton viei^ seulement 4e conaidérer relativement -aux modifications qui distinguent cet oiseau des hérons, con^tent , dans ieîîï' ensemble , en ce qu'il a le bec plus long que la tête , épais ^ .comprimé latéralement y les mandibules voûtées, et laissatxt dans leur milieu un espace vide j la mandibule supérieure garnie de petites dents , depuis le centre jusqu'à l'extrémité ^ et l'inférieure lisse -, les narines linéaires , sihiées près de là base du bec ; M. face sue ou garnie -de' plumes ; les jambes dégarnies de plumes au-dessus dn^euou | lés doigts antérieurs réuniji par uae membrane $ le pou^^c |>res^e aussi long et
h CHA
touchant k terre dans toute son étendue ; Fongle intenn^ .diaire aplati et sans dentelure ; les pieds garnis d'écfiilles.
M« Cuvier, ayant remarqué une sorte d'usure dans les fibres de la substance cornée du bec , pense que le vide existant entre les deux mai^dibules est dû en partie à la détri? tion ; mais quand , chez les vieux individus , Temploi des àa^dibules auroit contribué à agrandir cet e^ace 9 le vide existe sans doute dès la naissance de Toiseau , et' sa destination paroissant être de lui faciliter les moyens de retenir les poissons et les reptiles qu'il a saisis ^ sans être obligé ,d'écarter l'extrémité de ses mandibules, cette conformation ne semble pas devoir être envisagée , avec Buffon , comme une. sorte de dégradation.
Les naturalistes adoptent assez généralement deux espèces de chœnoramphes , dont la première , envoyée à Bu£fon par Sonnerat , est représentée dans les planches enluminées , sous le n.*^ 9^2 , et la seconde dans le Voyage aux Indes , tom. 2 , pi. 122 , mal à propos numérotée 219. Celle-là , que Gmelin et Latham nomnrent ardea pondioeriana j parce qu'elle vient de Pondichéry, a les ailes noires, et tout le reste du plumage d'un gris cendré , avec quelques, mouchetures longitudinales noirâtres sur la tête et le cou ; les pieds jaunâtres j et le bec de la même couleur ^ avec la racine noirâtre : sa taille est de treize à quatorze pouces.
La seconde espèce , qui est Y ardea coromandeliana des mêmes auteurs , n'a pas seulement les pennes des ailes noires , mais le dos et la queue j jusqu'à l'extrémité de laquelle les ailes s'étendent ; le reste est blanc , mais relevé au sommet ^t aux côtés de la tête par des plumes effilées , qui se redressent et présentent de petites baguettes noires ; les pieds et le bec sont d'un jaune rotussâtre. Jusque-là cette espèce' sembleroit n'être que le mâle adulte de* la première, qui a tous les caractères^ du jeune âge. Aussi , Sonnerat ne regardet-il les deux indiyidus dont on lui doit la connoissance , que comme de sexe différent ; et la seule circonstance qui puisse en faire doutei^ , c'est que le^ second a une peau nue, de couleur noire entre Je bec et les yeux, et une autre qui, de la mandibule inférieure, s'étend jusqu'à la gorge. Quant à }^ dentelure de la mandibule «upéiieure , si fiufoB a' en a.
■cîta: 8i
fiékkt juarlë éû décrivant le bec- ouvert de Tondichëry, c*est prc^ablement par omission , car sa planche enluminée là laisse apercevoir ; et si , d'une autre part , cette planche n'indique pas entre les doigts la membrane qu'on observe €ntre ceux de Tindividu dessiné par Sonnerat , c'est vraisem- Uablement parce que ces peaux se seront retirées en se desséchant , et n'auront pluB été sensibles après un long voyage.
Au reste , le chaenoramphe ou bec-oûvert blanc , le seul des habitudes duquel Sonnerat ait parlé , se trouve à la côte de Coromandel pendant les trois derniers mois de Tannée ^ «t , comme les hérons , il se tient alors sur le bord des étangs et des rivières , où il se nourrit de reptiles et de poissons. ( Ch. D. )
CHjETANTHERA. (Bot.) [Corymhifères , Juss.; Syngénésie polygamie superflue , Linn. ] Ce genre de plantes , de la famille des synanthérées , appartient k notre tribu naturelle des mutisiées. Il a été établi dans la Flore du Pérou et du ChiH^ par MM. Ruiz et Pavon , qui en ont décrit deux espèces sous les noms de Chœtanthera ciliata et de Chœlanthera serrala^ Depuis , MM. Lagasca et DecandoUe ont avancé, le premier avec doute , le second avec assurance , que le perdicium ehilense , Willd. , appartenoit au même genre ; et M. DecandoUe soupçonne qu'il y a lieu d'y réunir également le perdicium lactueoides , Vahl y que M. Lagasca , au contraire » attribué avec doute à son genre Perezia ou Clarionea, Quoi qu'il eu «oit , la chétanthère ciliée devra toujours , selon nous , être considérée comme le vrai type du genre-; et voici ses caractères tels que nous les avons nous -même observés dans l'Herbier de M. de Jussieu , sur un individu de cette espèce ; ils dijQfèrent en quelques points de ceux qui ont été admis jusqu'ici paroles botanistes.
La caiathide est radiée ; composée d'un disque multiflore p ëqûaliflore , labiatiflore , androgyniflore ^^t d'une couronne iinisériée , fiiHguliflore , féminifit)re ; eMe est involucrée- L'invoiucre , égal au péricline , est formé de bractées folir>formes. Le péricline, égal aux fleurs du disque, est composai de squames imbriquées , largement* linéaires : les extérieures surmontées d'un appendice bractéiforme ; les intérieures
H GHA
formant au sommet une sorte d'appendice ovale 9 scarîeujt et noirâtre. Le clinanthe est plane et parfaitement nu ; Tqyaire est cylindracé, hérissé de fortes papilles charnue^; l'aigrette est composée de squameilules filiformes , barbellu-* lées. Les fleurs labiées ont la corolle divisée supérieurement en deux lèvres également longues : l'extérieure tridentée au sommet; l'intérieure , un peu plus étroite , entière ou bidentée; leurs étamines ont les filets larges, laminés, greffés seulement À la partie basilaire de la cprolle ; les appendices apicilairea très-longs, linéaires, aigus, entr^greffés ; les appendices basilaires longs, filiformes » plumeux ou barbus, libres. Les fleurs biligulées ont la languette extérieure trés^longue , large , tridentée au sommet , couverte sur la face externe de longs poils apprimés; et la languette intérieure pins .çoorte, extrêmement jétroite , membraneuse , cirrhifonne , constamment indivise : iClles portent cinq rudimens d'étamines libres, avortées, et réduites au seul appendice apicilfûre,
, La chétanthère dliée est une plante herbacée , haute de six, a huit pouces, à racine presque simple, pivotante, tortueuse^ «omme celle de la plupart des plantes annuelles. La tige, droite, cylindrique, pubescente , se divise, à deux pouces de sa base , en plusieurs rameaux presque simples , inégaux , dressés , naissant du même point. Les feuUles sont alternes , sessiles, semi-amplexicaules, lancéolées, glabres, luisantes, dentées en scie ; chaque dent prolongée en un long cil. Les calathides , solitaires au sommet des rameaux , sont assez grandes , composées de fleurs jaunes, et mpisles d'un.involucre formé d'un grand nombre de bractées foliiformès. Cette plante habite les champs et les collines du Chili.
Nous avons analysé une calathide du perdicium chiUnse^ et nous y avons reconnu tous les caractères essentiels du |;enre Chatanihera. Le perdicium laclucoidAs , au contraire , BOUS a présenté des caractères tels que , loin d'appartenii: à ce genre, il n'appartient même pas à la tribu des mutisiées. Nous en dirions autant de la choUanÛicra serrata , si nous étions sûr que la plante nommée ainsi dans l'Herbier de j^. l>esfont^es e$t celle de B.uiz et Pavon, ce qui est peu probable*
Z«e nom du genre dont il s'agit exprime un caractère commun
i, toute la triba celui cTavoir les anthères munies df apjiendÎQes basilaires sétiforines. (H. Càss.)
CHMT ARIA (Bot.) , Beauv., Agrost., pag. 3o , tab. 6, fig, f et 6. M. de Beauvois, dans son Agrostographie, ayant établi une difil^ence entre les soies et les paillette» des |;rttiiimées^ «'en est servi pour caractère générique. La ^oife, d'après lui, est le prolongement d.'une nervure dont la buse fait partie de la substance des valves ou paillettes. L'arête est une substance dure, coriace, insérée subitement sur les Valves, souvent sans une origine apparente ; elle s^rt fréquenunent comme d'étui à la soie qu'elle embrasse, et à laquelle elle adhère fortement» En admettant cette distinction, peut^n l'employer seule y comme un caractère essentiel , suffisant pour établir de nour veaux genres sur des espèces placées dëjii dans d'autres genres qui semblent assez naturels , tels que les stipa de Linnseus P M. de Beauvois n'en conserve que le très*petit nombre d'esipèces, dont l'arête est simple, non caduque, placée entre deux soies qui terminent la valve ; tandis que , dans le chepUtriay^ la valve inférieure est plus souvent prolongée en une pointe terminée par trois soies le. plus souvent égales : point d'arête proprement dite. ( Poi&«)
CH^TOCARPUS. ( Bot. ) Schreber a substitué ce nom à celui de pouteria qu'Aublet avoit donné à un de ses genres de plantes de la Guiane. L'un et l'autre dojyent être supprimés ^ parce queM.Swartz a réuni avec raison ce genre à son laialia^ qui appartient à la famille des ébenacées. ( J. )
CH:iETOCHILUS DU BRÉSIL (Bot.) , Chcctoekilus UUerifiorus, Vahl, Enum. I, pag. ici. Genre établi par Vahl pour un arbrisseau du Brésil, qui se rapproche beaucoup des sçhiPenkia^ dont il ne diffère essentiellement que par les découpures de la corolle privée des cinq plis ou dents glanduleuses qui carac« térisent les sehwenkia. Il se rapproche beaucoup de la famille des labiées, et doit être placé dans la Mandrie monogjnie de linnaBus. Ses rameaux sont alternes , cylindriques , un peu velus vers leur sommet -, les feuilles alterne? j pétiolées , ovales, glabres, longues d'un pouce; les pédoncules solitaires, axil* I aires ou opposés aux feuilles, uniflores. Le calice est tubulé, glabre , presque à deux lèvres , à dix nervures ; la lèvre supéirieure bifide ^ l'inférieure à trois découpures égales, subulées ;
W CÏÎA
la corolle longue d^un pouce et demi , son tube presque fili^ forme ; le limbe profondément divisé en cinq découpures très^ étroites, linéaires, les trois inférieures un peu plus longues ; deux filamens plus courts que le tube, insérés vers son milieu } IWaire supérieur ; un stigmate obtus ; une capsule turbinée , acurainée , surmontée de quatre dents , à deux loges polyr spermes; une cloison alongée et comprimée. (Foir.)
CHjETOCRATER. (Bot.) Ce genre de la Flore du Férou, dont on ne connoît jusqu'à présent que le caractère générique , paroit n'être qu^une espèce à^anevinga de Lamaipck , ou ^aseûria de Jacquin, remarquable de même par un style nimple surmonté de trois stigmates, et par des étamines en nombre défini , et des soies ou écailles intermédiaires , réunies les unes aux autres, à leur base, en un anneau. (J.)
CHjETOPHORA. {Bot.) M. Agardh forme sous ce nom un l^enre auquel il ramène un certain nombre d -espèces de rivulaires et de nostochs (),inckia^ Micheli ; trtmella^ Linn.) , qui se conviennent parleur nature gélatineuse, de forme déterminée, et contenant des filamens articulés. Ce dernier caractère est exprimé par le nom grec chœtophora.
L'espèce principale est le chœtophora^ feuille d'endive , dont SI* Desvaux a fait un genre particulier, qu'il appelle myriodaciylon. C'est une tremelle pour Hudson, une rivulaire pour Hoth , et le batrachosperme fascicule de Vaucher et de Pecandolle. Elle croî( dans les ruisseaux , sur les pierres. Voyez RivuLAiRB et Nostoch.
Muller, FI. Dan., pi. 660, s'est servi le premier du nom de ehœtophora pour désigner deux espèces de ce genre, qui sont hérissées, à l'extérieur, de filamens simples ou articulés. On les avoit réunies aux cqnferves de Linnœus. (Lbm.)
CHiETOSPORE (Bot.)^ Chcetosporay genre jusqu'à présent iniquement composé d'espèces originaires de la Npuvelle-Hol-, *ande , de la famille des cyperacées , de la triandrie monogynie de Linnasus , qui ne dîJBTère essentiellement des schœnus {choin) que par les soies qui accompagnent l'ovaire à sa base.
Ce genre , établi par M. Rob. Brown , renferme une quin-* ?aine d'espèces distribuées en trois sous«divisions.
§ I. Epillets composés d'écaillés sans nervures , disposées
sur deux rangs^
CfliiTOspORfi LANUGINEUX : Ckœtospora lanata $ Rob. Brown | Schœnus lanatus^ Labill. , JVot^. HolL^ 1, pag. 19, tab. ao» Ses tiges sont cylindriques , hautes d'un pied , garnies seulement à leur base de feuilles capillaires , vaginales , pileuses à Torificê de leur gaine ; un involucre à une ou deux folioles sétacées , plus longues que les epillets ; ceux-ci , au nombre de deux ou trois , oblongs ^ un peu comprimés j composés de six à dix écailles lancéolées , lanugineuses à leurs bords ; une semence ovale, un peu triangulaire ; six soies pileuses, plus courtes que les écailles.
CHiSTOspoRB A FEUILLES RECOURBÉES ; Ckœtospora curvifolia^ Rob. Brown. Cette espèce se distingue de la précédente par ses feuilles recourbées , par se^ epillets à deux ou trois fleurs réunies en une tête globeuse, terminale ; les écailles non lanugineuses à leurs bords.
CuiETOspORE TURBiNé ; Ckostospora turhindia^ Rob. Bro\vn. Ses feuilles sétacées sont glabres à l'orifice de leur gaine ; le» epillets presque uniflores , réunis en une tête turbinée \ les écaillai velues à leurs bords.
CHiKTOspoRE A COURTES SOIES ; Chœtospora hreviselis* Ses soies spnt un peu plus courtes que les semences ; ses epillets presque sessiles , réunis en un faisceau presque turbiné ; les écailles pubescentes ■ à leur contour ; les feuilles barbues à rprifice de leurs gaines.
