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Pf CTARNE. ( OmUh,) Les Écossois , selon Sibbald , appellent aioii la grande hirondelle de mer , sUriui^ hirundo , Linn. (Ch. D. )
PICTETIA. {Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à fiçiBit complètes y papilionacées, de la famille àje% légumineu$eà , de la diade^hie déeandrie de linnsBUs, offrant pour caractère essentiel : Un calice campanule , k cinq divisions; les detuc supérieures plus courtes ; les trois inférieures acumiatées, un peu épineuses; une corolle papilionacée; Tétendard plié^ tin peu arrondi ; la carène obtuse , un peu plus courte que les ailes; dix étamines diadelphes, presque de même longueur; un ovaire supérieur; le style glabre, filiforme :1e fruit est une gousse pédicellée , comprimée , souvent divisée par articulations monospermes, quelques-unes stériles; les semences planes , ovales , un peu tronquées à leur base j les cotylédons plans, verdâtres ; la radicule inclinée sur leur jointure.
Ce genre , établi par M. De Candolle,pour quelques cspèee» de rohinid et à^œsehinomene, renferme des arbrisseaux originaires de l'Amérique, glabres, Inisans, pourvus de stipules, la plupart épineuses. Les feuilles sont ailées avec une impaire ; les folioles traversées par une nervure qui se termine en une pointe épineuse. Les fleurs -sont faunes, axillairses, solitaires ou disposées en grappes lâches, articulées à Textré* mité des pédicelles , munies de très-petites bractées* i Voici quelques espèces qu'on doit rapporter à ce genre;
PiCTETiA éCAiLLKux ! PicUtta squammala , Decand. , Xegirm., Ann. des se. nat. , voU 4 , pag. 94 ; Roblnia squammaia, Vahl, Symb», $ , tab« 69; Poif«, Êncycl., n*^ 6. Cet arbrisseau a des tiges glabres; les rameaux cylindriques, grisâtres oM 4e eoi^ leur purpurine, divisés en d'autres plus courts , BÊtenses , presque tétragones , longs d'un pouce , couverts d'écaillés imbriquées, ovales , acuminées; -les feuilles sont alternes, distantes, pétiolées , salées avec une impaire ^ 'Compoaées d'environ dix -neuf folioles alternes^ un peu pédicelléesi longues de six lignes ; les supérieures plus petites , toute» ovales ou presque rondes , glabres, luisantes, veinées, obtuses, terminées pap une pointe mucronée, épineuae; les pétioles munis à lei^r base de deux épines roides, 4mtes,
tantes. Les fleurs sont disposées en petites grappes courtes , solitaires, axillaires; les pédoncules filiformes çt pubescens^ plus courts que les feuilles , chargés de quatre ou cinq fleurs distantes; les pédicelles géniculés au sommet , munis à leur base d'une petite bractée linéaire ; le calice est glabre , à cinq découpures lancéolées; les gousses sont étroites, linéaires, comprimées, droites., aiguës, un peu articulées, contenant deux on cinq semences. Cette plante croit dans FAmérique, à rUe de Saint-Thomas.
PicTETiA AftisTé : Pictctia aùstata, Decand. , /or. er^; jEschi' nomene aristaia, Jacq., HorL Schanbr, , 2 , tab. 2^7 ; Nl^rrxE, Poir. , Encycl. , Suppl., n.^ 17. Arbrisseau dont les tiges sont droites, élevées, divisées en rameaux épineux, garnis de feuilles alternes , ailées avec une impaire , composées de folioles nombreuses, alternes, presque rondes, échancrées» petites, terminées par une pointe alongée. Les stipules sont subulées , persistiintes , en forme d'épines ; les pédoncules axillaires, chargés de trois fleurs; les corolles jaunes; les goaaset rudes , tuberculées , partagées en articulations alon« gées. Cette plante croît dans File de Sainte - Croix et dani celle de Saint-Domingue.
A ces espèces M. De Candolle ajoute les suivantes, découvertes à Saint -Doâiingue par le docteur Bertéro : i." Fiete^ tia ohèardata , dont les feuilles sont composées de dix à douée paires de folioles presque opposées, en, coeur renversé avec la principale, nervure prolongée au sommet en une épine courte, recoyrbée; 2.® Pictetia ternata, les feuilles sont trèslégèrement pétiolées , composées de trois folioles rapprochées, oblongues, en coinça leur base, terminées par une pointé droite , courte , épineuse ; les stipules droites , en forme d'épine; les fleurs solitaires , axillaires, pédonculées; les gotisses linéaires , oblongues , aiguës , rétrécies par un étranglement à leurs articulations. ( Poir.)
