‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 5)Chapitre 6 sur 53 · CES · texte numérisé non relu

CES

douée et agréable de ses fleurs. Il s^ëlève à la liaute^r de dix à douze pieds, se divise en quelques rameaux ^longés, gariii% de feuilles pëiiQUes, oYales-oblooguea, irésrli^ses; les fleura sout bUuehes 9 petites, eu fascicules ptesque uipbell^, iioiubreuses; les divisioAS diç la corolle courtes, ri^fl^f^ies, ua peu crépues^ Celte plante croit à la Havaue.

Cbstreau ÀUEieuti ; C^sirum aurÎQuMum^ Ltiéritier, «Slirp,, 1 9 P* 7 1 1 tab. 99 ; Feuillue, Pérou , a , p. :«$ , tat»« ad, ^g. 3 ^ mediocris. Les fleurs de cet arbrisseau , au rapport 4e Feuillée , répaodeot jfu loiuy pendant la nuit, une forte pdeur de musc ^ mais, dés que le soleil reparoit, cette odeur devient insup* portable, pr^que fétide , et dure toute la journée. Ses feuillea sont oblongt^ea» lancéolées, d'une odeur diésagréable, muniea à leur base d'oteillettes en forme de stipules j les fleurs diapo* sées en paniculea Jàehes, axillaires; la corolle pubespeptet verdàtre, teinte d*un rouge obscur. Cet arbrisseau est »Tigi^ naire du Pérou.

Ce^tebau pAJiQDi ; Cêsh'itm ptirqui^ Lhéritier, S^îrp., a, pag. 73, ^b, 36; vulgairemeut fvq^i^ FeuiUée, Pérou, a, j^ag, 73, tab, 3,19 fig, 1. Cet 9rb|istf çtott également ^ij Pérou. Jl esi <u%ias étevé que le it^^^Ufin^) ses feuilles spnf plus petites , privées d'oreillettes; ses fleurs fasciculées , presquo sessil^s sa eorpl)^ 4*vn blanc ¥erdàtre, teiute de pourpre 00 Ae yÂoJet» trés^dari#ile pe]i4an^ ta puiti \f» baies noires ^ ovales , (cois^iiMt enWrpn .quatre semences oblongues,

C^svsfi^ff^iFafWBSiNi uysi^as C*$trHmltkHrifQlium ^Lhéf\%. Mrp., I , pag. a^ f ^9i^' 34, Ses tigea a*él4vent à la hauteur de buU à neuf pieds 1 ses rameauip s^n^ gUiblies, gai^is vers leur soounet defenilles largeS9 epnaces , pv4^es, obtuses» pétiolées ^ les fleui9 paxiieiiléei 9 pr^^u^ sessilcis , jaunâtres. Il est ori^" naire de l'Amérique.

Le cestrum^ vetienal^m de Bunnann , jq^l croit au cap de Ppnne-r Espérance» quoique très- rapproché de cieite espèce , a^e^' distingue pftr4es {euiUes lapcéplées^ oblongii/ess |)Ar 9^4 Heurs iottt-à^ajlt ac^ljej. S^s.f^uill^ sont des ji^içs oblnti^gues, J^eujt* ires , et trfb-véujéneus^ 9 ^J^ rapport d^ Buirni^nn, Le^ hj^ir ians de ji'Af^qfie é«r9se».t ce» s^p^^uces^ l^s m^enjL avec 4e^ viandes q^% exf esent u ï^yi^té 4es b6t<is %Qcea 9 P<^vir l^ einp9ia9PQier«

n CES

Cestreatj cAMPANUtii ; Ce$tr\im eampanulcUum , Lazn. , Ency- <flopédie ; Dombey, Herb. C'est un arbrisseau dont les rameaux sont un peu pubescens, garnis de feuilles ovales, algues, cotonneuses en-dessous; les fleurs sessiles, fasciculées; la «Corolle campanulée ; ses découpures cunéiformes , pnbescentes à leurs bords. II croît au Pérou. Son bois éclate au feu arec, une telle force, qiie ses éclats brisent les vases qui y sont exposés; d'où vient que les Espagnols du Pérou le nomment easse^pots i^quexha ollas).