Chjctosfore difforme ; Chœtospora deformis , Rob. Bro'wn. Ses tiges spnt rudes ^ cylindriques ; ses feuilles barbues à leuv orifice ; les epillets presque solitaires ; Finvolucre à une seule foliole ; les écailles lanugineuses à leurs bords ; les soies plumeuses.
Ch^tosfore pÉpiCBLLé ; Chœtospora pedicellata^ Rob. Brown. Ses tiges sont lisses , les gaines des feuilles barbues à leur orifice ; les epillets fascicules, pédicellés, un peu courbés en faucille ; les écailles velues ; les soies très-courtes.
Ch^tospore a îépis ÉLiâGANS ; Chœtospora calostaehya , Rob. Browrn. Ses tiges sont à demi-cylindriques, garnies de feuilles en caréné 9 rudes à leurs bords; les gaines nues, sèches; les
w CHA
^pillets alternes, pédoncules , de trois à cinq fleurs; les écailles nues ; les semences ridées.
CHiETOSFORB DES MARAIS; Ckcctospora paludosa^ Rob. Brown. Les feuilles sont glabres, planes, lisses, alternes; ses tiges ^liformes, à demi cylindriques; une panicule feniliée; les épillefs presque à trois fleurs ; les écailles nues.
CHiETOSPORB IMBBRBE ; Ckœtospora imherhis , Rob. Brown* Ses tiges sont filiformes; ses feuilles lisses ; une panicule feuil-* lée ; les épillets fascicules , preàque sessiles.
CuiETOAPORB AxiLLAiRE ; Ckosto&poTa axUUiris , Rob. Brown* Cette espèce se distingue par ses épillets axillaires et termi-' aaux, pédoncules, au nombre de deux ou trois, à trois ou ^atre fleurs; les écailles denticulées sur leur caréné ; les tiges filiformes, feuiUées.
§ IL EpiUeis composée d'ëeaiUes sans nervures j disposées
sans ordre.
CBiCTOspo&E LUISANT; Chœtospora lueenSt Rob. Bro'virn. Cette «spéce est la seule de cette sous-division. Ses tiges sont cylin-» driques , feuillées à leur base ; les fleurs réunies en têtes latérales; les écailles luisantes; les soies plumeuses; les semences lisses et trigones.
§ III. EpiUets composés d^ écailles nerveuses à leur hase^ imhri"
quées sur deux rangs.
CBiETOsroRE A TâTB RONDE ; ChcUospora spharoçephala , Rob. Brown. hes feuilles, toutes placées à la base d'une tige cylin* idrique , sont laineuses à Torifice de leur gaine ; les épillets obtus, à deux fleurs, et réunis en une tête terminale ; des bractées entre chaque paquet.
CHiCrospoRE A DEUX ANGLES , Chcstospora ancepSf Rob.Brown. Cette espèce est distinguée par ses tiges à deux angles opposés $ ses fleurs sont réUnies en une tête globuleuse, accompagnée de bractées.
M* Rob. Brown ajoute à ce genre, mais avec doute, deux autres espèces , le ckœtospora tttragona , et le chaUœspora stygia^ Dans la première , les tiges sont anguleuses > à une seule feuille i
CHA u^
lesfiems réunies en un faisceau alongé :' dans la seconde^ les tiges sont nues, cylindriques; les épillets réunis en tète; les écailles recourbées avec une arête, (Poir.) . CHJEJ^îA {ErUomoz.) , nom sous lequel Hill , dans son histoire des animaux, p* 14, désigne le dragonneau, gordiug aqutUicus, ( De B.)
CHAFOIN. (Mamm*) On a parlé très^bscurément, sous ce nom, d'un animal d'Amérique qui parait.se rapprocher des moufettes. (F. C.)
CHAFUR.-^Bo^.) L'averon, avtnafatua^ est ainsi nommé dans TArabie, suivant Forskaél. (J«)
CHAGAK£T-£L-GEMËL. {Bot.) Ce nom. en Egypte, signifie lurhe du chameau. Il est donné, suivant M. Delille, à Vaverya penêjdvanica de Forskaèl, qui est Yavena Forthalii de Vahl. Le ehagaret^el^wneb , ou herbe du lièvre , dont Forskaël a fait son genre Amehia^ est, selon Vahl, im grémil, Utho^ spermum arpehia. M. Delille nomme ehagaret^el'nadeh le lichen parietinus^ qui est maintenant le parmtUa paricHna d'Acharius*
CHAGARI. {Bot.) Suivant Marsden, la liqueur sucrée que l'on retire à Sumatra du palmier arec , devient , en s'épaississant, le jaggrée ou sucre du pays, que les François prononcent chagari; et il croit que le nom de sacoharum^ sucre, en est dérivé. ( J.)
CHAGAS {Bot.)j nom portugais de la petite capucine, tropceolum minus. (J.)
CHAGNOT. {Ichthyol.) C'est un des noms vulgaires franjçois du carcharias glaucus. Voyez Cagnot blext (Supplément du 6.* volume ) et CAACHAaiAs. (H. C)
CHAHA {Omith.)y nom que porte aux Indes un tiklin, ou râle des Philippines, qui forme la quatrième variété du Rallus philippemis , Lath. , et que M. Vieillot a placé dans son genre Porzane. (Ch.D.)
CHAHKAMAN {OmUh.) , nom que les Egyptiens donnent au tadorne, aiuis tadoma^ linn. (Ch. D.)
CHAHUIYOU {Bot.), nom cariée, suivant Surian, du pharus latifolius^ genre de plantes graminées. (I^)
CHAHYN ( Omith. ) , nom arabe du faucon , faleo communié^ lion. (Ch. D.)
«* cha:
CHAIA. {Omilh.) Cet oiseau, de 1* Amérique méridîonaie, rayant beaucoup de rapports avec les jacanas, parra, et arec les kamichis, paîamedea^ les naturalistes en ont fait une espèce -du premier genre, qu41s ont décrite sous le nom deparra cha^ -«^arta : mais si, comme les jacanas, il a les ailes éperonnées, ,8es doigts de devant ne sont pas tous entièrement libres , ainsi qu'aux jacanas , ni tous garnis de membranes à la base , comme le sont ceux des kamicbis \ ie doigt extérieur est seul ^int à celui du milieu par une membrane qui s'étend jusqu'à la première articulation, et le doigt intérieur est libre. '^Ses autres caractères génériques sont d'avoir le bec robuste, plus court .que }àtéte^ comme celui des gallinacés, courbé à la pointe , et garni à sa base de plumes très-courtes ; l'espace compris «ntre le bec et les yeux nu j le surplus de la tête emplumé ; les< narines découvertes ; les tarses et une partie de la jambe garnis d'écaillés hexagones ; le pouce touchant la terre k son extrémité; les ongles des doigts de devant aigus , creusés en gouttière, abords tranchans^ un peu crochus; celui du pouce, droit ; le bord extérieur de l'aile présentant deux éperons pointus^ un peu recourbés en haut, et dont la surface a trois plans distincts. i
On ne possède dans aucune collection la dépouille de cet oiseau , dont le genre n'a été formé que sur les descriptions données par Jacquin et d'Azara, de la seule espèce qui soit connue. Cet oiseau a trente et un pouces de longueur totale ; sa queue en a neuf; son envergure soixante-treize ; la jambe «ept et demi; le tarse cinq et demi; le bec dix-sept lignes. Il est haut d'un pied et demi. Ses ailes sont composées de vingt-huit pennes, dont les troisième, quatrième et cinquième sont les plus longues, et sa queue de quatorze pennes étagées, dont l'extérieure est la plus courte. L'oiseau n'est pas plus gros qu'un coq ordinaire ; mais un phénomène singulier le fait paroitre d'une ampleur bien plus considérable. Entre sa peau et sa chair il y a une infinité de petites cellules qui contiennent de l'air ; le tarse et les doigts participent mém'e à cette disposition , de sorte que partout la peau s'enfonce à la moindre compression , en faisant entendre un craquement. Les yeux sont au centre d'une membrane rouge , qui s'étend jusqu'au bec. Sur le milieu de Vocciput sopt des plume^
étroites, décomposées 9 d'environ trois polices de longueur^ qui forment une sorte de diadème immobile et perpendicu«> laire au point de leur insertion. Les plumes cotonneuses de la tête et du haut du cou sont d'une teinte plombée , dure ; au dessous se remarquent deux colliers, dont Pun e$t d'um blanc roussàtre, et l'autre noir ; le reste du cou , le dos, le croupion et le dessous du corps sont plombés f les plumea scapulaires , les couvertures, et les pennes des ailes et de Is queue , noirâtres -, le haut de la jambe et le tarse de couleur rose j ainsi que les ongles et le bec. Il n'existe pas de difié^ rence remarquable entre les deux sexes»
Diaprés un des attributs de cet oiseau , Illiger a donné a« genre par lui établi le nom de ehauna^ synonyme dHnflaius^ inanis , à cause de l'air interposé entr^ la peau et la chair^ et M. Vieillot a nommé le sien opistolafkuê ^ en tirant le caractère de la huppe occ^itale dont l'espèce est ornée. A l'exemple de Sonnini , ce dernier 2| employé , d'après Jacquin^ le nom de chayaria^ comntç dénomination françoise de'Tindividu auquel on peut également donner, avec M. d'Acara, celle de chûXa^ que le .ci^i du mâle lui a fait imposer aa Paraguay, où la femelle, par un motif semblable , est appelée ehaiolù Ces oiseapx jettent très>souvent dans le jour, etiliéme pendant la nuit, lorsque quelque bruit te fait entendre, des cris qui sont très-forts et très^igus. . :
On trouve les cbaïas près de Carth%gène et. sur les deux
côtés de la rivière de ]|i Hâta , dans les endroits où l'eau est
basse, et surtout dans les marécag€îs« Quoiqu'ils y pénètrent
comme les hérona, ce n'est point pour y chercher des pois<-
sons et des grenouilles , leur nourriture ne paroissant cossiater
qu'en plantes aquatiques* A terre leur démarche est^aye, el
ils tiennent le corps àtm» une position horizontale, les jambes
écartées , la tête et le cou en ligne verticale. Lo^u'îls a'éU*
vent dans les airs, ils font,, comme les vautours, de longs
circuits, jusqu'à ce qu'on les perde de vue : lia se perchent
aussi à la cime des plus grands arbres. M. d'Azata n'a, paa
obtenu des renseignemens positifs sur le lieu où nicbmtces
oiseaux, les uns lui ayant dit que c'étoit sur des busasûnia
entourés d'eau , et les autres dans Içs joncs. Ces nids ^aoieux
sont composés de petitiea branches ; la ponte ? qui a lieu aito
!6;i CHA
commencement d'août , ne produit, à ce qu'il paroit, que deux petits, qui, encore revêtus d'un simple duvet, s'empres* sent de suivre leurs parens. •
Quoique les araies du chaïa, ses omemens, le volume de Bon corps et sa voix retentissante lui donnent l'apparence d'un CHseau guerrier, il est d'un caractère assez doux i mais cepen» dant il ne souffre pas l'approche des oî8eau:)c de rapine, et il ^t surloat en guerre ouverte avec les vautours urubus. Aussi les habttans des contrées oit il se trouve ont-ils soin d'en élever dans leurs battes-cours , où il devient lé protecteur de la volaille , avec laquelle il se nourrit, qu'il suit dans les champs , et qu'il vaméne à l'entrée de la nuit : ce qui lui a fait donner par Latham le surnom de fidèle, faUhful jaeana; General cptapsU ofBirdêj tom. III, part. 1, pàg. 246, n/ 29. (Cr.D.) . CHAIAR>XÀMBAR {Bot.) , nom égyplten ou arabe de là casse des boutiques, cassiajistiila , selon Prosper Alpin. Forska€l la npmme chijar scharab^r* (J.)
CKAIAVER. (Bot. ) Voyez CnAVAVEa. ( J. ) • CHAÏLLETIA (Bot,)^ genre de lapertto?idri> digynie de Linaœus, dont la famille naturelle n'est point encore déterminée^ qui a des rapports arec les celtis , et dont le caractère consiste dans ua calice d'une seule- pièce, persistant, divisé profbn<^ dément en cinq découpures blanchâtres, cotonneuses cnr dehors , colorées en-dedans ; a la place de la corolle cinq nppendiices neictariformes en écailles biAirquées au sommet, alternes avec les découpures du calice , presque aussi longues oinq étamines insérées sur le calice, opposées à ses divisions les ^lAhères arrondies , à deux loges ; un ovaire libre , velu d6ttx:st;^lèë presque en tête au sommet. Le fruit est un drupe liresqoe sec , à deux où à une seule loge par avortement ; dans chaque loge une semence ovale'*oblongue , adhérente au sommet des l^ges, sans pértsperme; la radicule droite , dirigée vers le haut ; deux .cotylédons épars.'
Ce genre a été étabÛ par M. DecandoUe, qui l'a consacré au capitaine Chaillet de Neufchâtel, distingué par l'étude apprpltodie qu'il a faite ûes plantes de la Suisse. Il se compose 4'arbristeaux de Cayenné, remarquables par la position de leurs fleurs^ qui naissent sur le pétiole des feuilles. Les jeuneà nuneattx sont un peu anguleux , et revêtus d'un duvet très-
court, à peine sensible* Les feuilles sont alternes y articuléet^ sur la tige, médiocrement pëtiolées, ovales ou elliptiques ^ prolongées en pointe , glabres, entières. Les fleurs sont trèspetites ; elles partent presque toujours du sommet renflé du pétiole. Ce genre renferme deux, espèces.
1. Chaillbtja FÉDONCULé ; Chailletia pedunculatay Dec, Ann« Mus., Tot. 17^ tab. 1. Ses feuilles sont ovales, acuminées ^ presque en cœur^ et inégales à leur base ^ les fleurs pédonculées, presque en corymbe; les pédoncules bifurques, ensuite trifides ou trichotomes , légèrement pubescens.
2* Chaiustia a flscrs sBssufis; ChailUtia êemliflora^ Dec., /. c. Cette espèce est distinguée par ses feuilles elliptiques ^ acuminées, réirécics à leur base ; se» fleurs très-petites, sessile» surlts pétioles^ agglomérées en huit ou dix paquets. (Poia.)
CHAINUK (Momm.) y nom dû yak^ bot grunmens , ckes If a Kalmouk». (F4 Ç,)-
CHAlOm (Bot.) Voyez CnArcyis. (J.)
CHAIR FOSSILLE. ( Min.) Voyez. Asmote entrelacé. (B.)
