‹ Dictionnaire des sciences naturelles: dans lequel on traite méthodiquement des différens êtresChapitre 23 sur 41 · PEI · texte numérisé non relu

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PIERRE DE TIBLE. ( Min, ) Nom des loses ou ardoises grossières dont on se sert dans une partie du Limousin pour couvrir les maisons de la campagne. (Brard.)

PIERRE DE TIBURON ou 1kl AN ATI. (ZooL) Un os dur, qu'on regarde comtne l'os de l'oreille (le rocher) de la baleine , étoit autrefois employé en pharmacie , comme les pierres d'écrevisse et la corne de cerf pour la guérison de certaines affections de l'estomac. (Desm.)

PIERRE EN TIGE ou EN BAGUETTE, ou SCAPOLITE.

(Mm.) Voyez Wernérite. (Brard.)

PIERRE DE LA TOLFA. {Min.) Voyez Pierre d'al0n. (Brard.)

PIERRE TOMBÉE DU CIEL. ( Min. ) Voyez Météorite. ( Brarj). )

PIERRE DE TONNERRE. (Min.) On a donné ce nom au fer sulfuré radiée aux bélemnites et à des pierres taillées de. main d'homme , en forme ie hache ou de coins, ouvrages qui remontent à l'antiquité la plus reculée et qui semblent antérieurs à l'art de travailler le fer. (Brard.)

PIERRE DE TOUCHEi ({Min.) On se sert de plusieurs sortes de pierres pour essayer approximativement le titre des bijoux d'or; il suffit, pour remplir le but que l'on se propose, qu'une pierre soit noire , assez dure pour que For laisse sa trace quand on vient à Vy frotter, et surtout que cette pierre ne soit point susceptible d'être attaquée par l'acide nitrique étendu , ou eau forte. Les cornéennes ou trapps noirs , certains schistes noirs endurcis et les jaspes noirs peuvent servir à cet usage. Les pierres de touche de Paris viennent de Saxe, de Bohème et de Silésie; elles entrent en France par Strasbourg. Voyez Cornéenne , Pierre de Lidye , etc. (Brard),

PIERRE DE TR ASS. {Min.) C'est le nom de la pierre tuffeuse volcanique que l'on exploite à Andernach , que l'oi^ pulvérise en Hollande, qui s'emploie dans les cimens, en place de pouzzolane. (Brard.)

PIERRE TRAVERTINE DE TIBUR , DE TIVOU ou TO- PHUS des anciens. (Min.) C'est un calcaire caverneux blanc ou jaunâtre qui se forme à la manière des tufs, dont il existe de vastes carrières au sud de la montagne de Tivoli , au point où TAnio entre dans la plaine qui s'étend jusqu'à Rome. Le

travertin de Tivoli , qui a son parfait analogue aux bains de Vichy , est recherché par sa légèreté pour la construction des voûtes ; aussi la coupole de Saint-Pierre a-t-elle été bâtie en travertin. Voyez Chaux carb^atée incrustante* ( Brard. )

PIERRE DE TRIPPES. ( Min. ) Voyez Chaux sulfatée akhtdre. (Brard.)

WERRE DE TRUFFE, TARTUFFOLI des Italiens. ( Min.) C'est un madrépore pétrifié qui répand cependant encore une forte odeur de tru£fe dès qu'on le frappe légèrement avec un morceau de fer: il se trouve , à Monteviale dans le Vicentin , mêlé à des déjections volcaniques, et Ton remarque que le terrain dans lequel on le trouve^ répand aussi une odeur de truffe après les pluies. (Brard.)

PIERRE TUBERCULEUSE. {Min.) Le silex ménilite a reçu ce nom à cause de la forme arrondie, et contournée qu'il présente souvent. Voyez Silex ménilite* (BIard.)

PIERRE TUBULAIRE. (Mm.) Tuf calcaire qui s'est déposé sur des roseaux et qui semble composé de tubes. Voyez Chaux carbonatée incrustante. (Brard.)

PIERRE DE TUF. ( Min. ) Voyez Pierre travertike et Chaux cARSONATéE incrustante. (Brard.)

PIERRE DE TURQUIE. {Min.) Voyez Pœkre du Levant. (Brard.)

PIERRE TYPOGRAPHIQUE. (Mm.) Voyez Pierre graphique et Pegmatite. (Brard.)

PIERRE DE VACHE. {Zool.) Les vaches atteintes d'une maladie appelée pommelière , ont très -souvent la substance des. poumons remplie de concrétions calcaires tendres , qui ont reçu le nom de pierres de vaches. (Desm.)