On connoit encore quelques autres espèces de cestrcau, dont plusieurs sont cultivées dans les jardins botaniques, telles» que le cestreau à grandes feuilles, ceètrum macrophyUum ^ le cestreau à feuilles d'alaterne , cestrum alatemoïdes , tous deux originaires de PAmérique méridionale', et cultivé* au Jardin du Roi , a Paris ; enûn les' ceslrum lalifolium^ hirtum^ tomentosum^ scandens^ etc.: tous originaires de l'Amérique ou des îles qui en dépendent. Les diverses espèces que nous avons mentionnées , sont des arbrisseaux assez jolis , dont les fleurs, dans quelques-unes, ont.une odeur agréable ; elles n'ont point d'éclat, mais elles sont abondantes, réunies en gros bouquets axillairès, de couleur blanche 9 ou d'un blanc V4&rdàtre. (PoiR.)

CESTRINUS. ( Bot, ) [ Cinaroeéphaleà , JuSs. ; Sfngénéiie poly» ^mie égale ^ Linn.] Linnseus a rapporté au genre Cinûra^ et M. DecandoUe au genre Serratula , cette plante qui n'appartient certainement ni à l'un ni à Pautre, et qu'on ne peut convenablement ranger dans aucun genre connu. C'est pour* (quoi nous avons |ugé nécessaire d'en former un* noBvead genre qui fait partie de la famille des synanthérées,- et d« notr^ tri^bu naturelle .dcfs carduaeées, et>qui a beaucoup d'af^ £nité avec le carthamus,

- La calathîde multîfîore, équalifîore , régularHIore , audrogyniflore, est très-gfande, globuleuse. Le péricUne iiémîsphé'»^ rique , plus court que les fleurs , est formé de'-squames im-»i)rîquées, èoriaces , alongées , éh*écies de • ba» en haut; ten- "jhînées par un appehdice ovale', scàrieux, îacînié. Le clii- Tianthe est fimbrilié. La cypsèîe est compTimée bilatéralè- %nent, obovoïde, munie de quatre cètes , légèrémîent striée^ çlabce; son aréolç basilaire est un peu obliqi>è-ant^wey.i?e-;:

son aigrette est formée de squamellules très-nombrenseff^miilti'' sériées, longues, inégales, filiformes-laminées , barbellBlées» La corolle a le tube très-long, et le lûnbe cylindrscé, con* fondu extérieurement avec le tube , divisé Jusqu'à la moitiéde sa hauteur en cinq lobes longs, étroits, linéaires. Le» étamines ont les filets munis de simples papilles éparses; le»* appendices apîcilaires arrondis au sommet; les appendicesbasilaires courts» - t

Le Cestrin carthamoïdb ; Ce$tnnus earthumoïdes ^ H* Cast*. {Cputra acaulis, Linn.; Serratula acaulU, Decand.) , est une plante herbacée , à racine vivace , qui croit dans le Levant* et sur les collines de la Barbarie. La tige est presque nulle t les feuilles primordiales sont ovales-lancéolées, entières; le» autres sont bipinnatifides, non-épineuses, glabres et verte» en-dessus , tomenteuses et blanches en-dessous. Il n'y a qu'une seule calathide , à peu près sessile , sur le collet de la racine ; elle est composée de fleurs odorantes , de couleur orangée.

Le principal caractère du cestrin rende dans l'appendice terminal des squames du péricline. Il n'a aucune afAnité naturelle avec le serratula^ non plus qu'avec le eynara; mais il se rapproche immédiatement du earthamus, (H. Cass.)

CESTRÔN. (BoL) La bétôiné porte ce nom dans lesouvrage» de Dioscoride , à cause de son épi de fleurs alongé , suivant l'explication de Daléchâmps. Elle est aussi nommée psyeho^ trophon , parce qu'elle croît, dit-il , dans des terrains froids. Le cestrum des modernes est un genre très-différent. Voyet Cestreau. (J.)

CESTRORHÎNUS. (leMhyot.) M. de Blainville applique ce nom aux squales du genre Zygène, comme le marteau , le pantouflier, lajjygène deBloch, etc. Voyez Squale, Ztc^nb. (H.C.)

CÉTACE, CéTAcéE. {Mamm,) Ce nom vient du grec kSfJùç. Arîstote Ta employé pour désigner des animaux marins auxquels il avoit déjà reconnu la plupart des caractères qui nous font distinguer aujourd'hui les cétacés des grands poissons.

C'est aussi sous ce nom que, depuis Aristote , les naturalistes ont parlé de ces animaux extraordinaires , qui ressemblent si peu par leurs formes extérieures à ceux de la classe des nlammifères, à laquelle ils appartiennent cependant.