CHAIR DE BAVIÈRE. {BoL) On désigne par ce nom une espèce d'agaric que Scha^fifer et Ratsch ont £kit connoître, eh que le premier a nommé^ e^garioMS aggregdtus^ pi. 3oS et ào6> de son Histoire des Champignons de la Bavière. Ce champignony dont la couleur est ccHe^ de la ciiair ,, à ses feuillets rosies. On en fait beaucoup d'ûsàge ^ en Allexhaghe^ comme aliment. Lea Bavurois lui donnent le nom de Fteischschçt'amm» (Lem.)
CHAIR BCUSCULAIRË. {Chim.) Voyez Mdscle. (Ch.)
CHAISARAN. {Bot.) JJes Arabes, suivant Forskaifl , don^ nent ce nom au cenicùirea Lippii^ qu*il ne faut pas confondre' avec le cheisaran^ espèce Ide RorAsrG. (Voyez ce mot.) Cette centaurée est nommée. Wi^saran par M. DèlUiie. (J.) ;>
CHARAL*.( IcTl^^L) Les Kamtschadales, suivant M. Tilé« 8ÎU5, appellent ainsi un poisàon maiin long de quatre ou cinqp pouces,, et vivant en troupe» nombreuses sur leurs côtes, oitil est surtout très-abondant vers le soldée d'hiver, à l'embouchure des fleuves Kaatscitatka , Avatscha et Paradunca. Il remcmte en sautant dans'leurs eaux, et étend comme des rame» les aignlllohs qui remplacent ses catopes. M. Tilésius, qui l'a. observé dans la baie de &ûat*Pierre et .de Saint-Paul , dit que sa ch^- est trés^Ucate , jnais qu'il e&t si commun qu'on le fait
fécher au soleil en été pour en nourrir les chiens en hivers il lui donne le nom de gaslerosteus cataphraotus. Mém* de l'Acad* <le Saint-Pétersbourg, 1809, pag. 226. Voyez GMancànoaftûEé (H. C.)
CHA-KHOW {Mamnu)^ nom hottentot du LAMAimir* (F. C.)
. CHAK£N {But,) , nom péruvien d^une espèce de myrte à feuilles rondes, décrit et figuré par Feuillée, qui vante le suc extrait de la raclure du bois comme un bon ophtalmique*
CHALA« {Omitk,) Le balbuzard, falco haliaetosj Linn,^ porte ce nom chez les Kalmouks. {Cb^ D,)
CHALA. {Bot.) Fiante basse du Chili qui a, suivant Feuillëe^ p. i5 , t. 5, des feuilles opposées, semblables à celles de Fori* gàUm De leur aisselle sortent des fleurs. en cloche, à cinq divisions de couleur violette, entourées d'un calice plus court*. Les naturels du pays se lavent la. bouche avec sa décoction pour calmer les douleurs de dents. ( J.)
CHALADROIS. (Orni^Ti.) L'oiseau que la Chénaye des Bois désigne sous ce nom, qui paroît n'être qu'une corruption de àhdradriosj est le pluvier à collier, chorairtusJiia^iila, Linn*- (Ch. D.)
CHALAF, £an (fioi»), noms arabes du saule d'Egypte, sofix wgyptiaca^ suivant FprskaëL Prosper Alpin le nomme ca\af. Dans Daléchamps on trouve les noms chalif^ safsaf^ ^"^ attribues au saule ordinaire. (Voyez Buijkf.) Celui de sqfsaf est attribué par Forskaèl au saule de Babylone. M. Delille l'attrilijue de plus au saiix suhserrata^ On sait encore que l'olivier. de Bohème , elœagnus , qui a un feuillage approchant de celui du saule , est nommé choie dans le Levant. ( J.)
CHALAZE {Ornith.)^ ClùUaza, On nomme ainsi la membrane qui enveloppe le jaune de Fœuf , et qui est attachée aux. deux pôles , c'est*-à-'dire aux ligame/is gélatineux qui existent à sa base et à son sommet. Le traducteur de l'EncT^iridiofi' de Forster a observé que Tune de ces tuniques n'est que con* ttguë à l'enveloppe , tandis que l'autre en est une continuation. Cette dernière est traversée , au centre de l'albumen , par un canal roulé sur lui-même comme un cordon ombilical , qui pompe et transporte la substance -albuinineusc extérieure
cha: 6f
aans la capsule du jaune , où , par son mëlange avec la masse vitelline , cette substance forme un lait desûné à concourir au développement du fœtus, ( Ch. D. )
CHALAZE ( Bot. ) , Chalaza. Les vaisseaux du funicule ou cordon ombilical , qui pénétrent dans ja graine par Fombilic ' se prolongent quelquefois dans l'intérieur des tuniques sémil nales sous la forme d'une nervure simple , ou divisée et anastomosée , dont l'extrémité , ordinairement colorée, est tou-' jours plus ou moins renflée. C'est cette extrémité que Gœrtner a nommée chalaza^ et qu'il considère comtaie l'ombilic interne de la graine. La partie comprise entre l'ombilic externe et Tombilic interne porte le nom de rajphe. La raphe et la chalaze , considérées collectivement comme u?ie prolongation du funicule de la graine , sont désignées par M. Mirbèl , sous le nom de prostype funiculaire. Voyez PnosrypE.
Dans les labiées, la raphe est courte, et la chalaze est un tubercule incolore; dans l'orange et les autres genres de sa famiUe , la raphe est longue , et la chalaze se développe dans l'épaisseur de la tunique interne ( iegmen )\ sous la forme d'une patte d'oie ou d'upe cupule colorée. ( Mass. )
CHALAZIAS. {Min.) Pline nomme cette pierre dans le 11.* chapitre du 37.* livre. Il dit seulement qu'elle ètoit de là forme et de la couleur d'un grain de grêle, et qu'elle avoit la ïureté du diamant. Si cette courte description peut convenii? à quelque chose, ce n'est guère qu'à la sous-variété de silex agathe, que l'on nomme cacholong. Voyez Silex agathe et Cacholon&. (B.)
CHALC ALA ( Bot. ) , un des noms arabes cités par Daléchamps pour la plante ombeilîfère qu'il nommoit libanotis' que l'on croit avoir été un ro$marinum de Dioscoride et qui est maintenant la cachryjs likanotis des modernes, fj,)
CHALCANTHE. (Min.) Le chalcanthum de Pline et des autres naturalistes de l'antiquité, s'obfénôit, par évaporation et cris-' tallisation, des eaux de certaines sources que l'on trouvoit en Espagne. On suspendoit des cordes dans les eaux saturées de ce sel, qui s'y attachoit sous la forme de cristaux d'un beau Meu transparent comme du verre. On Tobtenoit encore par d'autres moyens qui revenoient tous au principe de févapo* ration et de la cristallisation. Parmi les propriétés médicinales
ffi cha;
que Pline attribue au chalcanthe, on remarqui? surtout ^elle« qui caractérisent sa qualité astringente.il dit même expresse^ menlt que ce sel possédoit cette qualité à un tel degré, qu'où en frottoit la bouche des lions et des ours qu'on làchoit dans Tarène , afin de leur ôter la puissance de mordre.
Tous les modernes s*accordent à regarder le chalcanthe comme du sulfate de cuivre ou couperose bleue ; et , en effet) il ne peut guère y avoir de doute sur Tidentité de ces deux substances. Voyez Cuivi^e sulfaté.
Le meilleur chalcanthe venoit de Chypre. (B.)
CHALCANTHEMON ) Chalcanthon, Chalcas, CnAtciTis. ( Sot* ) Le ehrysanthemum Uucanthemum y Linn. , a été désigné sous ces diffi^rens noms, selon Dioscoride. (H. Cass.)
CHALCAS PANICULÉ (Bol.), Chalcas paniculata^ Linn. -, Camunium , Kumph , Amb. 5 , tab. 17. Ce genre , de la famille des hespéridées, de la détandrie monogjrnie de Linnœus, a de tels rapports avep le Murraya (voyez ce mot), qu'il paroi t devoir y être riuni, et même ne former avec lui qu'une même espèce. CVst le marsana buxifolia ^ Sonn. Itin. (Poia.)
CHALCpIOS. (Bot.) Suivant Anguillara, cité par Clusius , le chalceïos de Thiéophraste es^ la plante basse , ligneuse et épineuse ^ que l'on nomme belLan sur Je mont Liban ^ et qui est le poterium spinosunf, des botanistes modernes. Rauvolf ^ dans sa Flore d'Orient^ pi^e le beUan, que Gronovius , son éditeur , rapporte également à ce poUriurri : mais , d'un autre côté, Daléchamps donne la description et la figure de la plante qu'il nomme chalceïos, et qu'il croit être celle de Théophraste et de Pline; et cette plante présentée par lui est Vechijwps 4pherocephalus , que les Arabes nomment Ceasgir, Suivant Forskaël. Voyez ce mot. (J. )
CHALCETUM. {Bot.) La plante de ce nom mentionnée par Pline , paroît être, suivant Daléchamps et C Bauhin , la màçhe, valerianella de Tournefort^ vqlerianeUa locusta de Linnœus.
CHALCTDE ( Erpélol. ) , Chalcides. C'est le nom d'un genre de sauriens de .la famille des urobènes , établi par M. de JLacépède , et conservé par MM. Daudin , Duméril , Cuvier , Oppel , Brongniart , etc.
Le mot ch(Ucide9 ou ch^lçU a été employé par Pline , llv. 32 ,
rliaf. 3 , pour désigoer une esp^^e d^ tëiard : f e/in^ liKentorirj» quasdam ceuci coloris lineas m tcFge hab^n$; umde cl npiftcA
Les caractères de ce genre soAt les suivens-:
Qiia^r« pied< distincU ^ corps, couvert de tulfCrcj/its cartes j ndhérens , verticillés même sur la queue; tête couverte de plaques polygones i un tympan visible à l'origine du com;
La tête est courte , arrondie > ie autseau a la fonoe d'une pyramide obtuse ; une ride sépare ro€cipi4 et ie cou \ ies ouvertures des narines et les yçnx sont.peljts ; If» d^m» sont sur un simple rang et souvent palatales.
Le corps est é^trjoit , cylindrique , couvei^ d'écMlles .égalât entre elles , et de la forme d'un carré ^oJbtlp^*
Les pieds sont trés-courts.et minces ^ qii^iquç£w iJbfi»rmen( de simples moignons ; certaines espèces ^nt df s pores suv les cuisses i les doigts , quelquefois garnis d'o^gks^. variant (beaucoup pour la longueur et pour le nombre.
La queue est alongée, cyiindriqu^e^
La langue est un peu épaisse, .^c^urte çt légèrement lûfide à son extrémité.
Ce genr^e e.U trè^loigné des autrjes .s^i^iç^Sf il ies Isie auc Amphisbènes , comme les scinques, le^ ophisaures, le» oryetB les rattachif At m^f- ^y^
i.° Le TjéiaAPAcryx^î Chçicjldes tetradactjrUts , iâjsép., An», du Mus. d'Uist« n4t^ iom. 1 1 , pj9g. 9 $4. Quatre doigts à tous les pieds. £caiJl£s dorsales i/icUnées , carênjées»
Les pieds de cet animal sont ^ çour|s qu'ils peurent à peine aUeiadre à terre ; le premier et le quaitrièvke doigts sont trèscourts aussi et peu visibles ; Le ,seç4»i^d ^^4 à p^eu près deux £oi$ plus long que le premier» f^ h ir4ÙiÀfm^Aeu3t fois plus long que le second*
La tête est couverte de o^e p}j»qup$» ,
Il règne de chaque c^té dw c^jp^s y« .sillon qui s*éten4 de l'angle des mâchoires aux pattes de derrière.
L'individu fUcrit par M. de Lac^épède existe dans la collection du Muséum de Parid. {1 a dix i^uce^ et quelques lignes de longueur totale.
On ignore quelle ^st sa patrie*
2/ Le TfijLPAÇTXuBj Çhalçid€4 tridactjins ^Lmcifède. (Cham»»
•saura €ophia$^ Schn. ; Chalcide pentadaetjle , Latreille). Tro& .d<iigfs très-courts à chaque, pied. Tympan très-peu marqué.
Les pieds nWt qu'une ligne de longueur; l'animal lui-même est de la taille d'environ six pouces.
La teinte du tridactyle est sombre et analogue à celle de l'airain.
On ignore également sa patrie.
3.** Le MoNODACTYLE ; Chalcidcs monodactylus , Daudin. Pieds à un seul doigt, sans ongle. ( H. C.)
CHALCIDIENS {Erpét.)^ Chalcidici. M.Oppel {Die Ordnungen^ Familieriy etc., der Reptilien ^ etc.) nomme ainsi la sixième .famille qu'il a établie dans l'ordre des sauriens. 11 lui assigne pour caractères, d'avoir la langue échancrée, protractile; des -jécailles carrées , verticillées , et d'une même grandeur par tout le corps et sur la queue même. 11 la compose des genres •BiPBDfi, Bimane , Chalcide et Ofhisaure. Voyez ces divers mots. (H. C)
CHALCIDITES. (Eiitoni.) M. Latreille a désigné, sous ce nom de famille^ les insectes hyménoptères qu'il avoit nommés auparavant cjnipsères , et que M, Spinola appeloit diplolépaires, £lle correspond à notre famille des abditolarves, ouNéottojcryfxes. Voyez ce mot. (C. D.)
CHALCIS {Entom.)y Chalcisj nom d'un genre d'insectes iiyménoptères de la famiHe des abditolarves ou néottocryptes » près des cynips et des diplolèpes, donné par Fabricius à de petites espèces parasites queLinnaeus et Geoffroy avoient pour 2a plupart rangées parmi les guêpes.
Ce nom, tiré du grec ^aXhoç <, airain, cuivre, ^oit déjà été ^employé par Athénée comme celui d'un poisson ; par JEUslii et Nicander , comme désignant un serpent ; par Pline et Columelle , comme propre à un lézard. Il est encore aujourd'hui en double emploi parmi les zoologistes, qui appellent chalcides un genre de lézard, et ehalcis les insectes qui font le sujet de cet article.
Les ehalcis , comme leur nom Findique, sont en général d'une qouleur métallique , d'un vert cuivreux ou doré. Leur abdomen est pédicule, et non sessilç sur le corselet. Leurs antennes, insérées au milieu du front, sont brisées ou coudées, de douze articles, légèrement renflées, ou en fuseau vers l'extrémité libre. Leurs cuisses postérieures sont renflées comme dans les
CHA egr
leucopsides. Ils «e rapprochent beaucoup des cynips, dont les antennes, droites et en fil, ont plus de douze articles,, et det' eulophes, qui ont Le caractère, singulier dans cette classe, de porter des antennes hranchues , ou pectinées comme certaines: espèces d'uropristes.
