‹ Dictionnaire des sciences naturelles: dans lequel on traite méthodiquement des différens êtresChapitre 22 sur 41 · PIE «J · texte numérisé non relu

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' La PiE-GBiàcHB BACBAKiRi, Buff. , pi. cnl. 272, et LeVaill.y Afr. , 67 (Lanius hachakiri ^Shàw ; Turduszeylonus , Gmel.), a le bee plus foible que celui de noi pie-griéches ordinaires, et se rapproche un peu des merles par son port; aussi, Gmelin ravoit classée dans son genre Turdut , et , trompé par la fausse indication d*£dwards, qui la dit de Ceilan, il Pavoit nommée iurdus zeylonus; et il luidt>nnoit comme synonyme la figure de Buffon, qui indique (cependant la vérîtable patrie de cet oiaeaa*

Le mâle a le dessus delà tête g^is; le dos, les ailes et la queue d*un vert-olive ; la gorge etTabdomen d'un jaune*clair , tirant sur le vert ; un trait noir descend du bec , passe sous Toeil et vient s'élargir en un grand plastron noir luisant sur le devant de la poitrine : la femelle n'a pas de plastron et •es couleurs sont beaucoup plus variées de vert; les jeunes ont la gorge grise.

C'est un des oiseaux les plus communs aux environs du cap de Bonne -Espérance et dans tout l'intérieur de cette colonie. Au cap on le nomme Bachàkiri , c'est Fonomatbpée de son cri ; dans différens cantons il prend différens noms , tel que jentje'hibi ; on lui donne aussi le nom d^Eylandvogel.

Cette pie-griéche est peu farouche; elle vit par paires, et niche dans les buissons ; la femelle pond quatre œufs^ que le mâle couve avec elle.

La PiE-6RiècHE PERRiN, Levaill. , Afr., 286 (Lanius guttu^ ralis y Daud. ) , est une belle espèce de la côte d'Angole , qui tient le milieu entre le gonoleck et le bacbakiri ; son dos est vert; sa gorge et l'abdomen brillent d'un beau rouge ; la poitrine est couverte d'un plastron noir; les ailes sont vertes ; la queue est noirâtre ; le dessous du croupion est rouge.

La liste des espèces de pie-grièches est très-nombreuse' dans les auteurs ; mais ' nous n'avons voulu parler ici que de celles ^e nous regardons comme de véritables piegrièehes, par la force de leur bec; Les autres ont un bec assez caractérisé pour former des gerires distincts, et ne pas rester arbitrairement dans celui-ci. (Valenc.)

PIED. {Omith,) Les extrémités postérieures du corps des mscaux que souvent on appelle indistinctement jambes ou

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pieds, sont coiUpdsëes de la cuisse ou fëmur; du tibia ^ kur le bord externe duquel est un rudiment du péroné; du tarse , des doigts et des ongles. Mais on a déjà vu au mot Jambb à quel membre ce nom doit s'appliquer exclusivement ^ et celui de pied^ n'embrasse proprement que le tarse et les parties qui le suivent.

La peau des pieds, qui est toujours d'une grande sécheresse, est divisée par petites écailles de foiines très-variables, qui sont étroites et transversales aux oiseaux à pieds annelés; rondes, carrées, hexagones, octogones ou polygones chez les oiseaux à pieds réticulés. Comme les oiseaux marchent souv vent sur des pierres et dans des lieux rocailleux Ou couverts d'épines, il étoit nécessaire que leurs pieds ne fussent pas exposés aux blessures : aussi la peau qui les cduvre peut-elle être comparée à un fort parchemin.

Les oiseaux diffèrent des autres animaux en ce qu'ils n'ont jamais que deux' pieds.

I) a déjà été parjié des doigts et des ongles datas des articles i^éparés; il en sera de même du tarse, et Von ne s'occupera ici que des pieds considérés dans les dénominations générales qu'ils ont reçues de la part des auteurs qiii ont traité des principes de l'ornithologie, comme ScopoU, Forster, Merv rem , Daudin , llliger , * etc.

Les pieds, relativement à leurs proportions, sont dits trèslongs^ longissimi, lorsqu'ils égalent en longueur là moitié du corps, ainsi que dans l'échasse; longs, longi, quand cette longueur est du jtiersde celle du corps, comme dans le flamr inant i. médiocres, mciiiocf 65, quand elle est du quart, comine dans la fauvette -, courte , bre^^es , lorsqu'elle est d'environ le cinquième, comme chez les cotingas; très-éourts, hrevUsimit quand elle n'excède pas le douzième de la longueur de l'o^seau , ainsi que chez le martinet.

Sous le rapport des tégumens qui les recpurrent , les pieds sont dits membraneux, memhrariacei, quand cette pçan est douce et fine, comme thez les becs -fins; coriaces, coriaeei^ quand la peau est épaisse, coihme chez les pigeons; cornés, cornei, lorsqu'elle est dure, ainsi que chez les rapaces; écaiU leux, squamati, lorsqu'ils présentent d0s sortes d'écaillés ; glabres ou nus, ^uaiid la peau n'offre qu'un épidenne lisse f

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laineux ou semi-laineux , lorsqu'ils sont en totalité ou a demi* couverts de plumes ou de poils f éperonnës , quand ils sont garnis d'un ou de plusieurs éperons.

Les pieds sont nommés sédilipèdes ou percheurs, lorsque les doigts sdnt libres et au nombre de trois en devant et un en arrière 9 comme chez les rapaces et les passereaux; préhenêipèdes on k doigts |>reneurs , quand il j a quatre doigts devant et point derrière, comme chez lés martinets ; gressori' pèdes ou marcheurs , lorsque les doigts sont aplatis et au nombre.de quatre, dont un derrière et trois en devant, réunis en partie, comme aux calaos, aux guêpiers; êcansorv^ pèdei ou grimpeurs, quand les doigts sont distribués deux devant et deux derrière, comme aux pics, aux jperroquets, quoique beaucoup d'autres oiseaux grimpent aussi bien, sana que leurs doigts soient ainsi disposés; ci/rsortpëdei ou coureurs, lorsque les trois -doigts sont fendus et dirigés en devant, comme chez le coureur proprement dit, les pluviers^ etc. { vadipèdes ou échassiers (vadantes , grallaa) , quand ils sont propres à faciliter les moyens de traverser les eaux à gué.

Parmi les oiseaux dont les doigts sont garnis dç membranes se trouvent les semi- palmipèdes^ tels que les gallinacés, etc.; IcBjlabellipèdes ou k doigts en éventail , cdmine leê pélicans, le% âidiingas, etc.; les palmipèdes ou à doigts entièi^ment palmés, comme les canards; les lohipèdes ou à doigts lobés, comme les grèbes, les plongeons, etc.; les pinnalipèdes ou à «ioigts pinnés, c'est-à-dire bordés d'une membrane découpée , comme les foulques, les phalaropes, etc.

On trouve dans Forster et dans IlUger un assez grand nombre d'autres termes dont quelque»-unsaonipeù usitée, tels que compedes ou a^fersi, pour désigner ceux qui sont engagés yer9 Tanus, de manière que le corps de l'oiseau debout est totalement droit (les gi^èbes, les manchots); pectinaâ, pour désigner des peignes cartilagineux existant de chaque côté des doigts; slegani, pour exprimer dfiê doigts engagés tous quatre jusqu'aux ongles dans la même membrane; coUigati, exprimant des pieds demi-nus, dont deux doigts sont séparés ou dont les trois antérieurs sont joints k leur hase par une mem« brane courte qui s'avance à peine au-delà de la première phalange, comme dans tes huitriers;. ^emi-oolUgati, dont le

doigt intermédiaire est joint à Textérieur par une membrane totalement séparée de Finterne (les chionis, les glaréoles, les courlis ) ; bicolligati, dont les doigts antérieurs sont réunis à la base par une membrane (les cigognes, les ibîs, les ombrettes ) ; adhamantes , dont les quatre doigts sont dirigés -en avant ou un en arriére, mais versatile (les colious, les mar^ tinets); «poJ^oa^î, à deux ou trois doigts, sans poucç; (rocr eali , à jambes dont les plumes sont aio(igées et pendantes , etc. Voyez Doigt, Jambe, Tarse. (Ch« D.)

PIED. {Anat^ et Phys.) Voyez Squelette et Relation {Mout VEHEvs de]. ( F. )

PIED-D'AIGtE. (Bot.) C'est Tégopode podagraire, {U D.)

P1£D D'ALEXANPRE. {BoU) C*est une espèce de pyrétre, ( Lbm. )

PIED-D* ALOUETTE. {Bot.) On donne vulgairement ce nom aux dauphineUes, (L. D.)

TIED-D'ANE. {Conçhyl.) Traduction littérale du nom spéi' pifique du spondylus gœderopus. (De B.)

PIED-D'ANE, (Fost.) On a autrefois donné ce nom aux «pondyles, que l'oi^ trouve fossiles i| Çastelen d^m le canton de Berne. (D, F,)

PIED -BILL- DOBCHICK* (QrnUh,) L'oiseau ainsi noaané dans Catesby, est le castagneux à bec cerclé > podiçep^^^oli' nensU, La th. ( Ch. D. )'

PIED BIRD OF PARADISE, ( OrrUth. ) L'qîseau qu'Edwards désigne par cette dénomination , est le scbet vgmlou? lou ou platyrhynque schet, muscicapa mutataf Lath», et pUir tjrl^nchos mutaJtu$, VieilL (Ch. D.) '

P1ED-DE-B(£UF. ÇB9t.)\l^ des noms vulgaires du gouet cpmmun. ( L. D. )

PlED-DErBŒUF. {Bot.) C'est le holetui hovinuê , I^ian, (Lbm.)

PIED-DE- BŒUF. {Ormtk.) Qn appelle quelquefois ainsi h Cayenne ^ bécassine des Savanes 9 ^çoUnpi^x f^^^fineniis , Linn., qui est plus grosse que la nôtre. (Ch. Pi.)

PIED-DE-BOUC. (Bo/.) plusieurs plantes portent nilgairet ment ce nom : l'angélique sauvage , le mélampyre det champs , 4'égQpode podagrai^ej^ la «piréç ,Qrmièr^, ^t le boi^çag;e saxir frage. ( L. D.)

PIEP-ÇH^FFII^ÇH. {Qrnifh^) Alh^i uqiiliiie a^nsi Portos

lan die iieiige à collier ou piason-pie, tome a , page 34* (Ch. D.)

PIED-DË-CHAT. {Bot. ) Nom vulgaire du gnaphale dioïque. (L.D.)

PI£D-D£-CHEVAL. (Bot.) C'est le cacaUa alpina, Liim*, dont la forme, de la feuille imite celle de Tempreinte du pas d'un, cheval. (Lem.)^

PIED -DE -CHÈVRE. {Bot.) Paulet désigne ainsi un 9garic que récluse. a figuré et nommé jies caprinus. Il y ramène Tamamta^ n.^ 9378, de Haller, qui est Vagaricus prunulus ^ 3çop. , P^rs. j et Vagarieut mousseron de Buliiard , excellente espèce. Dan^ le champignon de PÉcluse , le. chapeau n'est pas bien circulaire ; il est sujet à se fendre pu à ^e déchirer pur le bord , de manière à représenter grossièrement lin pied de chèvre. (Lem.)

PIED-DE-CHÈVRE. {Bot,) C'est le nom vulgaire de Pangéliqiie sauvage , du boucage saxifrage et d'une «spèce de liseron. (L. D.)

PIED -DE- CHÈVRE DES INDES. {Bot.) On donne ce nom au eont^oWulus pes caprœ^ très^ belle, espèce de liseron^ Ses feuilles sont à deux lobes , et imitent la forme du pied de la chèvre. ( Lem. )

PIED -DE- CHEVREAU. (Bo^). Nom que l'on donne dans quelques ouvrages à la chanterelle ou à quelques autres es-» pèces de champignons analogues (voyez Girolles )• Ce même jnom est donné aussi à l'espèce quVn nomme eoulemçlle en Bourgogne, et écluseau dans le Poitou : c'est Vàgarie^s proceriij ,;Per8. Voyez Fonge. (Lem.)

PIED -DE- COLOMBE. {Bçt,) Nom vulgaire du géranier ^robertiut (L. D.)

PIED-DË-COQ. {Bot.) C'est le panis crête de coq, la ^enoficule rampante, et la cretelle d'Egypte. (L« Df)

PIED-PE-ÇOQt {Bot*) Nom vulgaire du chvaria eoral-» foides Voyez Çlavai&es. (Lem.)

PIED-DE-CORBEAU, {Bot/) Nom vulgaire de la renoncule à feuille d'aconit, et aussi du plantin corne de cerfn (L.D.)