PIERRE DE VARIOLE ou DE LA PETITE VÉROLE. {Min.) Roche particulière , dont. la pâte est pétro-siliceuse et qui renferme des noyaux arrondis, aussi de pétrosilex, mais d'une couleur plus ou moins différente de celle de la roche : la plus connue est celle que l'on trouve parmi les cailloux roulés de la Durance. Cette pierre faisoit partie des amulettes. Voyez Variolite. (Brard.)

PIERRE VÉGÉTALE. {Foss.) Ce nom a été quelquefois donné aux pierres qui renferment de nombreuses empreintes de plantes fossiles ou phytolithes. (Desm.)

PIERRE DE VÉRONE. {Min.) C'est le calcaire compacte et tabulaire qui reQferme les plus belles empreintes de pois* sons connues, et que Ton trouve à Vestena-NovaprjèsVéronc* Elle présente aussi des empreintes de plantes et de3 npyaust de succîn. (Braed.) .■^:•■

PIERRE VERTÇ DES AMAZONES. (Min.) Le|ade assten, dont on trouve des masses brutes ou travaillées duna^J^Bt atierrissemens du fleuve des Amazones, a reçu le nom die pierre des Amazones. Mais on Ta également - donné à une jo«^ lie variété de felspath vert céladon qui se trouve en Sibéricr Voyez Jade et Felspath vert. (Braro.)

HERRE DE LA VESSIE. {Chim.) Voyez Calculs um-

NAIRES. (Ch.)

PIERRE A VIGNE. (Min.) Voyez Ampéute. (Brard.)

PIERRE DE VIOLETTE. {Min. ) On ignore encore à quoi Ton doit attribuer cette odeur dans certaines roches ; mai^ il est. certain qu^elle est trés-sensible dans le gneiss de Mittel" berg en Allemagne et même dans le granité rose des Vosget* M. Léman s'est assuré que cette odeur n*est point due à la présence d'aucun lichen ou autre plante cryptogame^ (Bbard.)

PIERRE VITRESCIBLE. ( Min. ) Le quaw 6u le sable quarzeux formant avec un alkali la base des différentes sottes» de verre. Voyez les Usagés du quart. (Brarb.)

PIERRE VITRIOLIQUE. {Min.) C'est le schiste noîr qui se décompose en raison des pyrites qu'il contient et qui se couvre d'efflorescences de vitriol ou sulfate de fer. Voyez Feu sulfaté, Ampélite. (Brard.)

PIERRE VOLANTE. ( Min. ) Les mineurs allemands donnent ce nom à une roche particulière siliceuse assez dur^ qu'ils rencontrent dans leurs travaux et qui s'échappe en éclats quand on la touche. Dans les mines de plomb d^ Angleterre on rencontre une autre pierre volante, qui sert de sallebande à certains liions, dont la surface est polie et qui fait explosion quand on la découvre. (Brard.)

PIERRE DE VOLCAN ou DE VULCAIN. {Min,) Nom général que l'on donnoit autrefois aux substances qui avoient été fondues ou simplement rejetées par les volcans* Ces expressions furent remplacées par le mot lave, également gêné- 4o. 18

TÎque et va^ue, dont on ne fait presque plus usage que par abréviation. Voyez Lave. ( Brar]>.)

. PIERRE DE VOLVIC. ( Min.) C'est la pierre d appareil que Ton exploite à Volvic , près Clermont. et qui est un produit des volcans d'Auvergne. Voyez Lave. (Brard.)

PIERRE DE VULPINO. ( Min. ) Pierre particulière , dont on fait usage à Milan pour l'ameublement, qui prend un assez beau poli et qui n'est autre chose que de la chaux sulfatée mêlée à une forte dose de silice : elle se trouve à Vulpino , à quinze lieues au nord de Bergame. Voyez Chaux sulfatés anhydre quarzifère. (Brard.)

PIERRERIES. ( Min. ) Les gens du monde désignent les pierres fines, et les pierres précieuses en général, par cette expression; on l'emploie même dans le stvle relevé. (Brard.)

PIERRES A AIGUISER. {Min.) Toutes les substances minérales, qui sont susceptibles d'aviver le taillant des instrumens tranchans, se rangent parmi les pierres à aiguiser. C'est cependant plus particulièrement aux grès qu'appartient cette dénomination ^tandis que celle des pierres à repasser est réservée pour les substances qui servent à aiguiser ou à afuter les instrumens plus délicats, tels que les lancettes, les bistouris, les canifs, le» rasoirs , etc. Les principales pierres à aiguiser liont les grés de I^ngres, de Passavant près Vauviliers dans la Haute-Saône, de Celles en Champagne, de Fleury, département de laManche^ etc. (Brard.)

PIERRES D'APPAREIL ou PIERRES DE TAILLE. {Min.) Je nomme pieiires d'appareil^ celles qui sont susceptibles de servir à l'exécution des édifices particuliers et des monument publies décorés.

