‹ Dictionnaire des sciences naturelles: dans lequel on traite méthodiquement des différens êtresChapitre 13 sur 41 · PhTUADE MACUFàEE · texte numérisé non relu

PhTUADE MACUFàEE

Des cristaux de macle traversant un phyllade ordinairement terne , d*une couleur noire tirant sur le bleuâtre , etc.

C'est une roche très-répandue dans les terrains primordiaux schistoïdes qui ne renferment aucun débri organiqfue.

La manière dont les maclesjsont placées, leur abondance, leur liaison intime avec la base schisteuse , indiquent une formation par Toie de dissolution et de cristallisation.

Exanples. Alençon , dans un phyllade tendre, brunâtre, pailleté.. — Antrain , rive gauche du Coesnan , arrondissement de Fougères, département d'Isle - et -Vilaine , et Martilly, dans le Calvados : ils sont bruns et rougeâtres ; la macle y forme des taches rectangulaires noirâtres. — S. Michel -en- Grève, C6tes-du-Nord : noir, grisâtre, et des Salles de Rohan , à Test de Fontivi, dans le Morbihan. •«- Les hantes Pyrénées, col de Tourmalet , surtout à la descente de ce col, vers ârippe , où il se montre dur , noir et pyriteuz , et dans la montagne de Comelie : très - petits cristaux de macle dans un phyllade noir- terne. — Près Bagnère de Luchon, à Feutrée de la vallée de FArboust. — Bnrkhartswald et Schnéeberg, en Saxe. — Gefreiss, près Barenth, en Franconie : les macles y sont petites et très-dâiées.. — .Les lillas de Camelford iet de Saint- Austel, sont aussi des phyllades satinés maclifères. — Siiddau, près Keswig, en Cumberiand : il est trèa-différent des précédens. — Aux environs de Dublin. — Entre Greifenhagen et Braunsrode, au Hanc. • 6* Phyllade staurotique.

Des cristaux abondans de staurotide disséminés dans un phyllade , tantôt pailleté , tantôt et plus souvent satiné t en général très-abondant en mica.

Ses couleurs sont le noir pur et le brun jaunâtre métalloïde.

Les cristaux y sont disposés comme dans le phyllade maclifère ; et quand ces cristaux ne sont pas bien prononcés , ce

ipii arrîre souvent , il devient tris-difficile de distinguer ces deux variétés de phyllade , malgré les grandes différences dés espèces minérales qu'elles renferment et qui les caractérisent. Ce qui est encore et plus difficile , et ce qui reste par consé- • quent plus incertain , c'est de distinguer ce phyllade du micaschiste.

Exemples. Baud et Coray , dans le département du Finistère, — Entre Keilh et Huntly, en Ecosse. — En Pensylvanîe, à 1 3 milles de Philadelphie , et dans plusieurs autres lieux des états-Unis d'Amérique.

9* Phyllade rsrRrrEux.

Du fer- pyriteux cristallisé , disséminé d'une manière visible et k peu prés égale dans le phyllade.

La couleur du phylla<ie pyriteux est ordinairement verdàtre , d'un gris bleuâtre , rougeàtre et même jaunâtre. Lef -pyriiei se montrent non -seulement interposées dans les fissures de stratification , mais elles sont aussi traversantes.

Exemplesm Les environs de Cherbourg : le phyllade est ver^ dâtre et sa^é. — A Bagnère de Luchon , dans la montagne même d'où sourdent les eaux chaudes. — - A DeviUesur «Meuse, près Mézières.: il est en' même temps pailleté. ' — Schnéebergy en Saxe. — Andreasberg, au Harz.— Dans la montagne ^ Gomlaer, en Voigtland.

Lés pbyJlàdes pailletés peu abondans. en mica , dans lesquels la base de schiste argileux domine , fournissent des aMoises au moins égales en qualité à celles que donne le schiste tégulaire; cependant on peut remarquer que, si elles peuvent s'exploiter en tables d'une grande étendue, elles ne sont pas susceptibles d'être divisées en feuillets aussi minces, et par conséquent aussi légers que la roche ' hoiàogène nommée schiste tégulaire , qu'on exploite auprès d'Angers et sur la Meuse, près de Rimogne et de Rocroy.

Les plus grandes tables d'ardoises de phyllade pailleté viennent du Plattenberg , dans le canton de Glarisetdes'envîrons de Gênes, principalement à l'orient de cette ville, où elles sont connues sous le nom de lavegha^ On en fait de grands réservoirs pour contenir l'huile.

Le phyllade pailleté terne Btvt quelquefois de pierre à

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ùmx; mais toutes les pierres à faux ne prorienneat cependant pas de cette roche.

La structure fissile des phyllades , et surtout la facilité avec laquelle ils se désagrègent ,* ne permettent que rarement de les employer comme pierre de construction. (B.)

PHYLLAMPHORA. {Bot.) Voyez Nepenthes. (Poia.)

PHYLLANTHE, Phjyllanthus. {Bot.) Genre de pUntes dicotylédones « à flfurs incomplètes, monoïques, delà famille des euphorbiaeées , de la monoécie triandrie de Lionaeus, offrant pour caractère essentiel : Des fleurs monoïques; nu calice k cinq ou six divisions profondes; point de. corolle; dans les fleurs mâles, trois étamines, les filamens connivens et glanduleux à leur base; dans les fleurs femelles, un ovaire , entouré à sa base , de plusieurs glandes; trois styles rapprochés i leur base, bifides;. six stigmates; une capsule à iroii coques bivalves ; deux semences dans chaque coque.

Ce genre, très-nombreux en espèces, renferme des arbres, des arbrisseaux, ou des herbes k feuilles alternes, souvent fort petites et disposées sur les rameaux de manière à représenter des feuilles ailées. Les fleurs sont axillaires, presque solitaires, plus souvent fiuciculées, accompagnées de bractées.

* Espèces ligneuses, à grandes feuilles.

Phyllanths A GRANDES FEUILLES s Ph^lioiUhtfjgrandi/oiia, Linn., Hor/. Ctiff. Cette plante est une des plus grandes espèces de ce genre. Sa tige arborescente se divise en branches étalées, chargées de rameaux striés, rougeàtres, comprimés, presque anguleux , garnis de feuilles grandes , alternes , fermes , enraies , obtuses, entières f à nervures îaunàtres; les pétioles sont trèscourts , ayant à lear base deux petites stipules courtes , obtuses* Les fleurs sont axiilaires , presque terminales , réunies pluueurs ensemble et supportées par des pédoncules filiformes, iné-' gaux , plas longs que les pétioles ; quelques fleurs sessiles ; le *caUf» est Ibrt petit, à cinq divisions obtuses. Cette plante croit dans plusieurs contirées de l'Amérique.

Pbyllakthe du Ba^iL : J^hyllanihus brasiliensis , Poir. , Enc. ; Pl^Uanihus conami , Willd. , ^»ee.; Sw., Flor. Amer.; Co* nami hrasilietisis , Aubl., Guian., tab» 354; vulgairement Bois

PHY 9t

A EinTBBB. Arbrisseau dont les tiges s'ëlèvent à la Ukuteur de six ou huit pieds , couvertes d'une ëcorce rude et verdàtre ; les branches se divisent en rameaux grêles , effilés , garnis de feuilles alternes, pétiolées, glabres, entières, d'un vert pâle, ovales, un peu arrondies, presque en cœur; lea pétioles courts; les stipules opposées, fort petites. Les fleurs sont âxillaires, pédonculées, fort petites, inclinées { munies de bractées arrondies ; leur calice est à six divisions verdà- Ires, aiguës, conniventes à leur base; l'ovaire environné à sa base de six petites écailles ou glandes courtes, obtuses; la capsule à trois loges, à six valves, formant k l'eitérieur six cotes distinctes et aaarquées d'autant de sillons.

Cet arbre croit dans le Brésil , auprès de Para , où il est nommé conami^para ou amazone par les Créoles, Le nom de eonami est employé .pour désigner toutes les plantes dont on se sert pour enivrer les poissons ; ce qui se fait en pilant les rameaux chargés de feuilles, que l'on jette de suite dans le courant d'une rivière. Lorsque cet arbre est en fleur, ii exhale une odeur pénétrante et désagréable. On le cultive , ainsi que le précédent, au- Jardin du Roi.

Phyuanthb a GRArrcs PENDANTES : Phyllànlhus natam , Sw. , FloFm Indm oeciéL , i s63 ; Jacq. , Hort» Sehœnh. , 3 , tab. 1 9} \ Sloan., Jam. HiU.^ 1 , tab« i58, fig. 3. Cet arbrisseau a des tiges glabres, cylindriques, chargées de rameaux alternes, garnis de grandes feuiUes ovales, alternes, médiocrement pétiolées, blanchâtres en dessous, lisses et vertes en dessus, a nervures purpurines. Les fleurs sont disposées «n grappes presque terminales, feuillées, pauciflores^ pendantes-, chaque fleur est portée sur un pédoncule simple , alongé , de moitié plus court que les feuilles ; le calice est de couleur purpu* riné, partagé en cinq folioles ovales, obtoses, réunies à leur base. Cette plante crott à la Jamaïque.