PIED-DE-COR9IN. {Bot.) Un ^es noms vulgaires de la fcnoncule Acre. (L. D. )

ri{3)-DE-C0RNEIL{.E. {Bot.) Nom vulgaire du planUo

aH PIE

corne de cerf et du éochUaria coranopits , Lfnn. ( L. D. )

PIED COaKTy PIED COT. {Bot.) Dans quelques cantons on donne ces noms à la renoncule rampante. (L. D.)

PIED D'ÉLÉPHANT. ( Bot. ) C'est VeUphantopus seaper , plante exotique de la famille des synanthérées. (Lsm.)

PIED -DE- CELINE. {Boti) C'est la fumeterre officinale. (L. D.)

PIED -I>E- GRIFFON. {Bot.) Nom vulgaire de l'ellébore fétide. ( JL. D, )

PIED GRIS. ( Omiïh. ) L'alouette de mer ordinaire ^/ringa cinclus, Linn. , est ainsi nommée dans le département de l'Ain. (Ch.D.)

PIED-DE-LIÈVRE. {Bot.) Nom vulgaire du trèfle des champs. (L. D.)

PIED-DE-LION. {Bot,) C'est le nom de l'alchémille corn» mune, dujilago Uontopodium , Linn., et du trifolium arvense, lÀnn. (L. D. )

PIED-DE-LIT. {Bot.) Nom vulgaire du clinopode CQm«mun et de l'origan* (L. D.)

PIED- DE- LOUP. (Bot.) C'est le marrube aquatique ou lycope d'Europe. ( L, D. )

PIEI>- DE -MILAN. {Bot,) C'est une espèce de pigamon, thalietrum Jlavump (Lem.)

PIED NOIR, {Ornith.) Nom vulgaire du traquet, motaciUa ruhieola , Uniu (Ch.D.)

PIED-D'OIE. {Bot.) On donne vulgairement ce nom aux chénopodes» (L* D.)

PIED-D'OISEAU. {Bot.) C'est une espèce de champignon du genre des Clavaires, le clavariq, laciniataf Schà^cPi Bat^.i tab. 2g. (Lem.) ...

PIED -D'OISEAU. (Bot.) C'est l'omîth ope délicat. (L. D.)

PIED D'OISEAU DE NARBONNE. {Bot.) C'est ^astragale sésame. ( Lem.)

PIED-DE- PÉLICAN. {ConchjL) Nom vulgaire ànstrùmhus pes pelecani y ptérocère pied de pélican de M. de Lamarck; (DeB.)

PIED-DE-PIGEON. {Bot.) Nom vulgaire d'une espèce de géranier. ( L. D. )

PIEP-DE-POT, {Ornith.) Un des noms vulgaires de U

burette d'hiver oa passe «buse» niotaeilla modularisa Linn. (Ch-D,)

PIED -POU. {Bot) Notn vulgaire dç la renoncule rampante dans plusieurs cantons. (L.P.}

PI£D-DE-POULE«( Bo^) Nom vulgaire de la renoncufé rampante y du lamier blanc et du panievm daçfylonj Linn. On désigne aussi sous le même nom un andropogon et un e^* nostirus. (L* D.)

PqpD -DE- POULE. (Bât.) Le pauUnifi asiatica jest ainsi pommée à Tile Sourbon. ( Le». )

PIED ROUGË. (Omith.) C'est, à la Louisiane, suivant Lepage dju Pratz, le nom de l'huitrier ou pie de mer, hce» fnalopus ostraUgus , Linn. ( Ch. D. ) '

PIED-DE-SAUTERELLE. (Bot.) Nom vulgaire de la campanule raiponcfc. (L. D.)

PIED -DE -TIGRE, {Bot.) C est Vipomœa pes tigris, Linn,

PIED -DE:r VEAU. {Bat.) Nom vulgaire du genre Arum ou Goueti {L.D.)

PIED VERT. {Ornith.) Dénomination vulgaire du bécasr s/eau , tringa ochropu$^ Linn. (Ch. D.)

PIEDS- BOTS et PIEDBOTS. {Bot.) Paulet donne ce nom à un petit groupe qu^il établit dans les agarics et qui comprend trois espèces , distinguées par leur stipe élevé et peu droit I cylindrique, plein, mais inégalement arrondi du bas jet un peu tourné à peu près en manière de pied-bot, et par le chapeau relevé inégalement en bosse. Ces champignons ne sont point malfaisans ; ce sont .* i ."* le Roux de Vincennes ravier ; 3.*^ le Chapeau (petit) deSenard, qui ne cause aucun accident aux animaux qui en ont mangé, mais qui les rend tristes; 3.^ le Champigkqn pruke de Monsieur, Voyez ces mots. (Lem.)

PIÈGES. {Omith.) On a déjà parlé au mot Filets de plusieurs moyens employés pour prendre les oiseaux. Pour trouver plus de détails sur ces objets, on pourra consulter VA vicep-^ fologie françoise , où il y a beaucoup de pièges décrits et figurés. ( Ch. D.)

PIEGZA. {Ornith.) Nom polonoîs de la fauvette babillàrde, motacilUi curruca^ Linn., que le^ Illyriens appellent picnige. (Ch. p.)

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PIEMYCUS. (Bot,) M. Rafinesque, dans une note imprimée dans le Journal de botanique, vol. 3, Mai i8i3, page 23S, dit qu'il rapporte à ce genre le fycoperdon complanatsan, Desf., et dans son Précis sômiologique, 1814, page 63 , à l'article Omâlycus , il ajoute le Lyeoperdon eomplanatum , appartient au même genre; je le nommerai Omafyeus erotus» Dans son Analyse de la nature , VOmalyeus paroît après le Geaslrum et le Piemycus ( ou Fitsmycus , comme on le trouve aussi imprimé , sans doute par erreur typographique). Enfin M. Rafinesque, revenant sur son travail, place le lyeoperdon eomplanatum daqs son genre Mycastrum, dont il forme un •0 us-genre Piernycus , distingué par sa forme comprimée ; ainsi il l'auroit retiré de Vomaljcus , oh il Tavoit logé primitivement. (Lem.)

PIENKAWA. {Ornith.) Nom illyrîen, suivant Gesner, du pinson commun ^ fringiÙa octlehs, Lînn. (Ch. D.)

PIÉNU. (Ornith.) Nom que porte en Pologne , suivant Salerne, l'alouette cujelier, alauda arborea et nemorosa, Linn. (Ch. D.)

PIEPER. (Ornith.) Nom générique des pipits en alIeBiand* (Ch. d.)

PIERCEA. ( Bot. ) Miller nommoit ainsi le rivina humilis.

PIERIDE; Pims, Schr., Latr., Lamk. (Entam.) Genre de

lépidoptères diurnes , de la famille des Ropalocères, créé par M. Scbrank , et généralement adopté par les entomologistes* 11 comprend une grande partie des danaïdes blanches, danai ^andidi , Linn. ( noè papillons blancs du chou de la rave , et des autres crucifères )•

Les espèces principales de notre pays étant décrites dans Farticle Papillon, tome XXXVII , du n,"" 16 au n."" 27 , et les caractères du genre Piéride, y étant exposés^ page 377 » nous nous bornerons à renvoyer à cet article. (Djbsm.)

PIERRE, ( Ornith. ) Voyez Pauxi. ( Ch, D, )

PIERRE ABSORBANTE. (Min.) Surnom de la pon^e et des pierres i détacher. (Brard.)

PIERRE D'ABYSSINIE, (Min.) C'est un dea noms de Tamiante dans les anciens auteurs. (Baaed.)

PIERRE ACIDE. (Min.) On a donné ce nom aux laves

PIE >îi

altérées, qui donnent de Talun par simple lessivatioa , et auit autres roches qui exigent un grillage avant de s^effleurir. (Baabd.)

PIERRE D'iELAND ou MARBRE DE L'ISLE D'^ELAND, dans la ner Baltique. {Min*) Il est rouge et coquiller, suivant Patrîn* (Brard.)

PIERRE ^ROPHANEi (Mm.) Quelques sous- variétés de silex, qai ne soiut translucides qu'à travers le jour, c^est-à-dire^ quand on les place entre Tœîl et la lumière , ont reçu jadis cette dénomination. Patrin pensoit, qu'on Tavoit particulier renient donnée à une variété d'hydrophane. (Braro.)

PIERRE D'AIGLE. [Min.) Un ancien préjugé, que la femelle de l'aigle emportoit sur son aire des géodes credses de fer ôxidé hydraté pour faciliter sa pente , avoit accrédité cette singulière dénomination, qui étoit passée du langage populaire dans les livres de minéralogie; on s'attachoit à un conte ridicule, et l'on méconnoissoit le point de vue réellement .intéressant, sous lequel on peut considérer ces petites géodes ferrugineuses, recelant souvent un noyau mobile qui se fait entendre, quand on les agite près de l'oreille, et qui sont l'an des meilleurs minerais de fer. Voyez Fee hydraté céooiQUE. ( Brard. )

PIERRE EN AIGUILLES ou NADELSTEIN , Wem. (Mm.) C'est particulièrement au titane oxidé rutile que l'on avoit donné le nom dé pierre en aiguilles ; mais Wemer étendit ce même nom de nadelstein à la mésotype aciculaire. ^Voyes

TiTANB et MàêOVYTE. (BraRD.) '

PIERRE D'AIMANT. ( Min. ) Variété du fer oxidulé. (BrÂrd.) ; !■

PIERRE D'ALCHÉRON. (Zooh) On a donné ce nom k des ealcuis biliaires du boeuf. ( Dbsm. )

PIERRE ALECTORIENNE ou PIERRE DE COQ. ( Zool. ) Antres calculs ^ que l'on dit exister quelquefois dans les intestins du coq, et auxquels on attribue, comnie à tous les bézoards, des propriétés merveilleuses. (Dbsm.)

PIERRE D'ALLIANCE. {Min.) M. Léman assure qu'un certain granité, ou plutôt siénite, des environs de Katherinebourg en Sibérie, qui est composé de quart gris, de felspath blanc etd'amphibçle vert, traversé par des bandes d'une autre

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variété de quarz, a reçu le-nom de pierre d^alliance^ on le (aille en socles , en plaques ^ etc. (Beai^d.)

PIERRE D'ALTORF. {Min.) Marbre d'un noir brunâtre qui est pénétré en tou)s sens par des ammonites Sfkathiqnes ou pyrlteuses , et q^ue Ton ei^trait aux environs d'Altdrf en Franconie. (Brard.)

PIERRE ALUMINEUSE. (Min.) Pierre, dont on peut extraire de Palun* Voyez en particulier AlunIts de La Tolfa à l'article Pierre d'alon. (Brard.)-

PIERRE D'ALUN , ALUNITC , Ataumttàn. ( Min. ) La roche particulière que Von exploite à là Tolfa , et dont on extrait Palun rose , si connu dans le comnierce soué le nom d'alun de Rome, paroit mériter une place dans la méthode, non -seulement comme espèce arbitraire en raison de son importance et de son analogie avec celle qui abonde en Hongrie, mais aussi comme substiince cristallisable et pourvue par conséquent dea deux conditions essentielles à la formation de Pespèce minérale ; identité de composition et deiforme cristalline. Nous devons à M. Cordier l'avantage de pouvoir aujourd'hui classer ce minéral important parmi les espèces, et c'est d'après son propre travail que nous allons en énoncer les caractères.

L'alunite cristallise en rhomboïdes très» voisins du cube ; sa forme primitive est un rhomboïde dont les àikgles. sont de 89 et 91% et qui est divisible dans le sens d^npUm perpendiculaire À Paxe.

Sa pesanteur spécifique est 2,7s : au chalumeau ralunite décrépite et exige l'usage de la lame de platidé^^^otir que Ton puisse observer que les premiers coups de feu lui €wt dégi* ger une odeur très -sensible 4*a;cide'SUXforeUx k'.dfjpùint de siimple grillage. Cette substance, happe, à la lattgàe et fait éprouver un goût d'alun bien canactéiâsé » mait^ si l!on pousse le feu sans interruption , l'alunite -petd eemflélèmeat ion acide , se fritte et devient parfaitement insipide.

Les cristaux d'alunite que l'on a pu se procurer juaqu'à ce Jour, et qui proviennent delà Tolfa et de HedgriiB , sont excessivement petits ; ils atteignent à peine trois miillimétres de grosseur, et sont engagés dans les fissures de l'alunite en masse* kcs angles et les prêtes de ces cristaux prelque mici^psco-

piques sont assez nets ; mais leurs faces sont parfbb striées suivant leur petite diagonale. , ou gauchies et tourmentées k la manière de celles du spath perlé. .