PICnTE. ( Min. ) De la Métherie a donné ce nom au titane ailicéo-calcaire comme un hommage à Pictet.
C'est un nouvel exemple de Finconvénient qui résulte pour la fcienee de la précipitation qu'ont mise quelques savans k nommer des minéraux qu'ils ne connoissoient pas , croyant les faire connottre en les décrivant. L'honneur que de la
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Uétberîeacru faire à Pictet, ne lui rcisterapas^ et empêchera probablement^ qu'oa ne lui dédie une véritable espèce; car la prétendue pictite est le titapite des minéralogistes aile-* mandsy la chaux silico-titaniatée des minéralogbtes- chimistes et le $PHÈNE.d*Hatty« Voyez ce dernier mot. (B.) • PICUCULE. {Ornith.) Bu£fon a décrit, à la suite des pics, deux o.iseaulc qui lui ont paru faire la nuance entre le genre des Pics et celui des Grimperenux, et il les a fait peindre, n.*" 631 et 6o5 , avec les noms de pioucuU et de talapiot, sous lesquels ils lui a voient été envoyés de Cayenne. La principale di£férence qu'on a observée d'abord entre, ces oiseaux et les pics, a été qu'au lieu d'avoir, comme ceux-ci, les doigts distribués deux en avant et deux en •arriére, ils en avoient trois en avant et un en arrière, comme les grimpereaux ; et que cependant les pennçs caudales étoient roides et pointues, ainsi que chez les pics.
, Gmelin et Latham ont ensuite placé le premier de ces oiseaux d'Amérique dans le genre Mainate , sous les dénominations de gracula cayennensis et gracula scandenSj et le second dans le genre Loriot sous le nom d'onoiuspicds; mais Hermann, dans ses Observations zoologiques, a créé pour eux le genre DendrocolapUs , quoiqu'il dût sentir la di£Bculté de réunir deux oiseaux dont l'un avoit le bec courbé , coqfime les grimpereaux , et l'antre droit, comme les pics. Cette réunion a cependant é^é adoptée par lUiger, par M. Temminck et par M. Vieillot, ^ui a seulement .changé le nom de dcndrocolaptes en celui de dendroeopuê»
Dés l'année 1806, Levaillant avoit publié l'Histoire naturelle des Promérops, dont la troisième division renferme la. monographie des Grimpars^ et trois ans après .Sonnini a fait paroître sa traduction de l'Ornithologie di^ Faniguay, dans laquelle d'Azara avoit donné 1a description de plusieurs pics-grimpereaux.
Un assez grand nombre d'espèces se trou voit ainsi connu; mais leur description particulière avoit ùàt remarquer tant de diversité dans la conformation du bec, qu'il au^roit été hien difficile d'établir des sigoes caractéristiques, sans former des sections propres à en faire disparoitre les alternatives. MM. Vieillot et Temminck ont l'un et l'autre préféré.