Phyllanthi A FEuiiJtxs DE vsarliUN ; Phjfllanthttâ Hiamnoides , Retz., Ohsm hotm^fase» S , page 3o. Dans cette espèce la tige est glabre , un peu ligneuse ; les rameaux sontgréies , allcmes, un peu effilés; les feuilles très- entières, d'une médiocre grandeur, un peu pétiolées, ovales, obtuses à leurs deux extrémités , glabres à leurs deux faces ; les stipules courtes , acuminées , caduques. Les fleurs sont âxillaires, situées le

long êes jeunes rameaux; les inférieures mâles au nombre de deux ou trois ; les supérieures solitaires et femelles , portées sur des pédoncules beaucoup plus longs; les calices des fleurs mâles sont tronqués, évasés; ceux des femelles à plusieurs divisions courtes. Le fruit est une capsule de la forme et de la groslseur des baies de genévrier. Cette plante croît dans les Indes orientales.

Pbyllanthe RéricuL^E; FhyUarUhuê reticulata, Poîr., Enc, n.* 9. Cet arbrisseau , d'un aspect assez élégant , se rapproche du précédent; mais ses feuilles sont plus petites, remariquabks par le réseau délicat qu'elles présentent a leur fac« inférieure et par ses jeunes rameaux pubescéns. Ceux-ci sont nombreux , épars et confus, un peu anguleux^ les feuilles alternes, knédiocremeât pétiolées, un peu coriaces, ovales, moins larges à leur base qu'à leur sommet', glabres , très-entières, vertes en dessus, d'iine couleur glauque', un peu grisâtres en dessous, agréablement veinées, quelquefois munies au sommet d'une petite pointe; les stipules petites, aigu è*s. Les fleurs sont nombreuses , axillairés, disposées par petits paquets; les pédoncules inégaux, pltis longs- que le calice; le calice est d'un blanc sale , à six folioles ovales , courtes , obtuses, persistantes; la capsule est de la grosseur d*un pois, globuleuse et noirâtre. Cette plante croit dans les Indes orientales*

Petioanthb FBNCHi&B; Phyllanlhus eemuaj Poir., EncycL, n.^ 10. Cette espèce se^idistingue par ses fleurs toutes solitaires, par ses feuilles presque rondes) sa 'tige çst ligneuse, brune ou roussâire, cylindrique; les rameaux < sont souples, glabres, effilés; les feuilles alternes, pétiolées, d'une grandeur médiocre, ovales, un peu arrondies, très -obtuses, glabres, d'un vert sombre en 'dessus, plus pâlei en dessous, membraneuses ; les pétioles très-courts ; les stipules petites , en forme d'écaillés. Les fleurs sont solitaires, alternes, axillairés; les pédoncules simples , épais, de la longueur des pétioles, recourbées pendant la floraison, puis redressés;- les capsules sont glabres, arrondies, noirâtres, à six côtes peu marquées. Cette plante croît dans les Indes orientales.

Phyllanthe embuc : Ph^llanthus emblica, Linn«, Speir.; M^roholanus emhlica, Rumph. , Amb»^ j, tab. 1 ; Blaekvi^., tab«

400,- NèlU'^emarum\ Rhéed., Malab*, i, iab, 3i , vulgairement MiROBOLANs EMBLics. Gsrtner \sl fait , sous le nom dVmhlieaf un genre particulier de cette espèce, à cause de sa coque renfermée dans une baie, et les loges occupées, par deux semences* On lui donne aussi le nom d'anvalL Cette plante est connue depuis long- temps par ses fruits. Ce n'est que depuis peu qu'on a découvert que ces fruits appartenoient à un arbrisseau qui s'élève à la hauteur de douze ou quinze pieds , divisé en branches et en rameaux alternes , un peu rougeàtres , légèrement pubescens y garnis de feuilles disposées en aile, très -rapprochées, alternes, presque linéaires, glabres, elliptiques, longues d'environ trob lignes , presque sessiles , munies de deux stipules opposées , très-petites, ovales, aiguës. Les fleurs sont axillaires, laté* raies, fort petites, d'un blanc roussàtre ; les pédoncules trèscourts; leur calice est partagé en cinq folioles très-courtes, arrondies, réunies à leur base; les filamens sont connivens ; les anthères fort petites, rapprochées. Les fruits sont arrondis, en forme de baie, de la grosseur d'une noix de gale, à six valves relevées en c6te extérieurement, renfermant, dans leur intérieur, une pulpe charnue; les semences sont blan'« châtres et anguleuses.

Cette plante croit dans les Indes, aux environs du Malabar. Les Indiens se servent de ses fruits pour tanner le cuir , le verdir , et pour faire de l'encre ; ils en mangent aussi de confits dans de la saumure pour exciter l'appétit. Ces fruits purgent doucement. Leur décoction est utile pour raffermir les dents ébranlées. L'eau , dans laquelle on les a fait ma<^ cérer , rougit le papier bleu. Ils étoient autrefois employés seuls, autant que le sont aujourd'hui le senne et le tamarin réunis. On ne nous apporte communément que les fragment de la pulpe desséchés. Ils sont noirâtres , d'une saveur aigrelette, un peu austère. Les autres espèces de mirobolans, tels que mirobolans chéhuUs, citrinsj bellerics, etc., appartiennent à d'autres plantes , quoique le nom qu'elles portent semble indiquer qu'ils sont des fruits du même genre ; mais on doit se rappeler que les anciens n'avoient pour la dénomination des plantes, que des principes vagues , appuyés sur la ressemblance extérieure de quelques parties des végétaux. (Voyez MiAOBOLANS.)

** Espèces à tige presque herbacée; les feuilles trèspetites, disposées en aile.

Phyllanthb niruri : Phyllanlhus piruri f Linn«, 6>pec. ; Borm., Z^L , tab. 9 , fig. 3 ; Herha mœroris Ma , Rumph, , Amboin, , 69 tab. 179 fig. i; Kirganelli y Rhéed. , Malah., 10, tab. i5. Cette plante a des racines blanchâtres, un peu longues , filiformes; Bes tiges sont droites, hautes d'environ un pied, chargées de rameaux droits, alternes, glabres, presque anguleux; les feuilles sont distantes, alternes, petites, simples, très-glabres, en ovale ou en cœur renversé, rétrécies à leur base , obtuses et quelquefois échancrées au sommet $ les pétioles très -courts; deux petites bractées aiguës , colorées. Les fleurs sont axillaires , un peu inclinées , les mâleft mélangées avec les femelles , à peine pédonculées ; leur calice est composé de cinq folioles ovales, obtuses, presque spataléet , de cotileur pâle; les filamens sont rapprochés en colonne; les anthères contiguës, à deux lobes; la base des filamens est garnie de cinq glandes; les trois styles sont bifides» Cette plante crott dans les Indes orientales , ainsi qu'en Amérique , aux lieux marécageux» Les feuilles de cette plante, infusées, sont un très -puissant diurétique, au rapport de Commerson, confirmé par Loureiro*

Phyllanthb urinaire : Phyllanthus urinaria, Linn., Spec*; Lamk., IlL gen», tab. 796, 6g, 2 ; Herha mœroris rubra, Rumph., .Amb,j 6, tab. 17, fig. a. Cette espèce diffère delà précédente par ses feuilles plus petites, nombreuses, plus l'approchées, courtes, elliptiques, obtuses à leurs deux extrémités; les tiges sont un peu rougeàtres, tombantes , légèrement pubescentes. Les fleurs sont très - nombreuses , fort petites, axillaires presque dans toute la longueur des rameaux, pendantes, solitaires; les pédoncules très -courts; le calice est partagé jusqu'à sa base en cinq découpures fort petites, arrondies , d'un blanc sale ; les filamens des étamines sont connivens dans toute leur longueur; la capsule est petite, orbiculaire. Cette plante croit dans les Indes orientales et k File de Bourbon. Elle passe pour diurétique, favorable dans les retentions d'urine. On l'emploie aussi dans les maladies Ténériennea.

pHnxANTHE DE Câroline : Pk^llanthus caroUnîana, Walth. , Flor» CaroL, 228; Mich., Amer*; Phjllanthus obovàta, Willd., Spec* Plante herbacée , qui s'élève à la hauteur de six à huit ponces, aur une tige droite^ cylindrique, très-glabre < cour^ bée à- ta base ; les rameaux sont grêles , très- lisses, garnis de fenillea minces, alternes, un peu pétiolées, vertes, un peu glauques, surtout à leur face inférieure, ovales, .arrondies i leurs deux extrémités, obtuses au sommet, munies à leur base de deux stipules ovales, aiguës, mucronées, fort petites* Les fleurs sont un peu rougeàtres , pendantes, pédon* culées, placées deux à deux, mâles et femelles, dans Taisselle des feuilles , rangées le long des rameaux. Cette plante croit dans la Caroline, (Poir.)

