l5,62. 37,91* 1,25. 5,10. KlAPROTH
Le pimelite se trouve en petits nids ou rognons , dans la serpentine qui renfbnae le silex éhrysoprate à Kosemitz et k Baumgarten en Silésie; il est quelquefois fravené de veines noirâtres, formées de cristaux Aciculaires d'amphibole P On le considère, et peut-être- avêe raison, comme une chrysoprase altérée, pénétrant la roche de serpentine qui enveloppe ce silex.
« Le docteur Macknight a observé dans le trapp secondaire « de Tento , en Lanarkshire, une terre qu'il croit analogue « au pimelite.-^ Léman, DicL d^hht. nat. (Bé)
PIMÉLODË, Pimelodus, (IclUhyoL) On donne aujourd'hui ee nom à un genre de poissons osseux bolobrancbes , abdo" minaux , de la famille des oplophores , et reconnoissable aux caractères suivans :
Opercules des branchies mobiles; bouche au bout du museau et garnie de barbillons; dents en velours aux deux mâchoires; les intermaxillaires sur un seul rang; deux nageoires dorsales, la se--
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ponde adipeuu; corps coniqut, sans cuirasse et couvert seulement d'une peau nue lur les Jtancs.
On isolera sans peine les Pimëiodes des Aspréocs, ^ui ont les opercules immobiles^ des LoniCAiREs et des Hvfostombi^ qui ont la bouche sous le museau; des Sillr», des Schilbés, des Macboft^^aonotes et des Malaptëhurbs, qui n'ont qu'une nageoire dorsale; des Cataphuactej , des Pogonathes, des Plotosës, des Tachysures, des Machorampuoses, des Casy DOUAS, des Centhanodons , dont la seconde nageoire dorsale n'est point adipeuse; des Doras et des H^âROBaANciiES, qui ont le corps cuirassé; des Bachks, dont les dents întermaxil' .
lairessont disposéessur deux, rangs; des Scuau, qui onicelles i
de la mâchoire inférieure crochues et rassemblées en un pa- i
quel; enSn, des AoiÎNitioâEs , dont ta bouche est dépourvue |
de barbillons. ( Vojei ces différens noms de genres et Orto-
mORES.)
Parmi les espèces de ce genre nous citerons :
Le PiMÉLODF. N<BUD : Pimtlodus nodosai, Lacép.; Silurat no* dotus, Bloch , 368, fig. i. Une plaque sillonnée, distincte et bien marquée sur la nuque; nageoire de la queue four- <
chue; bouche à six barbillons^ ud nœud ou une tubérosité à la racine du premier rayon de la première dorsale.
Ce poisson vit dans les eaux de Tranquebar ; sa ligne latérale est ondulée ; son dus et sa nageoire anale sont bleus; ses autres nageoires brunes; ses cOtés et son ventre argentés.
Le P[MÉLODE cAsijuË : Pimtlodus galeatus , Lacép.; Silurus galealus, Bloch, 369, lig. 1. Nageoire caudale arrondie; léte couverte d'une plaque osseuse . ciselée et découpée ; six bar- J
billons; dents petites et semblables à celles d'une lime; pa- I
lais rude; langue lisse; premier rayon de chaque nageoire |
pectorale dentelé sur les deux bords ; ligne latérale ondulée; dos bleuâtre; ventre gris; nageoires d'un brun foncé.
De l'Amérique méridionale. j
Le PiMRtODe CHAI ; Pimelodus felis . Lacép.; Silurus /élis , (
Linn. Six barbillons; dos bleu; ventre argenté; base des nageoires rougeàtre.
Ce poÏMoa vient des grandes rivières du Brésil et des eaux douces de la Guiane françoise. A Cayenne , en particulier , 40. 5.
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OD le nomme machoiran blanc, poisani ou petite gueule. S^ chair est ordinairement d'une saveulr peii agréable.
