‹ Dictionnaire des sciences naturelles: dans lequel on traite méthodiquement des différens êtresChapitre 18 sur 41 · TIC · texte numérisé non relu

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P/CEiBiB BLANCHATRE : Picridium olhidum , Decand. , FI. fr. , 4 9 page i6; Crépis albida, VilL , DuupK, 3, page 139, tab* 33f Jacq., Icon, rar,^ i, tab. 164; Allion, -P^m n."* 800, tab. 52 ) fig, 3. Cette espèce n'est pas inférieure en beauté à la précédente, avec laquelle elle a beaucoup de rapports. Sa racine est épaisse et profonde; sa tige presque simple, longue de douze à quinze pouces, un peu pubescente ; set * feuilles sont assez grandes, velues, oblongues et blanchâtres, souvent pinnatifides ou dentées, rarement entières ; les eau* linaires embrassantes ou sessiies; les pédoncules très-longs ^ uniâéres. Les fleurs sont grandes, d'un jaune pâle, d'un bel aspect; les folioles du calice ovales, oblongues, presque gla^ bres, membraneuses sur leurs ^ords ; les semences oblongues, amincies au sommet; l'aigrette très -blanche, à poils simples. Cette plante croît aux lieux pierreux des hautes montagnes, dans les Pyrénées et les Alpes.

FiCRiniE d'Espagne: Picridiumhispanicumj Poir.,Enc.8uppl.^ Sonehmê hdspanicus , Wilid. , 5pec. ; Jacq. , Hort. Schunbr, , a, tab. 143* Cette plante ressemble beaucoup au picridium tingitanum; elle s'en distingue par sa couleur plus glauque, par les points blancs et nombreux, dont les feuilles sont parsemées; elles sont de plus embrassantes, alongées, sb» nuées ou pinnatifides , dentées à leur contour , glabres à la vue , nuiis considérées à la loupe , couvertes d'un duret trè»fin , formé par de petits points blancs; les dentelures termi^tnées par une pointe épineuse ; les pédoncules écailleux , renfiés à leur sommet ; les calices glabres, raboteux. Cette plante croit en Espagne, aux environs de Malaga.

FiCRiDiE A FEUILLES EN LANIERES ; Pîcridium Ugulotum , Venté, Malm», 3, tab. 68. Cette espèce a des tiges droites, hautes de deux pieds et plus; les feuilles sont alternes, sessiies, embrassantes, alongées, en forme de lanière, obtuses, légère^ ment sinuées, glabres^ d'uii vert glauque, un peu épaisses, longues de six pouces, bordées de doits aiguës; les pédoncules sont longs, terminaux, souvent solitaires, creux et renflés à leur sommet, parsemés de quelques petites écailles. l^s fleurs, de la grandeur de celles du pissenlit et d'un beau jaune ^ ont le calice renflé à sa base ; tes folioles glabres , imbriquées 9 aiguës, membraneuses à leurs bords; les se*

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mences tétragonet , toberçolée^ sur leurs angles , d^un brun, foocé ; Paigrette simple , sessile , pubescente , très-blanche : le- réceptacle nu, convexe , alvéolaire^ Cette plante croit aux environs de Mogador , qù elle a été découverte par 3rpussonnet.

PiCRipiB ^'Orient ; Picridium orientale , Foir. ; Scorzonera wientalU, linn^ , Spec. Cette plante, qui a le port et une partie des caractères du genre Picridium, doit y être réunie Sa tige est basse , presque simple , cylindrique , terminée par . fine seule Qeur; les feuilles sont glabres, a)tern(es, sinuées, ' profpndément denses, assez sembLE^bles à celles du ^oniodon; leurs découpures finement denticulées. Les fleurs sont soU^ taire9; elles ont leur calice composé d'épailles imbriquées; les iiyférieures entouré^ d'une large niembrane scarieuse; )a corpUfs jaune-, assez grande. Cette plante croit d«is If Levait, (PoiR.) ^

FICRIS. (J9o^) Genre de plantes dicotylédones, k fleurs composées , de la famille des phicoracées , de la $ynginiùe por Ijrgamié de Linnseus, ofi&ant pour caractère essentiel : Des fleurs toutes hermaphrodites , à deini-fleurons ; ui| involucre pu calice cpnunun , comppiîé d'une rangée de folioles en? 0uré^ à sa base d'un second r^g de foliples beaucoup plui cpurtes. Les fleurs demi-floseuleuse^; cinq étamines syngé? nèsesi l^ réceptacle ponctué ; les semeiicc^ striées transversalement, surmontées d'iiire aigrette plumeiise, sessile oa presque «essile. '