Les grains et, les cristaux sont diaphanes et incolores, excepté quand leur surface naturellement miroitante est recouverte d'une pellicule ferrugineuse. Malgré la petitesse des cristaux d'alunite , M. Biot est parvenu à y reconnoître la double réfracticm.

L'alunite est médiocrement dure ; elle est maigre au toucher , aigre et facile à casser. Sa cassure éclatante est lamelleuse dans le sens où les rhomboïdes sont susceptibles de se cliver, et inégale dans l'autre ^ens, malgré que Ton remarque des indices de joints naturels parallèles aux faces.

La proprié^de'donner un goût d'alun sur la langue, après avoir été légèrement grillée, et de répandre alors une odewr sulfureuse ,< composeroit le signalement de cette espèce. Analysa de Halunite cristalline par M. Cordier*

. . Acide sulfurique 35,26

; Alumine. •...« 39,53

Potasse .••••• io,38 •

Eau et perte* i4,85 . ^

• On ne connoît encore que deux vaHétés d'alunite cristallisée ; siivoir :

VAlMniU primitive , un rhomboïde légèrement aigu ; et

LlAUtnitt hasée , un rhomboïde primitif, dont les deux sommets Jont reniplacés par une facette triangulaire équila* térale.

On-- di4|ingue parmi les variétés d'alunite en masse :

V Alunite grenue, composée de gros grains cristallins ; .

U Alunite compacte, .ei

VAlunUe terreuse et ;Souy ent friahle*

Ses couleurs varient du blanc pur au lilas , au rougeàtre , »tt iaunàtrei, au vioUtre , et le plus souvent aussi ces différentes teintes te mêlent de taches ou de veines irrégulières ou parallèles* U paroi t que l'alunite en masse est mêlée à une grande quantité de silice, ainsi que le prouvent les analyses de MM. Vauquelin et lU^proth, en sorte qu'il conviendroit peut-être

Ho PIE

d'en former une sous-espéee sous le nom d'alunite silicifire. Voici l'analyse de ces alunites en masse de la Tolfa et de Hongrie, faites Tune et Tau tre par KlaprOlli» '

AltifiUe de U Tolfa. Alniiite daHongriet,

Acide sulfurique. • * • • i6,5 ..•••••••• ,12, s

Alumine. • 4 .;•••...• • 19,2 ••• •• 17, s

Potasse ..« 4,9 ••••« i^ s

Silice 56,5 .» 62,35

Eau •;•••••••.-•••;• • 3,9 •••*•••••*• 5, s

Perte. •••• i,$ •••••••••« 1,7$

100,0 99»oo ■

Cette énorme quantité de silice, bien qu'elle oe skAî que mélangée, suffiroit, ce me semble, pour motiver cette sousdivision, qui d'ailleurs est déjà réclamée par M. Cordier*

G'uement et localités. L'alunite se forme jourUellement dans les solfatares . qui sont encore en pleine activité, et par suite de l'action permanente âesk vapeurs acides et aqueuses qui attaquent les roches à travers lesquelles le temps. et les bouleversemens du sol leur ont frayé un passage : c'est ainsi qu'elle se forme à la solfatare de Pouzzole, si parfaitement décjrite par M. Breislak ; dans celle qui termine le pic de Ténériffe, et probablement dans tous les lieux où les circonstances essentielles ou favorables à la formation de cette substance se trouvent rassemblées. Nous sommes donc justement autorisés à considérer les alunites qui se trouvent dans les volcans éteints, comme ayant été formés par les mêmes moyens et les mêmes jeux d'affinité que ceux qu'il nous est permis d'observer encore.

De cette origine fortuite on doit conclure ee qui est en effet, que les gites des alunites ne présentent pas la' même ordonnance et la même régularité que l'on remarque dans les terrains qui ont été formés par couches succensires et parallèles.

A la Tolfa Palunite forme des espèées de fiions plus ou moins abondans, mal encaisséi, sansdireetion coastanteyetia'iiiclinant souvent en sens opposés ; ils courait ainsi , en se ramifiant , tout à travers des roches felspathiques plus ou moins altérées, généralement blanchâtres et d'un aspect afgi*

PIE Ml

leux, avec lésquell^ Falunîte se coùfond au premier aspect: toutefois celle que les ouvj*ieSft préfèrent , comme étant la plus riche en alun, est compacte ^ lourde et rosée. L'aluniteal>onde en Hongrie et fait Tobjet d'une branche d^industrie des plus importantes : on la connott dans un grand nombre de localités diverses ; mais partout il paroît évident qu'elle a été formée aux dépens des roches qui appartiennent aux vol-* cans de tous les àges«

' Usages. L'alunite est le meilleur minéral d'alun ; il suffit de la griller^ de la lessiver, et d'évaporer la liqueur, pour en obtenir de l'alun de première qualité , et cela sans que l'on soit obiigé d'y ajouter d'dlkali, puisqu'elle contient de la potasse. Je renvoie, pour de plus amples détails, aux beaux mémoires de MM» BreislÀk, Descotils, Cordier et Beudant.

On ne doit pas confondre Talunite avec les schistes alumineux des houillères embrasées, qui appartiennent à un tout autre ordre de substances, (BniuiD.)

PIERRE DES AMAZONES. (Mm.) C'est un jade d'un vert sombre -que les anciens naturels de l'Amérique tailloient de différentes formes, et particulièrement sous la £gure de coins coniques, aplatis et t ranch ans à leur base; c'est une pierre qui a quelques rapports avec la pierre de lu des Chi* nois. Suivant La Condamine, c'est surtout chez les Topd;^o^, que Ton trouve encore ces pierres particulières , auxquelles on attribuoit autrefois plusieurs propriétés merveilleuses. (Voyez Jade.) On a également donné le nom de Pierre des Amazones au Felspath vert. Voyez ce mot. (Brard.)

. PIERRE DES AMPHIBIES. ( Zool. ) Les phoques avalent très-souvent d'assez grosses pierres ou des galets^ qui restent dans leur estomac , et que l'on a considéré à tort comme étant des cafculs ou bézoards. ( Desm. )

PIERRE ANGLOISE ou ÉCLATS DE JERSEY. {Min.) Cest une pierre calcaire grise micacée , une espèce de cipolin qui a la texture schisteuse, qui se divise en éclats, et que l'on emploie dans les arts pour aiguiser les taillans, et surtout les outils des corroyeurs. (Brard.)

PIERRE DES ANIMAUX. (Zoo/.). Toutes les concrétions trouvées dans les viscères des animaux , et qui ont de la •oUdité , mais dont la composition chimique varie f selon les 40. 16

animaux, et les parties de leur organisation , où on les rencontre, ont reçu ce nom. Ëlle^ sont plus connues encore sous les dénominations de calculs ou de bézoards. (Desm.)

PIERRE DE L'APOCALYPSE. (Min.) Quelques auteurs anciens et du moyen âge ont désigné Fopale sous cette déno* mination ridicule. (Brard.)

PIERRE APYRE ou PIERRE RÉFRACTAIRE. (Afin.) C'està-dire, qui peut résister sans se fondre à Faction d'un feu vif et prolongé. (Voyez Pierres réfractaires. ) Quelques sousvariétés, appartenant à des espèces fusibles, résistent à Faction du chalumeau , et prennent Fépilhète d'apyre ; c'est ainsi que nous avons du felspath , de la tourmaline apyre, etc* (Brard.)

PIERRE ARBORÎSÉE. ( M in.) Ce nom convient à toutes les pierres qui renferment ou qui présentent seulem^ent à leur surface des dessins plus ou moins parfaits, qui imitent assez bien dés buissons, des tiges branchues, des rameaux détachés, des mousses, etc. Ces arborisations sont dues à des cristallisations, ou à des infiltrations ferrugineuses ou manganésiféres : telles sont surtout celles qiie Fon remarque sur les marnes, sur certaines pierres calcaires, et particulièrement dans les agathes. Les arborisations jaunes et brillantes des ardoises sont dues à du fer sulfuré ou pyrite. Voyez Arborisations et Dendrites. (Brard.)

PIERRE ARGILEUSE. {Min.) Ce nom convient assez bien à toutes les substances qui sont susceptibles de se désagréger dans Fhumidité et de répandre une odeur terreuse, quand ob vient à les humecter ou à souffler dessus : telles que les marnes, Vardoise pourrie ou de rebut, les différentes sortes d'argiles, etc. (Brard.)

PIERRE D'ARITHMÉTIQUE. {Min.) Quelques pierres, quelques roches surtout, semblent couvertes de chiffres, jetés au hasard, et Fon a cru devoir leur donner ce surnom. (Brard.)

PIERRE D'ARMÉNIE. {Min.) C'est le cuivre carbonate bleu terreux. Voyez l'article consacré à cette yariété* (Brard.)

PIERRE D'ARQUEBUSE ou D'ARQUEBUSADE. {Min.) C'est le fer sulfuré, dont les anciens se sei^oient paur garnir

leurs mousquets et leurs arquebuse. Voyez Fer sulfuaé. (Brard.)

PIERRE ARSENICALE. (Min.) Toutes les pierres qui contiennent cette substance (Poxide, le sulfure ou le métal nommé arsenic) , sont des pierres arsenicales. Voyez Fer sulfuré arsenical* (Brard.) ''

PIERRE D'ASPERGE. {Min.) C'est le surnom du spargdstein des Allemands, qui est une variété de notre chaux phosphatée. (Brard.)

PIERRE ASSIENNE. {Min.) On donnoit autrefois ce nom à la pierre d'alun de la Tolfa. Voyez Pierre d'alun.

PIERRE ATMOSPHÉRIQUE. {Min.} Voyez Météorite. (Brard.)

PIERRE ATRAMENTAIRE. {Min.) Certains schistes pyriteux noirs , tombant en décomposition , et qui colorent Peau en noir, ont reçu ce nom chez les anciens auteurs. Le crayon noir , la pierre des charpentiers , ou pierre salée étoient pro« liablement des pierres atramentaires. (Brard.)

PIERRE AVENTURINE ou AVENTURINÉE. {Min.) Plusieurs substances minérales présentent, lorsqu'elles sont taiL lées et polies, des reflets qui ressemblent à une multitude de petites paillettes blanches ou jaunes - dorées ou argentées qui brillent toutes à la fois , et qui font souvent un fort bel effet. Ces minéraux, qui sont assez estimés dans le com-* merce, doivent les accidens de lumière, dont nous parlons, aoit à des gerçures internes et multipliées , soit à des pail* lettes de mica,* etc. Voyez Felstath, Quarz aventuriné, ete* (Brard.)

PIERRE D'AZUR. {Min.) Voyez Lazulite. (Brard.)

PIERRE A BAGUETTES ou A BARRES. {Mini) C'est la substance à laquelle on a donné les noms de scapolite, de rapidolite , de paranthine , et qui n'est actuellement qu'une variété du Wernerite. Voyez ce dernier mot, (Brard.)

PIERRE DE BAINS. {Min.) Ce sont les sédimens ou les concrétions qui se déposent au fond des canaux ou des baa- «ins , qui reçoivent les eaux thermales. Voyez Chaux carro-

VATÉB CONCRÉTIONNÉE. (BraRD.)

PIERRE DE BARAM. ( Min. ) L'une des nombreuses déiuo-

a44 PIE

Hiinâtions de la pierre pu de la serpentine ollaire. (Brard*)

PIERRE DE BASALTE. (Mih.) Voyez les articles Basalte, Laves« (Brard.)

PIERRE A BATIR. ( Min. ) Toutes les pierres que Ton trouve dans la nature en assez grandes masses , et qui sont assez solides pour résister au choc et à Faction de la pluie, sont susceptibles d^étre employées dans la bâtisse commune; mais nous donnons plus particulièrement le nom de pierre d'appareil à celles qui sunt propres à Tarchitecture. Voyez Pierre d'appareil. (Brard.)

PIERRE DE BEAUCAIRE. ( Min, ) C'est une très - belle roche calcaire, dont on fait usage pour les parties les plus délicates des bâtimens du Gard et des autres départemena circonvoisins ; elle se pi^ête au travail de la sculpture et reçoit une espèce de poli. (Brard.)

PIERRE BERGERONETTE. (Min.) M. Beurard , ancien agent du gouvernement François sur les mines de mercure du Palatinat, rapporte que ce nom est donné à une sorte de terre vert -pré, analogue à la chlorite, et que l'on dit se trouver quelquefois dans l'estomac du petit oiseau, nommé bergerette ou bergeronette. Ceci demande un nouvel examen. (Brard.)

PIERRE DES BESTIAUX- (Zool.) Ce nom équivaut à celui de Pierre des animaux, qu'on donne aux diverses concrétions ou calculs, qui prennent naissance dans les viscères des quadrupèdes domestiques. (DesM.)