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pont le noin fraiiçois du genre, le ttiot pidUûtiU nu indt grim/^ par, imaginé par LevàiUant^ et les caraetère» par eux -adftijghëè au genre peuvent être analysés en ces termes : Bec déprimé et trigone à la base» comprimé ou grêle à la pdinte^ sana écbancrure, droit ou plus ou moins courbé, presque sanïi fosses nasales; liarines latérales, ovoïdes ou rondes ^ situées à la base du bec^ langue courte, cartilagineuse, étroite^ a^gtië^ el incapable d'être poussée hors du bec ; trois doigts dei> vaut, un derrière; les deux externes réunis à leur ba^e eî d'égale longueur, Tinterne moins long et le postérieur plut court; les ongles trés-arqués et sillonnés ; les ailes médiocres et la queue conique, à baguettes fortes, terminées par dès piquanSA ^ -■:
M. Vieillot n'a divisé le groupe qu^en deuic parties diaprés la courbure ou la rectitude du bec , ce qui sépare les picucules des talapiofs^
Mé Temminck a formé quatre sections , main il en a èeiile^ ment indiqué les caractères par la citation de Tune des espècea comprises dans chacune d'elles; et 5 comme ces espèces sont 1.*^ le gracula scandens f 2«° rorîo/u5 picus^ 3«^ le dendroùolapteâ proeur^us ( probablement le grimpar nasîban) , 44** le dendtoco» lapUÉ xenops, ou grimpar sittelle , Lev«, pi. 3i , ,fig« 1 , ^n d lieu de penser qu'il les exprimeroit à peu près ainsi : Beè courbé k l'extrémité seulement; bec droit; bec trèsHïouibé^ bec retroussé comme celui de la sittelle*
M* Vieillot étant le seul qui ait distribué îe^ espèces Côn« nues dans ses deux sections, on suivra la même marche, en faisant toutefois observer que^ même pour les cotileUrs^ il existe tant de rapports entre ces espèces, qu'il est Irèa-diffi^ cile de les distingnet^
Let'kîaraetères physiqttëâi et ttioràttic Ûës t>icticuleà àdiil d'avoir les os de la tête épais, dura, Idurds, et le hee projeté de manière que toute sa force fépdnd au cenire de la tête f comme il en est généralement de tous les ôiseaiix qtii piochent ou font effort de cette partie pour fte procurer leur sûbsis^ tance. Leurs mandibules sont évidéeà dans rifitérieur, poui^ faire place à la langue $ qui, chez toutes lea êspèccfs^ est Cornée, plate , triangulaire , plus oU moins fraUgéé sur léi bords* La q[ucae sert d'appui k Toiscau ^ qui t'en aide t>ouf 40t >4
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grimper au moyen de son élasticité et de la roideur de ses pennes y toutes terminées par une pointe cornée. Chez ces oiseaux les muscles du cou sont très -forts; les plumes sont rudes, sèches; le corps est nerreux; la chair maigre, dure et de mauvais goût ; la peau épaisse et coriaee. Ils habitent les grands bois et fréquentent de préférence les arbres morts, sur lesquels ils trouvent un plus grand nombre des insectes et des larves dont ils se nourrissent; mais, n^ayant pas la langue harponnante des pics, ils ne peuvent que ramasser, k mesure qu'ils montent , ceux qui pullulent à la surface du tronc et des branches, sous Técorce ou sous la mousse qu'ails détachent* Ces oiseaux, toujours en mouvement ettrés-^dé- £ans, se retirent dans des trous d'arbres , sans y faire de nids ; ils pondent quatre ou six œufs sur la poussière du bois vermoulu* Lorsque leurs petits ont pris Tessor, ils rentrent tous les soirs avec le père et la mère dans le même trou qui leur a servi de berceau. Fendant le jour chacun vaque k ses besoins»
i.'* Section*
JBec plus ou moins argué*
TtcvGVix proprement dit * Dendrocolaptes seanden$, Dum. ; Dendroeoput seandensj Vieill.; Gracula ee^ermensis, Gmel. ; Gracula scandéns, Lath.; pL enl. de BulLyn."^ 621; de Lev., nJ^ 26. Cette espèce , originairement décrite sous le nom de pkucule de Cayenne, a neuf à dix pouces de longueur; le mâle, dans son état parfait, a le front, le dessus de la tête 9 et le cou Jusqu'à la poitrine, couverts de plumes rayées Iongitndinalement de roux clair, sur un fond brun roussàtre ; on voit sur tout le dessous du corps des hachures transversales, d'un brun roussàtre, sur un fond plus claâr; le hant du dos, les scapulaires, les couvertures des ailes, les plumes uropygiales sont d^un brun roussàtre; les pennes alaires et caudales sont d'un roux-oanelle; le bec , légèrement arqué et terminé par un petit croc , est d'nn brun noir , îaunissant vers la pointe ; les pieds et les ongles sont d'un brun jaunâtre. Ches les îennes la tête a des raies transversales et non longitudinales.