£n effet, si l'élément dans lequel les cétacés sont obligés dm

vivre , a néecwité, dans la farme {[^nërale de leur corps, dea modificadooa telles que souvent les voyageurs n^ont pas su les distinguer des poissons ; en ejcaoïinant plus profondément leur atroetuf e « on voit qu'en dernier résultat les changemens qu'ils ont éprouvés se bornent aux organes du mouvement : qu'ils ont, comme les animaux les plus parfaits, une double circulan' tion ; qu'ils respirent l'air par les poumons , et qu'ils ne res» pirent que l'air de Tatmosphère ; qu'ils ont des oiameUes , s accouplent à la manière des maramlféi*e8« mettent au monde un petit vivant 9 et l'alaitent* A la vérité, leurs pieds de derrière ont disparu entièrement; leur colonne vertébrale se termine par une nageoire membraneuse et horizontale ; et deux petits osselets f placés dans les chairs à l'origine de la queue , semblent s'exister que pour servir d'indice de la place que devoit occuper le bassin. Les pieds de devant n'ont pas éprouvé des changemens aussi considérables que ceux de derrière} ils sont représentés par desnageoires à l'intérieur desquelleson retrouve les m^mes parties que dans les extrémités antérieures des animaux plus parfaits , et elles servent dans plusieurs cas aux mêmes usages, comme ou pourra le vpir aux articles Bâi^sive , et Cachalot*

' On trouvera auac ntémea articles, avec lo description des évents ,- celle du mécanisme par lequel le cétacé f^it jaillir l'eau superflue qui s'introduit dans sa bouche , lorsqu'il l'ouvre pour en^outir sa proie*

Çetévents sont leanarioes de l'animal , et e'e$t par leur moyen qu'il vient, pour respirer, chercher Tair à la surfacç de l'eau* Aussi cesMTganes, qtfl f)euvent èiee placés différemment sur la této des diverses ie«|>èees, sont toujours. dirigés plus ou moins directement en haut; la respiration n'auroit pu se faire qu'en fonçant l'aoîaMil à prendre une position pénible , s'ils se fussent trouvés à l'extrén^i^é du museau , comme ils lie sont communément dans le» quadrupèdes*

Les cétacés sont totalement dénués de poils 9 et recouvert» d'une peau aue, sous Muquelle se dépctse une couche épaisse d'un lard huileux; les uns ont de^ deais : chez d'autres elka sonit remplacées par des Fahoks. (Voyei^ ce mot et Baleine.) Presque tous ont une forme hideuse : leur tête, d'une grandeur :déin«9ucée^ comparée à celle du corps; soa aplatissement;

Touverture énorme de leur gueule , la petitesse de leurs jeux ^ leur cou absolument nul, en apparence; la privation eutiéro de la conque auditive; tout, enfin, semble se réunir chez cet animaux > dans les proportions et sous les formes les plus contraires à celles qui nous ilattent, et qyte nous re^rdons communément comme belles.

Avec une telle organisation , les sens ne pouvoient être délicats : une peau nue, sous laquelle s'étend une couche de graisse , n'est point favorable au toucher ^ de petits yeux ^ des oreilles sans conque externe , des narines au travers des* quelles Teau passe perpétuellement, ne sont pas de nature à donner une vue , une ouïe , un odorat bien fin , et rieu n'annonce que le goût doive avoir une finesse plus grande. Aussi les cétacés ne montrent-ils pas une grande intelligence ^ placés dans un milieu où semble être le foyer de la vie , ils se procurent en abondance et sans peine leur nourriture ; et la plupart trouvent dans leur masse et leur force tout ce dont ils ont besoin pour surmonte<p les dangers ou pour i'y soustraire. Cependant ils atteignent le but qui leur a été fixé par la nature , et , à cet égard > ces animaux sont aussi parfaita qu'aucun autre : leur existence , la conservation , la perpétuation de leur, espèce ^ tout nous prouve qu'ils remplissent la tâche à laquelle ils ont été destinés, qu'ils concourent avec les autres ^ires à l'harmonie de. l'univers,

• Ce seroit sana d^ute ici. le lieu de rechercher la véritable destination de ces n^animifères singuliers , et d'établir quelle est la place réelle qii^iU, doivent occuper dans l'économie générale de la nature ^ mais leur vie a, iuaqu'à présent, été plongée dans une telle obscurité pour nous, autant à cause de l'élément qu'ils habitent, qu'à cause des régions inabordablea qui les recèlent» que nous ne pourrions guère, à cet égard, que rapporter quelques faits isolés, tout au plus suffisans pour prêter à quelques conjectures.