Les larves des chaleides , au moins celles qu'<^ Ton a pu étudier, vivent, à ce qu'il paroit, des larves d'autres insectes, qui sont renfermés eux-mêmes dans des demeures communes » telles que les nids des guêpes et des bourdons, dans lesquels leurs mères vont les déposer à l'aide d'une tarière droite, composée de trois pièces. . ■'
On trouve ces insectes dans l'état parfait sur les ûeurs , principalement sur celles des ombellifères^ des oenanthes et desphellandries, qui ise plaisent sur le bord des eaux stagnantes.
On connoit encore peu les insectes de ce genre , auquel Fabrieîus a rapporté plus de trente. espèces rangées dans dev.it grandes divisions.
1.*^ Ceux dont l'abdomen est pétiole ou supporté par un long pédicule, dont M. Spinola a fait le genre Smîère. . Le Chalcis fispes; la Guêpe déguindée, Geoff., tom. II ^pa^* 38o, n.^ 16 , qui est noir^e, avec le pétiole de labdonien etles: cuisses postérieures jaunes. On croit que sa larve se trouve dans celle des stratyomes ou mouche^ armées.
Le Chalcis clavifèdé 9 qui ressemble au précédent, mais dont les cuisses postérieures , aussi très-renflées sont de cou* leur rousse. C'est le plus commun autour de Paris , dans les marais.
2.*^ Les chalcis dent le ventre a un pédicule court, comoiHn».
Le Chalcis nain; Vespa minuta j Linn.; GeofiT., tom. H,' 3 80, 26. La guêpe noire, à cuisses postérieures , fort grosses. r
Cette espèce, qui est noire, a les cuisses globuleuses, sillonnées, dentelées, et les jambes arquées; la base des ailes et les^ genoux sont jaunes.
Le Chalcis annelé ou a jarretib&cs, qui est noir, avec un> point blanc sur les cuisses, et les jambes blanches, annelées tie noir, qui a été observé en Amérique, dans les chrysalides de Phalène.
Le Chalcis fyaamidé ou conique, qui a l'abdomen eonîqtre.
tri^BÏoûgéy xvec une ligne dorsale blane&e; que nous avons trouvé dans un nid de guép»es eartdnniél*es , vespa tastua, Cuv., et que Réaumur a figuré eomme la guêpe c;6rtonnière ellesuéme, vespa niduluns^ tom. VI ^ pi. 20-24; epipona , LatreiUe. (C. D.)
CHALCIS [ErpétùU)^ nom g^ec et latjn d^un reptile que OPline dit venimeu*, (H. C.)
CHALCIS. {lçht}uyoL) Belon donne ce nom à la sardine de la mer Méditerranée*
Gesner dit que c'esit un poison des grands lacs d'ItalPie. "Voyez Celerin et Clupée. (H. C.)
CHALCIS. (Omiffc*) Ce mot, tf}ie la Chênaye des Bois et d'autres naturalistes écrivent eàkhis , est employé par Aristote pour désigner un oiseau , un poisson et un quadrupède ovipare. I)'àprès les commentateurs, le chalcîs, oiseau, seroit un synonyme de <yi#iriidw, à^phinès eide ptytix oitptonx ; et Belon, qui traduit ce mot par faucon de nuit, pense que ce pourroît être Toisefau de Saint-Mânin yfalco tyarteus^ Linn. Voyer Cvmindis. (Ch. D.)
CHALCTFÉ. (Mm.) Pline dît que ce minéral est celui qui donne le cuivre ; qu'il se trouve dans le fond des mines ; <ju'il ^9t friable, même mou , et qu'il ressemble à un duvet serré. La meilleure chaleite est couleur de miel ; elle est traversée de veines de cuivre ; elle est friable , mais n'est point pierrense.
Jl est évident que teiie pierre éloît un minerai désenivre , et probablement un minerai de fer et de cuivre pyrfteux, nfèlé ée cuivre malachite so^'^eux et susceptible de se décompoiser i mais il n'est pas possible de rapporter cette dénomination à aucune variété déterminée de mineraï de (*uîvre.
Pline décVit dans eeîte substance des altérations, et lui Httriboie des propriétés raédiclnalesa^ringentes; qui ne peuvent laisser de doute qu'elle ne contînt ou ne donnât des sulfates de fer ou de cuivre , qu'il nomme Sôrv et Misy. Voyez ces mots«
La chalcîte étoit aussi une pierre couleur dé cuivre que Pline ne fait que nommer dans rënumération des pierres qui ont des ressemblances ou des rapports avec divers objets. (B.)
CHALCÔICHTYOLITHE (Foss.), Chalcoichtyolithus. On a désigné sous ce nom des ardoises cuivreuses , telles que celles
qu'on trouve ^ Mansfeld , sur lesquelles on Vent des éffipreîntet et des squelettes de poissons. (D. F,)
CHALCQIDE (IchéhyoU), nom é^un ejrprîn, du genre des ableSf décrit par Guîdenstedt dans les tfov^ Corfim. Petrop,y 1 772* II habite la mer Noire , d'où: il i^emontédans le Dnieper j il se plait également daus la mer Caspienne^ d'où il remonté dans le Terek et dans le Cyru9, kn^que la fin de Fautomné ou le eonimeneement d^ ïliîver amène pour lui le temps^ du frai. Il parvient à la taille d'un pied environ ; sa forme générale es! eeUe du hareng. Les^ auteurs le désignent sons le nom iyatémaûque de eyptinus ékalcoïdes ^ que noii& changeons; avec M, Cuvîer en celui de leuciscus ckalcùï'des, Voyei Able , Cyprin. (H. C.)
CKALCOLITE (Mr».) , nom que M. Werner donna d'abord »rufaneo:!tidé, parce qu'il croyait que ce usinerai contenoit du cuivre. Voyez Urané. (B*)
CHALeOPHONE (Mm^) C'es€, dît Béetiu» de Boot, une pierre noire qui rendoit, loflsqa'elle étoit frappée, itn socr semblable à celui de Vaitain^
Plusieurs pierres oiif c^te propriété d\îne manière remar-* qnabte.
i."* I>eÀ basaltes durs, compacte», à grains brilfens et près* que cristallins ; et il est probable que c*ést cette pierre qù^ le» ancien» a volent en Vue.
s."" Des pétrosile^t^ etj n^amment ciétte variété à laquelle^ les minéralogiste^. allemands donnent le nom de Mingsteiriy que^ M. Daubuisson a rendu par eelui de pholio^Cé
3.* Un silex corné rougeâfre, en mas»e volummeilse, quiapparlient à la formation d'eau donce 5U]^érietire des environ» de Paris , et q^^én tremve siir le» hauteur» des cûtline» qm sont entre Triel et Veaux. Il rend , soua le choc du màr* lean, un son parft^temeat sezîfblable à cfi^lui qvte donneroit «ne masse de bronse d'un égal volume^ (fii«)
CHALEF (BoL) , EUsagnus , Linn. , genre de plante» dîcotflédone» f apétale» périgyne» , de la famille de» éléagnée» ^ dont le» principanx caractère» »onl d'avoir un périanthe ealiciforme, monophylle^ campanule y coloré intérieurement , à quatre découpure» ; quaire étâmines attachée» au périanthe y et alterne» avec »e» découpure» ^ nn ovaire infé-^
7a CHA
TÎeur, surmonté d'un style court, à stigmate simple; une noix qui ne contient qu'une seule graine. ^ Ce genre renferme dix espèces , dont une seule est indigène des contrées méridionales de l'Europe ; des neuf autres , six croissent au Japon , deux dans le Levant , et une dans Xiit de Ceilan. Nous ne parlerons que de la plus connue. Les çhalefs sont tous des arbres ou des arbrisseaux.
Chalef a feuilles étroites , vulgairement Olivier de Bohème , Elœagnus angustifolia, Linn.; Mirb., in nof. Duham,^ 2, p. 87, lab. 26. Cette espèce est un arbre qui s'élève à quinze ou vingt pieds : ses jeunes rameaux sont revêtus d'un duvet blanchâtre ; garnis de feuilles lancéolées , pétiolées , revêtues d'un duvet blanchâtre et argenté : ses fleurs sont petites, presque sessiles , jaunâtres intérieurement , couvertes extérieurement de tubercules écailleux, blancs , argentés, et di^ posées de une à trois ensemble dans les aisselles des feuilles.
Cet arbre croît naturellement dans le midi de la France et de l'Europe , en Bohème et dans le Levant. On le cultive ' pour l'ornement des jardins , qù le blanc ai*genté de ses feuilles et de ses rameaux fait un cQntraste agréable avec le vert des autres arbres. Ses fleurs, qui paroissent en juin, et qui durent un mois , répandent, surtout le soir, une odeur très-pénétrante, çiais cependant agréable, de manière qu'un seul pied de ce chalef peut parfumer tout un jardin. C'est sans doute ce qui lui a valu le nom qu'il porte en Portugal , où on l'appelle arbre du paradis. Il n'est pas délicat sur la nature du sol ; mais il réussit mieux dans les terrains chauds et sablonneux. liCs froids du climat de Paris ne l'endommagent pas , ou si quelquefois les fortes gelées lui font éprouver quelque mal , ce n'est que ses jeunes rameaux qui en spufirent nn peu. On le multiplie de graines, et plus comm,unément de rejetons , de marcottes et même de boutures y qui reprennent facilement, étant faîtes au printemps en pleine terre.
D'après le témoignage d'Olivier , ses fruits se mangent en Turquie et en Perse. ( L, D.)
. Chalef. Ce nom, adopté «ji frapçois pour le genre EUeag^ T^usy avoit été. employé pour désigner la famille à laquelle il appartient^ mais^ depuis qu'on a reconnu , et établi en prin-^
oîpe que les noms dé genres ne peuvent être employés à cet usage qu'en prenant la terminaison d^un mot adjectif, Vente^ Bat avoit substitué au terme chalef celui d'elœagnoïdes, et M. Decandolle celui dVlœagnées, elaagneœj qui paroit devoir être préféré. Voyez EL^EAGNéBs. ( J.)
CHALEUR. (Phjs,) Ce mot, qui désigne une sensation trop répétée et trop simple pour qu'il soit nécessaire et possible de la définir, ayant passé de l'efTet à la cause, a été souvent employé dans le mépfie sens que le mot calorique. On a dit aussi matière de la chaleur ^ pour indiquer cette cause, lors* qu'on a cru devoir ce^^ser de regarder la chaleur et la lumière comme les diverses modifications d'un même principe, que l'on avoit désigné par le nom de feu. On a assigné en con« séquence deux états à cette matière : celui de chaleur la^ tente , ou combinée dans un corps , et celui de chaleur libre , lorsque, s'en, dégageant , elle se communique aux autres corps; déplacement qui est ^indiqué par le thermomètre. Voyez Thermomètre et Thermoscofe.
Les propriétés chimiques de la chaleur, déjà énoncées à l'article Calorique de ce Dictionnaire , ont reçu de nouveaux développemens. dans l'article Attraction molécitlairb (Suppl. au 3.* vol., p. 100) : mais l'énumératîon de ses propriétés physiques , faite dans^fe premier de ces articles, laisse quelque chose à désirer' depuis les recherches de MM. Rumford , Leslie, la Roche, etc. ; car il est maintenant bien constaté que la chaleur se propage par deux modes très-distincts, savoir^ la communication immédiate et le rc^onnement.
Dans le premier de ces modes , un corps s'échauffe par le contact d'un autre , et la chaleur passe successivement de (haque molécule du corps aux molécules qui lui sont contiguës , mais avec beaucoup plus de lenteur dans certains corps que dans d'autres. L'air parqît être; celui dans lequel cette corn-munication est le plus difficile ; et il ne s'échauffe guère que par l'effet des courans qui résultent des cfhaijfgeinens opérés dans sa densité par les variations de la température, et qui, faisant arriver au foyer de là chaleur les molécules les moins échauffées , les transportent ensuite dans les régions les plus froides. Cette circulation a lieu aussi dans les autres fluides ; et c'est principalement par celle qui s'établit entre le fond et
la partie supérieure d^nn vase place sur le feu , que le liquide contenu idans ce vase parvient à s'échauffer.
Dans le second mode de sa propagation, là, chaleur, dé^ même que la lumière , se répand soit dans Tair , soit dans le vide, par des rayons susceptibles d'être réfléchi», réfractés^ et rassemblés en eonséquettce au moyen des miroirs concaves ou des verres lenticulaires. Scheele avoit observé cet ordre dé phénoméùes; mais ce sont les belles expériences de M. Marc<* Auguste Pictet qui l'on't mis hors de doute , en montrant que la réflexion seule sufiBsoit pour faire monter ou des« cendre un thermomètre placé au foyer d'un miroif concave y recevant les rayons émanés d'un autre miroir au foyer duquel se trottvoit un vase rempli tantôt d'eau bouillante et tantôt de neige.
A l'égard du rayonnement de la chaleur , les eo^ diffè<refit entre eux à raison de la matière , de la cou^ur et du* degré de poli : toutes choses égales d'ailleurs , les surfaces blanches et polies réfléchissent le mieux la chaleur, et les suffaces noires et mates la laissent passer plus aisément f en sorte que c'est la première couleur qu'il convient de donner k l'intérieur d'une cheminée , et la seconde à Texte*' rieur d'an poêle.
Les expériences , très-multipliées et tiiès-variées , qui ont été faites sur la faculté conductrice des corps , et sur le rayonnement de leur surface , ont donné l'explication et la mesure d'un grand nombre de phénomènes utiles à l'écononkie domestique , soit pour propager ou pour conserver la chaleur. Quant à sa distribution locale et à ses variations sur le globe terrestre , voyez le mot Tsmeératore. Voyez aussi Vie , pour Cha- LBUR vrrALE» (L-)
CHALFI {Bot.), nom arabe d'une graminée, cynasurus durusj rapportée par M. deBeauvois àson nouveau genre Selerockloa^
CHALGUA ACRAGUAL. {IchthyoL) Au Chili, on donne^ ce nom au Callorhin que.- Voyez ce mot. (H. C.) CHALfF. {BoL) Voyez Chalaf, Chalef, Boléf. (J.) CHALKAS, Chalkitis. (Bot,) Voyez Cachlas. (J.) CKALOK. ( Ichthyol. ) En Barbarie , ce nom est donné » une espèce de cyprin. (H. C.)
CHALOUPE CANNELÉE, (Conch^ C'est le nom marchand d'une coquille dn geni*e Argonaute , argôriauta sulcata^ Lam» (De B.)
CHALUC, (IchthjroU) ï>u temps de Rondelet, les Languedociens désignoient sous ce nom nn poisson de la mer Méditerranée que l'on appelle aussi VfiRCADELtÊ. Voyez ce mot. (H. C.)