G|AXip PiC¥cuiB s Dendroeplapiei major, Otim»f Dendroeoput
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major, Vieil!.; pi. 26 de Levaillanl, sous le flom de grand Grimpar. Cet obeau, long de douze pouces et diemi, et «fui se trouve au Brésil, a été décrit, par d'Azara, sous le n.^ 241; Levaillant, qui en a vu sept individus, a observé que plusieurs étoient moins forts de taille et se rapprochoient ainsi de la première espèce, dont, en effet, Sonnini ne regardoit celle**ci que comme une variété; mais néanmoins le bec est bien différent; et, tandis que la mandibule supérieure^ du pîcucule proprement dit se termine en crochet, la courbure se continue sur toute la longueur chez Tautre, qui est étroit à sa base supérieure et long de vingt -quatre lignes*
PicucuLE NASiCAN ; Dendrocopus longirottris , Vieil!.; pi. 24 de Levaillant , sous le nom de grimpar nasican (c'est probablement le dendrocolaples procurvus de M. Temminçk). Il se distingue des autres espèces par son bec très-long, akrondi sur les faces et dont la mandibule supérieure est terminée par un petit croc. Le dessus de sa tète est d*un brun clair) le derrière du «cou porte , sur un fond d*un brun roussàtrè , deux bandes d*un blanc sale, ^ qui, de chaque c6té$ remon« tent jusqu'aux yeux; la gorge et les joues sont blanches; les plumes du devant du cou et de la poitrine , blanches et brunes, forment une sorte de marqueterie; les parties inférieures sont d'un roux pâle; le bec est jaunâtre et les pieds sont bruns. Cette espèce , qui se trouve au Brésil et à Cayenne, et dont les individus sont plus forts dans la première con« trée , grimpe aux arbres de la lisière des grands bois et contre les arbrisseaux élevés et peu branchus.
I^icucuLB ENFUMÉ : DendroeolaptesfuUginosus, Dum^; Dendrch eopus fuliginosus ^ Vieil!.; ph 2d.de Levaillant. A l'exception de deux traits d'un roux clair, qui se font remarquer sur les deux côtés de la tête , le plumage de cet oiseau , qu'on trouve à Cayenne, et qui est de la taille du talapiot^ est en-* fièrement de couleur de suie; son bec est noir et ses pieds sont plombés*
PicuccLB BRUN : Dendrocopus fuscus , Vieill.; Dendrocolaples
fiiseut^ Dum. Cette espèce, qui a été rapportée du Brésil^
par M. Delalande fils, et que M. Levaillant a figurée sous le
nom de grimpar maiUé, pi. 29, n.^ 2, a six pouces et demi
de longueur totale; le dessus de sa tête est ^'un brun roussàtrè ,
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marqué de petites taches jaiynàtres} le derrière du cou et 1« dos sont d'un rQvxr> brun lëgèvement olivacé ; le croupion et la queue sont d'un roux vif; la gorge est blanche et, les parties inférieures sont couvertes de plumes blanches au milieu et bordées de noir; les pieds sont bruns et le bec est jaunâtre*
PicjTCUiE FLAMBÉ ; Dcfidrocopus pardalotus , VieilL Cet oiseau de Cayenne, figuré par Levaillaut, pi. 3o, sous le nom de grimpar flambé y est d'un brun, terne sur la tête et le cou, où l'on voit aussi des taches d'un roux jaunâtre en forme de larmes; des plumes de la même couleur «t qui ressemblent à des écailles, couvrent la gorge et le devant du cou; le haut du do;S et tout le dessous du corps sont d'un brun terreux; les pieds sont bruns, et le bec, de couleur noire, est le plus droit que présentent les espèces de cette famille, après celui du talapiot»
D'Azara a décrit plusieurs autres espèces de picucules du Paraguay ) dont M. Vieillot a fait aussi mention ; mais, comme il n'en existe ni dépouilles , ni figures, on se contentera de les indiquer ici. Ce sont: le Ficuccle roox et sauN, n.** 246 de d'Azara, Dendrocopus p^rrhophius, VieilL; le Picuculb a râiB 6AISE, n.^ s44 i Dendrocopus griseiçapillus , VieilL; le Picuculb A BEC ÉTROIT, n/ 1242, Dendrocopus angustirostris , VieilL, 4^°^ le pic-grimpereau à bec court de d'Azara , n,^ 243 ,paroit à Sonnini ne pas di£férer. M. VieiUot donne aussi-une description de deux picucules du Brésil, squs- les noms de Picuculb a coRGE BLANCHE ct PicuGULE MACULÉ , DendrooQpus olhicolliê et P. maoulatus.