Ce sont ces considérations qui ont sans doute déterminé H* Gérardin à i:appQrter aux articles Éaj:.einbs^ et CAc^AtoTa le plus, grand nombre de ces faits , ceux qui sont c^ommunt et particuliers 'aux genres, comme ceux qui sont communa et particuliers aux espèces. Ainsi , pour ne point nous répéteri, Qous renvoyons à ces articles^

â8 CET

Maïs , s^il nous eût été impossible de résoudre , d'une ma* niére satisfaisante , la question précédente , notre tâche ne sera pas si difficile en nous bornant à rechercher la place detf tétacés dans la classé à laquelle ils appartiennent. Leur organisation est mieux connue que leurs niœurs, et en la' comparant à celle des autres mammifères, on trouve que, par la petitesse de leur cerveau , le peu d'étendue des organes de leurs sens , l'absence des membres postérieurs , Toblitératîon des mains et des doigts , etc. , ils viennent se placer natuïellement les derniers.

C'est donc par les cétacés que se termine la série des espèces les pliis parfaites du règne animal , des espèces avec lesquelles nous avons le plus de rapports, de celles qui se distinguent de toutes les autres en mettant au monde de* petits vivans , et en les nourrissant , comme nous , à l'aide de leurs mamelles. Voyez Mammifères et Système naturel.

Les espèces contenues dans l'ordre des cétacés ont été divisées en sections principales , celle des Baleines et celle des Cacha* lOTs. Voyez ces deux mots. ^

Cétacés fossiles. On a trouvé des débris d'os fossile» qui paroissent provenir de cétacés; mais ces restes ont été tellement altérés , qu'il est difficile dé former quelques conjectures raisonnables sur les espèces auxquelles ils ont appar-^ tenu. Ces os fossiles ont été découverts en Italie 9 dans le voisinage de Dunkerque , au bord du Rhin , sur les côtes d^ Normandie, aux environs de Laon €t dans Paris même. Ce* derniers furent trouvés en 1779, dans iifte cave de la riie Dauphine , à onze pieds de profondeur, dans un banc de glaise launàtre et sablonneuse. On a cru reconnoftre quelques rapports entre ces os et Ceux des cachalots. Voyez TEssai de Géologie de M* de Faujas, tom. i , pag. i^*^. (F. C.) ' CÉTÉRACH (Bât.), genre de fougères, qui se distingue de Vasplenium ^ Linn., par ses groupes de capsules disposées en lignes transversales ou en paquets oblongs , dépourvus de tég^imens (indusium) propres, mais recouvert» d'écailIes ou papilles.

' Le genre Cétérach, fondé par Adanson, etrétabli par DecandoUe et Willdenow, a pour type une fougère qui a porté de tout temps ce nom. Liunseus l'a réuni à son genre. ^^^p/eh^ium*^

Smith au seolopendriiim , Swartz au grammitii ^ Bemardi au ^ittaria. yVilidenow ne rapporte au genre Cétérach que de* euplenium des auteurs. M. DecahdoUe y ajoute quelques espèces à^cuirostichum , et il présume que le candolleaj Mirb. , ou cyclophorus j De8v«9 et le pjrrrosia^ Mirb., doivent probablement lui être réunis, ces naturalistes prenant pour caractère la présence des écailles , et non la disposition des capsules.

L'espèce la plus intéressante est le CéréRACH des boutiques , Ceterach officinarum , Dec. WiHd. ; asplenium ceterach , Linn. Blackw, tom. a 16, Bull, Herb. tom. 383. C'est une fougère dont les frondes naissent, en touffe, d'une racine fibreuse* Chaque fronde a jusqu'à trois pouces et demi de longueur ; elle est semi -pennée, à lobes oblongs et obtus. Le dessous est couvert d'une multitude d'écaiiles scarieuses , entières, roussàtres et brillantes, qui la rendent pelucheuse, Soùs ces écailles sont les capsules en groupes sublinéaires.

Le cétérach croît dans les fentes des rochers et des vieilles murailles. On le trouve dans presque toute l'Europe. C'est une fougère du nombre de celles dites capillaires , très-vantée autrefois par ses qualités pectorales , adoucissantes , apéritives et astringentes. On lui attribue les propriétés de dissoudre les calculs, de guérir les maladies de là rate et les coliques néphré- ^ques. C'est la doradille des Espagnols , nom qui est donné en France au genre ^spZemi/m , et qui lui vient sans doute de l'aspect doré de la partie inférieure des frondes avec leur fruclification.