PIERRE BILIAIRE. (Chim.) On a donné ce nom aux concrétions qui se trouvent dans la bile. Voyez Calculs biliaires DU BŒUF et Calculs biuaires humains. (Ch. )

PIERRE DE BŒUF. {Zool.) Calculs ou concrétions formés dans les viscères des bœufs. (Dësm.)

PIERRE DE BOLOGNE. (Min.) Nom donné, pendant assez loog-temps, à de petites masses rondes de baryte sulfatée composée d'aiguilles serrées , partant d'un même centre, qui, après avoir été calcinées, deviennent phosphorescentes dans Pobsculité* On en composoit aussi de petites tablettes qui portoient le nom de Phosphore de Bologne. Voyez Baryte sulfatée ra- DiiÂE. (Brard.)

PIERRE DE BOMBACO. {Zool.) Les bézoards ou calculs

PIE a45

intestinaux des chevaux sont ainsi appelés par les Portugais* (Desm. )

PIERRE A BOUTON. {Min.) C'est notre lignite jajret, dont on fait, comme on le sait, des parures et des boutons de deuil» Les numismales, qui sont des fossiles discoïdes, ont également reçu cette dénomination, parce qu'on les comparoit à des moules de boutons. (Brard.)

PIERRE BRANCHUE. (Min.) Les concrétions calcaires et surtout Parragonite , dite flosferri, portent ce nom dans l'ancienne minéralogie. (Brard.)

PIERRE A BRIQUET. (Min.) Le silex commun, qui se trouve ordinairement dans la craie, débité en pièces plates et tranchantes sur les bords, sert particulièrement à battre le briquet, et porte le nom vulgaire de pierre à briquet. Voyez

SlLFX PYROMAQUE. (BraRD.)

PIERRE BRULEE. {Min.) On donne rfssez généralement le nom de pierres brûlées aux laves qui présentent des caractères évidens de fusion, soit en Auvergne, soit en Vivarais. C'est de cette manière que les paysans de ces contrées les désignent aux voyageurs. (Brard.)

PIERRE A BRUNIR. {Min.) C'est l'hématite dure à poussière rouge, que l'on tire de l'Arriége ou d'Espagne sous le nom de ferret^ et qui sert à brunir les métaux. Voyez Fea

OXIoé R0D6E CONCRÉTIONNé. (BrARD.)

PIERRE CALAMINAIRE ou CALAMINE. (MiA.) C'est notre zinc oxidé, dont on se sert pour changer le cuivre rouge en laiton. Voyez Zinc oxidé. (Brard*)

PIERRE CALCAIRE ou CALCAIRE. {Min.) Toutes les variétés de chaux carbonatée , qui se trouvent en grandes masses j se désignent ordinairement par les mots calcaire ou pierre calcaire. Cette expression a quelque chose d'abréviatif qui convient à la rapidité du discours, et d'ailleurs, comme il y a peu de ces pierres qui ne soient rigoureusement composées que de chaux et d'acide carbonique, le mot calcaire est préférable par cela même qu'il est moins précis, et Ton dit calcaire alpin, grossier, du Jura, etc. Voyez Chaux carbo* VAT^E. (Brard.)

PIERRE CAMÉLÉON. {Min.) Notre silex hydrophane qui patse dans l'eau de l'état opaque à un état sensible de transr

parence^ portoit le surnom de caméléon dans Tancienne minéralogie. Voyez Quarz hydrofhane. (Brard.)

PIERRE DE CANDAR. ( Min. } C'est le fer sulfuré ou pyrite, suivant M. Léman. (Bbard.)

PIERRE DE CANELLE ou KANELSTEIN des Allemands. (Min,) C^est notre essonite; mais elle est décrite dans ce Dictionnaire au mot Kanelstein. Voyez ce mot. (Brard*)

PIERRE DE CAPRAROLA. {Min.) C'est une lave parsemée d' une infinité de cristaux d'amphigéne, qui se trouve non-seulement à Cap rarola prés de Rome , mais aussi à Tivoli, k Aquapendente et ailleurs. (Brard.)

PIERRE CARABINE. {Min.) La pyrite de fer, qui est notre fer sulfuré , fut employé à la place des mèches , et avant Fnsage dés pierres à fusil ; c'est ce qui lui fit donner le nom de pierre de carabine. (Brard.)

PIERRE DE CARLSBÀD. {Min.) C'est la chaux carbonatée incrustante, diversement colorée, qui se dépose dans les eaux thermales de Carlsbad en Bohême. (Brard.)

PIERRE DE CASTOR. {Zool.) Ce nom & été donné à des calculs intestinaux du castor. (Desm.)

PIERRE A CAUTÈRE. {Chim.) C'est la potasse du commerce, dont on a séparé l'acide carbonique au moyen de la chaux, et qui a été ensuite séparée , par l'évaporation , de l'eau, qui la tenoit en dissolution. Voyez Potassium. (Ch.)

PIERRE CAVERNEUSE. {Min.) Cette dénomination vague convenoit à toutes les géodes, et tout aussi bien aux agathes qu'aux fers aetites. (Brard.)

PIERRE DE CAYENNE. (Min.) De petits galets de quarz hyalin , otdinairement d'une grande pureté et d'une eau parfaite , ont porté jadis le nom de pierre de Cayenne ; on les a nommés aussi cailloux du Rhin , diamans d'Alençon ou du Médoc, et en effet, on trouve de ces galets de quarz parmi le gravier des environs de Bordeaux , que l'on nomme grave. (Brard.)

PIERRE DE CAYENNE. {Omiih.) Le Hocco-pauxi est ainsi désigné par plusieurs ornithologistes, bien qu'il ne se trouve pas à Cayenne. (Desm,)

PIERRE CÉLESTE. {Min.) Le lazulite, le cuivre carbonate bleu terreux, la chaux anhydro- sulfatée dite célestine ,

et la stroniiane sulfatée bleue , ont mérité et reçu tour à tour cette dénomination. (Brard.)

PIERRE DE CÉMENTATION. (Mm.) C'est notre Chapx CARBONATÉE INCRUSTANTE. Voycz cct article. (Rbard.)

PIERRE DES CENDRES ou TIRE-CENDRE. {Min.) La propriété de la tourmaline , d'attirer la cendre comme corps léger, quand elle avoit été échau£fée près d'un charbon ar» dent , lui avoit fait donner ce surnom. Voyez Tourmaline. (Brard. )

PIERRE A CHAMPIGNON. {Bot.) Voyez, à Tarlicle Potv- FORUs, le Polyp. tuberaster. (Lem.)

PIERRE CHANGEANTE. {Min.) L'hydrophane et les pierres chatoyantes ont reçu tour à tour cette dénomination* (Brard.)

PIERRE DE CHAPON. (Zoo/.) Ce nom a été donné à une concrétion brunâtre et de la grosseur d'une fève, que l'on dit se trouver dans l'estomac du coq et du chapon. (Desm.)

PIERRE DE CHARPENTIER. {Min.) C'est un séhiste noir et tendre , dont les charpentiers et les appareilleurs font usage pour tracer leur trait ou l'épure de leurs ouvrages. (Brard. )

PIERRE CHATOYANTE. (Mm.) Le chatoiement est un accident de lumière, qui tient presque toujours à une striic» lure fibreuse ou à une disposition particulière des molécules cristallines, et ce phénomène consiste dans des reflets satinés, soyeux ou nacrés , qui se manifestent surtout , quand les pierres, qui en sont douées, sont taillées en cabochon ou en gouttes de suif. La variété du quarz , nommé œil -de-chat , et le felspath , dit pierre -de-lune, sont avec la cymophane les pierres chatoyantes par excellence. (Bbard.)

PIERRE DE CHAUDRON. {Min.) Ccst la pierre ollaire, dont on fait des vases de cuisine, sur le tour^ soit dans les Grisons, le Vallais et ailleurs. (Brard.)

PIERRE A CHAUX. {Min.) Toutes les variétés de chaux carbonatée sont susceptibles de donner de la chaux par la calcination ; mais cette chaux diffère par ses qualités en raison de la pierre qui l'a produite ; de là cette distinction de chaux grasse ou commune , de chaux maigre et de chaux hydraulique, qui se distingue de toutes les autres par sa pro-

priété de durcir sous Teau. Les marbres statuaires et autres, les pierres calcaires d'appareil , la craie , l'albâtre proprement dit, la plupart des marnes, les coquilles et les madrépores vivans ou fossiles, donnent de la chaux par la calcination. Voyez Chaux carbonatée. (Brard.)

PIERRE DE CHÉLIDOINE ou D'HIRONDELLE. {Min.) On dit que le silex calcédoine a reçu ce nom dans les anciens auteurs. (Brard.)

PIERRE DE CHEVAL. (Zool.) Nom donné aux calculs ou concrétions qu'on trouve quelquefois dans les viscères abdominaux des chevaux. (Desm.)

PIERRE DE CHOUIN. {Min.) La pierre à bâtir de Lyon qpii est un calcaire blanc ou noir avec coquilles fossiles , porte le nom de pierre de chouin ou simplement chouin. Il y a même du chouin antique , dont on retrouve des pièces travaillées parmi les ruines romaines de Lyon et des environs. (Brard.)

PIERRE DE CHYPRE. {Min.) L'un des nombreux synonymes de l'asbeste. (Brard.)

PIERRE DE CIRCONCISION. {Min.) Notre jade, la pierre de lu des Chinois, a reçu ce nom chez les minéralogistes an-* ciens. (Brard.)

PIERRE DE CLOCHE. {Min.) On a donné ce nom à certaines pierres volcaniques qui rendent un son particulier et assez remarquable, quand on vient k les frapper avec un marteau. (Brard.)

PIERRE CLOISONNÉE. {Min.) Pierres particulières argileuses endurcies, qui semblent avoir pris du retrait, et qui ont reçu dans leurs fissures une substance étrangère, qui y forme des cloisons. Le Ludus Helmonlii de Fancienne minéralogie est un exemple de ces sortes de pierres. (Brard.)

PIERRE DE COBRA ou DE SERPENT. {Min.) Les Portugais ayant pris les ammonites fossiles du cap de Bonne-Espérance pour des serpens enroulés pétrifiés , leur donnèrent ce nom. (Brard.)

WERRE DE COCHON. {Min.) Nom trivial de notre Chaux

CARBONATÉE FÉTIDE. VoyCZ CC mot. (BrARD.)

PIERRE DE COCHON. {Zool.) Nom donné aux calcula intestinaux des porcs. (Desm.)

PIERRE DE COLOPHANE. {Min,) On a donné ce nom à

une variété de grenat et aux silex résînites ou Pechstein, en raison de la ressemblance de ces substances avec- la colophane. Voyez CoLOPHONiTE. (Brard.)

PIERRE DE COLUBRINE. (Min.) L'une des noihbreuse« variétés des serpentines ou pierres oUaires. (Brard.)

PIERRE DE COME. ( Min. ) C'est la pierre ollaire , dont on fait des marmites à Chiavenna, et que l'on vient vendre à C6me. (Brard.)

PIERRE CONTRE LA PEUR. {Min.) Le jade néphrit taillé en forme de petits cœurs ou- de petits poissons, servoit à former des amulettes de ce nom, qu'on suspendoit au cou des enfans pour les préserver de la peur. (Desm.)

PIERRE DE COQ. ( Zool. ) Concrétion calculeuse ou bézoard , que Ton dit se trouver quelquefois dans l'estomac du coq ou d& chapon. (Desm.)

PIERRE DE COQUILLE. {ConchyL) Dans les recueils, où l'on a eu pour but de signaler toutes les concrétions acci-^ dentelles que l'on trouve dans le corps des animaux, on a désigné ainsi les Perles. Voyez ce mot. (DeB.)

PIERRE DE CORNE. {Min.) Ce nom, comme plusieurs autres, a joui du singulier privilège de rassembler Une foule de roches de nature opposée ; c'étoit en quelque sorte la case des roches douteuses. Il suffisoit qu'elles fussent noirâtres , pour qu'on les qualifiât de roches de corne. Voyez cependant plus particulièrement notre article Cornéenne. (B.)

PIERRE DE COULEUR. {Min.) Les joailliers, les bijoutiers et les lapidaires réunissent sous cette dénomination générale toutes les pierres .fines colorées, comme l'éméraude , le grenat , les saphirs , etc. (Brard.)

PIERRE DE CRABES. {Foss.) Les pétrifications de crustacés et de certaines coquilles qui, telles que les nautiles, présentent quelque analogie avec une queue d'écrevisse, ont reçu ce nom des anciens oryctographes. ( Desm. )

PIERRE DE CRAPAUD. {Min.) Les mineurs du Derbyshire , et par suite tous les minéralogistes anglois ont nommé Toadstone, pierrç de crapaud ^ une coméenne compacte amygdalaire , qui recèle ou qui interrompt quelquefois les fiions nombreux de plomb sulfuré qui abondent dans cette contrée.