Le TiMÉLODË scHEiLAN : Pimtlodus cîûrias ; Silurus clarias , Bloch. Six barbillons, dont les deux des commissures sont d'une étendue égale à peu près à la longueur totale de Taninial,mâchoire supérieure plus avancée ; yeux grands et ovales ; une plaque distincte et bien marquée àur la nuque ; ligne latérale courbée vers le bas: le premier rayon des catopes, de la première nageoire dorsale et des deuk nageoires pectorales, osseux, très-fort et denticalé; ftageoire anale falciforme.
La teinte générale de ce pimélode, dont le ventre est blcmrhàtre, est le gris noir. On le pèche dans les eaux douces du Brésil, et, dit-on, aussi dans celles du NH, Mais cette dernière indication de localité est le résultat d'une erreur commise par plusieurs ichthyologistes , qui ont cotifondu le poisson, dont nous parlons avec le silurus clarias d'Hasselquist, qui est le silurus schal de Schneider et de Sonnini , et le pimélode scheilan de M. Geoffroy Saint- Hilaire (Égypt. , pi. i3, fig. 3 et 4). Ce dernier est un Schal ou Synodonte; (Voyei ces mots.)
Le Pimélode argenté : Piwelodus argenteus, Lacépède; Silurus Hertzhergii ^ Bloch, 567. Six barbillons; bouche petite; mâchoires égales; ligne latérale presque droite; plaque de la nuque peu apparente.
Ce poisson, qui brille de l'éclat de l'argent,- a seulement, le dos brunâtre et les nageoires yariées de jaune. Les eaux de Surinam le nourrissent.
Le Pi MÉLO ixE QUATRE -TACHES -: Pimclodus quadrimaculatus ; Silurus quadrimaculatus , Bloch , 368 , fig. 2. Plaque de la nuque peu marquée; six. barbillons; nageoire adipeuse trèslongue; quatre taches grandes, arrondies, rangées longitudinalement de chaque c^té du paisson , dont le dos est d'un brun nuTancé de violet, le ventre gris, la première nageoire dorsale jaune à la base, bleuâtre à l'extrémité; mâchoires égales ; un seul orifice à chaque narinei
Il vit en Amérique.
Le Pimélode matou : Pimelodus ca^i/s, Lacép. ; Silurus ealusj Linnœus. Plaque de la nuque peu marquée ; huit barbillons i dos d'une couleur obscure et noirâtre.
Ce 'poisson , qui parvient k la taille de vihgt-'deux à vingttrois pouces, paro!t habitera la fois rAmérique et l'Asie.
Le PiMÉLODE MOUCHETÉ : Pimelodu$ guttatus , Lacépède. Huit barbillons ; nageoire anale courte et arrondie ; adipeuse longue; première nageoire dorsale sans aiguillon dentelé; mâchoire supérieure plus avancée ; premier rayon de chaque nageoire pectorale dentelé du côté intérieur.
M. de Lacépède a fait connoftre ce poisson d'après line collection de peintures chinoises. Tout son corps est parsemé de petites taches noirâtres.
Le Pj MÉLO DE RAYÉ : Pimclodui vittalui ; Silurus vittatuê ^ Bloch, 56 1 , fig. 2. Huit barbillons ; plaque de la nuque peu prononcée; ^mâchoires d'égale longueur; deux orifices à chaque narine ; ligne latérale très-droite ; premier rayon de chaque nageoire pectorale et de la première nageoire du dos, dentelé.
Ce poisson , remarquable par le châtain de sa couleur générale et la teinte cendrée de son ventre , habite Tranquebar«
Le PiMéLODE Thunberg : Pimelodui Thunherg , Lacépède; Siluruê maculatus, Thunb. {Act. Stockh.^ ^79^)' Plaque de la nuque peu marquée; six barbillons; une taéhe noire ^ur la nageoire adipeuse, un aiguillon à chaque operciile.
De la mer des Indes orientales.
Le PiMÉLODE éRYTHROPTÈRE : Pîmelodus erytkropleruê , L&cép. ; Silarus trythropterus , Bloeh, 369, fig. 2; Silurus clarias^ Gronow , Linnœus. Huit barbillonc ; nageoire adipeuse longne ; nageoire caudale à deux lobes très'-alongés et rouge comme les autres; nageoire adipeuse irès- longue; barbillons des coins de la bouche fort prolongés; langue courte, cartilagineuse et lisse; dos et côtés brunâtres; ventre gris.