Le CéTéAACH be Mahanta; Ceterach Marantœy Pec, est Yacrostichum Marantœ de Linnaeus , ou une espèce du genre JSotholxnia de R. Brown.

Le CéréRACH des Alfes; Ceterach alpinum, Decand., est le poljpodium ar^onicum de Smith, ou Vacrostichum ili^ense de Villars et de Lamarck. Il est le type du genre Woodsia de Robert Brown (voyez ce mot) , auquel se rapportent aussi plusieurs qcrostichum réunis au cétérach par M. DecandoIle«

Willdenow rapporte deux autres espèces à ce g^re: l'une^ le cétérach des Canaries , est V asplenium latifolium de Bory ,- elle ressemble au cétérach des boutiques ^ excepté qu'elle est six fois plus grande: l'autre naît dans les bois, à Caracas j c'est le ceterach aspidioïdes ^ 'YVilld.^-

io CET

CETERACff, nom arabe de Tespéce la plus ^commune êe ce genre , que quelques botanistes pensent être le splenion ou asplenion de Dioscoride. ( Lëm. )

CÉTHOSIE. {Entom.) M. Latreille a distingué sous ce nom de genre les espèces de papillons dont les tarses ont les crochets simples ou sans divisions, et qui d'ailleurs ressemblent aux nym^* phales. Ils sont tous étrangers: telles sont les espèces 6guréea par Cramer sous les noms de Junon^ Alcionée , Phlégie^ Eugénie^ Calliope^Euterpe^ Diaphore^ Lenée^ Nise, Mélanidej etc. (C. D.)

<:ET0CINE (Concfe.), Cetocis. C'est un genre établi par Denys de Montfort pour un corps organisé fossile , rangé par les oryctographes parmi les bélemnites , et qui paroît en différer seulement en ce que toute l'étendue de la coquille est cloi« sonnée, que le sommet est percé par une ouverture en forme d^étoile, et qu'il n'y a pas de gouttière* (De B.)

CÊTOCINE. {Foss.) Montfort, Conch. Syst. tom. i, pi. gSj Knorr, tom. ÏI, sect, 11, pag. 241 , pi. 1*, âg. 4; Voici les caractères que M. Montfort a assignés à ce genre: Coquille libre, iinivalve, cloisonnée, droite et conique; bouche ronde, horizontale; siphon central ; sommetpercé par un sphincter étoile; cloisons coniques et unies.

Ces caractères sont les mêmes que ceux que cet auteur a donnés au genre Bélemnite , à l'exception de ce qui regarde le sommet du cétocine , et la gouttière qui se trouve sur quel- <ques espèces de bélemnites.

Je possède une espèce de ces derniers, que j'ai toujours rapportée à la figure qui se trouve dans l'ouvrage de Knorr, tom. II , pi. 1*^, fig. 4. Son sommet porte des cannelures verticales qui pourroient former une espèce d'étoile , s'il étoît brisé ; mais j'ai toujours pensé et je crois encore que ce fossile ne peut constituer un genre différent des bélemnites , dont il est une espèce particulière. En ce cas ses caractères rentrent dans ce gf nre , et ils ne sont pas les mêmes que ceux ci-dessus. Voyez le mot Bélemnite, tom. IV, pag. 282 , et son Suppl., pag. 66. (D. F.)

CÉTOINE (Efitom.), Cetonia. C'est le nom d'un genre d'însectes de l'ordre des coléoptères pentamérés , ou à cinq articles à tous les tarses et à antennes en masse feuilletée, de la famille des pétalocères ou lamellicornes. - ^

TET 3j

Les cétoines apparfenoieiit au genre nombreux des scara' bées de Linnœtiê^ avant que Fabticius les eût distingués sous •ce nom particulier^ qui depuis a été généralemeai adopté, mais dont l'étyinologie nous est inconnue.