Qn a séparé du genre Pififiê de Linné toutes les espècei dont les semepces sont alpngées, rétrécies ^n une sprte de pédicelle , ^ui supporte iine aigrette pluii|euse* Les semence^ les phis exti^rieures de la circonférence sonf ^iflTormet , ve* Hes , adhérentes à la bas^ des folioles ^ k ai|;rette plui courte et tpmm^ avortée; les corolles pourvuf» de longi poils conique 4 l'entrée du tube. Ce gepfe porte le noai d'HBLMiiifTiA. (Vqyez ce mot.)

PfCiLis âPEEViBRB : Picris hteradoidêf ^ M^n^, Spec.; I^mk», J/l. gen. y tab. 648 , fig. 2. Cette plante s'élève f la hauteur 4'un pu deux pieds sur u|ie tige 4^>^9 divisée en rameaux très-divergens et rpides, hérissé^, ain^ que toutes les parr lies de cett^ plaatf , 4^ poiiMi^^ntd^rCrochu^ » l^ifurquéi

à leur sommet ; les feuilles radicales kont alongées , un peu sinuées, lancéolées , rétrécies en pétiole à leur base, longues de six à huit pouces; celles de la tige plus étroites, sessiles, aiguës, denticulées, rudes au toucher, d'un vert blanchâtre* Les fleurs sont jaunes, d'une grandeur médiocre, la plupart solitaires et pédonculées à l'extrémité des rameaux à ramifications divergentes, presque nues. Cette plante croit dans les champs, les bois, aux lieux arides ; elle fleurit dans l'automne.

Pic Aïs lUDE; Picris strigosa^ Marsch. , Florf toMT^ Caue», 2, page 260. Cette espèce ressemble, par ses semences et ses ailettes , à la précédente ; ihais ses fleurs sont une fois plus petites et la corolle d'un jaune plus pâle* Les tiges sont droites, hautes d'un pied,. étalées, très- rameuses dès leur base, hérissées de poils rudes, blanchâtres; les feuilles sont alternes , lancéolées , dentées à leur contour. Les fleurs éparses le long des tiges et des rameaux, toutes pédonculées, ont le calice extérieur lâche ; les semences sont petites, ridées et tuberculées , de couleur brune. Cette plante croit sur les collines orientales du Caucase.

PiCAis spa.ENGÈRE : Picris sprengeriana , Poir. , Encyd. ; Hieraeium sprengerianum , Linn. , Spec» ; J. Bauh. , Hist, , 2 , page 1 26 , fig. 1 , bona ; Moris. , Hisl. , 3 , §, 7 , tab. 5 , fig. i5 ; Crépis sprengeriana ^ Willd. Cette plante a été successivement rapportée à plusieurs genres, aux Hiera^iium par Linné, aux Crépis par Willdeno^^ ; mais- son port , l'aspérité de sts tiges ^ ainsi que celle de ses feuilles et leur forme , et surtout son calice circulé et ses semences marquées de stries transversales, à la vérité fort menues , visibles à la loupe, doivent la ranger parmi les picris. Ses tige^ sont hautes d'environ deux pieds , divisées en rameaux nombreux; les /euilles sont embrassantes, lancéolées, terminées par une lanière linéaire , obtuse ; rudes , velues , presque laciniées ou découpées à leurs bords en dents courtes, droites, inégales, obtuses,- les pédoncules sont terminaux, la plupart uniflores, presque fascicules; la corolle est d'un jaune foncé, de grandeur médiocre. Cette plante croit d^ns l'Espagne.

Le Picris PAVCirieiA de De Candolle, Flor. (r» et leon.

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galLf fab. 20 , est bien certainement une planté différente de celle-ci par la forme des feuilles sinuées à leurs bords , point, âcuminées, par les fleurs supportées par de longs pé^ doncules rares, axillaires. Cette plante croit dans les contrées méridionales de la France.

