‹ Dictionnaire des sciences naturelles: dans lequel on traite méthodiquement des différens êtresChapitre 40 sur 41 · La PiMéuE MuaiQuéE, Pimdia muricata · texte numérisé non relu

La PiMéuE MuaiQuéE, Pimdia muricata

Voyez dans l^atlas^de ce Dictionnaire, planche 14, n."* 2.

C'est le ténébiion cannelé de Geoffroy , tome i , pag. 352.

Car, Noire , élytres à trois côtes longitudinales et à cannelures parsemées de points élevés, comme chagrinés^

a.^ Fimélie ussée, Pimelia Ictvigata,

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Car. Noire , à ély très f rès-lisses , alongës ^ d'une même couleur.

Fabricius décrit cette espèce comme se trouvant en Hongrie; toutes les autres espèces décrites par le même auteur, au nombre de trente, sont étrangères à l'Europe. (C. D.}

PIMELITE. (Min,) Il est assez difficile de trouver des motifs de quelque valeur, pour admettre comme espèce le minéral auquel on a donné, avec tro;;i d'empressement peut-être, le nom de pimelite ; car doit* on regarder comme espèce un minéral en masse , sans structure ni texture qui indique une combinaison réelle des parties, même presque toujours hétérogène, qui paroît être un mélange de serpentine avec plus ou moins de silice , de talc et d'eau , et dans lequel le nickel oxidé, en quantité peu abondante et variable, est partie colorante?

Telle est cependant le pimelite; c'est Karsten qui, le premier, a introduit cette espèce, en la plaçant parmi les pierres siliceuses aquifères, et dans le passage de ces espèces à celles qui renferment en outre de l'alumine. Il en distingue même deux variétés : l'une terreuse ou friable, et l'autre solide pu endurcie.

Klaproth est le premier et le seul qui en ait donné l'analyse , et cette analyse , que nous allons rapporter plus bas , indique une quantité de nickel assez considérable pour avoir fait soupçonner à M. Berzelius , dans son premier système de minéralogie , que le pimelite pouvoit bien être un silicate de nickel avec de l'eau. Dans son ouvrage sur l'emploi du chalumeau , il le considère comme un talc, c'est-à-dire comme une pierre magnésienne renfermant du nickel. Il confirme cette opinion dans son système de 1826, en plaçant le pimelite parmi les talcs, mais sans le caractériser par aucune composition définie.

M. Beudant , adoptant l'analyse de Klaproth et la composition définie qu'en avoit conclu M. Berzelius es 182 1 , regarde" le pimelite comme une espèce; M. Philippa le considère de même. Ainsi , parmi les minéralogistes , le$ um placent le pimelite parmi les silicates de nickel aquifères; les autres parmi les talcs et serpentines nickélifères. Il faudroit , non pas seulement pour se décider, mais pour établir la discussion d»

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<rette question tur des bases solides^ avoir d'aufres analyses que celles deKlaproth, et savoir si les substances qu^il a trouvées dans ce minéral d'apparence ai liétérogéne , s^y présenteront deux fois les mêmes dans les mêmes proportions.

Le pimelite, tel que Ta décrit Karsten , a Paspect terne, la texture terreuse, plus ou moins compacte, une couleur vertpomme ou vert - poireau , ^nne intensité très-inégale; il est tendre, onctueux au toucher (d|(/là son nom).

Exposé au feu dans le matras, â &oirc!t et dégage une eau qui sent le pétrole*"- It^ SenéUi» attribue la couleur qu'il prend, à la présence d'un peu de chailion, et Podeur empyreumatique ou bitumineuse , à celle de la magnésie. II est infusible , triais il se scorifie dans les parties mincci et devient gris sombre.

Il se dissout dans le borax en manifestant la présence du nickeL La soude y démontre également la présence de ce métal.

Composition»

Silice. Nicliel. Ëau. Magnésie. Alumine.

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