fi/ SECTiOKtf
Jbéc droite
PicucuLE tALAHot I OHolus picus, Gmel. et La th.; Dendro* eolaptes redirostris ^ Du m.; Dendrocopus rectirostris,, VieilL | pi. 6o5 de Bufibn, et 27 des Promérops de LevaiUant. Cet oiseau de Cayenne , qui est long de sept pouces', a le bec droit , trigone et terminé en pointe mousse. Le dessus de sa tête et le derrière du cou sont d'un brun roux; les plnmes des côtés, du devant du cou et de la poitrine présentent des écailles blanches, bordées ^e brun roussâtre; les parties in-
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fërieufei sont d'un roux clair, et les supérieures d'un roux vif; le bec est jaune et les pieds sont de .couleur de plomb. La femelle est un. peu plus petite que le mâle. ,
M. Vieillot a décrit dans cette section deux autres espèces , savoir : i,** le Talapiot boox , Dendrocopus rufus, qui se trouve au Brésil et dont la longueur est de six pouces et demi. Les partfes supérieures du corps , les ailes , la queue , la gorge , font d^une couleur rousse , plus vive sur les sourcils, les joues, la gorge et les ailes, et rembrunie sur le manteau; le dessus de la tête est d'un gris sonibre; le bec est noir et les pieds sont bruns ; 2^* un oiseau décrit par M. d'Azara sous le n.* 247, et sous la dénomination de Pic - grimpereao noaé. L'auteur espagnol, en plaçant cet oiseau à la suite de ses pics-grimpereaux, ne se dissimule pas qu'il s'écarte des caractères communs aux autres espèces^ en ce que le doigt du milieu est libre dans toute sa longueur; mais il s'ea rapproche par la forme du bec et par les piquans des pennes caudales. Au surplus, cet oiseau, long de six pouces, a le dessus de la tête et du corps mordoré et presque tout le reste du plumage d'une Ibible couleur d'or{ l'iris brun; le bec, noirâtre en dessus, blanchâtre en dessous^ et les tanes 4'un yert jaunâtre.
Enfin, comme on l'a déjà exposé. M* Temminck forme, dans son genre Picucule, une section particulière du Grimpar. siTTELLE de Levaillant, pi. 3i , fig. 1 , sous le nom de Dendro^ eolaptes xenops. Cette petite espèce ^e distingue des autres par son bec court, pointu et rebroussé en l'air, et surtout par la forme de sa queue très«étagée, et dont toutes les pennes, terminées par une griffe , sont contournées en spirale vers le bout. C'est la Sittine a queue en spirale , Neops spirurus , de M. Vieillot , dont tout le plumage est d'un roux brun et olivâtre, et dont lé bec'et les pieds sont gris. (Ce* D.)
PTCUL {Ornith.) C'est au Paraguay le nom générique de^ tourterelles, que d'Azara applique d'une manière plus particulière à l'espèce par lui décrite sous' le n.^ 3a4. (Cb. D.)
PICUIPINIMA. (Ornith.) La petite tourterelle du Brésil, décrite tous ce nom dans Pison ,. pag. 86 , et dans Marcgrave , pag. ^04 , est le turlur parvus amerieanus de Brisson , tom. 1 ,
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pag. iiSy rapporte par lui au cocotzia d'Hemandez et de I^içremberg; columfia passerina, Lion. etTemm. (Ch. D.)
PICUIPITA. (Ormtjh.) Le» Guaranis appellent ainsi une tourterelle rougeâtre j qui a été décrite par d'Azara sous le ».• 31^3. (Ch*DO
PICUMAR. (Ornith.) Un des noms vulgaires du pic vert , pious viridis , Linn* , qui s'écrit aus^ pimard ou pieumarU CCh. D.)
PICUPIOLO. (Orni^Ti.) Nom italien du martin-pécjieur on alcyon commun, aUtdo ispida, Linn. (Ch.D.) ~ . HCUS. {OmitK) Nom générique des pics en latin. (Ch. D.)
PIDIP. {Ornith.) C'est le nom générique des perruches à la Nouvelle^rCalédonie. (Ch. D.)
. PIDSCHIAN. (IchthjyoL) Nom spécifique d'un CoaaéGOKS, décrit dans ce Dictionnaire. (H. C.)
PI£. (ConchyL) Nom marchand d'une espèce de sabot, T. picdy parce qu'à la suite d'un certain degré d'usure de sa surface on lui donne une couleur noire et blanche. (Db B.)