PHYLLANTHUS. {Bot.) Ce genre de Neckcr, différent de celui de îAnnœjia , est le même que Vepiphjllum de Heimann, que Uonaeus avoit réuni au cactus. (J.)

PHITLLAURËA. {Bot.) Ce genre, établi par Loureiro, s'éloigne peu des Crotons. Ma Adrien de Jussieu l'a conservé ious le nom de Codiœum^ employé par Rumph pour l'espèce que Loureiro a nommée phjllaurea codiœum, M« Adrien de Jussieu j ajoute le croton variegatum de linné , Juss. , Euphorb., page 33. Voyez Croton. (Poir.)

PHYLLEPIDllJM. {Bot.) Genre de plantes dicotylédones, i Ûeurs incomplètes, de la famille des amaranthacées y de la pmtandrie digynie de Linnœus, offrant pour caractère essen* tiel : Un calice dpuble, persistant; Fextérieur à ciiiq divisions lancéolées, aiguës; l'intérieur plus long, à cinq divisions oblongues, obtuses, échancrées; point de, corolle; cinq étamines; un ovaire supérieur; deux styles; une capsule indéhiscente, monosperme.

Ce genre a été établi par M. Rafinesque-Schmaltz, dans le Journal de botanique de Desvaux, vol. 1 , page 218, pour une seule plante de l'Amérique, qu'il nomme phyllepidium scarîoscmt, dont la tige est herbacée, rameuse, garnie de feuilles alternes, écaUleuses, à demi -amplexicau les, acuainées à leur sommet. Les fleurs sont disposées en un Kpi terminal. Cette plante a été découverte dai^s les États-Unis d'Amérique, au milieu des bois, à quelque distance de Baltimore. (Poir.)

PHYLLERIUM. (Bot.) C'est ainsi que Pries a cru devoif nommer ud genre qu'il a créé sur une partie de VeriiUum àe Linky qui lui-même diffère à peine du genfe Erineum de Fersoon, auquel se réunissent les trois genres Taphrià, Ru» hgo et Phyllerium de Pries. Celui-ci donne le nom d^erineum au ruhigo de Link , modifié par lui , opérant ainsi des trans* positions de noms qui ne peuvent qu'ajouter encore à la confusion qui règne déjà dans la nomenclature cryptogamique.

Le FhyUerium, caractérisé par ses filamens longs , simples, flexueux et repliés, sans cloisons, atténués aux extrémités, n'est pour M* Kunze, et la plupart des botanistes, non un genre distinct, mais une division du grand genre Erineum, de M.Persopn, dont M. Kunze a donné une monographie dans la deuxième partie de sa Mycologie, pag. i33. .Dans ce travail, qui présente Verineum divisé en trois sections {taphria, gru» maria et phjyllerium ) , la section ph^llerium comprend yingtcinq espèces, remarquables par leur grandeur, leur su^ttficie tomenteuse, et leurs filamens floconneux très -longs; parmi elles se trouvent Verineum vitis et purpureum^ qui. sont décrits à l'article Erineum , où nous n'avons pu rendre compte du travail de Kunze | qui a paru beaucoup plus tard. Dç là nous prenons occasion pour signaler la monographie de Kunze, qui porte à quarante-cinq le nombre des espèces de ce genre ; mais il faut encore y joindre quelques espèces décrites depuis , et entre autres le E, puWinalum, Nées, i/i Nov. AcL nat, , cur.j 9, p. 240, tab. 5, fig. 10, qui croît aux environs de Saint'Jacques, près des bords du torrent de Birsa, au Brésil. (Lem.)

PHYLUDE, Phyllis. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à fleurs complètes, monopétalées, de la famille des rubiacéei^ de la pentandrie monogynie de Linnaeus^ ofirant pour caractère essentiel : Un calice fort petit , à deux divisions ; une corolle à cinq divisions très -profondes; cinq étamines; un style très- court; deux stigmates; un ovaire inférieur; deux semences oblongues, conniventes.

fuYLUDE NOBLA : Fkyllis noblu, Linn., Spec»; Lamk. , ///• gen., tab. 186; Dill., Eltham., 406, tab. 299, fig. 386. Arbrisseau dont la tige est noueuse, souple, verdàtre, haute de deux ou trois pieds, rameuse vers son sommet; les feuilles

aont verticillées , ordinairement trois à chaque verticille, presque sessiles, lancéolées, longues d'environ quatre pouces, étroitei, entières, rétréeies à leurs deux extrémités, d'un beau vert, luisantes en dessus, très -glabres, munis à leur kase de stipules dentées, caduques. Les fleurs sont petites, de couleur herbacée, d'un brun foncé après la floraison^ disposées en corymbes opposées , axillaires , formant par leur ensemble une panicule lâche; deux petites stipules sont à la base de chaque ramification; la corolle est petite, à cinq découpures très-profondes, fortement réfléchies, couvrant Tovaire en totalité , lequel se convertit en un fruit court , obtus , an* galeux, divisé, comme dans les ombelles, en deux semences planes en dedans, convexes et anguleuses en dehors. Cette plante croit dans les îles Canaries. On la cultive dans plusieurs jardins dé l'Europe. Elle conserve', pendant toute l'année, ses feuilles, dont le lustre et la verdure produisent, f^dant Fhirer, un effet assez agréable. Ses fleurs paroisitilt au printemps ; elle exige une exposition favorable, qui la mette à l'abri des froids ettdes gelées. ( Poia. )

PHYLUDIE, Phyllidia. {Malacou) M. G. Cuvier, Annal, du ^us., t. 6 , a établi sous ce nom un genre de Mollusques* qui constitue presqu'à lui seul son ordr» des inférobranches, adopté par M. de Blainville. Il peut être caractérisé ainsi : Corps ovale, oblong, assez bombé; tête cachée, comme le pied, par les bords du manteau ; quatre tentacules, deux supérieurs rétractiles dans une cavité qui est à leur base , deux inférieurs buccaux ; bouche sans dent supérieure ; une masse linguale denticulée ; lames branchiales tout autour du rebord du manteau , si ce n'est en avant ; anus à la partie postérieure et médiane du dos; orifice des organes de la génération dans un tubercule commun au quart antérieur du côté droit.- D'après cette caractéristique, il est évident que c'est un genre assez voisin des doris et des péronies , dont il ne diffère essentiellement que par la position assez singulière des branchies. Je n'ai jamais eu l'occasion d'observer moimême l'organisation des phyllidies; mais, d'après ce qu'en dit M. Cuvier dans le Mémoire cité, elle n'offre rien de bien remarquable. Le corps est ovale, bombé en dessus, couvert d'un manteau plus ou moins tuberculeux, qui déborde

de toutes parts la tête, peu ou point distînicte, et le pied qui est assez étroit ; les tentacules supérieurs ont cela de semblable , à ce qui existe dans les doris , qu'il» peuvent être retirés dans une cavité située à leur base ; les yeux n'ont pas été observés 7 la bouche est formée par un petit orifice arrondi, et pourvue à droite et à gauche d*un petit tentacule conique ; la masse bcfccale est ovale ; ses muscles rétracteurs vont s'attacher à l'enveloppe musculaire vers le tiers antérieur de la longueur du corps : il n'y a pas de dents ; mais la langue , dont la forme n'a pas été obser* vée , est garnie de denticules ; l'œsophage est fort long et très-gréle *, les glandes salivaires sont petites et tout près de la bouche ; l'estomac est simple et membraneux; le foie estasses considérable ; le canal intestinal est court et se porte direc* tement à l'anus : celui-ci est à la partie supérieure et postérieure du dos, dans la ligne médiane; il est percé dans un tubercule assez gros; Fappareil branchial est formé par.wi eordon de petites lames triangulaires , fort allongées , adhé* ' rentes par leur côté supéi4eur à la partie inférieure du bord saillant du manteau , et ne cesse qu'en avant pour le passage de la tête. C'est par des artères situées latéralement que le sang est porté aux branchies. De chaque côté naît une grosse veîiie branchiale, qui aboutit au cœur. Celui-ci est ^lacé dans son péricarde au milieu du dos : il est albngé. L'oreillette est placée en arrière. Il naît du ventricule une seule aorte , qui se porte en avant. L'appareil générateur n'a pu être observé complètement ; mais cependant l'a été assez pour qu'on pHt voir qu'il n'offre rien de contraire à ce qui existe dans les genres voisins. Le cerveau a paru former une petite masse globuleuse, placée comme à l'ordinaire, fourikîssant des rameaux aux tentacules, à la bouche et au gan- ^ion sous- œsophagien, d'où partent les filets des viscères.