Toutes les substances minérales en masse ou toutes les roches ne sont point, comme on pourroit le croire, susceptibles de se prêter à cet usage important . et il existe des provinces et même des contrées entières qui en sont totalement privées.

On nomme appareil en architecture les pierres que Ton destine à Pexécution des diverses parties d'un édifice quelconque, en les posant par assises régulières et successives , et Ton dit que ces pierres sont de haut ou de bas appareil , suivant qu'elles ont plus ou moins d'épaisseur. L'appareilleur en chef d'un monument est chargé non-seulement de faire exé^*

ctitef la taille suivant les régies de Tart du tracé, ou de la coupe 9 mais il veille aussi à ce que les pierres soient saineff et posées sur leur lit de carrière , et à ce sujet seulement nous entrerons dans quelques détails qui se rattachent à la minéralogie , renvoyant pour le rest^ aux traités d'architecture et de Tart de bâtir.

\^t% principales qualités des pierres d'appareil consistent à ne point se détériorer par Faction de Pair, de Thumidité et delà gelée; à soutenir la vive -arête sans s-égrainer par l'action du ciseau ^ à se laisser tailler sans trop de difficulté , et a fournir un appareil d'une hauteur telle que les assises né soient pas trop multipliée^. Quelques auteurs demandent même , comme dernière condition , ^ue ces marnes pierreor résistent à Faction du feii des incendies : mais c'est par trop exiger ; car il n'est guère de roche qui ^ soumise à cette épreuve^ puisse y résister. Les magnifiques piérrei qui for*^ ment le plafond des vomitôires de l'amphithéâtre de Nime^^ ont presque toutes éclaté lors de l'incendie allumé par leir Maures retranchés dans ce vaste édifice romain et assiégés par Charles MarteL

Les roches calcaires sont les pierres d'appareil par excellence, et cela .tient à leiir abondance, à leur dureté moyenne et à leuf disposition dans les contrées dont elles forment 1« masse solide %, disposition par. couches parallèles assez uniformes et susceptibles de se détachel* les unes d'avec les autres au moyen des coins et des leviers^

Je dis leur abondance ^ parce qu'en effet ce sont elles qui Se trouvent le plus communément dans la dature ; et que ce Sont eUes qui ont fourni la matière des principaux monumenS eonnus«

Je dis leur dureté moyenne, parce qu'elle varié depuis celle qui permet de les débiter à la scie dentée^ k la scie atf Sable, îusqu'à celle qui s'exploite à la trace, à la poudré , ef qui ne peut s'ébaucher qu'à la pointe aciérée. Paris ofiTré dans la pierre que l'on extrait dans ses environs, ces trois degrés de résistance : le premier ^ dans sa lambourde ; lé Second, dans son liais; le troisième, danâla pierre de Landon*

Les roches calcaires disposées en couches d^ùne moyenne épaisseur f sont très-favorables à l'exécution d'un appareil uni-

fofme/pàrce que tel banc que l'on exploite dans telle carrière, ne varie pas assez sensiblement d'épaisseur pour que l'on ne puisse pas toujours en extraire des blocs d'une hauteur don- -née, que l!on a soin déplacer en bâtissant conime ilsTëtoient dans la carrière ; c'est ce qui s'exprime par lit de carrière^ et ici je dois entrer dans quelques détails sur l'importance que l'on doit attacher à cette précaution.

Tout semble prouver que la plupart des pierres calcaires disposées en couches parallèles dans la nature, ont été déposées au milieu d'un liquide qui en tenoit les élémens en suspension; que ces élémens se sont juxtaposés lit par lit , à la manière du sable de nos plages, et qu'une force d'agrégation ou de pression excessive les a consolidés sur place. Cela étant, on conçoit combien il importe de replacer ces anciens dépôts dans la même situation où la nature les a consolidés, et combien il «eroit dangereux de les poser en délit ou sur le tranchant des lits dont ils sont composés : c'est la différence de force entre un livre posé à plat ou sur sa tranche.

: Cette précaution indispensable pour toutes les pierres calcaires grossières évidemment formées par dépôt, n'est point de rigueur pour celles dont les élémçns ont été tenus en dissolution , et qui sont formées par cristallisation , et cette simple faculté de pouvoir placer une pierre en délit dans l'exécution d'un édifice, permet d'élever des monumens mono- Uthesy des pieds droits, etc., d'une seule pièce.

Le& pierres calcaires qui forjinent des couches excessivement épaisses de plusieurs mètres , par exemple , s'exploitent à la trace, c'est-à-dire, au moyen d'entailles profondes qui les isolent sur quatre ou cinq côtés, et que l'on parvient à détacher à l'aide des coins, de la masse et des leviers. Ce mode d'exploitation produit des blocs énormes en longueur et en épaisseur; cependant il en résulte une grande perte de matière, qui est souvent iiidifieren te, mais qui peut entrer en considération dans certaine circonstance. Le marbre blanc statuaire s'extrait à la trace et à la poudre.