Fl£, Piea. (Ornith.) Le babil continuel de notre pie a reiidu cet oiseau célèbre; sa pétulance et son incommodité » soit dans l'état de liberté, soit dans l'état privé, l'ont fait çonnoitrç de tout le monde. On peut grouper autour de lui plusieurs espèces étrangères, qui se distinguent des corbeaux, parleur queue longue et étagée, par 1» brièveté de leurs ailes, et par la forme du bec dont la mandibule supé* rieure est la seule qui soit arquée. Les geais diffèrent des pies parleur bec à mandibules égales , courbées également el subitement à leur extrémité; leur queue est courte, égale, et les plumes de leur tête , qu'ils relèvent facilement en huppe dans la colère, leur donnent une physionomie très-di£férente«
La Pie ordinaihe (Buff. , pi. enlum. 148, Corvut pica)^ a le dos noir, à reflets verdàtres et cuivrés; la tête et la poitrine d'un noir velouté ; le ventre blanc ; le bec et les pieds noirs; les plumes de l'aile ont leur barbules internes blanches; les scapujaires sont de même d'un blanc pur. Les parties noires varient en brun dans quelques individus : nous avons des pies toutes blanches*
La femelle diffère du mâle par des reflets un peu moins brillans; elle est très- ardente pour lui; elle a aussi un trèsr
grand amour pour ses petits qit'elle soigne ayec beaucoup de sollicitude , et qu'elle défend par son courage contre les corbeaux et les corneilles, et par la ruse contre les faucons, les buses, et autres oiseaux de proie beaucoup plus forts qu*elle; elle construit son nid au plus haut des arbres, avee de petites branches d^arbres cimentées avec de la boue ; le mMe Taide dans cette fatigue, et on dit même, qu'il partage avec elle les soins de l'incubation* Le fond du nid est garni d'un matelas épais de duvet mou et chaud, sur lequel elle dépose de cinq à sept œufs bleus-verdàtrès, tachetés irréguliérejl^nt de noir* Les petits de la pie se nomment piatt; ils aaissoR aveugles et tirés-informes.
La pie est un oiseau vorace , omnivore , qui &it de grands dégâts dans les vergers ; elle mange les œufs et même les petits des autres oiseaux , et on s'est autrefois servi de son ardeur pour la dresser, comme les corbeauk, pour la chasse. Elle apprend à parler avec facilité; le nom de Margot est celui qu'elle paroit prononcer le plus fiscilement, ce qui le lui a ùdt donner dans quelques provinces de la France* Les chasseurs parlent aussi avec beaucoup d'assurance de sa mer* veilleuse aptitude pour les eonnoissances lurithmétiques qui ▼ont jusqu'au nombre cinq*
La pie ne mue qu'une fou par an ; les plumes du corps tombent peu k peu, mais la tête se dépouille tout à la fois.
La pie est très-commune dans les climats tempérés et froids de l'Europe ; cependant elle ne s'avance pas très au Nord , on ne la trouve plus en Laponie, et elle ne s'élève pas trèshaut sur les montagnes; elle est aussi très -commune dans les états - Unis ; nous avons reçu au cabinet du Roi des individus venus de Philadelphie, qui sont entièrement sem<* blables à ceux d'Europe.
La Pie ou Sién^gal (Buff*, 538, et mieux, Levaill.,Afr*, 5^4 , sous le nom de Piacpiac; Corvus senegalensis ^ Gmel.) est toute noire, lustrée à reflets un peu cuivrés; les barbes externes de l'aile et de la queue sont roussâtres* Le mâle a le bec noir, la femelle Ta blanchâtre à sa base et noir à sa pointe ; elle a aussi la queue plus courte*
Cette pie a la queue très-pointue, et ses ailes sont moins courtes que celles de notre pie d'Europe ; aussi cette espèce
africaine yole, beaucoup mieux. Levaillant Fa vue dans le pays des grands Namaquois. Cet oiseau se perche sur le haut 4eiplus grands arbres, et vit par bandes, composées d'une iringtaine d'individus ; on le trouve au Sénégal et dans le Sennaar, d'où M. Cailliaud Ta rapporté.
' La Pu A cuLOTTS DE FEAU (LevaiU. , Afr. , 55 ; Coivus oetapen» natus, Daud.) est une' espèce très-voisine de la précédente, que Levaillant a vue dans le cabinet de M. Ray de Breuke« lerwardy à Amsterdam s il a cru que cet oiseau venoit des lies de la mer du Sud. Ses formes sont semblables à celles du piacpiac; tout le corps est d'un noir luisant, kjmeAeii bleuâtres, excepté l'abdomen, qui est d'un roux clair, Mmftie celui que l'on voit sur notre huppe commune {upupaepops^ Linn. ) ; quelques plumas de Taile sont bordées de rous- Hâtre,
. La PiB ROvssE (Levaill., Afr. 99; Confus rufus^Dênd.) vient du Bengale et de Java.