CHALUMEAU. (Chim.) ïnstroment au mc^yen duquel on conduit un courant d'air sur la flamme d'une chandelle , d'une bougie ou d'une lampe , pour la diriger sur une substance quelconque que Von veut soumettre à TaCtion de la chaleftr.0àns Yangitïe , cet instrument consîs(ôit en un simple tube dfe cuivre , étroit , conique et côurb\^ en afc à l'extrémité pointue ; il ne servoit a§ors qu 'à souder de petites pièces de métaux précietix. Ce ne fut qu'en lyîS qu'André de SfWàh l'employa dans l'essai des minéraux ; ensuite Cronsted etRinman, E/gestroem, Qnist, Cahn, Schcele , Bergman et Desatrssure , perfectionnèrent la forme de cet instrument > et la manière de s'en servir.
On fait des chalumeaux en ai*gent , en cuivre jaune et en verre. Ceux dont on fait usage maintenant sont en général formés : u'* d^un tube plus ou moins conique , appelé manche , de o,M 16 de longueur environ; 2^.** d'un réservoir destiné à arrêter la salive qui coule dans Hnstrument^ dans les cha- . lumesiux de verre, il est sphérique et soudé au manche ; dans les chalumeaux de métal, il a la forme d'un cylindre ou d'un dcmî-cylindré surbaissé : il porte à la partie latéi*ale un prolongement en c6ne renversé , qui reçoit à frottement l'extrémité la plus étroite du manche; 3.* d'un tube conique de quelques ponces de longueur, qui fait avec le manche un angle de godeg. Ce tube est soudé au réservoir dans les chalumeaux de verre , et dans ceux de métal il reçoit à frottement un prolongement qui est implanté sur une des faces du réservoir.
En dirigeant l'air sur la flamme, d'une bougie , celle-ci se courbe à angle droit, et le dard de la flamme présente deux canes , nn intérieur qui est bleu , et un extérieur qui est d'un jaune rougeâtre , moins bien terminé, et moins brillant que le premier. On place la matière que l'on veut essayer sur
un support dç charbon ou de disthéne, de platine, d'or, ete. Lorsqu'on emploie un support de métal , il faut qull ait peu de masse ; autrement il refroidiroit trop la matière. Suivant qu'on expose C9lle*cl à. la pointe du c6ne intérieur ou du cône extérieur, on a des résultats qui peuvent varier: en effet, la chaleur du cône intérieur est plus élevée que celle du cône extérieur, et d'ailleurs les substances qu'on y place , n'ayant pas le contact de l'air , ne sont pas exposées à s'oxigéner comme celles qui sont placées à la pointe du cône extérieur. S.ouvent on mêle aux matières que l'on chaufife au chalumeau, des substances alcalines, acides ou salines, soit pour en accélérer la fusion, soit pour observer la couleur que ces substances sont susceptibles de recevoir des matières essayées. ^
Chalumeau db Nevntman. Appareil qui a été construit par M. Newman , ingénieur en instrumens de physique , mais dont l'idée première appartient à M. Brooks.
Le réservoir de ce chalumeau est un parallélipipède , en tôle ou en cuivre , ayant 3 pouces de largeur et autant de hauteur, sur 4 de longueur. Il est percé de deux ouvertures : X'une se trouve sur la face horizontale supérieure , l'autre suc une des petites faces verticales près du bord supérieur ; à cette dernière est adapté pn cylindre horizontal à robinet , auquel on a fixé un tube de verre très-fin , destiné à donner issue au gaz contenu dans le réservoir. La première ouverture , garnie intérieurement d'une soupape qui s'ouvre du dehors au dedans , reçoit une pompe au moyen de laquelle on peut fouler de l'air dans le réservoir lorsque le robinet horizontal est fermé. Supposons maintenant que Ton ait fait jouçr le pistou de la pompe : il e&i évident que l'air condensé ne peut .^échapper par l'ouverture verticale , à cause de la soupape dont elle est munie; mais, dès que l'on ouvrira le robinet du cylindre horizontal, l'air comprimé s'échappera, en vertu de son ressort, par le tube de verre; et alors, si on dirige Je courant sur une bougie , on produira. un dard de flamme semblable à celui du chalumeau ordinairje, avec cette différence cependant qu'il sera plus régulier. M. Newman dit, qu'un instrument qui a été chargé modérément, donne pn jet d'air uniforme pendant vingt minutes.
M. Davy aérant observé que l'explosion d'un mélange d'oxig^ne et d'hydrogène tie se communique point dans Tintérieuc des tubes d'un petit calibre, cette belle découverte donna à M, Chiidreh l'idée d'introduire un mélange de 2 vol. d'hydrogène et de 1 vol. d'oxigène dans le chalumeau de Newman, afin de produire , en alHimant ce mélange à la sortie du chalumeau , une température beaucoup plus élevée que celle qui a lieu lorsque l'instrument est chargé d'air atmosphérique. M. Davy, à qui M. Children avoit proposé l'expérience , la fit avec un plein succès , après avoir adapté un tube de verre très-étroit au robinet horizontal (1). M. Clarke a ensuite soumis un trè«grand nombre de substances à Paction de cette chaleur, qui est la plus élevée que nous connoissions : il a fondu l'alumine , la magnésie, le disthène, le talc, etc.; volatilisé la potasse , la soude , l'or , etc. : enfin , il dit avoir réduit la baryte , 1^ strontiane et la silice, en oxigène et en substance métallique*
Pour introduire lé mélange dans' la caisse de métal , on adapte à la partie supérieure de la pompe , mais cependant au-dessous de 1h surface inférieure du piston , lorsque celui-> ci est arrivé, au plus haut point de sa course , un tube horizontal , muni d'un robinet. On visse , à l'extrémité libre de ce tube, une vessie remplie de mélange explosif: on fait jouei; le piston. Quand l'appareil est chargé on ouvre le robinet horizontal, on allume le gaz qui s'en dégage, et on expose à cette flamme une substance quelconque que l'on place sur ui^ support de plombagine , de terre de pipe, de platine, ei$,
(Ch.) ... ■ ,
CHALUMEAU. (Mm.) On fera connoître l'usage de cet îns-.
trument dans la minéralogie, en traitant des caractères qu'on doit observer dans les minéraux. Voyez Minéralogie. (B.)
CHALUNGAN, Çhanlùnc jan ,. Cjiawalungan (Bot,), noms arabes du galanga, maranta galanga , desquels dérivent, suivant Rumph, le mot cdlungan^ adopté par Sérapion, médecin arabe , et d'autres noms corrompus , calungia , calungian , charsendar , éités dans divers ouvrages , ain^i que celui de galanga^ qui a prévalu. (J.) j • .î
(1) Le tube doit avoir, 8«r 3 pouces.ée.U^g/^ 4e ponce d&dj«sià|n» iatérieur.
78 CHi^ /
CHAM.(Bo^) Voyez Bob vb Cham. (J.)
CHAMA {Malacoz)y nom latiA du genre Came. Voyez ce moU (Db. B.)
CHAMA. (Mamm.) Pline, liv. VIII, eh. 19, dii qu'on vit pour la première fois à Rome, aux jeux du grand Pompée, le chama, nommé par les Gaulois rufierj et ayant latrie du loup , .et le corps moucheté comme une pantliére^ Qa 4 conjecturé de là que le chama étoit le lynx 9 espèce de chat dont le pelage est en effet roussàtre et tacheté, et que l'oa voit encore dans quelques-unes de nos provinces. (F, C.)
CHAM^ACTE. (Bot,) Le ter^ne grec chantai y chanua y qui signifie bas, ou couché à terre, a été souvent employé^ par les ahclens Grec^ et par les J^atius , pour désigner des plante» basses, que Ton comparoit à d'autres pl^s grandes et pluséle« vées dont on lioit le nom à ce terme. Ain^i» le sw^eau étaut connu sous le nom de acte, Pyèble, çhulus^ quî est un autr^ sureau bas et herbacé , a été npmmé çhamc^acU- NçfU^ pr^enterons ici la série d'autres plantes nomq»ées de la même manière*
Çhamjëbalajsus est le nom de la gesse tubéreuse , UUhjrus tuherosus , dont la racine tubéreuse ^ été nommée glaad 9 bçi^" ni/s'de terre.
Cham4;batos est le fraisier , dont le fruil re^eipble un p«u k celui de la ronce ^ qui est le hatos de$ Grecs. Oxi a di^Aoé le même nom à une variété du framboisier.
CHAMi£BCXUs cM un pofygala très-ba^ ^ k içvXHç» dt buis, Chamctfyxo^ a l.a même significa.tipn.
CHAMJtCALAMOs étoît uu roscau rampant.
CHAMifiÇERAsusy Ic camerisicr, petit arbxisseau d^jftt lesirnits ressemblent à de petites cerises. (J.)
' CHAMiECRYSOcoMB. Barrclic;: nommoit $ia$i lo-HethcUua duH^^ Linn. (H. Cass.)
Chamjlcissus est le petit lierre , ou le lierre lierrçtstre : oa le nomme aussi chanutchema. La, bugle ç$t jifk autre chanwsr cissMS.
CHAMiEcisitTs , l*héîian%hème , ou le petit cis^ta.
Cb AMificRisTA PAvoNis , espècc dc casse ^xroi^ia cliçmotcrUta ^ à tige très-basse.
OnAUjECYrARissus est une espèce de santoline à feuilles de cyprès, nomiBée' petit cyprès.
GhamjEdafhn£. Discoride et Columne nommoient ainsi des espèces de fragon, ruscus. Il paroît, »elon G. Bauhin, que le chamaedaphoe de Matthiple ëtoit une espèce de thymelée, ou daphne des modernes , dafhn€ laureola^ Celui de Lobel étoit le daphne me^ereurrim
CHAMiEDays, petit chêne* On a nonpimé jûnsi : i.** la germandrée, Uucrium tho^mcedrys ^ qui ressemelle par %on feuillage à un chêne poussant ; 2.** le drya& oçtppttala qui présente la même forme j 3.® une espèce de véronique, vtronica chama-' drjs j ayant une conformation presque pareille. Le terme chamœdrops a la même signification^ CHAMiE FICUS, voyez Cham^stcb. ,(J»)
Chamjifzux. Jlai, Morison, Plukenet , et plusieurs autres botanistes .de leur temps, jdésigjïent sous ^e no,m une fougère croît sur les rochers, au bord de la. m.er^ en Europe et en qui Afrique. C'est Vasplemummarinum^ Linp. (Lem.) CHAM^GExaoN, nom grec du tussilage , selon Mentzel. CHAMi£GBNisTA , oii Chamesfastiuj^ , la g^nistcUe , ou gepêt rampant , genista sagjitalis,
CHAMiËiais ^$t un petit iris, iris pumila, CnAMiËJASMB est le slellera chamceja^me.
Cham.£i^agnus est le piment royal ^ mjrica galfi. CjBAM^tEA. Ce nom, qui signifie p/etit olivier, a été donné au cneorum trico/iPHmt plftnte basse dont Iç feuillage ressembli? un peu à celui de l'olivier, et t^u tragia phamxUay pour U même raison. (J.)
ÇuAM/ELBom. Ce aom a été appliqué par Bayhi;a soi cirsium acaule<f Alli. ; par de TEcluse au cirsium acarnc^^ Deeand.f par de l'EcUise et Camerarins à la fidrlina st^bacauUs j Pectj par Columna à Vatmcjtjlis gummifera , Jinn. j p^r, Daléchamps , Dodoens, Bauhin^ Morison^ au çardopaf:ium ^ Juss.; par Lobel k la kuzea cçmiferd^ Dec. ; par Pioscoride à Vechiuops, (H. Cass^) CHAMi3&LEON3LANP,* C'est Ic npm Kjne porte dans le Levant lacarlinesaris tige, q^rlina acanHs^ Bdpn, dan3 son Voyage du Levant^ dit que l^s einfans et les bejrgers de Crête cueillent la gomme qui suinte abondamment 4^ sa racine, et la niâchent continueUement en guise de mastic, ainsi que les femmes du pays. Cette gomme e$t plutôt une résine que cette racine dépose «pit dans Iç vip^ >oi.t dws l'esprit-de-vin daiu
lequel on la fait infuser : c'est ce principe résineux qui lui donne la propriété sudorifique, résolutive et cordiale. Elle jouissoit anciennement d'une réputation plus étendue : on la rêgardoit comme propre contre les maladies pestilentielles. Lorsque Tarmée de Charlemagne , dit-on , fut attaquée de la peste, elle fut guérie par cette plante, dont la propriété avoit été connue par révélation , et qui, depuis ce temps, fut nommée carolina^ Carlinb. Voyez ce mot.
ChamtEleon noir. Belon, cité dans l'article précédent, indique sous ce nom .une autre plante cinarocéphale commune dans le Levant, que Tournefort avoit rapportée au carthame, ainsi que Linnseus, qui la nommoit carthamus corymhosus, Wifldenow en "fait, avec raison, un genre nouveau j mais il a tort de lui donner le nom de broiera^ déjà assigné antérieurement à un autre genre. Dans les Annales du Muséum d'Histoire Naturelle, vol, VI, pag. 624 , nous avons proposé pour ce genre le nom de cardopatium ,'un de ceux qu'avoit portés la cariine ou le chamœleon blanc. 11 a des tiges ramifiées comme celles du panicaut, toujours bifurquées, et portant une fleur sessile dans chacune des bifurcations supérieures qui , plus rapprochées au sommet, confondent ensemble leurs fleurs, et forment ainsi des petits groupes dispersés en corymbe. Chaque calice commun est composé de plusieurs rangs d'écaillés, dont les intérieures sont simplement aiguè's, les autres épineuses et plus ou moins ramifiées par le haut, les plus extérieures presqu'entièrement pinnatifides. Ce calice renferme six à huit fleurons portés sur un réceptacle chargé de paillettes. Les graines sont entièrement couvertes de poils soyeux qui se prolongent supérieurement en aigrette. Ce genre diffère de l'échinope par ses calices simplement groupés , multiflores, à écailles ramifiées , à réceptacle couvert de paillettes. On le distinguera du carthame par ses écailles calicinales non foliacées, mais divisées au sommet comme celles de la chauler trape; par le petit xlombre de ses fleurons, et surtout par ses graines couvertes de duviet. Il doit être pladé dans l'ordre naturel entre Vatractjlis et le carthame.
CHAMiELEUCE cst le souci dcs marais, e'altka palustrism Le petasite, tussilago petasites j porte le même nom.