De l'Amérique.
On doit encore ranger dans le genre Pimélode , le Pimelodui cyclopum , observé par M. le baron de Humboldt dans les eaux thermales des volcans en activité de la chaîne des Coniillèrcs; le Silurushemioliopterus de Schneider, et le Pimelodus biscutatus de M. Geoffroy, ainsi que IC'Tachysure chinois de M. de Lacépède. (H« C.)
PIMÉLODE BAGRE. (M%oL) Voyei Bacrè, dans le Supplément du tome III de ce Dictionnaire. (H.C.)
PIMÉLODE BAJAO ou BAYAD. (leh^l.) Wojet Bavad dans le Suppléaient du tome IV, page 52, de ce Diction* naire. (H. C.)
PIMÉLODE BARBU. {lehlh^oL) Voyez Bagre dans le Supplément du tome III de ce Dictionnaire* ( H. C. )
PIMÉLODE CHINOIS, {ïchthyoi.) Voyez Tachysure. (H. C.)
PIMÉLODE DE COMMERSON. (Ichthyol.) Voyez Bac&e au même endroit. (H. C.)
PIMÉLODE DOCMAC, [ichÛiyoL) Voyez Batad, au lieu précité. (H. C.)
PIMÉLODE MEMBRANEUX. {IchtliyoL) Voyez Shal.
PIMÉLODE SYNODONTE. {Ichthyol.) Voyez Shai. (H. C.)
PIMENT, Capûcum. {Bol.) Genre de plantes dicotylédones, k fleurs complètes , monopétalées , de la famille des solanées , de la pentandrie monogynie, offrant pour caractère essentiel: Un -calice persistant, d'une senlcT pièce , à cinq découpures; une coroHe en roue; le tube très-court; le limbe k cinq lobes; cinq étamines ; les anthères- oblongues , s'ouvrant dans leur longueur; un ovaire supérieur; un style; un stigmate obtus; une baie sèche, enflée,. soutenue par le calice, à deux ou trois loges; les semences nombreuses.
Ce genre, intéressant par l'usage que Ton fait des fruits de la plupart de ses espèces, toutes originaires des Indes, est tellement naturel, que la réforme la plus subtile n'a pu encore le démembrer : il en résulte aussi que ces mêmes espèces sont tellement rapprochées, qu'il est, pour la plupart, difficile de les bien caractériser. La forme des feuilles , même celle des fruits, est souvent variable. Ces plantes sont herba* cées, bien plus souvent ligneuses; les feuilles entières, éparses ou géminées; les pédoncules uniflores, hors de l'aisselle des feuilles, solitaires ou quelquefois fascicules; les fruits vésiculeux, d'un beau rouge de corail, d'une saveur acre et brûlante, d'où vient le nom deeop^îcKmy mot^tirédugrec ^ùorui^ ' je mords.
Piment annuel: Capsiovm annuum, Linn« , Spee.j Laoïck., Jll. gen.^ tab. u6 , flg. i : Lobel, Icen., 3 16 ; Rhéed., Malah.i a, tab. 35, vulgairement le Poivre long. Corail des jardins. Plante herbacée, annuelle , haute d'environ un pied. Sa tige
est cylindrique, presque simple ; ses feuilles sont alternes, pëtiolées, ovales, aiguës, très* entières, quelquefois réunies deux à deux; les pétioles très-longs, un peu pubescens, ainsi que les tiges. Les fleurs sont solitaires , latérales ; les pédoncules fort longs, plus ou moins courbés; le calice est très-ouvert; la corolle blanchâtre, à cinq lobes aigus, ouverts en étoile ; les anthères sont bleuâtres par la dessication. Le fruit est une baie sèche , très- lisse , alongée, d'un rouge vif ou jaunâtre, vésiculeuse,- renfermant , dans deux loges, beaucoup de semences aplaties ) la forme de ce fruit est très- va* riable; il est alongé, étroit, aigu ou court, très-renflé,. ob* tus et même quelquefois échancré au sommet* Cette plante croit naturellement dans les Indes, d'où elle a été transportée en Amérique et en Europe.