25o PIE

(Voyez CoRNéENNB.) Certaines dents de poissons fossilet, que Ton trouve en Sicile et ailleurs , ont également reçu le nom de pierre de crapaud. (Brard.)

PIERRE DE CROIX ou CROISETTE, (Min.) Voyez StadaoTiDE. (Brard.)

PIERRE CRUCIFORME. {Min.) Voyez Haemotome. (Beabd.)

PIERRE EN DÉLIT. (Min.) On dit qu'une pierre est en délit lorsqu'on Fa placée dans un mur sur le sens opposé à celui où elle gisoit dans la carrière ; on doit Périter, parce que placées ainsi, les pierres calcaires d'appareil sont beaucoup moins solides, que quand elles le sont suivant leur lit de carrière* Voyez à Particle Puiulbs d'appareil. (Brard.)

PIERRE ADÉTACHER^ (Min.) Les argiles smectiques, qui ont la propriété d'absorber les corps gras , sont employées non-seulement dans les foulons pour la préparation des draps; mais en petit, l'on s'en sert pour enlever les taches d'huile ou de graisse. On les taille en petits pains carrés, qui portent le nom de savon de soldat ou de pierre à détacher; telle est entre autres celle qui se trouve à Montmartre près Paris. Voyez'AaGiLE. (Brard.) \

PIERRE DIVINE. {Min.) L'une des nombreuses dénominations du j'aie. (Brard.)

PIERRE DE DOMINE. {Min.) M. Patrin prétend que la terre bolaire de Pile d'Amboine a été nommée ainsi par quelques naturalistes hoUandois. (Brard.)

PIERRE DOUBLANTE. {Min.) C'est la chaux carbonatée primitive , qui jouit de la double réfraction à un très«-haut degré. Voyez Chadx carbonatée. (Brard.)

PIERRE DOUCE, DEMI-DOUCE ET RUDE. {Min.) Les ouvriers, qui usent ou qui polissent les métaux, ont donné ces noms aux différentes sortes de grès et de schistes qu'ik emploient à cet usage. La plupart nous sont apportées de Nuremberg. (Brard.)

PIERRE DE DRAGÉES ou DRAGÉES DE TIVOU. (Min.) Petites incrustations calcaires blanches, d'un volume et d'une figure assez uniformes , qui se déposent dans les eaux thermales de Tivoli. Voyez Chaux CARBONATés globuuforice TESTAcàs* (Brard.)

PIE aSi

PIERRE DE DRAGON. (Min.) Les charlatans qui courent les marchés et les campagnes, vendent quelquefois de petits cailloux lenticulaires fort innocens, sous le nom de pierre de dragon* (Brard.)

PIERRE A ÉCORCE. ( Min. ) WaUerîus , dit Saussure , avoit fort bien remarqué que dans quelques espèces de pierres de corne, cornéennes, le fer qui entre dans leur composition , s'altère à leur surface , en change la couleur et même le tissu. Cette altération se présente sous un tout autre aspect dans certains silex, où elle prend une apparence plombée. Je Tai remarquée entre autres sur les silex de la montagne Sainte-Catherine, à Rouen. (Brard.)

PIERRE D'ÉCREVISSE. (Crust.) On a donné ce nom à deux plaques ovalaires et bombées, de substance calcaire, qui existent dans les parois de Testomac de Pécrevisse, et sans doute de la plupart des crustacés décapodes, quelque temps ayant leur mue, et qui diminuent à mesure que le nouveau têt se durcit ; ce qui a fait présumer que ces pierres sont le dépôt de la matière calcaire , nécessaire à sa consoUiiation.

Ces pierres étoient autrefois d'un grand usage en médecine comme remède absorbant ; on ne les emploie plus , et elles sont remplacées parle carbonate de magnésie. (Desm.)

PIERRE A ÉCRITOIRE. {Min.) Suivant l'Encyclopédie japonoise, on donneroit ce nom à une pierre naturellement creuse y dans laquelle les lettrés du pays délayeroienl leur encre ei tremperoient leur pinceau pour écrire ; c'est probablement une pétrification. ( Brarj). )

PIERRE ÉCUMANTE. {Min.) M. Léman pense que la pierre écumante , ou Gœstein des Suédois , n'est qu'une mésotype compacte altérée, analogue à la crocalite. Elle est extrêmement fusible et se boursouffle au chalumeau en un verre blanc écumeux. M. Léman s'est particulièrement occupé de ces substances et doit faire autorité dans cette circonstance. ( Brard. )

PIERRE ÉCUMANTE. {Min.) L'extrême facilité, avec laquelle certaines obsidiennes se fondent au chalumeau , leur a encore valu le nom de Gœstein. Voyez Obsidiennes. (Brard.)

PIERRE ELASTIQUE, FLEXIBLE ou PLIANTE. {MinJ)

On peut distinguer deux sortes de pierres flexibles : celles qui le sont avec élasticité , comme le mica , et celles qui sont simplement flexibles, sans quelles puissent reprendre d'elles-mêmes leur première forme ou situation, tels sont les grès micacés du Brésil , les marbres blancs chaufl'és et les marbres blancs poufs , réduits en tablettes minces. Ce phénomène tient à un arrangement particulier des molécules, ou à la présence du mica. (Brard.)

PIERRE ÉLECTRIQUE. (Min.) On dit que le succin, qui se nommoit eUctrum chez les anciens, a donné naissance au lùot électricité; c'est donc la pierre électrique par excellence. Cependant la tourmaline, qui a donné les premiers signes d'attraction et de répulsions successives, peut lui disputer cette prérogative. ( Brard. )

PIERRE ÉLÉMENTAIRE. (Min.) C'est un des surnoms de l'opale noble. (Brard.)

HERRE D'ÉMÉRIL (Min.) C'est l'émérU en roche, et tel qu'il se trouve dans la nature avant qu'il ait été pulvérisé, lavé et approprié aux arts. Voyez Corindon émèkiu

PIERRE A EMPREINTE. ( Min, ) Cette dénomination vague convient tout aussi bien aux calcaires fissiles qui renferment les empreintes de plantes, de poissons et d'insectes, d'Œningen, de Pappenheîm et de Vestenanova, qu'aux ardoises de Claris et aux schistes impressionnés des houillers. (Brard.)

PIERRE EN ÉPL ( Min. ) Plusieurs substances offrent une disposition analogue à celle de la barbe des épis de blé: tels sont entre autres le Mica des PvRéNéEs , le Gypse séuâNiTE des environs de Paris, plusieurs variétés de la Chaux car- BONATÉE, etc. Le cuivre sulfuré spioiforme mériteroit plus que tout autre minéral le nom de pierre en épii Voyez ces différens articles. (Brard.)

PIERRE D'ÉPONGÉ. {Min.) La pierre d'épongé des anciens naturalistes n'appartient point à la minéralogie , c'étoit tout simplement ces fragmens de madrépores ou lithophytes, qui se trouvent souvent dans l'intérieur des éponges corn* munes, mais auxqueb on n'avoit pas manqué d'attribuer beaucoup de propriétés imaginaires. (Braed.)

PIE î»55

PIERRE D'ÉTAIN SPATHIQUE. (Min.) Unné avoit ainsi nommé notre schéelin calcaire. (Brard.)

PIERRE D'ETHIOPIE, {Min.) On rapporte ce nom aux prétendus basaltes noirs et verts d'Egypte, qui sont deux variétés de diabase. Le noir passe insensiblement au siénite rouge d'Egypte. (Brard.)

PIERRE ÉTOILÉE. (Mm.) Les articulations d'encrinites fossiles 9 détachées et isolées, ont la forme de petites pastilles plates, à cinq et six rayons; on leur attribuoit autre-^ fois une origine et des propriétés merveilleuses sous le nom de pierres étoiléei» Des madrépores pétrifiés, dont on peut faire des plaques , des boites et autres bijoux, ont également reçu ce nom , à cause de la forme de leurs cellules» (Brard.)

PIERRE ÉTOILÉE. {Min.) On donne encore ce nom au corindon saphir astérie, bleu ou rouge, qui .présente un reflet chatoyant, nacré à^six rayons. (Brard.)

PIERRE D'ÉVÊQUE. {Min.) C'est le quarz améthyste dont les évoques sont dans l'usage de porter une bague; la couleur violette de cette pierre est analogue à celle de l'habit de ces prélats, et c'est probablement ce qui lui a valu la préférence. (Brard.)

PIERRE A FARD. {Min.) Voyez Talc, parce que cette pierre douce est la base du fard des dames. (Brard.)

PIERRE A FAUX. {Min.) On fabrique ordinairement les pierres à faux avec le grès psammite qui fait partie des terrains houillers, telles sont celles de la Belgique. On en fait de toute^ pièces avec un grès pulvérulent que Ton réduit en pâte, que Ton moule et que l'on cuit comme de la poterie* Yoyez Grès fsammite. (Brard.)

PIERRE FÉTIDE. ( Min. ) Voyez Chaux carbonatée et QoARz périDE. Cette odeur devient sensible par le choc. ( Brard. )

PIERRE A FEU. ( Mm. ) On donne ce nom aux silex , pierre à fusil et à briquet , et dans les usines , on le donne aux grès ou autres pierres qui résistent à l'action du feu des fourneaux. (Brard.)

PIERRE DE FIEL. {Zool.) Ce nom est donné particulièrement aux calculs ou aux concrétions, qui se forment dans

la vésicule du fiel ou dans le canal cholédoque des animaux, et qui renferment toujours plusieurs des principes constituané de la bile. Leur couleur est ordinairement d'un brun yerdàtre, et leur toucher est savonneux. (Desm.)

PIERRE FIGURÉE. {Min.) Ce nom est vulgairement donné aux pierres qui présentent fortuitement dans leurs formes quelque ressemblance avec des corps organisés quelconques, végétaux et animaux. Elles diffèrent des vraies pétrifications en ce qu^elles n'offrent, dans leur structure, aucune trace de l'organisation du corps, qu'elles semblent représenter plus ou moins grossièrement. (DeSm.)

PIERRE A FILTRER. (Min.) Les roches, dont le tissu est assez lâche pour laisser passer l'eau , mais dont les pores ne sont point assez larges pour que les molécules des corps étrangers puissent passer avec elle , sont des pierres filtrantes, parce que l'eau trouble , que l'on met dans le creux d'une de ces pierres, en sort claire et limpide. Tel est le liais de Paris , le grès d'Espagne et de Bohème , etc. (Bkaio.)

PIERRE DU FIRMAMENT. ( Min. ) Dénomination ridicule, donnée à une variété d'opale. (Brard.)

PIERRE FLEXIBLE. (Mm.) Voyez Pierre élastique et l'article Minéralogie, t.XXXI, de ce Dictionnaire, p. sSS et divans. (Brard.)

PIERRE DE FLORENCE. {Min.) Voyez Pierres de Florence. (Brard)

PIERRE DE FOIE. {Min.) Certains calcaires répandent, quand on les frappe, une odeur d'œufs couvés, d'hydrosulfure , que l'on nommoit jadis foie de soufre. C'est à cela que ces calcaires et certains quarz ont dû le nom de pierre de foie , et non à leur couleur. L'odeur du quarz fétide se rapproche davantage de celle d'une matière cornée , que de l'hydrogène sulfuré. (Brard.)

PIERRE DE FOUDRE ou DE TONNERRE. {Min.) Les bélemnites et les pyrites de fer ont reçu ces noms ; mais on les a donnés depuis, avec plus de vraisemblance , aux pierres atmosphériques qui tombent sur la terre à la iuite d'une violente explosion, mais qui* n'ont cependant rien de commun avec la foudre. Voyez Météorite. (Brard.)

PIERRE DE FRAI. {Fo9S.) Certaines oolithes et plusieurs

IPIE ^55

amas d« frés-petites coquilles cloisonnées, globuleuses, nommées borélies par Denys. de Montfort, ont reçu ce nom, parce qu'on les considéroit comme des amas d^œufs de poissons pétri6és. (Desm.)

PIERRE FROMENTAIRE ou FRUMENTAIRE. {Min.) Nom donné à des fossiles qui ressemblent assez à des grains de blé ou aux roches qui les contiennent en abondance :^tel que le marbre Isabelle du Roussillon , si communément employé à Toulouse, et qui paroît entièrement composé de camé« rines, dont la section verticale ressemble à des grains de blé ou de riz. (Brard.)