C ffxMJEat^vyt y le plus' p'etït des Uns jUriumrUdîola,
Chahalycch, nom dpnné , selon Menlzel, ^ l%ieroj^oi!ane de Daléchamps , qui est le veronica chamœdrys.
CHAMiKMEsriLus , nom de deux espèces basses de néflier.
CHAMiCMOLY , espécc d^oîl plus basse que le molj y qui est congénère^
CHAMiSMoaus , espèce de ronce herbacée qui est aussi ikomvBkée chamceruhus»
CHAM/KMYasiNE. La plante nommée ainsi par Daléchamps est ie polygala montana minima myrtifolia de Tournefort , qui est cité dans l'Ëucyclopédie méthodique comme variété du poly-, gala ordinaire. Daléchamps dit ailleurs que, suivant Pline , le fragon, ruscuê, étoit aussi nommé par quelques-uns chamormjrrsiœ ou oxymyrsine*
CHAMiÇMYaTB* C'est encore le fragon, ruseus , que Ton nomme aussi petit myrte.
CHAMiikNE&iON. Gesner et Tournefort nommoient ainsi la narietta, ou Tépilobe , epitobium , qui a le feuillage du nevium^ eu laurose.
CHAMifioacdis est Vophrys ûlpina , plante basse.
CHAMiSPEpCE. C'est le stœhelina chamœpeucce de Linneeus. ayant le port d'un pin poussant.
GBAJUf^LATANUs est Tobier, viburnum opuluu
CBAM^truuM. Suivant Dodoens y c'est le velar, erjsimum offi^ mnaU*
CHAMiKPYDiA* I<a plante de ce nom, citée parBelon etClusius, qui croît dana l'f le de Crête , et dam la Macédoine , sur le mont Athos, est une espèce de tithymale à racine tubéreuse , que les aneiens nommoient apio$ ; elle e$t sous ce nom dans les ouvrages deMatthiole, DodoejH^ et Daléchamps : Linnœus l'a aommée , pour cette raison^ euphorbia apios. Les caloyers ou moines qui habitent les monastères du mont Athos, en font beaucoup de cas, et la regardent comme très - laxative. Belon en donne la figure , pour qu'on ne la confonde pas avec d'autres plantes: il en existe en effet quelques-unes munies d'une racine pareille, et que peut-être pour cette raison on nommoit aussi apios * telle est là. terre-noix, hurUum^ qui étoit Vapios de Tumers. Fusch nommoit aus^i apios la plante à racine tube* reuse qui est le gfycine apios de Linngsps.
CBAuiiFY7Z9< Ce aom étoit donné à Hvett^i qui est presque
s» CHA
couchée par terre, et qui a une petite odeur résineuse commef celle du pin. Linnœus Tavoit réunie au teucrium, comme ayant une corolle qui manque de lèvre supérieure; mais, d'après cette considération , Schreber a eu raison de la reporter à la bugle, djuga, puisqu'il est réconnu que le teucrium a une lèvre supérieure , mais divisée profondément.
CHAMi£FYXos. Voycz Cuamjëbuxus.
ChamjErhitos. Ce nom est donné au slrutkium des anciens, dont on connoît deux espèces propres et employées à dégraisser les laines : Tune est le struthium de Dioscoride, que Linnœus nomme gypsophila struthiuth; l'autre est le struihium de Fusch , ou la saponaire commune , saponaria ojficinalis, .
CfiAMiERHODODENDROs. Lcs arbrisscaux réunis par Toumefort. lous ce nom, ont été depuis reportés aux genres Azulea et Khododendrum. Ils ont le feuillage du rosage, ncyium, qui est le rhododendros des Grecs ; mais ils s'élèvent moins.
Cham>eriphes. C'est le chamœrops humilis , un des palmiers qui ont la tige la plus basse. . .
CHAMi£scHi£NOs. Gcsncr nommoit ainsi le sêirpus setaceusy qui étoit un j(/nceUus, ou petit jonc de C. Bauhin.
ChAMjESPARTIUM. Voyez CHAMiECENlSTA.
CuAMiESYCE. La plante basse que Matthiole , Daléchamps et C. Bauhin nomment ainsi, est un tithymale, euphorbia chamœ' syce. On trouve encore dans Daléchamps, sous le nom de chamossyce^ une variété du figuier ordinaire, à tige plus basse et à feuilles trilobées, qui est lejicus humilis de C. Bauhin, le chamceficus de J. Bauhin.
ChamvEzelon. Suivant Dodoens, la plante que Pline nomme chamœzelon ou gnaphxilium , paroît être celle que C. Bauhin et . Tournefort ont nommée postérieurement gnaphalium maritimum , que Linnœus avoit rapportée à Vathanasia , et Willdenovv au santolina, et que^. Desfontaines a rétablie, comme genre distinct, sous le nom de (iiofzs. (J.)'
cil AM^DORE A TIGE GRÊLE {Bot.), Chamœdorea gracilis , "Willd., arbrisseau de la famille des palmiers, appartenant à la dioécie hexandrie de Lînn. , que Jacqutn , Hort, Scluenbr», 2 , tab. 247-248 , avoit rangé parmi les hordssus, et dont Willde- «ow a fait un genre particulier, dont le caractère essentiel €st d'avoir des fleurs dioïques, ua calice extérieur plus court ,
CHA es
i trois déconpuf es ; lin intérieur (une (ïorôUe) k trois divisions; dans les fleurs femelles, plusieurs petites écailles entre Tovaire tt le calice ; trois styles courts ; un drupe succulent , monospermje.
Cet arbrisseau a des. tiges droites^ articulées, hautes d'un à trois pi^ds et plus; des feuilles ailées, longues de huit pouces, munies à leur base d'une gaine amplexicaule ; sept à douze paires de folioles sessiles , lancéolées , la plupart alternes : de la base des feuilles sortent des régimes spathacés, à plusieurs ramifications subulées ; celles des fleurs mâles pendantes; celles des femelles redressées : les fleurs nombreuses, sessiles, lais* sant après elles des cicatrices concaves et blanchâtres. Le calice des fleurs mâles est à six découpures ; les trois extérieures larges, très-courtes, arrondies ; les trois intérieures conniventes à leur base, rapprochées à leur sommet; les fllamens ies éta* mines courts, aigus; les anthères droites, oblongues ; point d'ovaire; un style épais, en colonne'; un stigmate tronqué: dans les fleurs femelles plusieurs petites écailles entre l'ovaire et le calice, souvent élargies et un peu dentées à leur sommet i un ovaire libre, presque triangulaire; trois styles courts, réfléchis ; les stigmates simples. Le fruit est un drupe ovale , obtus, d'une couleur rouge-orangée, un peu pulpeux, de la grosseur d'un pois, à une seule loge monosperme. Cette plantci croît en Amérique, aux environs de Caracas. (Pom.)
CHAM^MELUM. (Bot.) Gœrtner, Moeneh , Necker, ont cru devoir diviser en deux genres les ^nthemis de Linnasus , conservant le nom d'anthémis aux espèces dont la cypsèle est couronnée d'une membrane , et réunissant les espèces à cypsèle non couronnée dans un autre genre qu'ils nomment Chamac" melurriy à l'exemple de Tournefort. Nous pensons qu'ily auroit lieu tout au plus d'admettre cette distinction pour former deux sous-genres. Au reste, les ^botanistes que nous avons cités ne sont point d'accord entre eux sur le classement des espèces : en efiFet , Moench attribue au chamœmelum le» anthémis mixta ^ nobilis et cotula de Linnœus, et à V anthémis les anthe» mis cota y aitissima, arvensis, valentina^ tinctoria^ de Linnseus^ et austriaca de Jacquin , tandis que Gœrtner offre Vanthemis arvensis comme type de son chamœmelum, (H. Cass.)
Ce nom a aussi été donné à plusieurs petites vplantes qui ,
étant froissées , avoîent une odeur de pomme , d'où leur est venu le nom françois de camomille. (J.)
CMAM.£RAPHIS. {Bot.) M. Rob. Brown a établi ce genre pour une graminée de la Nouvelle-Hollande , de la monoécie Iriandrie de Linnœus* Il se rapproche beaucoup d'une des sousdiyisions des panicum du même auteur ^ dont il ne diffère que par trois stigmates au lieu de deux, tellement qu'avec un léger changement dans le caractère générique, on aura un genre qui me paroît plus naturel. J'ai cru , en conséquence, devoir l'établir ainsi qu'il suit : des fleurs monoïques, un calice biflore k trois valves ; la valve extérieure très - petite; la fleur extérieure inàle , l'intérieure femelle , plus petite; deux: écailles intérieures , trois étamines ; dans les fleurs femelles , deux ( où trois f ) styles ; les stigmates pJumeux ; une semence renfermée dans les valves calicinales. D'après cette réforme , ce genre sera composé des principales espèces suivantes : . CHAMiEftAPHis HOEPiâAcéa; Chomœraphis kordeaceay Robert Brown. Ses tiges sont garnies de feuilles roides, linéaires, disposées sur deux rangs , munies , k l'orifice de leur gaine , d'une membrane arrondie $ les fleurs sont disposées en un épi simple terminal , semblable à celui de Forge. Ces fleurs •ont imbriquées sur deux rangs parallèles au rachis fiexueux, médioeremept pédicellées , munies vers leur sommet d'une très-longue uréte intérieure*
CuAMmiLAPUJS PARADOXALE ; Ckomœraphis poTodoxa. M. Robert Brown a placé cette plante et les suivantes dans la septième sous-division de ses panicum , dont la fleur extérieure est mâle , l'intérieure femelle , plus petite ; le sommet du rachis nu , •ubulé , espèces aquatiques , à chaume rampant. Dans celle-ci les tiges et les feuilles sont glabres, l'épi simple, droit , presque en grappe. Elle croît à la Nouvelle-Hollande. *
CsAMiSAAPHis âriNEUSB ; Ckamœrapkis spinescens* Ses feuille» sont planes et glabres ; les fleurs disposées en un panicule étalé, lancéolé, composé d'épis alternes, peu nombreux; les fleurs lancéolées , acuminées , à demi-colorées.
Chah iftaAPHis avortée ; Chamœraphis ahortiva. Cette espèce , selon M. Brown , est, d'après l'Herbier de linnœus, la mêmç plante que Vandropogqn squarrosum* Ses tiges sont rameuses , compiiméesj les feuilles un peu pileuses en-dessus ; les gai|ies
rudes , la panicale diffuse , la valve intérieure do calice hispide.
CBAMMRAfmB COMPRIMAS : Chamceraphis compressa; penniseturi^ eompressum. Ses feuilles sont glabres , canaliculëes ; $es fleurs, disposées en un épi simple , cylindrique | le rachis pubescept*
(POIR.)
CHAM.«STEPHANUM. {Bot.) [CoTymhifères,Ju8s.;SyngMsU polygamie superflue, Linn. } Ce genre de plantes , de la famille des synanthérées, a été proposé parWiUdenow^ avec huit autres de la même famille, dans les Mém. de laSoe. des nat.de Berlin (1807, avril, mai, Juin, p. 140). Ladescription donnée par ce bo^ taniste est un modèle de concision ; la voici tout entière : Calix pentaphyUus^ pappus paleaceuSy receptaculumnudum , c'est-à-dire» péricline de cinq squames, clinanthénu, aigrette desquamellules paléi formes. Ajoutons que la calathide est composée de fleurs hermaphrodites et de fleurs femelles, puisque Willdeno-w rap* porte son genre à la syngénésie superflue de LinnsBus* On n'exigera pas de nous que , d'après de tels documens, nous déterminions la place que le genre Chamœstepltanum doit occuper dans Tordre naturel des genres de la famille; mais nous saisirons cette occasion de faire remarquer comliien est nuisible aux progrès de la science ce mode de description adopté par l'école linnéenne. La brièveté est une qualité louable dans une description, quand elle n'oblige à rien sacrifier de ce qu'il importe de faire connoitre ; mais , si on ne l'obtient qu'en omettant des choses essentielles, c'est, après Terreur» le vice le plus grave d'une description. (H. Cass^)
CHAMÎELEON. (£»tom«) C'est le nom spécifique d'une stratyome ou mouche aritiée. ( C. D.)
CHAMiESAURE {ErpétoU) , Chamœsaura. M. Schneider ren^ ferme dans un genre de ce nom les reptile^ que nous décrivons aux mots Bimane et Bipàns. Chamsesaure est formé de deux termes grecs qui expriment le peu de longueur des membres de ces lézards ( ;^«fMti, humi^ (rew^etf laaerlus). Voyez BiMANB, Bipède, Chirotb, Urobènbs. (H. C.)
CHAM.AETRACHËA. {Conch.) Klein désigiioit sous ce nom de genre les coquilles que nous connoîssons maintenant sous celni de Tridacne. Voyez ce mot. (De B.)
CHAMAGROSTIDE {Bot.) , Chamagrostis , Schadr. , genre
de plantes delà famille des graminées, dont les prîncîpattic caractères sont les suivans : c'aliçe uniflore à deux glumes oblon- ;gues, égales, tronquées; corolle formée d'une balle univalve, inembraneuse , velue. On ne connoît qu'une seule espèce de ce Igenre.
Chamagrostide naine: Chamagrostis minima^ Schrad., FL ^Cerm.^ 1 5 P- i58; Agroslis minima, Linh. Cette plante forme 'des petites touffes composées de chaumes très-gréles, naissant souvent un grand nombre ensemble, et s'élevant à un ou troi& pouces au plus. Ses fleuH sont verdàtres, panachées de violet ou de rougeâtre, disposées en un épi terminal long de quatre à six lignes. On la trouve dans les terrains sablonneux ; elle est Assez commune au bois de Boulogne, près de Paris-, où elle fleurit en mars, avril et mai. Sa racine est annuelle. (L. D.)
CHAMALIUM. {Bot,) M. de Jussieu, dans son premier Mémoire sur les synanthérées, publié dans les Annales du Muséum d'Histoire natiirelle, proposoit de nommer chômalium son genre Cardopatium^ pour rappeler le nom de chamœ-^ leon^ sous lequel cette plante avoit été connue des anciens ]>otanistes. (H. Cass.)
CHAMAR. {Bot.) Voyez Chebet. ( J.)
CHAMARA (Mamm.)^ nom du yak, ho$ grunm^ns ^ eu sams* crit , suivant M. Symes , dans la relation de sou ambassade à 'Ava. (F. C.)
CHAMARE. {Bot,) Dans le pays des Hottentots, ce nom est donné', au rapport de Burmann, dans ses Plantée Africanœ ^ p. 197, t. 72, à une plante ombellifère qu'il nomme apiuîm roMce crassâ aromatieâ, etè. , et qui n'est citée dans aucun des ouvrages généraux plus récens ; le défaut de fructi&catloii. empêche qu'on ne puisse déterminer son vrai genre. ( J.)