Les mœurs des phyllidies ne sont pas connues ; mais , sans doute , diffèrent fort peu de Celles des doris et des tritonies. hes espèces, en petit nombre, qui constituent ce genre, sont tontes des mers de l'Inde*

M. Cuvier en définit trois espèces.

La P. A TROIS LIGNES : P. trilineata, G. Cuv. , loe. ciU^ pi. 18 , frg. 1 -^4 ; P.varicosa^ de Lamk.^ Anim. sans vert, f U 69

i/*^ parte, page 3 14 9 n.** i. Corps ovale-oblong ; dos de 'couleur noire, avec trois rangs longî tu dinau]L de verrues rapprochées, de couleur jaunâtre , commençant en arriére des tentacules supérieurs et finissant à Tanus. Mers de IHnde.

La P. pustuleuse; P. puslulosa, G, Cuvier, loc. ci7., fig, 8. Corps subovale; dos noir, couvert par des pustules larges, inégales , irrégulièrement éparses , de couleur d^un jaune pâle. Des mers de Plnde.

La P. OCELLEE; P* ocellata^ G. Cuv., lue, cit», fig. 7. Corps subovale; dos cendré, parsemé de petits tubercules jaunâtres entre cinq grosses pustules pédicellées, jaunes, avec un cercle noir , ce qui les rend ocellées. Les petits tubercules du milieu réunis par une ligne saillante , longitudinale. Rapportée de la mer des Indes par MM. Pérou etLesueur, comme les précédentes.

La P. A CINQ lignes; p. quinquelineala f de Blainv. , Cinq, ■lém. sur lès moUus'q. , Bull, par la Soc. phil. , ann. 18 16. Corps ovale «alongé, assez déprimé, arrondi aux deux extrémités; cinq séries de tubercules comprimés , une inédiahe et deux latérales ; les pustules^ de celle-ci assez rapprochées pour former une sortp de crête dentelée. Couleur blanche , sans doute par Taction de la liqueur conservatrice.

Je n'ai observé qu'un individu de cette espèce dans la collection du Muséum britannique.

M. Quoy et Gaimard ont ra))porté de Timor une phyllldie , qu'ils figurent pi. 87, n." 7 a 10 de V Atlas du voyage de /'Uranie. Ils la regardent comme étant une variété de la P. a TAOïs UGNES, dans laquelle les tubercules de la ligne du milieu sont les seuls qui se touchent presque, tandis que ceux det deux rangées latérales sont bien séparés.

M. G. Cuvier, Règne anim*, tome 2 , page SqS, en annonce plusieurs espèces nouvelles. (De B.) ,

PHYLLipOCÉ, Phjyllidoce .{Chétop.)^ du Nouveau Dictionnaire d'histoire naturelle. Voyez Phyllodocé. (Dessî. )

PHYLLIE, PhyUium, {ErUonié) Genre d'insectes orthoptères de la famille des anomides ou difformes, voisin des mantes,établi par Illiger et caractérisé par les pattes antérieures qui ne forment pas le crochet , mais dont les hanches sont courtes, les cuisse» et les jambes dilatées, membraneuses;

loo PHY

Tabdomen et les élytres excessivement élargis, et les antennes de forme variable suivant les sexes.

Nous avons fait figurer une espèce de ce genre dans Tatlas joint à ce Dictionnaire^ planche 23, fig. 2. Le mot de phyl- Ue est emprunté du grec ^vXXioVy feuille, du nom deFespèce même que nous avons fait représenter, et qu'on appelle, à cause de la disposition et de l'apparence de ses élytres, la feuille ambulante.

On ne connoît pas les mœurs de ces insectes : il est probable, qu'ils sont oarnassiers comme les mantes. Les. deux espèces qu'on rapporte à ce genre, n'ont été observées qu'aux* Indes orientales. Les voyageurs qui reviennent des Séchelle», en rapportent, parce que les naturels les recueillent pour les vendre aux amateurs étrangers. (C. D.)

PHYLLINE, PkylUne. (Entomoz.) Genre établi par M. Oken (Man. de zool., i."' part., page Syo) pour un petit nombre de sangsues , dont le corps est a))lati, court, ovale ^ et dont le disque postérieur , très-grand , est pourvu de crochets. Les espèces qu'il y rapporte sont VHirudo hippoglossi,, l'H. grossa de Muller, ainsi qpe les H. diodontis et sturionisf que je ne connois pas. Ce genre a été nommé £nfobdeile par moi. Voyez Sangsue et Vers. (De B.)

PHYLLIREA. (Bot.) Voyez Filaria. (Lem.)

PHYLLIREASTRUM. {Bot.) Vaillant', dans les Mémoires de l'Académie des sciences, avoit fait sous ce nom un genre, auquel Linnœus a substitué celui de rwygindoj qui a été adopté. (J.)

PHYLLIROÉ,P/ij«iroc. (Afûtecwu) MM. Pérou etLesueur, dans leur Mémoire sur l'ordre dès ptéropodes (Ann. du Mus., tome i5, page 65) ont établi sous ce nom un genre . avec un animal mollusque qu'ils ont recueilli dans la mer ^e Nice. Voici les caractères que j'ai assigné à ce genre, d'après un examen attentif du seul individu connu jusqu'ici. Corps libre, nu, très-comprimé ou beaucoup plus haut qu'é* pais , terminé en arrière par une sorte de nageoire verticale ; <\éphalo thorax fort petit et pourvu d'une paire d'appendices natatoires, triangulaires, comprimés et simulant des espèces de longs tentacules ou de branchies; bouche subterminale en fprme de fer à cheval , avec une trompe courte et fétrac-

file; aniis au c6të droit du corps; orifice des organes de la génération unique , du même côté et plus antérieur que Tanus; organes de la respiration inconnus. Pour bien entendre cette caractéristique et concevoir pourquoi elle diffère assez de celle de Pérou ^ ainsi que de celle de M. de Lamarck, nous allons donner une description un peu complète du phylliroë. Son corps peut être divisé en deux parties, comme celui de Fhyale , et même des bulles et bullées , une abdominale bea«r coup plus grande et une antérieure , qui représente à la fois la tête et le thorax ; ce qui m'a fait la désigner sous le nom de céphalothorax. La partie abdominale , à peu près quadrilatère , est remarquable par sa grande compression » en sorte que le dos est mince et presque tranchant, que le ventre et que les côtés sont trés-élevés ; il n'y a aucune trace de pied ou de disque musculaire, pas plus que de nageoire inférieure, comme dans la carinaire; mais le corps se termine par une sorte de nageoire verticale, un peu élargie en arrière et rétrécie en avant ; ce qui la fait assez bien ressembler à la pinnule caudale des poissons. Les parois de cet abdomen sont si minces et si gélatineuses, qu'on peut aisément apercevoir à travers tous les viscères de la, digestion et de la génération , presque comme s'ils étoient hors de la cavité. On y voit cependant quelques faisceaux de fibres longitudinales, qui se portant essentiellement sur les côtés de la queue. Le céphalor thorax, bien plus petit que Fabdomen et plus épais que. lui, forme comme une sorte, de tête carrée. De chaque côté s'attache un appendice triangulaire , aplati , plus épais en avant qu'en arrière , et que l'action de la liqueur conservatrice a fait contracter de manière à ressembler un peu à des espèces de cornes. Pérou y a vu des tentacules: il y aura même vu encore des espèces de nageoires branchiales, comme dans les hyales; car on peut y apercevoir aussi des stries ou plis perpendiculaires à la longueur : mais réellement ce sont des appendices natatoires sans branchies , absolument comme dans les hyales et les clios. La masse buccale fait une saillie assez distincte par un petit étranglement à l'extrémité tout^à-fait antérieure du corps. Je n'y ai pas aperçu de tentacules pro» prement dits. Pour terminer l'examen de ce qui existe à l'extérieur du corps du phylliroë , il ne reste plus qu'à noter

la terminaison du canal intestinal, ainsi que celle de l'appareil générateur à droite dans un tubercule commun , comme cela a été exposé dans la caractéristique. L'anatomie de ce singulier mollusque peut être presque faite à travers sa peau. On voit que la bouche, en forme de fer à cheval, conduit dans une viasse buccale évidente , quoique petite et pouvant probablement sortir et rentrer un peu à la manière d'une trompe. Il en part un œsophage bien distinct, assez long, étroit, droit, qui bientôt se renfle en un estomac ovale, simple, complètement dans sa direction. Un peu en arriére du pylore ou du commencement de l'intestin, on voit très-aisément la téunion des canaux hépatiques qui proviennent du foie , divisé en quatre lobes alongés et divergens , deux en dessus , un en avant et un en arrière, et deux en dessous, un en arrière et un en avant. Ce sont ces lobes que Pérou , et par suite M. dé Lamarck, ont regardés comme des branchies internes. Le ca* nal intestinal proprement dit est court et se recourbe presque aaprès de son origine pour aller à l'anus. Je n'ai pu voir d'une manière distincte, ni le cœur, ni des branchies proprement dites, à moins que de croire que les appendices antérieurs en tiennent lieu : ce que je ne pense pas. MM. Péron et Lesueur figurent le cœur d'une manière évidente vers le milieu du corps, donnant un gros vaisseau en arrière; ce qui peut être. Quant à sa connexion avec un des lobes du foie, il est certain que ce n'est qu'une apparence. L'appareil de la génération est au contraire très -visible et disposé comme dans tous les malacozoaires subcéphalés monoïques, ou portant les deux sexes sur le même individu. La partie femelle se compose d'un ovaire ou masse arrondie , située en arrière; d'un oviducte, d'abord plus étroit^ puis- plus renûé et droit , qui se continue jusqu'au tubercule extérieur. Ue testicule est au contraire assez éloigné et antérieur; mais Je n'ai pu suivre sa communication avec la partie femelle^ ni connoitre la forme de Torgane excitateur, qui paroit cependant être assez considérable. Je ne serois pas éloigné de penser que son orifice seroit très-distant de celui de l'oviducte et au céphalothorax , comme dans l'hyale. On voit à peu près tout cela dans la figure donnée par Péron, maïs dans des connexions évidemment erronnées, ce qui lui a