Les principaux monumens de Rome , de Paris et de Londres sont exécutés avec dififérentes variétés de pi erres Calcaires, et on pourroit en dire autant de la plupart des gftindes villes d'Europe* Mais , si cette roche se prête si heureusement aux

grands travaux de Tarchitecture et à Texécution des orna^, mens dont on les décore, il faut dire aussi- que c^est parmi ces mêmes pierres calcaires que l'on, rencontre le plus grand nombre de celles qui ont la funeste propriété de s'altérer à- Tair par suite de l'action successive et combinée de rhuniidité , de la chaleur et de la gelée.* effet qui est tel qu'en peu d'années les .édifices les plus soignés et les plus solides d'ailleurs, se couvrent des marques de la vétusté, de la dégradation la plus inquiétante et la plus désagréable à l'œiU Ici la pierre calcaire se détériore par éclats f là elle s'égraine , ailleurs elle se corrode-, et souvent elle tombe au pied même de l'édifice pour lequel on avoit l'espoir d'une longue durée. (Voyez Pierres gélives et Pierres solaires.)

On ne doit point attacher trop d'importance à la couleur des pierres d'appareil, et surtout aux veines et aux tâches qui diversifient leur telute. générale ; cependant il faut avQuer qu'un édifice change d'aspect en changeant de teinte, et sous ce raport je ne crois point qu'il soit tout-à- fait indifférent d'employer une pierre qui a la propriété de noircir, et c'est pour cette raison que j'ai conseillé ailleurs de. faire usage d'un badigeon conservateur analogue à celui de Bachelier, et dont le choix de la teinte ne seroit pas sans impor-. tance. Nous voyons à Paris même, dans le palais du Louvre et dans celui de l'Institut royal qui lui fait face , l'exemple comparatif du défaut que. ie signale ici. Le Louvre,, conser* vaut encore la teinte éclatante de la pierre nouvellement grattée , contraste avec le gris sombre du palais des sci^ences. et des arts. Je voudrois une teinte moyenne sur laquelle leal ombres fussent moins- crues qu'elles ne sont au Louvre , et plu»? détachées qu'au palais de l'Institut. L'église de Saint-Sulpice, son portail et ses tours, me semblent avoir la teinte convena-'^ ble aux grands édifices..

On sait an reste aujourd'hui quelle est là cause accidentelle de ce changement de couleur dans les pierres calcaires^r il tient d'abord au travail d'une petite araignée qui se loge^ dans les trous multipliés de la pierre, et qi|î file une toile de quelques lignes de diamètre; ce tissu se multiplie, couvre incessamment la surface des plus grands monumens; il arrête, }a poussière que le» vents y transportent, et le lichen commence

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aux moniimens publics et aux maisons particulières : leur contexture, leur dureté et leurs couleurs sont excessivement variées par la cause même qui leur a donné naissance ; il en existe de telleiment dures que lei meilleurs outils s'émoussent à leur surface sans pouvoir les entamer , ce* qui les fait rejeter comme impropres à la construction , ou du moins ne les considère -t- on que comme moellons ou hlocaillem C'est parmi les laves finement poreuses , que Ton a trouvé les qualités les plus fkciles à tailler et à sculpter. Ce sont elles qui sont exploitées de temps immémorial dans les carrières souterraines d'Andernach et dans celles de Volvic etd'Agde* Les laves du Rhin , de l'Auvergne et du Languedoc s'exploitent à la trace et à la poudre , ' et produisent des pièces et des blocs d'un très -grand volume, dont on fait des meules de moulin , des fûts de colonne, des bornes, etc., et ces produits des vieux volcans viennent jusqu'à Paris concourir à la décoration de cette belle et grande cité , et se mêler .aux granités de la Manche et des Vosges, aux calcaires marins du sol même , et à celui qui semble s'être formé au milieu des eaux douces et marécageuses qui succédèrent à l'invasion générale des mers.

L'Italie, si riche en matériaux divers, a souvent mis en œuvre les produits.des volcans qui la ravagèrent à une époque inconnue , et dont le Vésuve sembleroit être la dernière fumerolle. Les pépérinos de Rome, ceux deNaples, peuvent être considérés comme des grès volcaniques plus ou moins fins, qui partagent avec le grès ordinaire les imperfections que nous avons signalées en parlant de ces pierres arénacéêsnon volcaniques. Ces catacombes célèbres, réduits cachés des premiers chrétiens , sont les carrières immenses d'où l'on^ a extrait le pépérino et la pouzzolane de Rome antique, et ce fait suffit pour donner l'idée de l'énorme' consommation qui en a été faite.