' Toutes les parties de cette plante ont une saveur« extrême* ment acre et brûlante , particulièrement les fruits , qu'on ne peut essayer d'avaler sans éprouver à la gorge une saveur piquante et douloureuse. Ces fruits sont cependant la seule partie employée tant dans les alimens qu'en médecine, et malgré leur grande activité dans les organes salivaires , les Indiens les préfèrent au poivre ordinaire et les mangent crus. On les confit aussi au sucre , et l'on en porte sur mer pour servir dans les voyages de long cours : ils excitent l'appétit, dis« sipent les vents et fortifient l'estomac , à ce que l'on prétend , surtout dans les pays chauds; mais la sobriété, comme je r>ai éprouvé moi-même , est le meilleur moyen de rendre les digestions faciles , et non ces substances brûlantes , . qui ne peuvent être considérées que comme remèdes pour des estomacs trop surchargés de nourriture. On cueille aussi les pimens en vert, et lorsqu'ils ne font que nouer; on les fait macérer quelques mois dans le vinaigre, et on s'en sert ensuite , en guise de câpres et de capucines , pour relever les sauces par leur saveur piquante.
La plupart des autres espèces de piment sont en usage cbes les Indiens, qui en- mêlent dans leurs ragoûts : elles sont en« core plus acres que celle dont nous venons de parler; néanmoins ces peuples en font des espèces de bouillons ou de décoctions très-fortes, qu'ils boivent avec plaisir. Un Européen uc poorroît seulement en avaler nne cuillerée sans se croire
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cente, anguleux, comprimée à son sommet. Les fenilles sont molles 9 un peu pendantes sur leur pétiole, alternes, ovales, lanc^lées, aiguës, à peine plus longues que leur pétiole; le calice est presque glabre, à cinq dents subulées; la corolle fort petite, d'un blanc jaunâtre, à cinq lobes; le fruit une baie globuleuse, mais variable dans sa forme et sa grosseur , d'un beau rouge vif, à peu prés de la grosseur d'une orange; les pédoncules sont renflés vers leur sommet. •Cette plante croît dans les Indes : on la cultive au Jardin , du Roi*
Piment conique ; Capsicum conieum , Poir. , Encycl. , n*"* 7. Cette espèce a tant de rapports avec les autres de ce genre, qu'on ne peut guère la distinguer , peut-être comme variété, que par la forme de ses fruits, longs d'environ un demipouce, d'un rouge très -vif, très -gros et un peu ventrus à leur base, rétrécis à leur sommet en un cône obtus, très-souvent redressés sur leur pédoncule ; les tiges sont ligneuses, un peu anguleuses ; les feuilles plus petites que dans les autres espèces, lancéolées, aiguës; les fleurs solitaires; le calice est campanule, divisé à son orifice en cinq dents courtes; la corolle d'une grandeur médiocre , d'un blanc jaunâtre , trèsouverte. Cette plante croit dans les Indes orientales : on la cultive dans plusieurs jardins. (Poir.)
PIMENT DES ABEILLES. {Bot.) C'est la mélisse officinale. (L.D.)
PIMENT DES ANGLOIS. (Bo^) Nom d'une espèce de myrte ,' myrtus pimenta* ( L* D. )
PIMENT AQUATIQUE , PIMENT D'EAU* (Bot.) C'est la ^ renouée poivre d'eau. (L. D.)
PIMENT DES MARAIS, (fiot.) Nom vulgaire du gale odo- ' rant. ( L. D. )
PIMENT DES MOUCHES. {Bot.) C'est encore la mélisse officinale* ( L. D. )
PIMENT ROYAL. (Bo^) C'est encore le gale odorant. <L. D*)
PIMENTA* {Bot.) Voye? Qdiya. (J.)
PIMENTO DE CHAPA* {Bot.) L'espèce de. myrte, indi- •quée par Plukenet sous ce nom espagnol, avoit été rapportée par LinnsBus à tson myrtus earyophyllata» Swarts a re-
connu qu'elle étoit dififërente, et Ta nbmmëe myrius acris. Une autre ej^^ce^oisine, nommée toutépice dans le9 colonies 9 parce que toutes ses parties sont aromatiques, est le myirtuê cimenta de Linnœus. Plusieurs espèces de poivre, piper , sont nommées pîmfnto dans les colonies espagnoles. (J.)