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fsLit supposer des branchies internes. Elle est du reste fort bonne/

On neconnoît^ comme nousTavons dit plus haut, qu'une espèce dans ce genre. Les zoologistes cités la nomment 1« Ph. BDcépHALE , P. hucephalum. Cest un animal d'un pouce et demi a deux pouces de long sur un pouce, de large ; de eouleur jaunâtre. Il a été recueilli dans la Méditerranée sur les côtes de Nice. ( De B. )

PHYLLIS. (Bot.) Les Grecs donnoient ce nom à plusieurs plantes. ' D'abord à un arbre qu'on croit être l'amandier, auquel, dit-on, P/ij^'Wis, fille de Lycurgue, roi de Thrace , •e pendit -, 2J* k une fougère , qfu'on croit être le pUrU aquilina, grande espèce qui croit dans nos bois, et qui se. fait remar^ quer par l'étendue de son feuillage; 3.** au phyUitis^ décria ci -après; enfin 4.'' à la mercuriale. Les botanistes du i5*' siècle l'ont donné à une espèce de potamogeton , et aux variétés de la Scolopendre. Voyez Phyllitis. (Lem.)

PHYLLITIS. {BoL) Mœnch forme sous ce nom un genre dans la famille des fougères, pour y placer les asplenium adianium nigrum , trichomanes , Linn.; germanicûm, Weiss, et rutO'muraria , Linn., que Roth avoit réunis à son genre Seolopendrium, Dans le phyllitis là fructification, située comme dans V asplenium , à la surface inférieure de la fronde, y forme plusieurs lignes, qui, par la maturité, finissent par couvrir entièrement cette surface. Ce caractère n* s'observe pas dans Vasplenium, Mœnch, lequel ne comprend queVasplenium scolofindrium , vrai pl^Uitis des anciens, d'où l'on volt qu'il n'est [fas d'accord avec la plupart des botanistes, qui font au contraire un genre distinct de V asplenium scolopendrium ; le phyllitis , MoBnch , .est donc Vasplenium des Modernes.

Necker a cru devoir aussi former avant Mœnch tin genre Phyllitis , fonde aux dépens dçs aerostichum. Il n'a pas été adopté, de même qu'un autre genre du même auteur , Phyllitriehum^ fondé sur des espèces de mousses du genre Bryum , tel que Linnœus l'avoit établi, et dont les feuilles imitent par leur disposition la îorrcLt de la fronde de certaines fougères.

Chez les anciens Grecs le phyllitis étoit une plante sans tige ni fleurs, et uniquement formée de feuilles semblables- à celles de l'oseille, mais plus grandes, plus oblongues,

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plus vertes, au nombre de six à sept, droites, lisses à la sui^ face supérieure et présentant en dessous de petits corps minces, semblables à des vermisseaux qui y seroient attachés. Elle croissoit à Tombre dans les jardins et les vergers* On en faisoit usage en décoction dans la dyssenterie , contre les morsures desserpens, etc. On peut reconnoître très-bien par ces lignes extraites de Dinscoride , notre scolopendre , asplenium scotopendrium , Linn. , ou scolopendrium officinarum , Willd. , ou seolopendrium phyllilis f Roth. Il ne s'est élevé aucun doute sérieux sur ee rapprochement depuis Caza , qui convertit le nom de ph^llitis en lingua cenina. Depuis lors cette fougère a été décrite par tous les botanistes anciens , jusqu'à Linnœus, sous les noms depkyllitis, lingud cervina et seolopen^ drium. Cependant le nom àephyllitis ne lui est pas resté exclusivement. Indépendamment dnphyllitis ^aciitio^a , Dod« , qui est une variété de la scolopendre à feuilles laciniées au bout , on trouve encore le phyllitis lacustris , Cord., qui est le p^lygO" num amphihium. Insensiblement Ton a désigné quelque autre plante par ce nom , et particulièrement des fougères. Petiver n'a pas indiqué autrement ces plantes dans son Pterigraphia americanay où il a fait connoître des espèces des genres Donœa, Aerostiehum, Tœnitis ^ Polypodium , Aspidium ^ Asplenium , Pteris et Vittaria. Morison, Rai, Sloane, Plumier, en ont fait également usage. (Lem.)

PHYLLITRICHUM (Bo^.), de Necker, genre qui comprend des mousses du genre Bryum, Linn. Il n'a pas été adopté. Voyez Phyllitis. ( Lem. ) •

PHYLLOCARPOS. (Bot.) On trouve sous ce nom, dans l'Encyclopédie méthodique , le genre Cenortijce d'Achariua. Cet auteur avoit nommé pTi^/^ocarpa , dans sa Licbénographie universelle , la première section du geni;^ Cenoniyce , qui comprenoit des lichens à expansion foliacée , lobée, imbriquée, et à apothéciums presque sessiles; tels jque les C* ruhi* formis f strepsilis et epiphylla^ qu'il avoit placés antérieurement dans le genre Bœmjces. Depuis, Acharius a supprimé cette divison , et même il a porté le C. ruhiformis dans son genre Lecidea, (Lem.)

PHYLLOC ARPUS. ( Bot. ) Voyei Phtllocajipos. ( Lbm. )

PHYLLOCHARIS. {Bot.) Genre de la famiU^ de9 lichens,

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ëtal^li rëcemment par M. Fée, ainsi que les genres Nmatora, Bacoplacay Craspedonf^f Melanophthalmum et Aulaxina, Tous ces genres forment la seconde section , celle des squammariées ipiph^lUs y de la huitième tribu, les squammariées du troir siémè ordre , les vrais lichens , dans la distribution des genres de cette famille , d'après Fauteur que nous venons de citer. Voici les caractères qn% assigne aux genres nommés plus haut et les espèces qu^l y rapporte , d'après son très-utile et fort intéressant Essai sur les cryptogames des éoorces exotiques officinales,^ y ouvrage accompagné de figures d'une exactitude Tare, et dont le texte ne laisse rien à désirer aux bota* nistés par son exactitude , sa clarté et les remarques neuves dont il est rempli. Nous avons le regret de n'avoir pu en faire menticm à l'article Licheey, sa publication plus tardive nous en a seule empêché.

Nematoha* , Thallus byssoïde , à expansions divergentes, Boduleuses , avec les extrémités renflées et obtuses. Apothéciums en forme de tubercules , situés à l'extrémité des ra* me^ux, en partie enfoncés , très «noirs, homogènes à l'intérieur.

Le Nematora argentea. Fée, Ess. int. , p. 99, pi. 2 , fig. 4. Il forme sur les feuilles de divers arbres de Saint-Domingue ^e petites rosettes minces de deux à quatre lignes, d'un blanc argentin ;. vus à une forte loupe , les rameaux sont entrelacés et anastomosés de manière à représenter un réseau irrégulier , à ramifications filiformes très-élégantes , «e qu'exprime nematora y tiré du grec

Le Nematora viridissima, Fée y loc, cit., fig. 8, forme sur les feuilles des arbres du royaume d'Oware de très -petites étoiles d'un beau vert , d'une ligne environ , éparses , rarement confluentes ; chaque étoile o£fre des rayons ou rameaux •impies, élargis arrondis , lobés, renflés ; les apoth^ciums sont infiniment petits, enfoncés, épars près des bords des expansions.

Ra<:o^laca. Thallus membraneux, réticulaire, très -lisse,

I Cetourrage, entièrement terminé, forme un volume petit in-folio» orné de 36 planches ; il se troure chez Firmin Didot père et fils , me Jacob, n.** 24, à Paris..

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découpe en lanières fort étroites et anastomosées; apothéciums épars , noirs , luisans , homogèn#s.