Les schistes ou les ardoises grossières sont rarement employés comme pierres d'appareil proprement dites, la facilité avec laquelle ils s'éclatent dans le sens de leurs feuillets , en réduit l'emploi aux encoignures des bàtimens , et avec la condition expresse de ne jamais les placer en délit. Il^st vrai de dire ,. cependant, que ces schistes se prêtent à un usage

qui touche de prés à Tarchîtecture , en foulrnisaantdes losës un tablettes minces et d'une grande surface, qui s'adaptent parfaitement aux balcons, aux bancs et à une foule d'autrea usages qui contribuent à la commodité et à la propreté des maisons particu lierez La ville de Gènes emploie les tables de schistes provenant des ardoisières des environs, aune fôiile d*usages, et pour terminer ce que j'avois à dire sur les pierres d'appareil en général, je ferai remarquer que leurs natures diverses influent jusque dans les usages domestiques ; je dirai , par exemple, que l'excessive propreté des Genevoises tient plus qu'on ne le pense à l'usage général de la molasse , dont on fait une foule d'objets commodes et d'un bas prix ; que la facilité avec laquelle on se procure des dalles minces propres à former des séparations, peut contribuer à la prospérité d'une contrée , en rendant à l'agriculture tout le terrain employé ailleurs par les haies , les fossés ou les murs de clôture* (Brard).

PIERRES ÉTOILÉES. {Foss.) On a nommé ainsi autrefois les astrées et les portions de tiges d'encrinites à cinq pans. (D.F.)

PIERRES FAUSSES. {Min.) Compositions vitreuses et colorées, qui imitent , avec plus ou moins de vérité ,' toutes les pierres précieuses fiatu relies. (Baard.)

PIERRES FIGURÉES. {Min.) Pierres qui imitent,, par leur forme ou leur couleur, un objet familier quelconque. La plupart des pierres figurées sont des fossiles ou des pétrifications, dans lesquels on croit reconnoître des pèches, des poires, des figues, etc. (Brard.)

PIERRES FINES. (Mm.) Elles sont à la tête des pierres précieuses , mais on réserve cette dénomination pour celles qui, sous un très-petit volume, réunissent le plus brillant éclat, les plus vives couleurs, la transparence la plus parfaite et la dureté la plus grande : tels sont surtout le diamant, le saphir, l'émeraude, le rubis, la topaze, etc« Voyez Pierres i'réciedses. (Brard.)

PIERRES DE FLORENCE ou MARBRE DE FLORENCE.

{Min,) C'est un calcaire compacte, d'un gr^ roussàtre, qui prend le poli et qui présente alors des taches anguleuses, imitant assez bien l'aspect des bàtimens ruinés et des mura

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dégradés. On le taille en petites plaques que Ton encadre , et qui ressemblent à des dessins faits au lavis. C'est la chaux carbonatée ruiniforme d'Haîiy. Voyez Chaux carbonatée compacte. (Brard. )

PIERRES GELISSES. {Min.) Voyez Pierres g elivks. (Brard.)

PIERRES GELIVES ou GELISSES. {Min.) Ce sont celles dont l'agrégation n'est point assez forte pour résister à l'action expansive de la gelée; il n'y a point de caractères extérieurs qui puissent les faire distinguer; mais il résulte de l'expérience souvent répétée sur une foule- de pierres calcaires, de grès, de schistes et de granités, que le sulfate de soude produit sur ces pierres le même effet que la gelée. Il sufàt pour cela de les faire bouillir, pendant une demiheure, dans une dissolution de ce sel, saturée à froid , et de laisser effleurir ensuite; si la pierre estgelive, elle s'égraine. Voyez Pierres d'appareil. (Brard.)

PIERRES GEMMES. (Mm.) On désignoit , et Ton désigné même encore , sous ce nom , les pierres les plus précieuses qui font l'objet du commerce de la joaillerie : on les appelle indifféremment gemmes, pierres gemmes ou pierres fines. Ce nom est collectif et s'applique aux pierres de couleur les plus précieuses , ainsi qu'au diamant. Voyez Pierres fines. (Brard.)

PIERRES PRÉCIEUSES. {Min.) L'on est convenu d'appeler pierres précieuses, celles qui , par leur couleur, leur limpidité, leur éclatant poli, la pureté de leur pâte et leur grande rareté, sont recherchées comme objets de parure et d'ornement. Ce sont elles qui font la partie principale des joyaux de la couronne des rois et des princes; ce sont elles qui réunissent le plus de valeur sous le plus petit volume : un diamant de la grosseur d'un gland peut être le signe représentatif de la valeur territoriale de toute une contrée^ l'équivalent de cent fortunes acquises par le travail le plus pénible et les privations de tout genres

Parmi ces pierres précieuses l'on est encore convenu de former une espèce de classe d'élite, à laquelle on a réservé le nom de pierres gemmes ou de pierres fines , tandis que celui de fierres précieuses est plus particulièrement donné aux substances qui se présentent sous un volume plus considérable que celui que ne dépassent jamais les pierres fines.