Ficais GLOBULEUX: Picris glohuliferaj Hort,par», Poîr. , Enc. sappL; Crépis dioscoridis , Decand. , Icon, galL, tab. 18 ; Linil., 5p«c.? Espèce remarquable par la forme des calices à l'époque de la maturité des fruits, et que Vahl considéroit comme le véritable Crépis Dioscoridis de Linné : opinion adoptée par M. Dp Candolle. Ses tiges sont glabres, Cylindriques, trèsrameuses; les rameaux niïs , très -étalés; les feuilles infé^ rieures amplexicàules , larges , presque ovales, assez grandes, glabres, munies de'qùelaues dents inégales, quelquefois prolongées en lanières linéaires ; celles de la basé des ranfieaux fort étroites; les pédoncules longs, glabres, fistuleux. Les co» rolles jaunes ; quelques petites bractées éparses , subulées, qui forment aussi le calicule, Les folioles intérieures du calice sont un peu pubescentes ; elles se durcissent et prennent une forme globuleuse après ]!a floraison ; lés semences sont d'un brun marron , striées, un peu rétrécies au sommet; Faigrette velue , très-blanche , plus longue que le calice. Cette planté croît en France et daps le Piémont^ On la cultivé au Jardin du Roi.

PicRis DES DÉCOMBRES : Picris rudcralis , Willd., Spec, 3, page i558 ; Pieris hispida, Ait. , Hort. Kew, Cette plaiite a des racines épaisses , rongées; des tiges droites, hispides, hautes d'environ six pouces; les feuilles radicales étroites, lancéolées, hispides , ciliées et dentées à leurs bords , longues d'environ un pouce; les feuilles éparses, graduellement plus petites; lés pédoncules alternes , distant , placés le long des tiges, très -hérissées, munis d'une fbliole à leur base. Le^ lleurs sont petites, de la grandeur de celles du crépis leeto' rum; le calice caliculé; sei folioles hispides ; les extérieures étalées; les 'semences ellif) tiques , marquées d'un grand nombre de stries transversales ; l'aigrette sessile et plumeuse. Cette plante croît sur les rochers , dans la Bohème , aux en« virons de Prague.

yicnis DES PYAÉeyiÊEs : Pieris p^enaiûCLy |L.inn., Spee^i Picri$

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taherosa^ Lapeyr., FLjyren,^ 467. Cette espèce ne doit étiré confondue, ni avec le picris paueijlora, Willd. , ni- avec le sprengelianà j Encyc. Elle est remarquable par ses racines en forme de navet , d*où sortent deux ou trois grosses fibres longues et charnues. Ses tiges sont vivaces , droites , fermes ^ divisées en longs rameaux ascendans, ordinairement untflores, garnis de feuilles embrassantes , dilatées à leur insertion y ovales, lancéolées, aiguës, hérissées et dentées. Les fleni^ sont grandes, d'un jaune orangé; les semences noirâtres, arquées , élégamment striées. Lape3rrou8e en cite une variété à feuilles plus grabdes et plus larges, presque pinnatifîdes« Cette plante croit au mont Louis , dans les Pyrénées. (Poia.)

FICBJS. ( Bot. ) On trouve dans Daléchamps ce nom appliqué primitivement au leontodon autumnale. Linnœus Va em« ployé pour désigner un autre genre voisin. (J.)

PICRITE. [Min.) Blumenbach a donné ce nom univoque k la chaux carbonatée magnésifére , à laquelle on a étendu le nom de dolomie, qui ne s*appliquoit d'abord qu'à la variété saccarotde. Voyez Calcaire lent à l'article de la Chaux (Car- BONAiiB, tom. Vin, p. 3o8. (B.)

PICRIUM. (Bot.) Schreber désigne sous ce nom le coutoahta d'Aublet, genre de la Guiane, qui appartient à la fe« mille des gentianées. (J.) '

PICROLITHE. {Min.) C'est-à-dire pierre amére , parce que c'est un minéral talqueux, ou renfermant de la magnésie , base du sulfate de magnésie , nommée sel cathartique amer. M. Hapsmann , qui a donné ce nom , Ta appliqué plus particulièrement à une variété de talc intermédiaire entre Ib talc écailleux et la serpentine. Il est dense , à texture fibreuse , i cassure esquilleùse, verdâtre, passant au jaunâtre.

M. Almroth , qui à analysé celui du Taberg , y a reconnu les principes suivans :

Magnésie 38, 9o

Fer oxidulé 8,28

Silice. . .' • » • 40,04

Acide carbonique 4,70

Eau \ ' ' * 9)^^*

Il forme des petits filons dans les amas de fer oxidulé subordonnés k la serpentine et aii gneiss ^u Taberg , en

Smoland , et de Nordmark» prés de Philîppstadt en Vermeland , en Suède. On le cite aussi à Reîchenstein , en Silésie* (LéoNHARD, Orycto^nosîe ) pag. S45.) (B.)