Le Racoplaca subtilissima, Fée , loc, cit. , tab. 2 , 6g. 5 , forme sur les feuilles du cacaoyer et des ananas de petites tachei de quatre à six lignes de large , olivâtres , membraneuseS| minces, oblongues et arrondies; les apothéciums sorft situéi sur Texpansion ; celle - ci sembl^ une croûte déchirée en lambeaux : c'est ce qu'exprime en grec son nom générique de racoplaca,

Phtllocharis. Thallus crustacë, uniforme, orbiculaire, k ramifications épaisses, arrondies, di\nprgentes, soudées entré elles; apothéciums tuberculeux, épars, noirs, perforés, à bords obtus, et intérieur homogène. Les trois espèces qui composent ce genre sont remarquables par leur élégance; c'est pourquoi on a nommé celui-ci phyllocharis , qui signifie feuilles élégantes.

Le Phyllocharis eomplanata^ Fée, loc, cit., fig. 3, est crustacé, orbiculaire, de deux lignes de diamètre, plan, d'un jaune vert, avec le centre plus foncé et se détruisant le premier; les apothéciums sont situés vers le centre. Cette espèce croit à Saint-Domingue sur les feuilles du drypis glauca.

Le Phtllocharis elegans , Fée , loc, cit, , fig. 7 , est d'un ' blanc vert, crustacé, orbiculaire, à contour irrégulier et lobé; les apothéciums sont très-petits. Cette espèce forme des taches dkine ligne, rarement deux, sur les feuilles des arbres à rjsle-de-France , où elle a été découverte par M. du Petit- Thouars.

Craspedon. Thallus épais, élevé, dans le centre arrondi, sublobé, frangé sur les bords, offrant sur toute sa surface des enfuncemens punctiformes , épars; apothéciums tuberculeux, épars , d'un noir foncé, luisant, homogène à l'intérieur.

Le Craspedon concretum , F'ée , loc, cit* , pag. 1 00 , pi. 3 , fig. 1 , est d'un blanc verdâtre avec les apothéciums noirs ; il forme sur les feuilles de divers poivriers des Antilles de petites crustules de trois lignes de diamètre , qui , vues à la loupe, imitent des franges, d'où le nom grec de craspedon, d«ané à ce genre. Cette espèce a été découverte par M. Poiteau.

M. Fée fait observer que , soit qu'elle détruise en végétant le parenchyme de la feuille, soit que cet habitas lui soit particulier, on la trouve assez constamment placée autour des trous qui existent accidentellement sur les feuilles; elle est rarement orbiculaire, et lorsque cela a lieu, le centre du lichen est détruit.

MelaNophthalmum. Thallus orbiculaire, crustacé, un peu lobé ; apothéciums tuberculeux , noirs , rassemblés dans le centre au nombre de quatre à six et distinct.

Le Melanophtlialmum ArUillarum /Fée , loe, cit. , fig. 2 j forme sur les feuilles des divers arbres des Antilles de petites crustules d'une ligne de diaïnétre , épars ou rarement cod^ tigu&s, d'un vert jaunâtre et dont le centre porte des apothéciums noirs, de telle sorte que ce lichen imité un œil, d'où son nom générique grec. Cette espèce, dans sa vieillesse, ne ressemble plus qu'à une croûte rugueuse de cou* leur noire.

AuLAxiNA. Thallus orbiculaire, membraneux, marqué de stries ou sillons concentriques; apothéciums tuberculeux, triangulaires , avec un enfoncement dans le milieu , ayant les angles aigus.

VAulaxina opegraphina, Fée, loc. cit,, fig. 6, est membra* neuse , orbiculaire , striée , d'un vert jaunâtre , ayant au centre un, rarement deux à trois apothéciums triangulaires, d'un noir foncé sur le bord , grisâtre dans le milieu avec le centre noir. Cette espèce croît sur les feuilles de divers arbres à Cayenne et dans les Ai^tilles ; elle forme des crustules d'une ligne au plus de diamètre et éparses. Ce genre doit son nom , tiré du grec , aux «tries qui entourent les apothéciums. Ces* apothéciums rappellent les lirelles dés opegrapha*

Tous les lichens que nous venons de décrire, vivent sur les feuilles et ont cependant le port des lichens, qui^ chez nous, ne se rencontrent que sur les pierres ou sur les écorces des arbreL ( Lem. ) •

PHYLLOCHNOIS. {Bot.) Nom que Reneaulme do'nnoit h une bugle, ajuga pyramidalis, (J.)

PHYLLODE , Phyllode. (Conchyl.) M. Schumacher a étmhll sous ce nom, dans son Nouveau Système de conchyliolagie ,

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' un genre avec le tellinà foliacea yYulgaÏTemenilsL langue d*or, probablement à cause de la grande compression, et surtout parce que les dents latérales de la charnière sont extrémeaient rapprochées des cardinales. Voyez Telline. ( De B« )

PHYLLODES. {Bot,) Ce genre de Loureiro est maintenant le pïiiymium de Willdenow, dans la famille des amomées. (J.)

PHYLLODIUM. {Bot.) Genre établi par M. Desvaux , Journ. bot., 3 , page faS, pour quelque^ espèces de Sainfoin. Voyez ce mot. (PoiR. )

PHYLLODOCÉ , Phyllodoee. {Chétop.) Subdivision générique, établie par M. Savigny et adoptée par M. de Lamarck . pour une espèce de néréide proboscidée sans dents, avec deux paires de tentacules, céphaliques supérieurs et quatre paires de latéraux ; les branchies nulles ; deux paires d'yeux ; les-appendices mucronés, avec les cirrhes tentaculaires supérieurs, foliacés, et le corps très^long. Le type de ce genre est la N. lamelligera^ Linn,, Groel. Voyez Néréide , tome XXXIV, p. 444, où cette espèce est décrite. (De B.)

PHYLLODOCÉ, Fhyllodoee. {Chétop.) M. Ranzani (Mém. d'hist. -nat. , Decad., i, pag« i) établit sous cette dénomination un autre genre de la même classe avec un animal jus*qu'alors inconnu. Les caractères qu'on peut lui assigner sont le&suivans: Troïkipe considérable, exsertile, pourvue de mà^ choires cornées, se mouvant verticalement l'une sur l'autre, et de deux tentacules médians , l'un en dessus , l'autre en dessous; corps large, déprimé; deux yeux pédoncules 8ur 1^ premier anneau; trois paires de cirrhes tentaculaires, dont deux de chaque côté courtes, et une interne beaucoup plus longue; anneaux du corps assez peu nombreux, pourvus chacun d'une paire d'appendices biramés ; la rame supérieure formée d'un cirrhe tentaculaire inférieur, d'un double pinceau desoies et d'un cirrhe tentaculaire supérieur, presque toujours lamelleux et probablement branchial ; la rame inférieure beaucoup plus petite et à peu près composée de même; le cirrhe tentaculaire court et conique. L'animal qui sert de type à ce genre et que M. Ranzani nomme la P. maxillée, p. maxillosaj loc. cit., pi. i , fig. 2 — 9, ressemble assez bien à une aphrodite. Son corps ovale, déprimé, a trois pouces et quelques lignes de long sur un pouce de large

dans la partie la plus renflée. La partie a laquelle M. Ran-* xani a donné le nom de tête et qui paroît être une sorte de trompe , susceptible de rentrer et de sortir, est ovale , un peu comprimée, d^un pouce deux ou trois ligues de longueur; sa sur£Eice est lissé ; à son extrémité elle présente une bouche très-fendue , oblique , avec des espèces de lévites tubercu* leuses dans toute leur longueur et un cirrhe téntaculaire médian , en haut comme en bas ; mais , ce qu*elle offre de plus remarquable , c'est que de chaque côté et à chaque mâchoire un grand nombre de soies dures et cornées, dé longueur de plus en plus grande, depuis la. postérieure jusqu'à, l'an térieure » se réunissent à la base, se serrent assez: complètement pour consJtituer de véritables mâchoires , comme denticulées sur leur bord et terminées par un long crochet, agissant les deux de la lèvre inférieure sur les deux de la lèvre supérieure. Comme il y a un intervalle nu entre le bord denticulé et ié crochet terminal, il semble qu'il y ait des dents molaires et des dents .canines. Dans l'intérieur de la bouche il y a un palais à superficie inégale. Le premier anneau du corps est le plus j^etit çt s'avance au-dessus de la base de la trompe. Dans son milieu et à son bord an* térieur sont des yeux comme pédicules ou cylindrique^, longs d'une ligne environ , et portés sur une base commune. De chaque côté est une paire d'appendices tentaculaires courts, soutenus chacun par une petite proéminence. Audessous de ces yeux et de leur base, un peu en dehors, sortent deux autres tentacules filamenteux assez longs. Le reste du corps est composé de quarante^six anneaux , séparés par dessillons transverses peu profonds,* la face ventrale présente, dans son milieu , une série de tubercules, décroissant de grosseur du premier au dernier. Les appendices, en général fort petits , sont composés chacun de deux rames , une ventrale et l'autre dorsale, séparées par un assez grand intervaUe. La rame ventrale, en forme d'un mamelon corn-*primé, porte à son extrémité deux faisceaux de soies inégaux et deux cirrhes tentaculaires , l'un en dessus , l'autre en dessous; la rame dorsale est formée à peu près de même, si ce n'est que deux faisceaux de soies ont leur pédoncule mamelonné bien plus distant, et que le cirrhe téntaculaire supé*

rieur est élargi en une sorte de lame branchiale. Les différences des appendices sur chaque anneau paroissent assez ]^a considérables. Ceux: de Textrémité postérieure sont inconnus $ car il me paroît fort probable que Tindividu observé par le zoologiste bolonois^ n^étoit pas tout-à-fait complet; mais qu'ir lui manquoit un certain nombre d'anneaux postérieurs. On ignore du'reate la patrie de cet animal. Cependant il est assez vraisemblable qu'il provient des mers d'Italie; Il est conservé dans la Collection de l'académie de Bologne. (De B.)