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Les diamans , les saphirs^, les émeraudes, les rubis, lés topases, les hyacinthes, les cymophanes, sont des pierres fines ou des gemmes par excellence.

Le quarz cristal , l'améthyste , le lapis , la malachite , les jaspes, les agathes , etc. , sont compris dans la classe infiniment plus nombreuse des^ pierres précieuses.

L'on conçoit bien qu'il ne s'agit point ici d'une méthode, mais d'une simple convention d'usage, qui n'a rien de rigoureux. 11 est impossible de soumettre ces substances privilé^ giées à l'asservissement d'une méthode scientifique; il ne faut considérer que la valeur qu'on y attache , et se défendre simplement des méprises qui tendroient à faire confondre deux pierres de la même couleur , et qui ne seroiënt point également prisées.

Or, comme il arrive le plus ordinairement que les pierres fines ne nous sont présentées qu'après qu'elles ont été taillées . et polies, ou* même enchâssées dans des anneaux dW, il en résuite que nous sommes privés des secours que l'on tire de la plupart des caractères minéralogiques, puisque la taille £ait disparoître la forme cristalline ; qu'elles ne se prêtent pas toujours à l'observation de la double ou de la simple réfraction ; que l'essai du chalumeau devient également de toute impossibilité, et qu'il ne nous reste pour toute ressource que l'épreuve de l'électricité, qui est souvent négative et non concluante, que l'essai de la dureté qui demande une grande habitude pour que l'on puisse en tirer une indication certaine, et, enfin , fort heureusement l'essai de la pesanteur spécifique, qui est à mon avis l'un des moyens les plus certains de dis-i tinguer les pierres fines de couleur semblable. Cette épreuve exige , il est vrai , qiie la pierre soit libre et non montée ■; mais cela se pratique presque toujours ainsi, lorsqu'il s^agit d'une, pierre d'un grand prix.

Persuadé , comme je le suis , que la différence dans les pesanteurs spécifiques des pierres est un des meilleurs moyens de les reconnoitre , j'ai tâché de mettre ce caractère à la portée de tout le monde , en le simplifiant et en donnant des tables où les pierres fines sont classées par ordre de couleurs , ^t où les différentes pertes en poids, qu'elles font dans l'eau, fpnt rapprochées de leurs poids réels, de manière k ce que

Ton puisse , à Faide de la couleur d'une pierre et de la diffi^ renée de son poids dans l'air et de son poids dans Feau , trou-ver immédiatement le nom de la gemme sur laquelle il se seroit élevé une contestation. J'en citi?rai un exemple.

On veut acheter une pierre qui est d'un beau rouge cramoisi , et dont le poids réel est de i oo grains : le vendeur assure que c'est un saphir, rubis oriental ; l'acheteur craint que ce ne soit qu'une tourmaline de Sibérie , et le témoin du marché pense que ce pourroit être un rubis spineile.

On pèse la pierre dans l'eau, et elle se réduit à 69 grains , c'est-à-dire qu'elle a perdu 3i grains de son poids réel.

On cherche dans la table des pierres rouges, et l'on trouve:

1.^ Qu'un saphir qui pèse 100 grains dans l'air , en pèse 76,6 dans l'eau;

2,*" Qu'un rubis spineile de 100 grains en pèse 72,2 dans l'eau ;

S.*" Enfin, que la tourmaline de Sibérie de 100 grains se réduit à 69 dans l'eau.

La question est donc jugée sans réplique et en faveur de l'acheteur. A l'appui de ces tables j'ai fait exécuter un petit trébuchet, analogue à ceux dont on se sert pour vérifier les monnoies, et l'épreuve des pierres fines n'exige qu'un simple verre d'eau ordinaire , et se trouve ainsi réduite à sa plus simple expression et placée à la portée de quiconque sait peser un louis. '

Je n'ajouterai point d'autres considérations particulières au sujet des pierres précieuses, elles se trouvent toutes décrites en détail dans le courant de ce Dictionnaire ; je ne pourrois répéter que ce qui est déjà dit ailleurs et plus complètement, ou me jeter dans àes détails purement technologiques , au sujet de la taille, de la monture, du poli, ou de la valeur relative de ces belles substances , et tout ceci n'e&t point du ressort de cet ouvrage.

Les articles Électricité des minéraux , Cristallisation , ceux de la Double ftéFRACTioN , de la Pesanteur spécifique,^ etc«,.com-

I Les tables dont il s'agit, sont placées à la fin du troisième tolume de ma Minéralogie appliquée aux arts , et la figure du trébuchet des joaillien se trouve planche ô du même volume.