Les insectes placés dans ce genre sont presque lens ernéê de couleurs métalliques ou rembrunies , qui contrastent d'une «lani^re remarquable avec leurs habitudes douces et tranquilles* Quoique, en effet , le bronze, le cuivre et Tor de leur parure, les espèces d'armes que quelques-uns d'entre eux portent sur leur chaperon, semblent annoncer des dispositiona guerrières, ils ignorent l'art d'attaquer et de vaincre, et ne savent point disputer une proie; leurs mâchoires, sans défenses, ne sont destinées qu'à ramasser le pollen ou le nectar. Paisibles babitans des bois , de nos bosquets et de jb«» fardins , on les voit butiner sur les fleurs, tantôt groupés sur les cimes des sureaux ou sur les coiymbes de J'aubier ; tantôt isolés au sein delà rose , dont ils relèvent enoore la fratcheur ; ou au milieu des pétales de la pivoine, dont ils font ressortir réelat.

L^oTganisation des eétoines est par£u^eneBt d'aecord avec ces habitudes , ou , plutôt , leurs mœurs ne sont nécesseireiiieat que le résultat de-oette même organisation. Leiia's >anienne9 -sont de dix articles , le premier plus gros que les autres , les trois derniers en masse feuiUsetée. On observe che£ tous ces insectes des maaidibuleB membraneuses biiobées, des mâchoires à dmix petits crochets et terminées par un long faisceau de poils ; disposition très-iavorable pour ivcueillir le suc des fleurs. Les palpes sont courts , filifonnes , les aiaxtl* laires composés de quatre -articles, les labiaux de troîa^ les lèvres sont très^peu saillantes, entières, échancrées ou bifides. Au reste , les caractères de lal>ouebesont à peu près les mômes que ceux des tri chics, avec lesquelles les cétoinâs ont les plus grands rapports; et i^e n^est que dans la forxie dilKéf«nte de quelques parties du corps qu'on peut trouver un oamclèxe essentiel pour les distinguer.

Corselet convtxe troféz^ïdal; ane.pîèce triangulaire vers VurU" eulation de .chaque "élytre; la dernière écaille peetoraU tsotiievét , à bord 'externe saillant de eôté^ ^et carrespondmnt à une .siwtesité des entres ; le sternum proéminent.

3a CET

Les cétoines ont en général le corps orale , un peu ^é« primé en-dessus : la tête est petite, recouverte en partie pa^ un ckaperon plus long que large , échancré ou bifide , ou ter^ miné en une espèce de corne. Le corselet est très -grand» convexe d'avant en arrière et de forme trapézoïdale , dans le plus grand nombre des espèces. On trouve à la base externe

-des élytres, à Tendroit de leur insertion sur la poitrine, une pièce articulaire écailleuse, très-visible en-dessas ; les élytre», presque dans tous ces insectes , recouvrent en entier l'abdo-

' n^en , et offrent une sinuosité de chaque côté de la poitrine^

.La poitrine semble carénée en-dessous à cause de la saillie du sternum qui se prolonge quelquefois jusque sous le corselet. Les différentes parties des pattes, surtout les cuisses ^ sont aplaties et assez larges; les postérieures s'articulent sur une lame écailleuse concave , écartée des autres et un peu mobile quand l'insecte remue les pattes; son bord postérieur estmince, tranchant.et échancré ; son bord externe^ plusépai&, iait saillie en-dessus au milieu de la sinuosité correspondante des élytres ; les jambeis , surtout les antérieures , sont fortement dentées; les tarses grêles sont terminés par deux

' crochets.

Les larves des cétoines , à en juger par celle de la cétoine dorée , qui est la mieux connue , ont beaucoup de ressenv-

• blance avec celles des hannetons. La larve de la cétoine dorée -a à peu près un pouce de longueur; son corps, d'un blanc

sale, est formé de douze anneaux couverts de très*peti ts poils ' roux, et garni de chaque côté de neuf stigmates; la tête est 'large, armée de deux antennes articulées, et revêtue d'une > peau écailleuse de couleur brune ; la bouche est formée de . deux mâchoires et de petits palpes. Cette larve se rencontre dans les terres humides; elle choisit surtout de> préférence le terreau qu'on trouvée au-dessous du domicile des fourmis , qui *ne paroissent pas s'inquiéter beaucoup de ce voisinage, et -qui la laissent vivre en paix. La larve de la cétoine fait beaucoup moins de tort aux racines des plantes que celle du han-

• neton. La terre humide et quelques débris de végétaux peuvent suffire à sa nourriture. Au bout de trois ou quatre ans,

«elle «'enfonce enterre assez profondément pour être à l'abri des gelées 9 et s'enveloppe- d'une coque très -solide qu'elle

Page 1