PIERRE FULMINAIRE. {Foss.) Voyez Pierre fulminante. (Desm. )

•PIERRE FULMINANTE ou DE FOUDRE. ( Foss. ) Les anciens oryctographes dounoient ce nom aux bélemnites. ( Desm. )

PIERRE A FUSIL. {Min,) Voyez Silex pyromaque blond. On fait cependant aussi des pierres à fusil avec le silex noir, soit en- Angleterre, soit en Belgique^ et même en France. (BaAav.)

PIERRE DE GALLINACE. (Min.) Nom que l'on donnoit à Fobsidienne dii Pérou. Voyez Obsidienne. (Brard.)

PIERRE . GARIN. ( Omith. ) Cette grande hirondelle de mer est le sterne piçrre-garin , sterna hirundo, Linn. (Ch. D.)*

PIERRE GÉODIQUE. {Min.) Voyez Géodes et Fer oxid6

BYDRATé GéODlQUE. (BrARD.)

PIERRE DE GLACE. ( Min. ) Cest une des nombreuses synonymies de la Chaux sulfatée cristalusée. Voyez cet arti* cle. (Brard.)

PIERRE DE GO A. < ZooL ) Au temps , où Ton supposoit beaucoup de vertus médicales aux bézoards ou calculs intestinaux des animaux, on en fabriquoit de factices, qui sont connus sous le nom de pierres de Goa. (Desm.)

PIERRE GRAPHIQUE ou GRANIT GRAPHIQUE. (Mm.) Roche à base de felspath blanc ou rose , lardée de cristaux de quarz gris, régulièrement disposés, et offrant dans leur section horizontale des espèces de caractères^ ou d'écriture. Voyez Pbcmatite. (Brard.)

PIERRE GRASSE. ( Min. ) FettsUin de Werner. Voyez Lléolithe. (Brard*)

PIERRE DE HACHE. {Min.) Voyez à l'article Jade. (Brard. )

PIERRE HÉBRAÏQUE. {Min.) C'est un des noms de notre Granité fegmatite, que Ton avoit aussi nommé Pierre GRAPHIQUE ou écàiTE. Voycz ces mots. (Brard.)

PIERRE HÉLIOTROPE. {Min.) Voyez Héuotrope. C'est un quarz agathe. (Brard.)

PIERRE HÉMATITE. ( Min. ) Il y en a , dont la poussière est d'un rouge sombre ; c'est une variété de notre fer oxidé rouge y et d'autres , dont la poussière est d'un jaune plus ou moins foncé , passant au brun, mais sans mélange derouge, et celle-ci est une variété de fer oxidé hydraté. Voyez Fer HYDRATÉ et Fer oxioé rouge. (Bra^d.)

PIERRE HÉPATIQUE. {Min.) On a donné ce nom à plusieurs substances métalliques , dont là couleur roujge brune s'approchoit plus ou moins de la teinte du foie, tels entre autres que le fer hématite, etc. (Brard.)

PIERRE HERBORISÉE. (Min.) Voyez Dendritcs, FknRES arborisées , Pierres FIGURÉES , etc. (Brard.)

PIERRE HERCULIENNE. ( Min. ) C'étoit un des noms donnés au fer oxidulé alimentaire. (Brard.)

PIERRE D'HIRONDELLE. ( Zool. ) Ce nom a été donné à de petites pierres qu'on trouve dans l'estomac des hirondelles et auxquelles on attribuoit autant de vertus imaginaires qu'aux autres concrétions des animaux ou bézoards.

Le même nom et ceux de pierre de chélidoine et de pierre de Sassenage ont été appliqués à de petites agathes lenticulaires, qu'on trouve dans différens lieux.de la Suisse et aussi dans les grottes de Sassenage , près Grenoble. (Desm.)

PIERRE A L'HUILE ou PIERRES DU LEVANT. {Min.) On connoit dans les arts et dans le commerce, sous le nom de pierres à l'huile, une sorte de calcaire excessivement compacte qui ne fait qu'une effervescence lente et tardive dan;s les acides, et qui a peine à se laisser rayer par un burin d'acier; sa couleur est le jaune pâle ou le blanc sale. Elle vient 9 dit-on , des environs de Smyrne ; on la vend à Paris , i

•trois francs la livre , et sert au moyen de l'huile d'olive à aiguiser la coutellerie fine. (Braud.) *

PIERRE HUMAINE, (^ooi,) Les dififérens calculs ou concrétions des viscères, de l'homme ont quelquefois reçu ce nom* (Desm»)

PIERRE HYDROPHANE {Min.) ; c'çst-àpdîre , qpî devient' transparente ou du moins translucide dans Teau ; c'est notre quarz silex hydrophane. Voyez HydroÎvbanb et Silex hydro- PHANE. (Brard.)

PIERRE HYGROMÉTRIQUK {Min.) Je propose de nommer ainsi les pierres d'appareil, qui ont la propriété de se couvrir d'humidité à l'approche du changement de temps et de se sécher ensuite. Nous ne savons à quoi attribuer cette propriété, et c'est pour appeler Fattention des observateurs sur ce phénomène, que je me détermine à le consigner ici; peut-être cet effet tient-il à la présence d*un sel, comme nous l'avons vu en parlant des pierres' solaires. (Brard.)

-PIEfŒŒ IDIOMORPHE. {Foss.) Ce nom a été donné à des pierres figurées accidentellement, o^ à des pétrifications, ( Dmm.)

PIERRE IMPRESSIONNÉE. {Min.) Ce nom convient particulièrement aux schistes argileux , couverts d'impressions de fougères, et qui se trouvent dans les terrains houillers; mais on conçoit qu'il appartient aussi aux pierres calcaires, qui conservent Tempreinte en creux ou en relief des coquilles ou autres corps organisés; cette dénomination est donc vague et mauvaise. ( Brard. )

PIERRE DES INCAS. {Min.) Ayant trouvé des plaques de pyrites polies dans les tombeaux des princes péruviens, on pensa, qu'ils s'en étoient servis comme de miroirs, ce qui ii*est cependant pas prouvé j mais cette idée prévalut, et les pyrites reçurent encore cette nouvelle dénomination , qu'elles partagèrent aussi avec la pierre de galHnace , qui est une variété d^ohsidienne. (Brard.)

PIERRE INFEIINALE. {Chim.) C'est le nitrate d'argent, fondu et coulé en cylindre dans une lingotière. Voyez , au mot Nitrates, Citrate d'argent. (Ch.) *

PIERRE D'IRIS. {Min.) Liris des lapidaires et des joailliers n'est ordinairement qu'un quarz fendillé naturellement 40. 17

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ou par l'art, et qui doit à cet accident la faculté de réûéchir les couleurs de Tirls. Voyez Quakz irisé. (Brard.)

PIERRE D'ITALIE. {Min.) C'est une variété 'de schiste argileux très-fin , dont les dessinateurs se servent avec succès pour les dessins fins et délicats. (Brard.)

PIERRE A JÉSUS. ( Min. ) Comme le mica et la chaux sulfatée se divisent facilement en lames transparentes, les religieuses s'en servent, en place de verre, pour conserver les images sacrées qu'elles exécutent dans le silence du cloître; de là le nom de pierre à Jésus. (Brard.)

PIERRE JUDAÏQUE. (Min.) Surnom de certaines pointes d'oursins fossiles, trouvées dans l'Orient,. et rapportées de Palestine par les Croisés. (Brard.)

PIER|IE DE LABRADOR. ( Min. ) Le felspath opalin , découvert sur les côtes du Labrador , porte encore ce nom dans le commerce, quoique l'on en ait trouvé depuis dans plusieurs autres contrées. Voyez Felspath opaun.

PIERRE DE LAIT; Milch-Stein, Wern. (Mm.) Lait de lune ou agaric minéral de l'ancienne minéralogie. Les substances qui ont reçu cette singulière dénomination, ne sont pour l'ordinaire que de la Chaux carbonatéb ou de la Chaux SULFATÉE SPONGIEUSE , déposées par les eaux dans les fissures des rocbes calcaires* Voyez l'Histoire de ces deux espèces. (Brard. )

PIERRE A LANCETTE. (Min.) On donne ce nom, dans le commerce *, à des variétés de schiste argilo-siliceux olivâtre , dont le grain est fin et serré; elles ont les plus grands rapports avec les pierres à rasoirs. On nous apporte ces pierres de Nuremberg. (Brard.)

PIERRE DE LARD. {Min.) Le toucher, l'aspect et même la couleur de certaines variétés de stéatites de la Chine leur ont valu ce nom. Voyez Serpentines , Stéatites et Pagodite. (Brard.)

PIERRE LÉGÈRE. {Min.) C'est notre silex nectique , dont le tissu lâche lui permet de nager momentanément à la surface de l'eau. Voyez Silex nectique. (Brard.)

PIERRE LENTICULAIRE. {Min.) On a donné ce nom à plusieurs corps organisés fossiles de forme lenticulaire , mais

PIE aSg

qui appartiennent à diiférens genres. Voyez en particulier Camérine, NoMMULiTE et Cyclolite. (Brard.)

PIERRE DU LEVANT. {Min.) La pierre du Levant du commerce est une roche calcaire extrêmement compacte, qui est lente à faire effervescence , dont la cassure est excessivement compacte, et qui passe du jaune pâle au verdâtre, quatnd on Timprégne d'huile d'olive. Les artistes en font usage pour afu ter les taillans fins de leurs meilleurs instrumens; on assure qu'elle se trouve à Smyrne , et qu'on l'apporte en lest à Marseille. On la vend à trois francs la livre à Paris. (Brarih)

PIERRE DE LIAIS. {Min.) Les Parisiens nomment ainsi Tune des plus belles espèces de leurs pierres à bâtir; ils en distinguent même trois variétés : le liais dur, le liais ferault et le liais tendre ou rose; en sorte que le mot liais ne- se rapporte pas toujours au même bailc de pierre , mais c'est une sorte d'expression générale qu'ils appliquent aux pierres d'appareil , qui ont le grain un , serré et dépourvu de cavités. L'ancien liais de Paris, s'exploitoit dans les carrières des envirom du Luxembourg et de l'Observatoire; on s'en sert pour les fontaines domiestiques et pour les pierres tumulaires. Voyez Chaux carbonatée grossière. (Brard.)

PIERRE DE LIMACE. {Coneh.) C'est une coquille interne qui se trouve sous le manteau de la plupart des lîmaces,'et que l'on avoit prise pour une simple concrétion. J'en ai fait le genre Limacelle, dans mon Histoire des coquilles terrestres et fluviatiles des environs de Paris, et j'en ai figuré quatre espèces. ( Brard. )

PIERRE DE LIMACE. {Conohyl.) Nom quelquefois employé anciennement pour désigner le rudiment de coquille des limaces. (De B. )

PIERRE DE LIME. {Min.) Comme l'émeril faie et polit le fer, on lui a donné ce nom qui conviendroit à presque tous les grès. (Brard.).

PIERRE DE LIS. ( Min.) C'est le nom donné à une espèce d'encrinite fossile. (Brard.)

PIERRE LITHOGRAPHIQUE. {Min.) Jusqu'ici, la seule pierre qui soit susceptible de se prêter à la pratique de l'art lithographique , est un calcaire excessivement compacte , terne dans sa cassure et légèrement argileu:tc, dont le type

26o PIE

existe à Fappenheim , mais dont on a trouvé Fanalogue sur plusieurs points de la France. Voyez Chaux carbonatée com-

l'ACTE. ( BrARD* )

PIERRE LUMACHELLE ou MARBRE LUMACHELLE.

(Min,) Calcaires pénétrés d^une quantité notable de coquilles fossiles qui conservent quelquefois leurs couleurs et tout l'éclat de leur orient : telle est la lumachelle de Carinthie.

PIERRE LUMINEUSE. {Min.) Plusieurs variétés de baryte sulfatée y étant calcinées et portées dans les ténèbres, y répandent une lueur phosphorique : telle est entre autres celle <[ui se trouve , en masses arrondies , aux environs de Bologne , en Italie. (Brard. )

PIERRE DE LUNE. {Min.) Le beau reflet nacré et argenti;i du felspath nacré du Saint-Gothard et de Ceilan', lui a valu le nom de pierre de lune qu'il porte dans le commerce. Voyez Felspath nacré. (Brard.)

PIERRE DE LA LUNE. {Min.) Voyez Météobite. (Beard.)

PIERRE DE LYDIE. ( Min.) C'est une cornéenne noire, qui sert de pierre de touche. Voyez Pierre de touche. (Brard.)

PIERRE DE LYNX. {Min.) L'un des noms de la bélemnite fossile. (Brard.)

PIERRE DE LYNX. {Bot.) Voyez Pierre a champigiion. (Lem.)