CHAMARÏPHE (Zooph.) Clusius , Exat., liv. 4^ c. 12 , p. 85, nomme ainsi une espèce de gorgone, gorgona palma y. de Pallas; gorgona Jtammea ^ Soland. et £11. (DeB.)
CHAMARIS. {Ornith,) Les Espagnols donnent à la mésange bleue, parus cœrukuSj Linn., ce nom qui, terminé par un.z^ B^applîque, en Portugal, au ]pmson ^ Jringilla 'cedeh, linn*. (Ch. D.)
CHAMAROCH* {Bot*) Voyez Cama&ocb^ CA&AlAaoIJfiA.^^ (T.)
CHAMARRAS {Bot,) ,.uii des nom» vulgaires du «cordiom ^ ^ nommé aussi gerinaudrée d^e^u, teucrium scordium, (J.)
CHAMBASAL {Bat.,) , nom portugais d'un jaquier de l'Inde^ artocarp us jacca ^ qui paroît dérivé de son nom malais, chantpadaha ou tsjumpadaha, sous lequel il est désigné dans VHerh» Amboin, de Rumph, auquel se rapporte également le choopada de Tile de Sumatra. ( J.) •
CHAMBRÉE {ConchjL), terme de jconchyliologie, quW eibploie quelquefois pour indiquer les coquilles qui ont une ou plusieurs cavités séparées de. la, principale par une ou plusieurs cloisons. Voye^ Conchyliologie. (De B.)
CHAMBRES DE PLOMB. {Chim.) Elles servent dans la fabrîcation de l'acide sulfurique. Elles sont formées de lames de plomb soudées les unes aux autres, et soutenues extérieurement par une charpente en bois. (Ch.)
GHAMBREULE {Bot.)^ nom vulgaire d'une . espèce de
galéo-pside , galeopsis ladanum J Linn.(L. D.)
. CHAMBRIE (jBo£.) , vieux nom françois du chanvre. (L.D.V
' CHAMBRULE et Chambuche. {Bot,) On désigne par ces
noms, dans quelques endroits, le charbon qui atbque lc$
moissons. (Lem.) v
CHAMEAU {Conchyl.) , nom que (juelques personnes donnent au ^Iromhus lucifer de Gmelin , qui paroît n'être qu'ime variété du stromhus gigds. (De B.) .
CHAMEAU. {Mamm,):Cc nom qui a é(é renclu commun au chameau prpprement dit et au dromadaire, paroît tirer sa première origine des langues, orientales^ Çn arabe , ces animaux se nqmzi^ent djemel, en hébreu gamal; de là les noms de cameluSj de.«ûCjU.»Àôç, etc., etc. (Bochard, Hieroz,, lib. u , cap. 1.) .
. Les deux espèces de .mammifères que nous comprenons dans ce genre, appartiennent à la grande famille des ruinînans par les points principaux de leur organisation; ils s'en éloîgdent cependant à bien des égards, et, ainsi que I^s lamas, ils (Jiflerent beaucoup plus des autres animaux de cette famille, que ceux-ci ne diffèrent entre eux. Quoiqu'ils aient des pieds à deux doigts, ils ne les ont point fourchus dans la véritable acception de ce terme. Ces doigts sont réunis en-dessous p?>r une semelle cornée qui garnit la. plante postérieurement j iî*.
sont àëparés au Bovf, et chacun a un ongle assez: court ei crochu : de sorte qu'en dessous ils ne sont distinct» qu'à leur moitié antérieure , et qu*ilsne sont point recouverts en-dessus d'un sabot comme ceux des autres ruminans. Leurs molaires ont, en général , tous les caractères de la famille; mais elles ne forment pas une série continue aux deux mâchoires : la pre* mière est séparée des autres , et située à peu près au milie» de l'intervalle qui se trouve entre celle-ci et les os încicifs, et cette dent est en forme de crochet. Deux fortes canines se développent à Textrémité des maxillaires , et , par une anomalie plus remarquable encore, la mâchoire supé» srieure porte deux incisives dont les formes se rapprochent aussi de celles des canines : ce qui fait que ces animaux pa- Toissent avoir trois de ces demières«dents à la mâchoire supérieure , et deux à l'inférieure , si l'on prend la dent qui €or«^ Tespond à la canine supérieure, pour une canine elle-même f mais alors, au lieu de huit incisives à cette dernière mâchoire, il n'y en aura plus que six. Le canal intestinal res* •emble aussi en général à celui des ruminans; seulement la panse a plusieurs renflemens, et un Surtout, qui pour- Toit passer pour un cinquième estomac ; et c'est dans cette partie que ces animaux, dit-on, conservent de l'eau en pro» ^ion«
Ces caractères sont les principaux qui distinguent les cha«»> meaux: cependant leurs narines, qui ne consistent qu'en deux •impies ouvertures dans la peau , que l'animal ouvre et ferme à sa volonté ; leur lèvre supérieure divisée en deux parties qui peuvent s'alonger et se mouvoir séparément ; leurs yeux saillans et ternes, leur tête fortement arquée, leur» mouvemens lents et embarrassés, sont encore autant de traits qui les séparent des autres ruminans, et qui contribuent à leur donner ces formes et cette physionomie particulières dont on a fait le type des formes disgracieuses et des physionomies stuptdes.
Il est, en effet, difficile d'imaginer une confermatif^n plus désagréable à la vue que celle du chameau : un corps épais , surmonté d'une ou deux bosses qui en augmentent encore la masse } des membres , et surtout les postérieurs, qui pareissent trop foibles pour le poids qu'ils ont à soutenir; un cou trèslong, supportant une tête petite^ mais lourde dans ses jpropor*
cha: «9
lions; une allnre pesante et gênée, blessent les yeux au premier regard : c'est que ces traits ne rappellent ni la force > ni la légèreté, ni la souplessse, ni aucune des qualités enfin sans lesquelles l'existence nous semble presque impossible^ au milieu des dangers qui l'environnent sans cesse.
Les chameaux regagnent cependant, par leur intelligence^ ce qu'ils perdent par leurs formes. Leurs sens principaux , la vue , l'ouïe , l'odorat, sont doués d'une assez grande délicatesse ; leur naturel robuste peut se ployer à tout, et ils ont beaucoup de mémoire : par-là ils se placent dans un rang assez élevée et bien supérieur à celui des autres ruminans*' D'ailleurs, ils se prêtent à des éducations très-variées : héie^ de somme, ils apprennent à se coucher pour être chargés et déchargés phis commodément; on les habitue au trait, et ils deviennent d'excellens coursiers. Leur eorps semblé se revêtir de poils à pi^oportion du froid, et leurs besoins diminuent suivant la pauvreté du sol qui les nourrit. Ce n'est qu'à l'habitude qu'on leur fait contracter dès la jeunesse, de ne boire que rarement, qu'ils doivent la qualité précieuse de se passer d'eau fort long-temps. Leurs membres ne sont point aussi foibles qu'ils semblent l'être , et leur lenteur n'est qu'apparente : dans une grande partie de TOrient, dans la Turquie et dans la Perse , ou n'emploie guère que ces animaux pour le transport des marchandises et pour les voyageât les plus forts portent jusqu'à la et 1 5oo livres; et les Arabes, montés sur leurs dromadail>es , font trente , et même quarante lienes par jour. Leur grande sobriété les rend surfout utiles dans les déserts : les herbes les plus communes leur suffisent, et ils peuvent passer dix à douze jours sans boire. Leurs bosses mêmes, qui ne sont formées que de graisse ^ et qui sont ordinairement fermes et remplies, contribuent k cette sobriété précieuse. Lorsque l'animai ne trouve pas suffisamment de nourriture, la graisse des bosses rentre dans la circulation générale, et supplée aux alimens qu'il n'a pu se procurer ailleurs. Aussi, après les longs voyages, ces l>osses sont pendantes , ou elles ont presque entièrement disparu» Sans ces animaux , les pays qui sont séparés par les déserts de la Tartarie, de l'Arabie et de l'Afrique, ne pourroient avoir de communications ii|imédiates ; et ce sQ^nt eux qui r^-
dent habitables ces contrées sablonneuses et arides. LeTartare €t TArabe nomades trouvent dans leurs chameaux presque tout ce dont ils ont besoin : ils se nourrissent de leur lait et de leur chair; c'est de leurs poils qu^ls fabriquent les différentes étoffes dont ils se servent, et c'est à eux qu'ils dpivent les moyens de se transporter, à chaque instant, partout où il est de leur intérêt de se rendre. A la vérité , c'est dans les pays plats et secs , que les chameaux offrent au plus haut degré tés précieux avantages : ils marchent avec moins de facilité dans ceux qui sont humides ou pierreux ; et dans les pays où la végétation est abondante , leur grande sobriété n'est plus que d'un intérêt secondaire. Au reste , chaque espèce a donné naissance à des variétés assez nombreuses qui, comme celles des autres animaux, domestiques , se seront sans doute^ formées suivant les circonstances au milieu desquelles elles auront été produites. Leur entier développement, n'a lieu que la septième année , et leur vie est de quarante ou cinquante ans.
Il paroît que les espèces qui composent ce genre ont entièrement passé sous l'empire de l'homme ; et si l'on rencjbntre quelquefois des chameaux absolument libres dans la Grande- Tartarie et dans le Thibet, comme le dit Fallas, on pourroit. penser , à leur petit nombre , qu'ils viennent moins de races* sauvages que de quelques individus échappés à la domesticité*.
Nous ne connoissons pas , à beaucoup près , toutes les va-^ riétés qui se sont produites dans les espèces du chameau et, du. dromadaire , les voyageurs n'ayant fait que les indiquer yaguement; de sorte qu'il nous est impossible, sous ce rappor.t^ d'exposer leurs traits généraux : l'analogie nous porte cep en-, dant à penser que ces animaux n'ont éprouvé aucune modi* £cation extraordinaire dans les organes des sens, des mou ve^ mens et de la génération , et que ce que nous ob^rvons sur les raees qui nous sont connues, est commua à toutes le& autres.
Les chameaux ont les yeux conformés comme la plupart des autres ruminans , c'est-à-dire, qu'ils ont deux paupières, et la pupille alongée horizontalement; mais ils n'ont point de lar« miers: leurs narines, ouvertes dans la peau, et assez élevées au-dessus de iaièvre supérieure, ne sont point environnée^
CHA gV
ie cet appareil glanduleux que Ton nomme mufle, et qui est si étendu chez les bœufs ; leurs oreilles ont la > conque externe assez peu développée; leur langue est longue, molle, et extrêmement douce ; leur ^pelage est plus ou moins fourni , suivant les contrées propres aux races, et sa couleur paroît varier du blanc au brun foncé.
Dans l'état de repos , la verge du mâle se dirige en arrière, et ses testicules sont en dehors dans un scrotum étroit. La vulve de la femelle est très-petite , et ses mamelles sont au nombre de quatre. Les mâles ont derrière la tête un appareil glanduleux qui répand une matière brune , épaisse et puante, surtout à l'époque du rut. {
La vue, chez ces animaux, parott être très-bonne, et leur odorat est exquis; car lorsqu'ils ont été privés d'eau pendant quelque temps, ils la sentent à des distances considérables, et y courent avec empressement. Leur goût n'est point aussi obtus qu*on pourroit le conclure des herbes desséchées et grossières dont ils se contentent dans les déserts : quand il^ peuvent choisir, ils nemarigent point de toutindififéremment, et préfèrent toujours le meilleur fourrage ; iis aiment le sel, e( lèchent avec plaisir tout ce qui en a la saveur. Bien ne prouve que leur ouïe ait quelque chose de remarquable ; mais elle est assez délicate pour qUe le chameau s'éveille et écoute au moindre bruit. La partie la plus sensible de leur ^toucher pâroftrésîder dans leur lèvre supérieure; ils semblent l'employer à palper, et les mouvemens variés de cet organe doi* vent multiplier les impressions dont il est le siège. Ils ont deux sortes de poils; mais les soyeux sont en petit nombre*, les laineux sont'trè»-longs et très^pais sur la tête , les -bosses et les Cuisses'; sur les autres parties .du corps ils sont courts et frisés. '
L'accouplement se fait chez^eux. comme chez les autres q«a-^ drupèdes : dans l'érection la verge se* redresse ; mais le mâle oblige la fenielle, en la mordant au cou , à se coueber pour le recevoir. La portée est de douze mc»s; Les petits naissent les yeux ouverts, et non point fermés, comme le dit Scbaw. Les callosités qu'on remarque ehez les adultes , aux poignets , aux genoux et sur le sternum, ne se développent qu'avec l'âge j on s'en voit pas la moindre trace ayi chameau nouveau^-né t
s» CHA
c'est du moiiu ce que j*ai observé sur une race de dromt^ daires ; mais , comme ces animaux se couchent naturellement «ur les parties où ces callosités croissent, elles ne tardent pas a parottre. Il faut donc rejeter Tidée que c'est par TefiTet de Taf 'qu'on habitue les chameaux à se coucher ainsi, et celapour qu':i fût possible de les charger commodément. Il est plus vraisemblable que les bomtnes ont profité de cette disposition naturelle, puisqu'elle leur convenoit à tous. égards , et Qu'ils se sont bornés à apprendre aux chameaux à se coucher au commandementé La force ne me paroît point avoir soumis ces animaux à l'espèce humaine : malgré l'habitude «qu'ils ont de l'obéissance , la violence les révolte ; lis ne tardent jamais long-tempsàse venger des mauvais traitemens^ et leurs canines longues et tranchantes ^nt pour cela les puissantes armes dont ils se servent. Une grande disposition à la confiance , de leur part y une grande douceur de la n6tre, ont pu seules amener petit k petit ces animaux à s'attacher a nous, et à n'avoir plus que cette volonté passive, que cette docilité presque absolue, sans lesquelles en effet ils ne nous appartiendroient pas, ou nous échapperoient bientôt.
Les anciens connoissoient nos deux espèce» de chameaux , et ils les désignoient par le nom des pays qui leur sont propres, lis appeloient Fun chameau de la Bactriane, et l'autre ehameau d'Arabie. Arirtete et Pline en parlent très-claire** ment, et nous moiatrent, le premier surtout, que, de leur temps, rinstûire de ces animaux -étoit défà très-bien connue.