...La tête et la poitrine sont d'un noir cendré; le dos et l'abdomen jaunàtavs; les ailes noires avec les épaulettes blanches ; la queue etl noire avec une bandelette blanche près de l'ex* trémité de chaque penne j les deux mitoyennes sont aussi presque blanches. Le bec est noir, plus court, plus haut, plus arqué que celui de notre pie commune. Les pieds sont bruns.} le corps est plus grêle que celui de la pie , et 1» taille de l'oiseau est beaucoup plus petite.
, La Pie de la Nouvelle -rCALiâDONiE (LabiD., Voy., pi. 199 Corvus ealedonieus, La th.) est i^n oiseau rare, que M. Labillardière a fait connoitre en France.
Elle a la tête et le dos, les ailes, le ventre et la queue d'un noir profond ; la couleur triste de ce plumage tranehe avec le blanc pur du cou et de la poitrine. Le bec est noir', et blanchâtre à sa pointe. Sa taille est plus petite que celle de notre pie.
•. La Fie bleD'tde^pciel (Temm. et Laugk, pi. col., 168^ Corvirs azureus) est une des plus belles espèces de ce genre. Ce magnifique oiseau, un peu plus fort que notre pie, a la tête et la poitrine noires ; le reste du corps est d'un beau bleu-deoiel , excepté le dessous de la queue qui est noir. Le bec est de la forfl^e de celui de notre pie, et noir i les pieds sont de
couleur de corne ; daas la jeunesse, il est gris noirâtre. On trouve cette espèce. au Brésil et au Paraguay.
D?Azara qui a vu cette pie au Paraguay, Fa décrite, t.3 ^ p. 1 55 , soûsle nom que nous lui avons conservé; nous croyons qu^il a fait connoitre le jeune sous le nom de pie bleue, pag. i54.: les^juaranis nomment ce jeune iige, acahé hu, c'est-àdire , acahé noir» Le cri de cette pie est représenté parles syllabes eheu, cheu>eheu» Elle se tient auprès des. habitations et mange la viande qui y est accrochée. La femelle pond des œufs blancs teintes de bleuâtre et marbrés de taches brunes rougeâtres. D'Azara n'en dit pas le nombre.
La Pie bleue a t^t£ noire (Levaill., Afr. , 58 ; Corvus mêla" nocepTia/fi^y Daud.) est une belle espèce que Levaillant nous a fait connoitre.* Ëll^ a la tête noire, le dos bleu, le ventre gris- cendré; les ailes et la queue bleues avec une tache blanche à l'extrémité de plusieurs pennes.
. Levaillant dit que ce bel oiseau vient de la Chine.
La Pis bjleue (Levaill. , Afr., 57 -, Corvus cjaneus, Gmel*; Cor» vus erylhronhyii^hos , Daud., et peut-être Corims africanas, Lath.) a la tête et la poitrine d'un noir bleuâtre ; les ailes et le dos. d'un bleu de ciel; le ventre blanc, teinté de bleu; la queue très-longue, d'un beau bleu, avec l'extrémité de chaque penne blanche; le bec et les pieds rouges. Ce bel oiseau a le corps plus grêle que la pie; il vient du Bengale. Buifon en a .donné une figure inexacte^ à la planche .62a. 11 lui manque les deux longues plumes de la queue. Daudin en a publié une très^bonne pour les formes, dans son Traité d'ornithologie , pi. XV, La meilleure de toutes est celle de Levaillant, que nous avons citée,
L^ Pjb coeffb blanche (BuCT., pi. enl, 373; Corvus cayanusy GmeL) a été rangée parmi les geais par BulTon ; mais la queue étagée, et Teusemble même, des couleurs, doivent rapprocher cet oiseau des pies. Il a le front, la gorge et le haut de la poitrine noires ; les moustaches blanches , ainsi que le derrière du cou elle ventre; le dessus du dos bleu cendré ; les ailes bleues, ainsi que la queue, qui est terminée de blanc*
Taille de notre pi^ pour le corps, mab la qtieue plus CQurte«
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La Pie HourpE-rrE (Teinm. et Laug., pL coLigS; Corvus eft«tatellus) nous vieut du Brésil. Cette belle pie a la tête et la poitrine d'un brun noirâtre, et le ventre blane. Les plumes qui sont à la base du bec supérieur, sont plut longues que les autres, et s*élévent sur la tête en une sorte de petite aigrette flottante; les ailes sont bleues ; la queue bleue k sa naissance, est ensuite toute blanche, elle est plus courte et moins étagée que dans les autres espèces ; le bec est corné , plus haut , plus court , plus arqué que celui de notre pie* Le prince de Neuwied a trouvé cette espèce dansses voyages, et il l'avoit nommée Corvus cyanoleucus.