PIERRE DES MAGICIENS. {Actinoz.) Le tubipore musique de la mer Rouge a reçu ce nom. (Desm.)

PIERRE A MAGOT. {Min.) Voyez Pagodite. (Brard.)

PIERRE DE MALAC ou DE MALACCA. {Zool.) Un bézoard qu*on apportoit des Indes étoit ainsi appelé. ( Desm. )

PIERRE DE MANGANÈSE. {Min.) Voyez Manganèse oxïdû. (Brard.)

PIERRE DE MANSFELD. {Min.) Cjest le minerai exploité dans le comté de Mansfeld en Saxe, et qui est composé d^un tchiste bitumineux, cuprifère avec empreintes de poisson. (Brard.)

PIERRE DE MATRICE. {Foss.) Ce nom et celui de pierre hystérique étoient donnés à des moules intérieurs de térébratules fossiles , auxquels on.attribuoit des propriétés médicales imaginaires. (Desm.)

PEI afii

PIERRE DE MEMPHIS- {Min.) On ne sait point au juste à quelle substance les anciens avoient attaché cette dénomination, on croit cependant que ce pouvoit bien être à Tagathe onyx des environs de Memphis. (Brard.)

PIERRE MÉTÉORIQUE ou PIERRE TOMBÉE DU CIEL.

(Min,) Voyez Météorite. (Brard,)

PIERRE MEULIÈRE ou MOLAIRE, ( Min. ) Toutes les substances minérales çn masse, dont on peut faire des meules de moulins , inériteroient de porter ce nom : mais les meil* leures se font avec un silex particulier qui présente des cavités favorables à Fart de moudre les grains, et c'est principalement à lui qu'on l'a consacré. Voyez Silex molaire. (Brard.)

PIERRE DE MIEL; Honigstein, Wern. (Min.) Voyez Mel- LiTE. (Brard.)

PIERRE DE MIERY. {Min.) Nom de la pierre d'appareil que l'on emploie dans plusieurs villes du Jura, et qui est un calcaire renfermant des gryphites. (Brard.)

PIERRE DEMOCCO ou DE MOCHË. (Mm.) Voyez Pierre DE Moka. (Desm.)

PIERRE DE MOKA. ( Min. ) C'est notre agathe arborisée y que l'on tire de l'Iode , et dont le commerce se iaisoit dans la ville de Moka en Arabie. Voyez Silex agathe. (Brard.)

PIERRE MOLAIRE. {Bot.) Voyez Pierre meulière. (Lem.)

PIERRE DE MORAVIE. {Min.) Roche granitoïde, qui renferme des grenats et qui , étant polie , présente des zones rubanéeset parallèles assez remarquables. On l'extrait à Namiest en Moravie, suivant de Born. (Brard.) ^

PIERRE A MOUCHE. ( Min. ) L'arsenic natif, pulvérisé et délayé dans l'eau sucrée , attire les mouches et les fait périr aussitôt qu'elles en ont goûté. Deux grains d'arsenic oxidé, délayés dans un peu d'eau sucrée que l'on avoit soin de renouveler, quand elle étoit évaporée, ont tué plus de six mille mouches. C'est au reste une sottise de chercher à se débarrasser des mouches en les empoisonnant , leur nombre est trop prodigieux pour que ce moyen soit efficace. (Brard.)

PIERRE MURIATIQUE. {Min.) Six centièmes de soude, trouvés dans le jade tenace. des bords du lac de Genève j

ont engagé Hœpfner, à lui donner le nom de pierre murîatique ; cela ne valoit pas la peine de changer un nom insignifiant contre un nom qui peut induire en erreur, et qui nous force à faire un article de plus. (Brard.) '

PIERRE NAUTIQUE. (Min.) On assure que les premières boussoles étoient composées d'un morceau d'aimant (fer oxidulé polaire), enfermé dans une boîte à index qui surnageoit sur Teau ; ce qui explique assez bien cette dénomination de pierre nautique* (Brard.)

PIERRE NAXIENNÇ ou DE NAXOS. ( Min. ) Ces noms conviennent également à Fémeril que l'on exploite depuis long-temps à l'ile de Naxos, et à une pierre à rasoir fort estimée qui vient y dit* on, aussi du même point de l'Archipel. (Brard.)

PIERRE NÉPHRÉTIQUE, (Min.) La faculté de soulager les coliques néphrétiques, attribuée fort ibal à propos à la serpentine et surtout au jade, ont valu ce nom à ces deux substances. Voyez Jade* (Brard.)

PIERRE NOIRE. (Min.) C'est le schiste alumineux noir, dont on se servoit jadis pour dessiner et qui ne sert plus aujourd'hui qu'aux charpentiers et aux tailleurs de pierre pour tracer leur ouvrage. (Brard.)

PIERRE NOVACULAIRE. (Min.) Surnom des pierres à aiguiser schisteuses. (Brard.)

PIERRE NUMISMALE. (Min.) Voyez Camérine et Nom- MDLiTE. (Brard.)

PIERRE NUMMULAIRE. (Min.) L'un des noms de la camérine fossile. Voyez Camérine et Nummolite. (Brard.)

PIERRE OBSIDIENNE. (Min.) Voyez Obsidienne. (Brard.)

PIERRE OCULAIRE ou ŒILLÉE. ( Mm. ) Voyez Agathb

ONYX A COUCHES CONCENTRIQUES. (BrARD.)

PIERRE ODONTOÏDE. (Min.) Ce nom convient à toutes les dents pétrifiées de poissons ou de mammifères, mais il appartient surtout aux dents de requin pétrifiées. (Brard.) r PIERRE ODORANTE. (Min. ) Ce nom convient encore à toutes les substances minérales qui répandent une odeur quelconque , soit naturellement , soit quand on vient à les chauffer , à les gratter ou à les casser. Nous connoissons des minéraux à odeur de bitume, de soufre, d*hydro -sulfure, à

odeur de violette, de truffe, de pomme y de corue brûlée, etc. (Brard.)

PIERRE DES OISEAUX. (Zooi. ) I>e« calculs trouvés dans les viscères des oiseaux, ont été ainsi nommés. Voyez Pierre

ALBÇX0RIENNB , PlERRE DE COQ , PlERRE DE CHAPON Ot PlERRE D*HIaONDBLLE. (DesM.)

PIERRE D'OLtVE. ( Min. ) C^est à une pointe d'oursin fossile 9 qui se termine en forme d'olive, que Ton a donné ce'' nom, ainsi que celui de pierre judaïque» (Brard.)

PIERRE OLLAIRE. (Min.) Nom donné aux serpentines et aux stéati tes, dont on fait des vases domestiques en Vallais et ailleurs. (Brard.)

PIERRE DES ORCADES. {Min.) Il paroît que c'est un fossile ou une concrétion calcaire qui abonde aux Orcades et dans le pays de Galles, suivant Patrin. (Brard.)

PIERRE ORIENTALE. (Min.) Comme nous avons reçu et que nous recevons encore nos plus belles pierres précieuses de Plnde et de l'Orient, il s'ensuit que l'on est à peu près convenu d'ajouter l'épi thète d'orientale aux gemmes lies plus dures et les plus précieuses; ainsi, l'oii dit topaze seulement, pour désigner la topaze du Brésil ou de Saxe, mais on dit topaze orientale, pour désigner le saphir jaune. On dit^qu'une agathe a de l'orient, quand elle ofifre' une pâte fine et sans défaut , etc. ; au reste , cette expression vicieuse commence k disparoitre même chez les joailliers et les lapidaires. (Brard.)

PIERRE DES OS ROMPUS, ou OSSIFRAGE, ou OSTÉO- COLLE. {Min.) Une concrétion calcaire forniée autour d'une racine ou d'un rameau , ayant la' forme cylindrique et tubulaire, fut considérée, au temps des amulettes, comme susceptible de consolider les os fracturés; de là cette dénomination ridicule de pierre des os rompus. Voyez Chaux carbonates , CONGRÉTIONNÉE OU INCRUSTANTE. (BraRD.)

PIERRE D'OUTREMER. {Min.) C'est notre lapis, dont on extrait en efifet la couleur dite outremer. Voyez LAPi3. (Brard.)

PIERRE OVAIRE. ( Min. ) Calcaire oolitique que l'on croyoit entièrement composé d'œu& de poissons. (Brard.)

PIERRE OXIPÈTRE. Voyez Pierre acide. (Brard.)

PIERRE DE PAILLE. ( Min. ) On donne ce nom en Allé-

mag^ne £ plusieurs minëraux composes d|aiguilles, entrelacés en tous sens, et qui imitent quelquefois un assemblage de brins de paille, croisée et jetée au hazard; c'est une mauvaise expression qui ne peut tout au plus s'employer que dans sa description, et lorsqu'elle est éclairée par une périphrase. (Brard.)

PIERRE DE PANTHÈRE ou JASPE PANTHÈRE. (Min.) Quelques jaspes tachetés, imitant plus ou moins bien la robe mouchetée de la panthère, ont reçu ce nom ; je l'ai entendu employer pour le palmier agathisé de Hongrie , dont on a fait des bijoux et des objets d'ornement. (Brard.)

PIERRE DE PAON. {Conchjyl.) Nom donné par les joail- 1ers au cartilage de la moule perliére , qui est susceptible .de poli , et reflette les couleurs de Tarc-en-ciel. Ils en font des bijoux. ( Desm. )

PIERRE DE PAPPENHEIM. (Min.) C'est le calcaire cornpacte qui sert de type aux pierres lithographiques. ( Brard.)

PIERRE DE PARANGON. {Min.) C'est encore un des noms de la pierre de touche. (Brard.)

PIERRE -PEINTE. {Min.) Nom qui convient à toute» les pierres qui offrent des dendrites ou arborisations , etc. ( Brard.)

PIERRE DE PÉRIGORD ou PIERRE DE PJÉRIGUEUX.

{Min.) Voyez Manganèse oxiDé noir terreux. (Brard.)

PIERRE PESANTE. (Afin.) Pour les Frainçois, c'est la hor ryte sulfatée, mais pour les Suédois, c'est une substance métallique, le schéelin calccire. (Brard.)

PIERRE DE PHÉNICIE. {Min.) Encore un nom de la pierre de touche. (Bkakd,)

PIERRE PHILOSOPHALE. {Chim.) Les alchimistes donnoient ce nom à une préparation qui, suivant eux, avoit la propriété de changer en or ou en argent des matières communes de diverses natures. (Ch.)

PIERRE PHOSPHORIQUE. {Min.) Voyez Pierre lumineuse et Baryte sulfatée, Chaux phosphatée, Chaux fluatéb, et toute substance phosphorescente dans l'obscurité et à Taide de diflfiérens moyens. (Brard.)

PIERRE PHRYGIENNE. {Min.) Il paroît que les anciens tîroient leur alun de l'Asie mineure, et particulièrement d'une

f PIE . a65

pierre que Ton trouvoit eh Phrygie; c'est la pierre dont il s'agit ici. (Brard.)

PIERRE A PICOT. (Uin.) Voyez Variolithe. (Bra^d.)

PIERRE DES PIERRES. {}A\n.) L'agathe onyx, réunissant en apparence plusieurs pierres, différentes par leurs couleurs , on lui avoit donné cette dénomination chez les anciens minéralogistes. (Brard.)

PIERRE PLANTE. (^chVi.) Traduction du mot lithophyte, employé généralement pour désigner les polypiers calcaires. (Desm.)

PIERRE A PLATRE. (AÎ/n.) La pierre à plâtre par excellence est la chaux sulfatée grossière, combinée à une petite dose de chaux carbonatée : telle est celle des environs \ de Paris, qui produit du plâtre parfait; mais partout ailleurs on fait du plâtre avecf toutes, les autres variétés de Chaux sDLPATÉE. Voyez cet article. (Brard.)

PIERRE A PLATRE CIMENT. {lAin.) C'est une pierre à chaux très- hydraulique de Boulogne sur mer. (Brard.)

PIERRE DE POIS ou PISOUTHE. {Min.) C'est notre Chaux carbonates concrétionnéë globuliformë et notre -Fer HYDRATÉ GLOBULIFORMË. Voycz CCS dcuX articlcs. (Brard*^

PIERRE DE POISSONS. (ZooL) Ce nom a été donné à quelques concrétions pierreuses, qui se forment adventivement dans la tête de plusieurs poissons, et qui étolent autrefois employées, ainsi que les autres calculs et bézoards, comme remèdes dans certaines maladies. (Desm.)

PIERRE DE POIX , * PICIFORME , RÉSINIFORME ou PECHSTEIN. {Min.) Ce sont le plus ordinairement des silex qui, dans leur cassure et leur aspect, rappellent assez bien la cassure et le faciès particulier de l'intérieur des massrâ de résine (voyez Silex résiwite). Le pechstein de Wemer étoît fusible^ et n'appartenoît point par conséquent à notre silex résinite, c'étoit plutôt une roche felspathique. (Brard.)