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pletent ce qui resteroit à dire sur les pierres précieuses, et nous y renvoyons les personnes que ce sujet peut intéresser, aussi bien qu'au Traité des caractères physiques des pierres précieuses, publié par le célèbre HaOy. (Brard.)

PIERRES RÉFRACTAIRES ou APYRE. (Min.) Toutes les substances qui résistent à une très-haute température , peuvent être nommées réfractaires ; mais on désigne plus particulièrement par cette dénomination les roches que Ton peut employer à la construction des fourneaux de fusion, et surtout à l'établissement de leurs chemises, de leurs creusets et de toutes les parties qui sont exposées au feu le plus violent. Les grès quarzeux satisfont généralement assez bien à cette condition. (Brard.)

PIERRES SOLAIRES. {Min.) Je propose de donner cette dénomination aux pierres calcaires d'appareil qui ont le défaut de s'égrainer pendant l'été , et surtout quand le soleil vient à les échauffer fortement. L'effet du soleil sur ces pierres est analogue à celui de la gelée, et il tient à la présence de quelques molécules de sel marin (hydrochlorate de soude), qui sont interposées dans l'intérieur de ces pierres, que la chaleur fait effleurir vers leur surface, et qui, en poussant du dedans au dehors, désunissent leurs grains et les forcent à se séparer de la masse. Ceci est évident pour toutes les pierres solaires dont on se sert à Bordeaux , à Libourne , dans tous les environs , et qui proviennent des carrières de Saint-Émillion ou de celles qui sont situées sur le bord de la Dordogne. II suffit déporter la langue à la surface de celles qui s'émiettent et qui se corrodent, pour se convaincre de l'exactitude du fait que j'avance ici. Ce que le soleil produit, est tout-à-fait conforme à ce qui se passe dans l'essai des pierres gélives par le sulfate de soude. C'est également un sel qui tend à se porter vers l'extérieur de la pierre, qui occupe plus de place que quand il n'étoit point cristallisé , et pour aussi dire latent et engagé dans l'intérieur de cette même pierre. Toutes les parties mal agrégées cèdent -^ toutes celles qui le sont davantage résistent , et c'est pour cette raison qu'en étudiant les pierres solaires et les pierres gélives, on en trouve qui se corrodent partiellement, qui conservent des espèces de cordons saillans droits ou contournés , qui ont pu donner

uSô PIE

Viâée (le ces ornemens yermiformes et de si mauvais goût que Ton remarque dans plusieurs édifices qui datent de l'époque où les architectes avoient horreur de la ligne droite.

C'est particulièrement pour l'altéfation de nos pierres solaires que les bonnes gens de la campagne ont recours à l'influence de la lune; suivant eux, la lune mange les pierres; elle les ronge; elle les gruge, et tout cela se réduit comme on le voit à l'action mécanique de quelques molécules de sel qui est tout formé dans la pierre , ou pour lequel l'air extérieur n'est peut-être pas étranger, ainsi qu'il n^en'faut plus douter pour la formation du nitre. J'ajoute cependant, que Ton ne reconnoit point au goût la présence du sel dans toutes les [lierres solaires ; mais il suffit qu'elle soit bien constatée dans plusieurs de ces pierres, pour que l*^n soit autorisé k la présumerfdans les autres. Il conviendroit d'analyser quelques^ unes de ces pierres solaires avant qu'elles ne soient attaquées^ et au moment où elles tombent en efflorescende. Je suis certain que le sel marin n'y est pas seul; mais ccflui-^ci se retire en abondance par la simple lessivation*

Voyez, pour les pierres d'appareil qui attirent l'humîdité de l'air, l'article Pierres BTCROMérRiQUEs. (Brard.)

PIERROT. ( Omith.) Ce nom vulgaire dû moineau commun , yringi7/a domestica, est employé, par les matelots, poui' désigner en général les pétrels, -pToceUatîa ^ Linn.

Le grand pierrot d'Edwards est le puffin du cap de Bonne- Espérance; le petit pierrot du méine est le pétrel oiseau def tempête ; le pierrot tacheté , encore du même ornithologiste ^ est le pétrel' damier tacheté. (Ch. D.)

PIERROT COUREUR. ( Mamm. ) Les Espagnols dii Pérou donnent le nom de Perico^ligero an Paresseux ou BrAhype aï^ (>Desm.)

I^IERRURES^ (Mamm.) Les veneurs donnent ce nom aux granulations osseuses, qui se forment à la base des bois des quadrupèdes du gei^e des cerfs, et qui par leur réunion^ en forme de couronne, composent la meule de ces bois« (Desm.)