La Pie acaué (d'Az.; Temm. et Laug. , pi. col., 58 ; Corvut pileatus,î\lig,). Ce nom d'aeahé est générique au Paraguay pour les diverses espèces de pies. D'Azara Fa donné k celleci , particuliàrement parce quelle y est la plus commune* Un caractère remarquable de cet oiseau , c'est d'avoir les plumes de la tête serrées comme dans les oiseaux de paradis; et comme elles sont longues, elles forment une sorte de casque. Le dessus de la tête , la gorge et la poitrine sont noirs. L'occiput est blanchâtre ; cette couleur passe au bleu tendre et cendré sur le cou , et devient bleu d'acur sur le dos , les ailes et la partie antérieure de la queue , qui est terminée par une large bande blanche ; au-dessus et au-dessous de l'œil 9 il y a une tache d'un beau bleu d'asur«
D'Azara décrit, p. 162, les habitudes de cet oiseau : elles sont semblables k celles de notre pie. Le mâle et la femelle sont très -tendres l'un pour l'autre. Leurs œnfs sont blancs, teintés de bleu terreux et tachetés de brun.
La Pie ceng (Temm. et Laug. , pi. col. 169; Cornus cyano^ gogon , prince Max. } vit aussi au Brésil ; elle est plus petite que notre pie et ressemble au premier aspect à l'espèce précédente, mais elle est facile à distinguer quand on examine les plumes du sommet de la tête; elles sont longues, effilées, mobiles et susceptibles de se relever en huppe à la manière de nos geais, avec lesquels cette espèce a beaucoup de nip* ports. Les couleurs diffèrent d'ailleurs peu de celles de i'acahé; le dessus de la tête, la gorge et la poitrine sont noirs.
yocciput est blanchâtre, teinté de bleu, et passe insensi-
blement au bleu d'azur qui colore le dos ; les ailes sont bleuâtres ; la queue est noirâtre , et terminée par une bande blancbe ; le sourcil et la moustache sont d'un bleu foncé. Dans la planche coloriée de MM. Temminck et Laugier, la couleur du dos et des ailes nous paroit trop brunç y et celle du rentre est beaucoup trop blanche : nous avons eu ui| bel individu vivant , dont le ventre étoit jaune-pâle et lustré.
La PlE puvE ( Cortws olivaceus y Lath. ) , dont nous ne pouvons citer de figure , est la plus petite espèce du genre. ËUe habite à la Nouvelle -Hollande. Son dos est Vert-olive assez foncé; la couleur de la tête^ de la gorge, de la poitrine et des e6tés de Tabdomen , est noire ; celle des moustaches ainsi que celle du milieu du ventre, est blanche; la queue, noirâtre en dessous, a l'extrémité de chaque plume blanche. Cet oiseau , dont nous ignorons les mœurs , est de la taillç d'un merle. (Valenc.)
PIE AGASSE et PIE AJASSE. (OmiOk.) Ces noms vuU gairet ont été donnés aux oiseaux du genre des Pi^-GaiEcnas* (Desm.)
nÇ DES ANTILLES, de Du tertre. (Ornith.) C'est le Rol- UEa DES Ahtillss. (Desm.)
PIE AUCROUELIiE, (Omith.) L'un des noms vulgaires de la pie-grièche écorcheur. (Desm.)
PIE DES BOULEAUX. ( Ormth. ) Le rolUer d'Europe a quelquefois été désigné sous ce nom. ( Desm. }
PIE DU BRÉSIL. {Ornith.) Le Cassi que jaune dans Belon , et le Toucan a goege blanche de Brisson^ ont également reçu ce nom» (Desm.)
PIE CORNUE D'ETHIOPIE. (OrmA.) C*est le calao du Malabar. (Desm.)