PHYLLODOCE. (Bot.) Sous ce nom M. Salisbury a séparé des bruyères- Verica carulea, dont la capsule s'ouvre 9 selon lui, comme dans les rhodoracées. Dans cette supposition ce genre devroit être reporté au menziezia, avec Verica daboeciù Voyez Menziezia. (J.)

PHYLLODO^A. {Bot.) Genre établi par Salisbury, tab. 36 , pour Vandromeda cœrulea^ Linn. , qui e%i Verica taxifolia, Willd. (Poia.)

PHYLLOMA. (Bot.) Genre dé la famille des algues , établi par Link, dans les Horce physicœ berolinenses, pour placer une grande partie des espèces du genre IJlva , Linn. Il le caractérise ainsi : Thallus membraneux , large , entier ; fructiâcation externe nulle; une matière verte distribuée dans des aréoles très -petites. Link ayant supprimé le nom à'uha comme générique , on peut considérer qu'il a conservé néanmoins le genre , en le modifiant uii peu et en changeant seulement le nom. (Lem.)

PHYLLON, PHYLLUM. {Bot.) Nom grec de la mercuriale, adopté par la plupart des auteurs anciens. On le trouve encore cité par Daléchamps pour le draba alpina, et par Césalpin pour un cotylédon. (J.)

PHYLLON A {Bot.), de Wiggers {Prim. Flor. Hols.), cité par Agardh , est le même genre que le Phylloma de Link. Wiggers y rapporte les uli^a latissima et linza. { LEMr )

PHYLLONOMA. {Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à fleurs complètes, polypétalées, de la famille des rkamnées, Juss. , célastrinées , Kunth , de la perUandrie digynie de Lianaeus, offrant pour caractère essentiel : Un calice persistant, adhérent à l'ovaire , à cinq dents ; cinq pétales insérés sur

les bords d'un disque ^ ainsi quelles cinq étamines, alternes aye;c les pétales; les anthères à deux loges; un ovaire infé* rieur, entouré d'un disque orbiculaire; point de style $ deux stigmates recourbés. Le fruit est une baie globuleuse^ delà grosseur d'un pois, couronné par les dents du calice arec les pétales et les étamines , à demi divisé en deux loges ; deux ou trois semences tuberculées dans chaque loge.

Phyllonoma a feuilles de boux : Phjllonoma rusûifolia^ Rœm. et ,Schutt. , Syst. vég. , 6, page 210; Dulongia acumi* nota, Kunth in Humb. et Bonpl. , Noi^. g^^»? vol. 7, p. 78, tab. 623. Arbre ou arbrisseau dont les rameaux sont al<* ternes^ ^'un brun foncé, glabres, sans épines, un peu anguleux; les feuilles alternes , pétiolées^ oblongues, lancéolées, longuement acuminées, rétrécies à leur base, un peu den* iées en scie vers leur sommet, veinées, réticulées, glabres, membraneuses, luisantes en dessus, longues d'environ deux pouces, larges de cinq à six lignes; les pétioles courts; point de stipules ; des grappes partent de la nervure mitoyenne de» feuilles à la face supérieure; elles sont courtes, sessiles^ bifides, quelquefois chaque division dichotome^ divergente. Les fleurs sont fort petites, pédicellées; leur calice se ter-^ mine par cinq dents égales, ovales, arrondies, un peu air guës ; la corolle est composée de cinq pétales ovales, aigus, élargis à leur base, étalés, un peu épais, persistansi cinq étamines alternes avec les pétales, et trois fois plus courtes, persistantes; les filamens glabres, subulés; les anthères glo« buleuses, k deux loges; l'ovaire inférieur, ovale, presque turbiné, glabre , uniloculaire , entouré d'un disque orbiculaire, et porte deux stigmates sessilés, aigus, étalés, recourbés. Le fruit est une baie globuleuse , à une seule loge , de la grosseur d'un grain de poivre, occupé par deux placentas latéraux, saillans, formant comme deux demi- loges; dans chaque logie deux ou trois semences elliptiques , presque en rein, tuberculées. Cette plante croît dans les environs de Popayan. (Pois.)

PHYLLOPES , Phyllopodai ( Criist.) Ordre d'entomosiracés , fondé par M. Latreille , et qui renferme principalement le genre Apus. Nous en avons fait connoltre les caractères dans Botre article MALACosTaAcés. Voy. t. XXVIII, p. 393. (Desm.)

PHYLLOPHARES , TRIPEDILON. {Bot.) Noms grecs an-» ciens du marrube, cités par Ruellius. (J.)

PHYLLOPODES, (Cru$t.) Voyez Phyllopbs. (Desm.)

PHYLLORCHIS. (Bot.) Ce geni*e de la famille des orchidées , établi par M. du Petit - Thouars ^ rentre dans le genre Dendrohium , S wartz. ( Lem. )

PHYLLOSOME ; Phjllosoma , Leach. ( Crust. ) Genre de crustacés malacostracés stomapodes, que nous- avons décrit dans l'article Malacosthacés , tom. XXVllI, pag. 344. (Desm.)

PHYLLOSTAPHYLON, (Bot.) Un des noms grecs anciens du câprier, suivant Ruellius et Mentzel. (J.)

PHYÏ.LOSTEMA. {Bot.) Necker nommoit ainsi le genre Aruba d^Aublet, réuni maintena*nt au simaba du même. (J.)

PHYLL09TICTA. {Bot.) Sous-genre établi par M. Persoon dans le genre Sph^eria (voyez ce mot), de la famille des hypoxylées. (Lem.) .

PHYLLOSTOME, Phyllostoma. {Mamm.) Genre de mam^ mifères carnassiers, delà famille des chéiroptères ou chauvesouris, particulier à l'Amérique méridionale , et caractérisé principalement par l'existence de deux crêtes membraneuses, nasales, l'une en forme de fer à cheval, sur le haut de la lèvre supérieure, et Pautre , située au-dessus de la première , en forme de feuille ou de fer de lance.

Ce genre, fondé par M* Geo£froy, a été, en dernier lieu^ partagé en deuit autres par le même naturaliste , d'après la considération des différences de formes qu'on observe dans la langue de plusieurs des animaux qui y soilt compris, et d'après celles que présente également leur système dentaire.

Le genre Phyllostome ne comprend plus que les chauvesouris, douées des caractères suivans : Il y a trente- deoz ou trente-quati^ dents en totalité; savoir, quatre incisives à chaque mâchoire, souvent serrées entre les canines, les latérales étant très -petites et les intermédiaires plus larges et taillées en biseau ' -, deux canines en haut et en bas, trèa-

1 Ce nombre des incisires n'est pas constant, on en trouve son» rent deux de moins ou point du tout, k Tune ou à l'autre mAchoire, ce qui*^ nous paroit du à ce qu'elles ont été chassées par le dëretoppement souvent excessif de la base des caninet*

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grosses à leur base et se touchant presque Tgne Tautre par leurs collets; quatre ou cinq molaires à couronne hérissée de tubercules aigus, à droite et à gauche, aux deux mâchoires ; la tête est longue , uniformément conique , à gueule trèsfendue , des lèvres de laquelle sortent les canines ; le nez a la forme décrite ci-dessus ; les oreilles sont grandes, nues, non réunies à leur base, et leur oreillon, qui est interne , nait du bord du trou auriculaire et est denté sur son bord ;^ les yeux sont très -petits et latéraux; la langue, de forme simple, est hérissée de papilles cornées, <}ont la pointe est dirigée en arrière; les ailes ont beaucoup d'envergure, et le doigt du milieu s^ une phalange de plus que les autres; la queue est variable dans sa longueur et manque même dans quelques espèces; la membrane est plus ou moins développée; le poil est, en général, court et lustré; la taille est moyenne.