PIERRE A POLIR. ( Min. ) Nous connoissons un grand nombre de substances minérales , qui s'emploient journellement dans l'art de polir les métaux, les pierres, le bois, la corne, l'écaillé, l'ivoire, etc.; mais on nomme plus particulièrement pierre à polir plusieurs espèces de schiste que Ton prépare dans les environs de Nuremberg , de Sonnenberg et

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de Cobourg en Saxe, et qui servent à dresser, à doucir et à polîr les gros bijoux d'or et d'argent. ( Brard. )

PIERRE PONCE. (Min.) Matière volcanique très-voisine des verres, et qui se fait remarquer par sa grande légèreté qui lui permet de flotter sur Peau fort long-temps. Elle est employée dans les arts mécaniques, dans la chapellerie, etc. Voyez PuMiTE et Ponce. (Brard.)

PIERRE DE PORC. ( Min. ) C'est notre chaux carbonatée fétide qui dégage , quand on la frappe , une odeur d'hydrosulfure très-sensible. (Voyez Chaux carbonatée fétide. )

Nous avons aussi un quarz' fétide , mais Podeur qu'il répand par le choc , est celle d'une matière animale qui brûle. (Brard.)

PIERRE DE PORC. {Zool.) Calculs intestinaux ou béloards, qui se forment dans les viscères du cochon. (Desm.)

PIERRE DE PORC-ÉPIC. (Zool.) Un porc-épic des Indes a souvent dans son estomac des pierres ou concrétions calcaires ^ auxquelles on a attribué des propriétés merveilleuses et donné un prix très-élevé. (Desm.)

PIERRE A PORCELAINE. (Mm. ) Le felspath décomposé ou kaolin fait la base de la pâte des porcelaines proprement dites , et le felspath non décomposé en fait la couverte. Voyez donc l'article Felspath. (Brard.)

PIERRE POREUSE. ( Min. ) Dénomination vague qui convient aux minéraux les plus disparates , à la ponce et au silex molaire, au grès à ûltrer et au tuf, etc. (Brard.)

PIERRE DE PORTLAND. (Min.) Pierre calcaire d'appareil très-employée à Londres , où elle est apportée de Pile de Portland dans la Manche. (Brard.)

PIERRE DE PORTUGAL. ( Min. ) Nom donné au fer sulfuré marcassite , qui est susceptible d'être taillé, poli et monté en bijoux. Voyez Fer sulfuré. (Braed.)

PIERRE A POTS. (Mm.) Voyez Pierre ollaire. Serpentine, Stéatite. (BrarI).)

PIERRE POURRIE. ( Min. ) Les artisans qui polissent les métaux, donnent ce nom à un schiste friable jaunâtre ou brun , qui vient, dit-on, d'Angleterre, et qui donne un fort beau poli à For, à l'argent et même à Pacier. On trouve une pierre analogue à Menil-Montant près Paris, qui sert

de ^ngue au silex mënilîte, c^est le polierschiefer des Allemands* (Brard.)

PIERRE DE LA PROVIDENCE. (Min.) On a donné ce nom à certaines pierres calcaires qui renferment une multitude de camérines ou nummulites. (Brard.)

PIERRE PUANTE. (Min.) Voyez Pierre de porc ou Chaux

CARBONATÉE FÉTIDE, QoARZ FÉTIDE. ( BrARIX. )

PIERRE A QUEUE DE PAON. ( ZooL ) Voyex Pierre de

FAON. (DeSM.) *

PIERRE A RASOIR. {Min.) La pierre, qui porte ce nom, s^appeloit C05 dans Tancienne minéralogie; elle est d'un jaune chamois, d'un grain imperceptible à Tûeil ; elle fait partie des schistes argilo-siliceux , schiste coticuU, qui sont composés de lits superposés, noirâtres, roussàtres ou violets. La partie jaune est la .seule qui soit propre à affûter la coutellerie fine et surtout les rasoirs : cette pierre s'emploie à l'huile d'olive. On nous l'apporte de Namur; mais la carrière esta Salm-Chàteau prés Liège. Voyez Schiste coticule. (Brard.)

PIERRE A RATS. ( Min. ) La baryte carbonatée naturelle est un poison pour les rats, et l'on en fait usage en Angleterre. Voyez Baryte carbonatée. (Brard.)

PIERRE A RAVET. (Mm.) Pierre à chaux de Saint-Domingue , remarquable par le grand nombre des cellules qu'elle présente, et qui servent de refuge aux blattes ou ravets, insectes lucifuges. (Brard.)

PIERRE RAYÉE. ( (Afin. ) Voyez Pierre de Moravie. (Brard.)

PIERRE DES REINS. {Zool.) Nom donné aux calculs qui se forment dans les reins des animaux. (Desm.)

PIERRE DES REMOULEURS. (Min.) Toutes les pierres dont on fait des meules pour les remouleurs, sont de grés plus ou moins fins, et plus ou moins durs; les plus estimés sont ceux de Marcilly et de Celle prés Langres , de Passavant prés Vauvilliers,,etc. 11 se fait un très- grand commerce de ces meules , et l'on ouvre tous les jours de nouvelles carrières. (Brard.)

PIERRE RÉTICULAIRE. {Min.) Pierre qui présente l'aspect d'un tissu ' croisé , tel que le Titane réticulaire, par exemple. Voyez ce mot. (Brard.)

PIERRE DE RIÎZ ou plutôt PATE DE RIZ. (Mm.) Sub*tance doot on fait des vases à la Chine , que l'on a pris pendant long-temps pour une pierre naturelle , et qui n'est qu'un émail où l'oxide de plomb entre pour prés de moitié. (Brard.)

PIERRE DE ROCHE. ( Min. ) Nom de l'une des variétés des pierres d'appareil de Paris, qui est d'une belle qualité, mais qui a peu d'épaisseur. (Brard.)

PIERRE DES ROMPUS. (Min.) Voyez Pierre des os rom-

f us , ou OSTÉOCOLLE. ( BraRD. )

PIERRE RUDE ou PIERRE A L'EAU RUDE. (Min.) Elle est schisteuse, mais sèche au toucher et d'un gris verditre. EUe vient de Nuremberg et du banc de Craka près Paimpol en Bretagne. On l'emploie avantageusement pour polir l'argent et le cuivre. ( Brard. )

. PIERRE PES RUINES. ( Min. ) Voyez Pierre de Florbncb et Chaux carbonatée compacte. (Brard.)

PIERRE DE SABLE. (Min,) Ce sont les grès qui, effectivement , ont dû être à l'état de sable , avant d'avoir été consolidés. Voyez Grès. (Brard.)

PIERRE A SABLON. (Min.) Grès pouf, qui s'écrase facilement et produit le sablon dont on se sert pour décaper le cuivre et pour ébaucher le poli de quelques substances. (Brard.)

PIERRE SACRÉE. (Min.) On assure que les anciens donnoient ce nom à un porphyre vert à taches blanches? (B^ard.)

PIERRE DE SAINT -ÉIIENNE. (Min.) On a donné le nom de ce martyr à une cornaline blonde qui présente des taches rouges , que l'on a comparées à des gouttes de sang. (Brard.)

PIERRE SAINTE -MARGUERITE. (Cmuhyl.) C'est le nom vulgaire d'une espèce de natice , aussi nommée nombril marin. (Desm.)

PIERRE SALÉE. (Min.) C'est le schiste noir graphique qui sert aux charpentiers, et dont Ja surface se couvre d'efflorescences salines (sulfate de fer). (Brard.)

PIERRE DE SAMOS. (Min.) L'un des synonymes du fer oxidé hématite, dont on fait usage pour brunir les métaux et qui porte aussi le nom de ferret. (Brard.)

PIERRE DE SANG. (Min.). Le jaspe vert taché de points rouges et le fer oxidé rouge terreux , nommé sanguine , ont reçu le nom de pierre de sang. Voyez Silex héuotaofe et

FbR OXIDé TERREUX ROUGE. (BrARD. )

PIERRE DE SARCOPHAGE ou PIERRE ASSÏENNE. (Min.) On dit que les anciens se servoiént de cette pierre pour dessécher les cadavres et les changer en espèces de momies. Maintenant quelle est cette pierre P C'est ce qui û^est pas facile à déterminer; cependant, si cette pierre assienne est analogue à notre pierre d'alun , on pourroit concevoir jusqu'à un certain point refifet dont il s'agit. (Brard.) .

PIERRE DE SARDE. ( Min. ) C'est le nom de notre Silex AGATHE ^ARDOiNE.' Voycz cct article. (Brard.)

PIERRE DE SASSENAGE. {Min.) Petite galets blancs et lenticulaires que l'on trouve dans les grottes calcaires de Sassenage près Grenoble , et dont on fait usage pour retirer de l'œil les corps étrangers qui s'y introduisent accidentellement. (Brard.)

PIEBLRE SAVONNEUSE. (Min.) Ce nom convient également aux argiles , aux talcs et aux stéatites , dont le toucher gras et savonneux contribue à les faire reconnoître. Voyez Talc , Stéatites, Argiles. (Brard.)

PIERRE A SCULPTURE. (Min.) Voyez Pierre de lard, Pierre a magots et Pagodite. (Brard.)

PIERRE DE SERPENT ou DE COBRA. ( Min. ) Prépairation des moines et des charlatans de Plnde , qu'ils font passer pour s'être formée dans la tête d'un serpent du pays et qui a, suivant eux, la propriété d'en guérir la morsure. Ce n'est qu'une argile analogue à celle de l'Archipel , et qui absorbe l'humidité sans miracle. (Brard.)

PIERRE DE SERPENTINE. (Min.) Voy. Serpentine. (Brard.)

PIERRE SMECTITE. (Min.) Voyez Stéatite. (Brard.)

PIERRE DU. SOLEIL. (Min.) Belle variété du felspath avanturiné à pluie d'or , fort estimée dans le commerce. Voyez Felspath avanturiné. (Brard.)

PIERRE SONNANTE; Klingstein, Wern. (Mm.) La propriété sonore qui se manifeste quand on vient à frapper sur certaines roches, leur a valu cette dénomination chez les François comme chçz les Allemands. Elle se remarque sur-

tout dans certaines roches péirosiliceuses , les phonolites et même dans certains calcaires. Les Chinois font des instrumens de musique, des kings, avec le jade, qui produit aussi un son particulier quand il est réduit en plaques* Voyez Jade, Phonolite et Pierre de cloche. (Brard.)

JIERRE SONORE. (Mm.) Voyez à l'article Pierre sonnante. (Brard.)

PIERRE SORCIERE. (Mm.) Le mouvement imprin^é aux petites camérines que l'on jette dans du vinaigre, lui ont valu ce nom. (Brard.)

PIERRE DE SOUDE. (Min.) Voyez Soude. (Brard.)

PIERRE SPÉCULAIRE. {Min.) Le mica et la chaux sulfatée laminaire ont reçu ce nom par suite de la propriété qu'ils ont de répéter les 'objets à la manière d'un miroir. Voyez Fer oligiste , Mica et Chaux sulfatée. ( Brard. )

PIERRE DE STÉATITE. (Min.) Voyez l'afticle Stéatite. , (Brard.)

PIERRE DE STOLPEN ou PIERRE EN COLONNE. (Mîn.) Nom par lequel les Suédois , les Polonois et les habitans de la Bohème désignent le basalte prismatique. (Brard.)

PIERRE SURNAGEANTE. {Min.) Voyez Silex nectiqce et Pierre légère. (Brard.)

PIERRE DE SYÈNE. ( Min. ) C'est la bellç roche rose qui a été tant de fois mise en œuvre par les Égyptiens et qui forme les cataractes du Nil; c'est le granité rouge antique des marbriers, le syénitt de Werner et de la plupart des minéralogistes modernes. Voyez Syénite. (Brard.)

PIERRE DE SYRIE. {Min.) Voyez Pierre judaïque. (Brard.)

PIERRE DE TAILLE. {Min.) Voyez Pierres d'appareil.

PIERRE A TAMIS. {Fos$.) Un milleporite a reçu ce nom. (Desm.)

PIERRE THÉBAÏQUE. (Mm.) C'est le syénite rouge d'Egypte. Voyez Pierre de syène et Syénite. (Brard.)

PIERRE DE THRACE. {Min.) C'est notre jwyet. Voyez Jaybt et Lignite. (Brard.)

PIERRE DE THUM; Thummerstàn , Wern. {Min.) C'est le nom de l'axinite chez les Allemands. Voyez Axinite. (Brard.)

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