PIMENTO A CHAPEAU CONCAVE. (Boi.) Pallas (roi. 1 , pages 69 et 90) donne ce nom aux peziza coohleata, sciUel^ lata et pedunculata^ communes dans les forêts de pins des en^ virons de Mourum, en Russie. (Lem.)
PIMINA. {Bot.) Les Canadiens nomment ainsi une variété de Pobier, vibumum opulus , qui , selon Duhamel | est pvétoet et porte de grandes fleurs. (J.)
PIM-LAM. {Bol*) Nom chinois, cité par le père Boyne, missionnaire jésuite, du palmier arec, areca catkecu^ qui est lefaufel des Arabes ; le pinanga des Malais, suivant Rumph.
PIMOUCHE. {Bot.) Dans TAnjou, on donne ce nom à l'ivraie vivace. (L. D.)
PIMPANELO. {Bot.) La pivoine porte ce nom en Languedoc. (L. D.)
PIMPERNEAU. ( Ichthyol. ) Les pécheurs de la Basse- Seine donnent ce nom à une variété de Tanguille , dont la teinte est brunâtre. Voyez Anguille. (H. C.)
PIMPILIM. {Bot.) Voyez Fulful. ( J.)'
PIMPINELLA. {Bot.) Sous ce nom C. Bauhin et d'autres confondoient deux genres de familles très-différentes ; savoir ; le sanguisorba de Fuehs et Cordus, qui est la pimprenelle, pimpinella de Toumefort, sanguisorba de Linnseus, de la famille des rosacées, et le tragoselinum de Tabernsemontanus et de Toumefort, qui est le boucage, auquel Linnseus a restitué ou conservé le nom de pimpinella. Un autre genre, voisin du sanguisorba , est le polerium , auquel se rapportent , soit la pimprenelle sauvage , pimpinela des Languedociens , soit la pimprenelle épineuse , nommées Tune et l'autre pimpinella par C. Bauhin , Morison et Toumefort. Voyez Boucage. ( J. )
PIMPINICHL {Bot.) Voyez Pinipinichi. (J.)
PIMPIiA* {Eniôm.) Fabricius a formé un genre d'insectes hyménoptères sont ce nom pour placer les espèces d'ichneumon k abdomen sessile et cylindrique. (Desm.)
FIMPRENELLE; Potenum, Luni. (BôL) Genre de plantes dieotylédones de la famille des rosacées, J«as«||let de la monaéeie-polyandrie 9 Linn., dont let fleurs sont monoïques , dioïques ou polygames, et présentent les caractères suivant: Dans les fleurs mâles : un calice monophylle , partagé Jusqu'à moitié en quatre divisions ovales, conclaves, persistantes, et muni extérieurement de trots écailles; point de corolle; environ trente étamines à filamens plus longs que le calice. Dans les fleurs femelles: calice et corolle comme dans les mâles; deux' ovaires supères, surmontés de deux styles capiUtires^ teribinés par des stigmates en pinceau. Ces ovaires deviennent deux graines, renfermées dans le calice, qui prend TappareAce d'une capsule ou d'une baie.
Lies pimprenelles sont des plantes herbacées on des arbustes, à feuilles ailées avec impair, et à fleurs rapprochées en iêie terminale. On en connoît huit espèces, dont trois croissent naturellement en Europe.
PiMPRENELLE COMMUNE : Pottrium sanguisorhû y Linn., Spee., 3411 ; Lamk., lllustr,^ t. 777. Sa racine est alongée, rougeâtre, vivace, divisée en plusieurs fibres; elle produit une tige droite, haute d'un pied ou un peu plus, légèrement anguleuse, un peu rameuse , garnie, surtout à sa base, de feuilles ailées , légèrement velues sur leur pétiole , composées de onze à vingt- une folioles presque égales, arrondies ou ovales,* glabres, dentées assez profondément. Les fleurs sont verdàtres, disposées à l'extrémité de la tige ou des rameaux en épis courts , resserrés en tête ovale ou arrondie. Ces fleurs sont sessiles, les unes mâles, à trente ou quarante étamines beaucoup plus longues que les calices, les autres femelles à stigmates plumeux et rougeàtres. Cette espèce croît dans les prés secs, et dans les bois montueux en France et en Europe.