Baffon et d'autres auteurs ont pensé que le chameau et le dromadaire ne dévoient être considérés que comme des variétés d'une même espèce, et ils ont fondé cette opinion sur ce fait, rapporté par Oiiéarius, que ces animaux s'accouplent et produisent une race féconde. Cette opinion n'a point été adoptée. Le fait sur lequel elle repose n'est pas suffisant pour prouver une identité d^espèce. Les dromadaires et les chameaux ont sans doute une grande ressemblance, et sans la dif^ férence dans le nombre des bosses , on n'aurott point, il faut l'avouer, de caractères suffisans pour les distinguer. Cependant^ quoique le caractère des bosses ne soit pas d'une haute importance, chez les ruminans surtout^ilseroit nécessaire, pour faire adopter l'idée de Buffotty qu'on montrât dans ces races intermér
diaires, les ti^aits par lesquels les cbaneaax à une s^ule bosse se lient aux chameaux qui en ont deux. Le loup et le chien, qui ne sont pas de la même espèce, donnent naissance à des mulets féconds : et cependant le loup est entièrement sauvage ; combien n'est-il pas plus vraisemblable que des espèces, domestiques toutes deux, présenteront les mêmes résultats P Les mulets dé Fane et du cheval sont quelquefois féconds, et Ton n'a jamai» pu faire admettre que leur souche fût commune.
Le Chameau ; Camelus bachrianus , Linn. ( Ménagerie du Mus. , in-fol. ) Le chameau ne paroft avoir d'autres caractères spécifiques que ses deux bosses, situées Tune sur les épaules , l'autre sur la croupe , et il parvient peut-être à une taille plus élevée que celle du dromadaire, et aune corpulence plus forte. Notre ménagerie a possédé deux chameaux mâles trèsvieux : leur hauteur au garrot étoît à peu près de sept pieds ^ ils et oient d'un brun marron foncé ; de longs poils crépus garnifsoîent les bosses et le dessus du cou , formoient d'épaisses manchettes aux jambes de devant, et tomboient en larges fanons dans toute la longueur du dessous du cou ; les poils du reste du corps étoient épais, mais courts, et la queue descendoit jusqu'à moitié de la jambe.
Ils avoient autrefois été employés en Hollande à tratner un chariot; mais un long repos leur en ayant fait perdfe l'habitude, lorsqu'on voulut les atteler de nouveau, on ne put plus les maîtriser , et on ne se donna pas la peine de refaire leur éducation. A la fin de chaque automne , ils devenoient en rut : cet état s'annonçoit par des sueurs et une odeur très-forte et très-désagréal?le, par la perte de l'appétit , par l'écoulement plus abondant de l organ*e glanduleux du derrière de la tête , et par le singulier besoin , lorsqu'ils urinoient, de ramener leur queue entre leurs jambes pour uriner dessus, et de la relever subitement pour jeter l'urine sur leur dos.
Le tut duroit à peu près quatre mois, pendant lesquels ils cessoient presque absolument de manger: aussi maigrissoient^ ils beaucoup : alors leurs bosses fondoîent , et se réduisoient à un monceau de peau épais qui retomboit sur lui-même.
Après le rutvenoitla mue, qui les dépouilloit entièrement àe leurs ppiJs , et les rendoit tout-à^fait nus ,* ce n'étoit (ju V
54 cha:
près deux mois qu'oa voyoit de nouveaux poils repQusser, cl leur pelage .n'avoit. entièrement reparu que ,vers le mois de juin.
Ces animaux se laissoient conduire ; mais il falloit s'en défier : ils cherchoient à mordre, et donnoient de violens coups de pied. Ils mangeoient environ trente livres de foin parjour^ et buvoient à peu près quatre seaux d'eau.
11 paroît que les chameaux sont employés surtout comme bétes de somme , et qu'ils sont originaires de rancienne Bac* triane, aujourd'hui le Turquestan. Ce sont eux seuU qu'on emploie dans toute la Tartarie , la Perse , le Thibet et une partie de la Chine ; mais on ne les connoît pas dans l'Indostant aussi supportent-ils sans îpeine les hivers des contrées septentrionales; on a^ure que les Mongols en conduisent jusque sur les bords du lac Baïkal. Au reste, cette espèce doit avoir plusieurs races. Le père du Halde assure qu'à, la Chine il y en a une de très-petite taille ; et tout doit faire penser qu'un animal aussi profondément domestique , et répandu dans des climats si dififérens et chez des peuples dont les mœurs offrent tant de variétés, a dû éprouver de nombreuses modifications»
On a essayé d'introduire cette espèce dans. nos colonies et à la Jamaïque \ mais , soit insalubrité du climat , soit défaut de soins , les tentatives qu'on a faites n'ont point réussi. La Tos* cane a été plus heureuse : lorsque l'empereur Léopold en étoit grand-duc, il introduisit, dans ce pays, quelqujes chameaux qui sy sont fort multipliés en peu d'années, et qui y sont devenus très-utiles. On les emploie comme bêtes de somme.
Le Dromadaire ; Camelus dromadarius. (Ménagerie du Muséum, in-fol.) Le dromadaire n'a qu'une bosse, qui est située au milieu du dos , et il a des formes un peu moins épaisses que le chameau. Au reste , cette espèce ne nous est connue , comme la précédente, que dans ses -variétés qui sont assez nombreuses. Les voyageurs en parlent/ et les désignent niême par des noms particuliers; mais ils ne les décrivent point :. ce .qui nous met dans l'impossibilité de faire connoître les caractères qui leur sont communs, et qui devroient constituer ceux de l'espèce. A en juger par le peu qui en a été rapporté, ces variétés ne se distinguent que par la taille , la couleur des poils , et les usages auxquels elles sont employées. Les unes sont plus
propres à porter, les autres à courir : ceU.es-rCÎ ne peuvent 'prospérer que dans les pays cha>uds ; celles^à sont naturelles aux pays tempérés ; il y en a de grandes et fortes, de petites , de légères, etc, Notuc ménagerie en a possédé trois variétés bien distinctes, et nous avons déjà obtenu de Tune d'elles plusieurs petits.
Nous avons connu la première par un mâle et une femelle qui furent donnés au gouvernement par le dey d'Alger, en 1798* A l'âge de trois ans ils avoient environ cinq pieds de hauteur au garrot, et ils ont erû jusqu'après de six pieds : le mâle a toujours été le plus grand. LeiiT poil étôit d'abord presque blanc ,> excepté sur la bosse , où il tiroit sur le roux ; il est devenu ensuite d'un grisroussàire. La tête , la bosse , les jambes de devant , etle cou, en-d essus et en-dessous, étoient couverts de poils longs et crépus. Le rut commençoit en février ; il duroit environ deux mois, et\:es animaux en soufir oient peu. Il étoit suivi de la mue, qui ne se faisoit que petit à petit ; jamais il n'en résultoit une nudité entière» On a essayé de les accoupler ; le mâle forçoit à coups de dents sa femelle à se coucber, ce qu'elle faisoit des jambes de devant seulement; mais l'accouplement n'ajamais été complet, et il n'y a point eu de fécondation. Le mâle est mort par accident , et la femelle à la suite d'une suppuration qui s'étoît établie sous la callosité du sternum.
La seconde nous a été offerte par un dromadaire mâle ramené d'Egypte. Il a six pieds de hauteur , et ses proportions' semblent plus légères que celles de la variété précédente. Sa couleur générale est grise ; mais il est remarquable par les poils courts dont il est couvert ^ comparativement aux autres dromadaires. Sa mue le dépouille entièrement , et son rut a lieu au mois de mai ^ alors , comme le chameau , il répand son urine sur sa queue, et s'en arrose; et il fait, en soufflant, sortir de sa bouche une membrane épaisse etrougeâtre.
La troisième variété a été amenée en France de la Turquie. Sans être plus grande que les variétés préicédentes , elle est plus forte, plus trapue^ et elle se distingue par sa couleur qui est brune et tout-à-^ait semblable à celle du chameau. Son pelage est aussi très-épais, très-fourni; uae grande barbe lui pend sous la gorge, et un large fanon sous le cou ; le dessus du cou est aussi garni de poils très-longs, ainsi que la bosse ^
^G CHA
les jambes de devant , le sommet de la tête et la queue. Le rut a lieu au mois de mai , et la mue vient immédiatement après. Lorsque le mâle veut couvrir sa femelle , il la force à se coucher, ce qu'elle fait des quatre jambes, et apris l'accouplement il tombe comme épuisé, La portée est de douze mois; le petit naît les yeux ouverts, et il est couvert de poils comme ses parens, mais il n'a encore aucune trace de callosités, et ce n'est qu'après quelques mois qu'elles commencent à se montrer. Ce petit tette pendant une, année; mais à cette époque il a déjà appris à manger : le lait de la mère diminue ; elle entre en chaleur, et peut concevoir de nouveau. Ce n'est qu'après la deuxième année que le j eune dromadaire commence à ressentir les besoins du rut, et il ne doit s'accoupler qu'à la troisième,* dans ces premiers temps , la mue chez lui est très-peu sensible. La queue , dans ces trois variétés , avoit la même grandeur : elle descendoit à mi-jambes, et étoit par conséquent semblable à celle du chameau ; mais le mâle de la dernière ne fait point sortir de sa bouche , à l'époque du rut , cette membrane particuUère que montrent Içs mâles de la se-
conde.
Ces animaux ont tous été employés chez nous à tirer de 1 eau
d'une pompe, et le service de chacun d'eux peut être évalué à celui de deux chevaux. La variété brune surtout est remarquable par sa docilité et par sa force ; cpmme elle paroît originaire d'un pays analogue au nôtre, et qu'elle se reproduit facilement , elle rendroit peut-être d'importans services à l'économie rurale , dans tous les travaux qui auroient besoia de force plutôt que de vitesse pour être exécutés.
L'espèce du dromadaire ae paraît pas encore avoir été naturalisée aussi avant vers le nord que celle du chameau : en Asie, elle ne se trouve pas au-delà de la Perse, et du côté du Midi, elle est inconnue dans l'Inde; en Afrique, elle n'est point en usage au-delà du Sénégal. Dans les longues routes , quand les dromadaires trouvent peu de nourriture , on leur donne , mais en petite quantité , de l'orge , àes févçs , des dattes, ou quelques boules faites d'une pâte de farine de blé.
Lorsque ces animaux sentent que leur charge est trop pesante, ib refusent de se relever, et il y en a qui poussent l'intelligence jusqu'à aider le chamelier à les charger et à
cha; g?
l«i décharger* Us aiment la musique^' et le moyen le plus sûr de les faire marcher rapidement, c^est de leur chanter un air dont le mouvement soit vif* Il faut avoir grand soin que les bats jie fassent point de blessure à la bosse , les plaies étant toujours très-dangereuses dans les pays chauds. Lorsque cet accident arrive , on saupoudre la blessure de plâtre pulvérisé. Ces animaux sont dangereux au temps du rut; c^est pourquoi on ne conserve de mâles entiers que le nombre absolument niécessaire à la fécondation des femelles; tous les autres sont coupés. Les Arabes conservent la chair du jeune dromadaire^ dans des vases qu'ils remplissent de graisse, et ils font avec le lait de ces animaux du jpeurre et du fromage. La £ente du dromadaire elle-même est une matière très-utile : on ne con-:' Boît pas dans le désert d'autres moyens d'avoir du feu , et on tire du sel ammoniac de la suie que sa fumée produit. L'Europe ne s'est soustraite à l'impôt qu'elle payoit à l'Egypte pour ce sel que depuis le perfectionnement des arts chimiques.
L'animal désigné par quelques auteurs sous le nom de Cha^ IKBAU d'Ababib est notre Dbomadaire; celui qu'ils nomment Chameau de la Bactriane est notre Chambau proprement dit i le Chambau i4ppabd , ou plutôt le Caméléofabd , est la Giraffb^ et le Chameau pu Pérou, est le Lama ou la Vigogne. Voyez ces divers mots. (F. C.)
CHAMEAU DE RIVIÈRE*. (Orm^fe.) Les Egyptiens ont donné ce nom au pélican , pelecanus onocrotalus , d'après la ressemblance, de sa. poche ,. lorsqu'elle est remplie de poissons , avec les outres que portent les chameaux. On l'appelle aussi , dans la Basse-Egypte , degha- et sakka^ ^ qui signiû&at porteur d^eau m (Ch. D.)
CHAMEAU JAUNE {IchthyoL)^ Camelus Jlavus» Ruysch {Collect,pisc, Amboin, , pag. 35, tab. 18, n.^ 4) appelle ainsi un poisson du détroit de Seram aux Indes orientales. La teinte générale de son corps est jaune ; il est tout couyert de petites bosses. Sa chair est extrêmement grasse. Il est armé d^aiguillons avec lesquels les habitans.du pays arment leurs flèches. (H. C.)
CHAMEAU MARIN. (J<;fc%o/.) On donne ce nom à une espèce de coffre, ostracion turritus\ Linn. , qui vient de la mer Rouge et de ce^e djesindes. Voyez Coffre et Ostracion. (H. C.)
CHAMEK {Mamm.)^ nom sous lequel une espèce de singe 8. 7
d'Amérique, n'ayant qu'un rudiment de pouce aux pattes de* devant, fut présenté àBuffbn, qui le confondit avec son coaïta. M. Geofiroy, depuis , l'a réuni à son genre Atèles , sous le nom d^ateles pentadactjylus. Voyez Sapajous. (F. C.)
CHAMEL. (IchthfoL) Au rapport d'Hasselquitz , on nomme ainsi, à Alexandrie d'Egypte, le sucet, echeneis naucrates» Voyez EcHÉNÉis. (H. C.)
CHAMELAU. {Conch.) C'est un genre de coquilles fort mal circonscrit par Klein, et qui paroît contenir plusieurs espèces de venus. {'Ù'bB.)
CHAMIRA (Bo^), genre établi par Thunberg , qui a tous les caractères des helibphyla , et qui doit y être réuni. Voyez
HéUOPHYLLE. { POIR. )
CHAMITE. (Fo35.) Avant qu'on eût classé les coquilles bivalves d'après les caractères tirés de leurs charnières , on comprenoit sous cette dénomination , et sous celle de camite , un grand nombre de coquilles bivalves fossiles , qui constituent aujourd'hui différens genres , tels que les pétoncles , les arches, et autres; mais aujourd'hui on n'entendiparler sous ce nom qu« du genre Came fossile. (D. F.)
CHAMITIS {Bot,)j genre de Gaertner, le même que VAza*
relia. Lam. , Encycl. Voyez Azorelle. (Foir.) -
CHAMKA, Chamque. (Bo^) Voyez Cala fur. (J.)
CHAMLAGU.(Bo^) Ce nom, probablement chinois, est donné
à un arbrisseau légumineux , originaire de la Chine , qui fait