‹ Dictionnaire des sciences naturelles: dans lequel on traite méthodiquement des différens êtresChapitre 25 sur 41 · Section · texte numérisé non relu

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COLOMBI-GALLINES; Columhi^galliriœ , LevaîU.

Tarses élevés et grêles ; doigts entièrement divisés. Bec long et menu , à mandibule supérieure peu ou point renflée. Ailes courtes , généralement arrondies.

1. CoLOMBi-GALUNE 60CRA : Columba coTonata , Linn., Lath.; le Pigeon couaONNé des Indes, Buff., pi. enlum., n.** ii8; le CoLOMBi-Hocco ,Levaill., Ois. d'Afr. ; le Godra, Temm.y Col^ galLy pi. 1 ; Lophjrus coronatus , VieiU. Cet oiseau, à peu prés de la taille du dindon , a deux pieds trois pouces , mesuré depuis le bout du bec jusqu'à Textrémité de^la queue; le bec a deux pouces^ et le tarse trois pouces neufjignes. Sa tétc est surmontée par une vaste huppe verticale et comprimée, formée de plumes longues, effilées et non susceptibles dé s^abaisser. Son plumage est généralement d^un gris^bleu d'ardoise, avec le tour de Tœil noir; les petites et les moyennes couvertures des ailes , ainsi que les plumes du haut du dos sont terminées par du beau brun marrgn, et une bande blanche transversale se voit sur le milieu des grandes couvertures alaires. Les pennes de la queue et des ailes sont d'une teinte plus foncée que le corps. Le bec est noir^ l'iris rouge. Les écailles des pieds sont arrondies et la peau qui les sépare est blanchâtre.

Cette espèce se trouve à la Nouvelle -Guinée, aux liés des Papous, et aussi dans un grand nombre d'iies de l'archipel des Moluques. Elle est nommée Mu tutu à Tomogui , Mampi chez les Papous, et Goura Kroonvogel, par les colons hollandois de

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Java, qui se la procurent a Banda, et qui Télévent parfaitement dans leurs basses-cours, en la nourrissant de graiois, et particulièrement de maïs* Ces gouras ont une analogie avec le dindoa^ dans Fespéce de gloussement qu'ils font entendre. C'est vainement qu'on a essayé de les faire propager çn Europe*

- a» ColomAi^galline a barbillon : CoUtmha carunculata, Temm»^ CoL'gaU,, ph 1 1 ; le Colombi-gauinc, Levaill., pL 278. Ci la première espèce se rapproche surtout des gallinacés ppr sa grande taille, celle-ci leur ressemble par Fexistence, d^ns le mâle, d'appendices cutanés, semblables à ceux qu'on observe ches quelques oiseaux du genre des Faisans. C'est une plaqua de peau nue et rouge , qui engage le front et le tour ^u hec , avec un mamelon charnu et de la même couleur, qui se dirige sur la gorge, et un autre sur les oreilles. Sa faille est k peu près celle d'une perdrix, sa longueur totale étant de dix pouces. La tête , le cou et la poitrine sont d*u^ gris ardoisé; les seapulaires et les couvertures supérieure^ des ailes d'un gris argentin et terminées par un liséré blanc; le ventre, le croupion et les couvertures supérieures et inférieures de la queue, d'un beau blanc. La queue, qui est légèrement étagée, est d'un brun roux en dessus, et noirâtre en dessous; le bec est rouge à sa base et noir à sa point/e. Les pieds sont d'un rouge vineux ; l'iris des yeux a un doublç cercle. Tua jaune, l'autre rouge. La femelle, plus petite que le mâle, a des couleurs plus ternes ; elle est dépourvue de barbillons, et ses couvertures alaires supérieures ne sont point lisérées de blanc*

Cet oiseau a été trouvé par Levaillant en Afrique, au pied des monts Hérisies, dans le pays des Namaquois. 11 pond à terre, dans un nid composé d'herbes sèches et de bûchettes; Le mâle et la femelle couvent alternativement les œufs, qui sont au nombre de six a huit et de couleur blanc roussàtre. Les petits, couverts de duvet, courent aussitôt après leur naissance et se nourrissent d'insectes; plus forts, ils y joignent des grains et des baies. Ils ne se séparent par couples qu'au temps des amours.

3. CoLOMBi-GALLiNB A CAMAiL : Columha nicobarica ^ Linn., Latb. , Temm. , CoL'galL, pi. 2 y Pigeon de Nicobak , Buff. , pi.

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enl., n.* 491* Ce bel oiseau est à peu prés de la taille d'un fort ramier; sa longueur totale est de quatorze pouces et demi. Son caractère le plus saillant consiste dans le camail de longues plumes linéaires dont son cou est entouré, et qui ressemblent par leur composition à celles des coqs. Tout le plumage est d'un beau vert foncé , changeant en bleu purpurin et en rouge de cuivre de rosette : la queue seulement est d'un blanc pur. Le bec est noir , l'iris de couleur noisette, le tour de Tœil nu et d'un brun terne ; le tarse couvert d'écaillés hexagones et d'un bleu noirâtre, ainsi que le» doigts. Le mâle , dont les couleurs sont plus vives que celles de la femelle , en diffère encore parce qu'il a sur la base de sa mandibule supérieure une petite membrane ou crête charnue arrondie , qui s'élève d'environ deux lignes ^ et dont elle est dépourvue. Cette espèce habite les îles Nicobar et l'ile de Sumatra , ainsi que pliisieurs des Moluques.

On ne sait rien sur ses habitudes dans l'état j^e nature» En domesticité cet oiseau paroît assez stupide , ftit souvent entendre un roucoulement sourd , et ne se perche que la nuit seulement sur des juchoirs à peine élevés d'un ou deux pieds au-dessus du sol.

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