La pimprenelle a une saveur astringente et légèrement amère. Elle a passé pour apéritive , diurétique, vulnéraire, et on Ta conseillée dans la gravelle, les obstructions, l'hémoptysie, la dyssenterie , etc. ; mais elle n'a îauiais été très-usitée en médecine et aujourd'hui surtout elle l'est encore moins.
Comme assaissonnement dans .les salades,' ses feuilles sont
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d^ùn «sage assec fréquent, et -par leur qualité un peu tonique, elles relèrent agréablement le goût, et facilitent la di* gestion des autres herbes, ordinairement plus fades ^raiix-i quelles on les joint. On les met aussi quelquefois dans les bouillons aux herbes.
On cultive la pimprenelie dans les jardins à cause- de son emploi comme assaisonnement, et le plus souvent on la plante en bordures qu^on fait, soit de semis, soit en éclatant en automne les racines àts vieux pieds.
Les moutons, les bœufs et les vaches aiment beaucoup^ la pimprenelie , et cela a engagé quelques agronomes à cultiver cette plante comme fourrage. Elle a Tavantage de venir dans les terrains les plus maigres, là où la luzerne et le sainfoin ne peuvent réussir ; elle a aussi celui de résister aux grandes sécheresses, et de conserver ses feuilles pendant que celles des autres plantes sont desséchées et grillées par la chaleur du soleil, et sous ce rapport elle pourroit être d'un grand secours pour les troupeaux pendant Tété , surtout dans les pays du Midi.
PiMPRENEu.R HYBRIDE, Linn., Spec. , 1412. Ses tiges sont rameuses, un peu velues, hautes de deux pieds ou environ* Ses feuilles sont composées de cinq à onze folioles ovales, pubescentes, dentées; dans les feuilles radicales, les folioles, toujours plus nombreuses que dans celles tiges, sont entremêlées de deux paires de folioles arrondies, beaucoup plus petites que les autres. Les fleurs sont réunies au sommet des tiges et des rameaux en petites têtes arrondies, et leurs étamines sont à peine plus longues que le calice. Cette plante croit naturellement dans le Midi de la France et de TEurope.
PiMPRENELLE ÉPINEUSE; Poterium spinosum , Linn., Sp,, 1412. Sa tige est ligneuse, frutescente, haute de trois à quatre pieds, divisée en rameaux tortueux, très-élalés, pubescens, chargés d'épines rameuses, très- piquantes , et garnis, de feuilles ailées , composées de folioles plus ou moins nombreuses, ovales, crénelées, glabres en dessus, souvent trèsvelues, et presque cotonneuses en dessous. Ses fleurs forment par leur rapprochement de petites têtes ovales , disposées au aommtt des rameaux. Il leur succède de petites
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baies charnoes et arrondies» Cette plante croit naturellement dans Tile de Candie, dans plusieoii îles de FArchipel» da Levant et en Italie. (L. D.) .
PIMPRENELLE D'AFRIQUE. {Bot.) On eite sous ce nom le mélianthe. (J. )
PIMPRENELLE AQUATIQUE. {Bot.) Dans quelques cantons on donne ce nom au samole de Valerandus. (L. D.)
PIMPRENELLE BLANCHE. {Bot.) Cest le boucage saxifrage. (L. D.)
PIMPRENELLE COMMUNE ou PIMPRENELLE D'ITALIE.
{Bot.) Nom vulgaire de la sanguisorbc' officinale. ( L* D. )
PIMPRENELLE DE LA NOUVELLE ZÉLANDE. {Bot.) Ce nom a été donné à rANcisT&E. ( Lem. ) / PIMPRENELLE SAXIFRAGE. {Bot.) Cest encore le boiicage saxifrage. (L. D.)