PICROMEL. {Chim.) Nom que M. Thénard a donné à une matière qu'il regarde comme un des principes immédiats de la bile. Le nom ie picromel est dérivé de 'jrtxfoçj amer^ et de fMX)^ mieL II signifiç donc miel amer ^ et c'est en effet a cette matière que M. Thénard rapporte la cause de la sareur de la bile, qui est à la fois amère et douceâtre. Au mot BiL^du Supplément du tom. LV de ce Dictioiinaire , p*98, on trouvera la description des propriétés cki picromel, d'après M. Thénard.

Nous allons ajouter ici à l'histoire de la bile quelques faits que nous avons découverts dans ces dernières années.

A, La matière qu'on a appelée résine duns les biles de bœuf, d'homme, d'ours., et qu'on a considérée comme un principe immédiat, est formée : i."* de cholestérine ; 2."* d'acide oléique; 3.** d'acide margarique ; 4.% 5,°, 6.** et jJ* d'une très- petite quantité d'une matière grasse non acide et de trois principes colorans , dont l'un est bleu , l'autre rose et le troisième jaune : peut-être celui-ci provient-il de l'altération des deux autres.

B* La matière qu'on a appelée résine dans la bile du porc, est formée des principes précédens, et en outre d'une iu^stance très-remarquable j que je ne désignerai par un nom particulier qu'à l'époque où je l'aurai mieux étudiée que je n'ai pu le /aire jusqu'aujourd'hui, li Novembre 1825. Voici les propriétés qu'elle m'a présentées.

£lle est acide au papier de tournesol ; sa saveur est trèsamère, sans être nauséabonde; pour la goûter, il faut la tenir quelque temps dans la bouche , parce qu'elle est peu soluble dans la .lalive.

£lle est peu soluble dans l'eau , ,très-«oluble dans l'alcool et dans l'éther.

Elle s'unit aux bases salifîables en. faisant de véritables sels ; sa combinaison avec la baryte est surtout remarquable , en ce qu'elle est très -soluble dans l'alcool.

Elle s'unit avec la pptasse et forme un sel amerl

Elle brûl^ à |a manière des corps qu'en a appelés résineux.

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Elle donne à la dUtîllation un produit alcalin. C J'ai obtenu de la bile de bœuf un picromel dont la saveur n'a presque pas d'amertume , et qui rappelle celle de la réglifie; d'un autre e6té, la substance nouvelle de la bile de porc , en s'unissant à ce picromel , forme un composé trèsamer. D'après cela, n'e^it-il pas probable que le picromel, Ul qu'en Pa obtenu , est un composé de deux principes immédiats , dont l'un a une saveur douce particulière , et l'autre, doué de l'acidité, en a une amèreP.(CH.)

PICRO-PHARMACOLITHE. (Min.) C'est une variété de phannacolithe ou^dechaux arsenisatée qui, d'après l'anale de M» Stromeyer , renferme de la magnésie. EUe se trouve à Riegelsdorf en Hesse , e.t contient ,

Chaux 24,65

Magnésie 3,2a

Acide arsenique 46,97

Eau. 23,98

Cobalt oxidé. . 1,00.

Voyer Phaemacolitbe. (B.)

PICROTOXINË. (C/iim.) M. Boullay a donné ce nom au principe auquel la coque du Levant, menispermuni coceulus, doit son amertume et sa propriété d'empoisonner les animaux. Picrotoxine signifie poison amer; son étymologie est viKpoç et

Composiiion*

Elle est formée d'oxigène^ de carbone et d'hydrogène , dans des proportions qui n'ont point été déterminées. .

a) Cas oà la picrotoxine n*est pas altérée.

Elle est incolore , cristallisée ei| prismes quadrangulaires., fnieroseopiques , brillans, d^mi-transparens.

lop parties d'eau bouillante dissolvent 4 parties de picrotoxine ; par le i^efroidissement il s'en précipite environ 5 p. , nui cristallisent régulièfjement si la précipitation est lente.

loo p. d'alcool, d'une densité de 0,810, dissolvent à chaud 33 1 p. de picrotoxine. Cette solution, en se refroidissant, pe pr^nd en aignilles , qui retiennent entre elles la portion de la matière qui a conservé s^i li^uiditéw \a solution ulcoo^

ligue de pierotoxîne est précipitée par un peu d'eau ; un excès de ce liquide redissout le précipité.

loo p. d^éther hydratique, d^une densité de 0^700, dissolvent 4 p. de picrotoxine. L'éther aqueux en dissout davantage.