' Les habitudes de ces animaux sont peu connues : néanmoins on sait que ce sont les plus sanguinaires de tous les chéiroptères ; qu'ils ne se contentent pas de vivre d'insecties , ci qu'ils attaquent les gros animaux endormis, pour en sucer le sang, qu'ils font sortir de la peau en Tincisant avec ^ les papilles cornées dont leur langue est munie*

Parmi les espèces pourvues d'une queue, toujours plus courte que la membi^ane interfémorale , on distingue :

Lç Fhyllostome caÉNExé {Phyllostoma crenulatum, Geoffr. ; DeSBi*!^ Mamm«, 5p. 168), dont l'envergure est d'un pied et la longueur totale du corps et de la tête de trois pouces deux lignes ; à corps assez trapu ; à museau court ; à oreilles ovales et à feuille verticale du nez en formé d'un long triangle, dont les côtés sont dentelés et dont la base est jointe à la feuille en fer à cheval : le bout de la queue est libre. La patrie et les habitudes de cette espèce sont inconnues.

Le Phvllostome a feuille alonc^e {Phyllostoma elongatum, Geoffr. ; Desm. , Mamm., 5p. 169), a quatre pouces trois lignes de longueur totale, et son envergure est d'un pied trois pouces. Il a la feuille verticale de son nez très-longue et très-aiguë, sinueuse à sa base et de bien peu débordée par la feuille en fer à cheval y les oreilles oyales , striées et étroites vers le 40. 8

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bout; le museau gros et court; le bout de la queue libre en dessus de la membrane interfémorale. Sa patrie et ses habitudes sont inconnues.

Le PaYLLosTOME FER DE LANCE : Phjrllostoma hastàtum , Geoflfr. ; Desm., Mamm., Sp. 170; Chauve-souris fer de lance, Bufif., tome ]3, pi. 33. Long de cinq pouces trois lignes et avec un pied six pouces d'envergure. Ce phyllostome est caractérisé par sa feuille nasale, verticale, qui est entière, sans ëchancrure à l'extrémité et sans bourrelet, aVeé le milieu légèrement renflé et la base fort étroite, et débordée par la feuille de la lèvre, ^ui est en forme de large fer à cheval; ses oreilles sont longues et étroites vers le haut ; sa lèvre inférieure est pourvue de verrues; sa queue, très- courte, est renfermée toute entière dans la membrane interfémorale , qtii se prolonge en pointe beaucoup au-delà de son extrémité , son poil est court, marron en dessus et brun en dessous^ Cette espèce vit à la Guiane.

D^autres phyllostomes sont dépourvus de queue ; ce sont :

Le PhVllostome LyNEiTS : Fhyllostoma perspicitlatum, , Geoffr.; De»B. , Mamm., Sf* 171 ; Vesp<rlilio americanuA vuU goris, Séba, Thés,, tpme i, pi. 55; VespertiUo perspieillaluê j Linn. ; Gmel. ; le Grand fer d« lance, Buif. , Hist;. nat., Suppl., tome 7, pi. 74. 11 a environ quatre pouces de longueur et une envergure d'un pied cinq pouees. Son museau est court et large; sa feuille verticale est courte, formée d'un large bourrelet et de membranes sur les eàiéê^ qui n'accoinpagnent pas celui-ci jusqu'à sa poitite, qni est échancrée , et sa base est arrondie eh ovale ; ses oreilles sont légèrement échancrées à leur bord extérieur,' ses oreillons sont finement dentelés; ses lèvres sont garnies de verrues; sa membrane iatçrfémorale forme un angle rentrant dans son milieu, et les osselets qui la soutiennent, sont très- petits; son pelage est d'un brun noirâtre sur le dos, d'uo brufi clair sous le ventr« , et l'on remarque une ligne blanche de chaque côté de la tête, partant du nez et allant à Toreitle.

M. Geoffroy regarde la chauve-souris brune et rayée de d'Azara comme une variété de cette espèce, quoique sa taille soit plus grande , que sa feuille soit plus longue et que les couleurs de son pelage soient plus roussàirc^.

Le phyliostome lunette se trouve à la Guiane^ et la va» riété dëerite far d*Azara , au Paraguay.

Le Phyllostome rayé ; Phyllostoma lineatunif Geaftr. ; Desm., Mamm., Sp. 172; la Chauve -3ooris brune et rayée, d'Azara. Il à iin pied un pouee d'envergure ; le museau obtus; la feuille verticale de son nez pointue et entière; lè pela^ brun et seulement plus elair en dessous qu^en dessus ,' arec une raie blanche sur la ligne moyenne du doi^^, une antre allant de chaque narine à Foreille du même côté , et une troisième partant de l'angle de la bouche jusqu'à lé base de Fordlle et parallèle à la précédente ; ToreillGift pointu* '

Çekm d^Azara, il y a iseulement deux incisives à la mà^ ehoire aopérieure , et cette sorte de dent manque tout-à^fait à rinférienre. Il y a cinq molaires de chaque côté en haut et sept en bas , ce qui porte le nombre total des dents à trente- deux. Cette espèce est du Paraguay. Ses àiœurs sont inconnues.

Le Phyllostome a feuille arrondie : Phyllostoma rotundatum , GtéSt* ; Desm. , Mamm. , Sp. 1 73 ; la Chauve-souris brune , d'Azar». Sea envergure est d^un pied quatre' pouces environ. Son mnseau ^e^t plutôt- aigu que plat; sa feuille verticale entière et arrondie à son extrémité ; son pelage d'un brun rougeàtre» Cette chauve -souris est très-cbmmttne au Paraguay;

Le Phyllostome fleur -de -us : Fhjïlostoma Hlium, Geoffr*; I>ctm., Mamm., Sp. 174. Son envergure est d'un pied et sa longueur totale de deux pouces trois lignes; les oreilles ont six lignes de longueur et sa feuille trois lignes; Cette feuille est amsi haute que large, et étroite à sa base. Lés mâchoires sont albngées ^ les oreilles droites ; les yeux assez grands et placés à égale distance de l'oreille et du museau , qui est obtus et peu fendu. Le pelage est d'un brun roussàtre en dessus et d'un brun blanchâtre en dessous.

D^Aiiara dit qu'il y a deux incisives à chaque mâchoire dans cette espèce.' Une chauve -souris, rapportée du Brésil par M. Auguste de Saint- Hilaire, et qui nous paroft s'en rapprocher beaucoup, a néanmoins quatre incisives inférienrcs^ et seulement deux supérieures; mais cette irrégula-

rite dans le nombre de ces dents peut provenir de la eause que nous avons indiquée plus haut (voyez la note': de la page 1 12). I

Cette espèce est du Paraguay.

Le Phyllostome vampire : PhyUostoma spectrum, Geoffr. } Desm. , Mamm. , 6jp. 176 ; Andica guacu , Pison P Canis volans maxima auritay Séba, Thés,, tome 1, pi. 56; le VAMPias, Buff. , Vespertilio spectrum, Linn. ; Gmel. Cette espèce, dcMit M. Leach a proposé de former un genre particulier , a cinq molaires à chaque côté de la mâchoire supérieure et six à ceux de Pinférieure. Son corps a près de six pouces de ligueur totale, sur quoi la tête prend un pouce dix lignes f «es • oreilles ont treize lignes ; les dents incisives sont évidemment serrées entre les canines^ son museau est long; {sa feoiUe verticale nasale, moins large que haute, se prolonge sur le fer à cheval sans être découpée à sa base; son bourrelet du milieu est peu épais, et les lobes latéraux, arrondis,^ vont mourir en pointe vers son extrémité, qui B*a pas d^échancrure ; la membrane des ailes s'étend jusqu'à la base du doigt extérieur du pied de derrière; le milieu du bord postérieur de la membrane interfémorale se prolonge en angle' saillant; son pelage est doux, de couleur marron en desa^is et d'uzi jaune roussàtre en dessous»

On rapporte de cet animal , qui habite la Nouvelle- Espagne , qu'il s'approche des hommes endormis ou des animant pendant la nuit, et qu'en en léchant la peau «il -leur fait des plaies , dont il suce le sang. On ajoute même qu'il peut causer ainsi la mort, ce qui paroi t peu probable.

Un cheiroptère de ce genre ,' ou peut-être du genre Glo»sophage , et rapporté du Brésil par M. Auguste Saint-Hilalre , a neuf pouces d'eqvergure; la feuille nasale très- courte y deux incisives supérieures assez larges, quatre incisives inférieures bien rangées et serrées entre les canines ; point dç membrane interfémorale et le pelage d'un gris fauve.

Un autre , rapporté du même pays par le même naturaliste , a la - taille de notre vespertilion sérotine d'Europe ;. la membrane interfémorale, au plus longue de six lignes, forme un angle rentrant ; les oreilles sont grandes et latérales; les dents semblables à celles du premier par leur non^hrt

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