PIESCÉPHALE, Piescephaius. (Ichthyol:) M. Rafinesque a composé 80Û8 ce nom un genre de poissons f voisin de celui

des lëpadogastères , ainsi caractérisé : Point d'opercules aux ouïes; une -membrane ))ranchiostège à trois rayons; corps conique, comprimé ; tête aplatie; nageoires pectorales réunies sous la gorge sur une plaque transversale ; nageoires ventrales attachées à une autre plaque demi- circulaire, dont la partie creuse est tournée du côté de la tête et parsemée de suçoirs; anus un peu plus rapproché de la queue que de la tête ; une nageoire dorsale opposée à l'anale et une nageoire caudale.

La seule espèce de ce genre 9 que M. Rafinesqùe appelle piescéphale adhérent, est nommée en Sicile , pesce campiscictu Elle a le museau obtus; la mâchoire garnie de dents; la ligne latérale commençant un peu avant Tanus ; les nageoires anale et dorsale , chacune à vingt rayons ; la queue presque en cœur et échancrée.

Ce poisson se fixe sur les rochers comme le lepadogastère. (Desm. )

PIESEK-RIEMNY. (Mamm,) Le zemni est, dit-on , ainsi nommé en Pologne. (F. C.)

PIESMYCUS. {Bot.) Voyez Piemycus. (Lem.) PIESTE, Piestus. (Entom) Petit genre de coléoptères pentamérés , que M. Gravenhorst a séparé de celui des staphylîns et qui renferme une seule espèce, originaire du Brésil. (Desm.)

PIETERMANN. {Ichthyol.) Voyez Niqui. (H. C.) PIÉTIN, Pedipes. {Malacoz.) Genre de malacozoaires sub* céphalo - monoïques de la famille des pulmobranches , établi très -convenablement depuis long- temps par Adanson (Sénég. , page 11), pour un petit animal de la côte du Sénégal , qui a les plus grands rapports avec ceux dont on a fait depuis les genres Carychium , Auricule, etc., et que Ton pourra conserver, en n'y laissant que les espèces de ce dernier genre, qui ont le bord droit toujours tranchant, c'est-à-dire , les Tornatelles et les Conovules de M. de Lamarck. C'étoient des espèces He volutes pour Linné , et des bulimes pour Bruguière. Voici les caractères que nous avons assignés à ce genre : Corps ovalaire , subspiral ; pied partagé en deux talons par un large sillon transversal; tête nvec deux tentacules cylindriques, verticaux; yeux sessiles placés au

côté interne de ces tentacules; bouche armée comme dans Jes planorbes; coquille épaisse,. solide, ovoïde, subinvolrée; spîpe très- courte; le dernier tour beaucoup plus grand que les autres réunis ; ouverture longue, ovale ou linéaire; les bords non réunis; l'externe mince, tranchant, denticulé intérieurement ; un ou deux gros plis décurrens à la columelle , dont l'un sert à séparer les deux parties du pied.

Ce genre renferme déjà dix ou douze espèces vivantes , et qui paroissent appartenir aux contrées équinoxiales. Elles vivent sur les bords de la mer ou à peu de distance des rivages, et sont pour les eaux sâfées ce que les limnées et les planorbes sont pour les eaux douces.

Nous avons partagé les espèces de ce genre en trois sections , d'après la forme de la spire et le nombre des plb de la columelle.

Celles dont la spire est pointue , et qui n'ont qu'un pli à la columelle, constituentle genre ToRNATELLE de M. de Lamarck. (Voyeï ce mot.)

Celles dont la spire est tout-à-fait plate et qui ont la forme d'un cône, forment le genre Conovule du même conchyliologiste, qu'il a réuni aux tornatelles.

• Celles qui ont la spire pointue avec deux plis à la columelle , dont un très-reculé, sont les véritables piétina. Nous ne connoissons encore dans cette section qu'une espèce :

La P. d^Adanson : P. Adansonii , Adans. , Sénég. , page 1 1 , t. 1 , fig. 4 ; Bulimus pedipes , Brug. ; Tornatelle piéxiN de Lamk. , Anim. sans vert., tome 6, part. 2 , page 221 , n.** 6. Très-petite coquille (trois lignes et demi de long sur trois lignes de large) solide, ovale, renflée, ventrue, striée, suivant la.décurrence de la spire, qui est courte et obtnse ; ouverture grimaçante ; un grand pli lamelliforme à la partie supérieure de la columelle et deux autres plus petits vers son milieu ; deux plis correapondans au bord gauche. Cou» leur d'un blanc s.ile, quelquefois d'un fauve clair. ' L'animal , qui habite cette coquille , est proportionnellement très-petit ; ce qu'il offre de plus remarquable , c'est que son pied est partagé par un espace vide ef creusé profondément en deux talons ; ce qui lui donne un peu la forme d'un piéhoij dit Adanson* C'est entre ces deux talons que se loge

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