L'oléine ne parolt pas dissoudre la picrotoxine.

Uhuîle volatile de térébenthine chaude n'en dissout que très-peu.

La potasse , la soude , l'ammoniaque , la dissolvent bien»

L'iode, trituré avec la picrotoxine, la fait passer an brun.

Cette substance ne paroît pas éprouver d'altération de la part du chlore dissous dans l'eau.

b) Cas oà la picrotoxine est altérée.

L'acide sulfurique concentré et froid dissout la picrotoxine , et se colore en jaune. A chaud , il se produit du charbon.

L'acide nitrique bouillant la décompose.

La picrotoxine, jetée sur un charbon ardent, se boursoufle sans s'enflammer, et répand une odeur résineuse.

La picrotoxine distillée donne une eau acide, une huile empyreumatique jaune acide , du gaz carbonique et hydrogène percarburé, du charbon.

M. Boullay a considéré , dans un second travail , la picro* toxine comme un alcali organique d'après les considérations suivantes :

1.** La solution aqueuse de picrotoxine ramène au bleuie papier de tournesol rougi par un acide.

2.*^ La picrotoxine s'unit ou plutôt se dissout dans plusieurs acides, particulièrement dans les acides acétique et oxalique» Mais les observations que M. Bôullay rapporte à ce sujet, sont aussi insuffisantes pour démontrer son opinion, que la propriété qu'a la picrotoxine de se dissoudre dans les eaux de potasse, de soude et d'aminoniaque , le sont pouv démontrer qu'elle est un acide.

Action dç la picrotoxine sur V économie animale.

La picrotoxine est inodore ; elle a une saveur d'une amer* tumt împportable^ dit M. Boullay.

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1Q grains de. picro toxine incorporés éens de la mie de pain, ont occasioné . à un jeune chien de moyenne force, vingt-cinq minutes après l'ingestion, des convulsioni ,. un tournoiement, qui a duré un quart d'heure. L'ammaL est tombé sur le côté, et est mort cinq minutes après. ■ • .

L'orifice de l'œsophage étoit enflammé; la membji'ane de l'estomac étoit rouge, sans aiMun signe de-mmollfssjement.

M* Boullay ajoute que, ayant ingéré dans l'estomac d'un autre chien , semblable au premier ,10 grains d*a€éti^te de morphine cristallisé et sec, l'animal a éprouvé du .mal-aise, des tremblemens ; mais , trois heui*es après l'ingestion dfi poison, il paroissoit être dans son état ordinaire'.^. •

Préparation. •

On traite par l'eau bouillante les semenees mondée* dji menispermum coeoulas; on filtre la liqueurs on la fait évaporer en consistance d'un sirop épais; on triture l'extrait avec j^ de son poids- de baryte ou de magnésie; après^ vingt* quatre heures on épuise la masse . de ce qu'elle contient de soluble dans l'alcool absolu bouillant; celni-ci, filtré, est évaporé,» sec ; le résidu est répris par Talcool , qui dissoutlà pîeroloscine ; si la solution est colorée , on la traitera par le charbon aJtii* mal, puis on la concentrera, et par le TefroidissemeoA .la picrotoxine cristallisera*

Suivant M. Boull'ay, les semences dé mfinispermMm eoceulus sont composées de

1.** Environ o,So d'une matière grasse, formée de stéarine et d'oléine.

2^" D'une matière albumineuse çoagulable par l'actioti de la chaleurs «1 . .

3J^ D'une partie colorante ^aune.

4«* De 0^02 environ de picrotoxine.

Sm^ De o,o5 de matière fibreuse.

6.* D*iui acide végétal que M. Boullay appelle mentipermique. Les ea^ctères que Tauteur attribue à ce corps , sont tout** à «fait insiiffisans pour le fkire admettre comme un9i ttpèee de prncipe immédiat.

7*'' De sulfate de potasse, de chlorure de potassium, de phosphate de chaux,' de silice et de fer.^ (Ch*)

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