‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite mhodiquement des diffens res de la nature, consid soit en eux-mes, d'apr l'at actuel de nos connoissances, soit relativement l'utilitqu'en peuvent retirer la mecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus cres naturalistes (volume 2)Chapitre 105 sur 160 · BAG · texte numérisé non relu

BAG

une espèce particuliére qu’il a placée à la suite des gros becs, en disant que cet oiseau a beaucoup de rapports avec le Toucnam courvi (voyez ce mot), dont il diffère néanmoins, soit par les nuances et la distribution des couleurs de son plumage, soit par les habitudes qui lui sont propres. En effet, la tache noire que l’on ne remarque que sur les deux côtés de la tête ; au-dessous des yeux du éoucnam courvi, s'élève jusqu’au-dessus de ceux du baglafecht : la marbrure jaune et brune du dessus du corps est beaucoup moins marquéè dans celui-ci: les grandes couvertures des ailes sont brunes, bordées de blanchâtre dans le touc- ‘nam courvi, etelles sont brunes verdâtres, bordées de jaune dans le baglafecht : les grandes. ME à des ailes et de la queue, dans ce dernier, sont de même couleur et bordées de même que les couvertures, tandis que dans Pautre elles sont brunes, légérement frangées de fauve clair. Le baglafecht a Tiris jaunàtre ; le bec, ainsi que les pieds, bleuûtres, et les ongles noirâtres : lorsque ses ailes \sont ployées, elles atteignent à peu prés la moitié de la longueur de sa queue.

Le baglafecht se rapproche encore du foucnam courvi par la manière dont il fait son nid, et en lui donnant une forme différente, il décéle un degré de plus dändustrie. Les précautions qu'il prend pour construire ce petit édifice annoncent en lui un instinct tout particulier : soit qu'il ait l’intention de soustraire sa progéniture aux recherches de ses ennemis, soit seulement pour la garantir de l'humidité, il suspend toujours ce nid , qu'il roule en spirale, à peu prés comme un nautile, à l'extrémité d’une branche foible que le vent agite à son gré, au-dessus d’une eau dormante, et il a la précaution d’en placer l'entrée dans la partie inférieure, qui ‘est constammient tournée du eûté opposé à la pluie. (S. G.) À

BAGLAN. (Ornith.) Voyez Bacran.

BAGRE. (Ichtyol.) Ce poisson rangé jusqu'a présené dans le genre des silures, forme maintenant une espèce particulière du genre Pimélode , établi par Lacépède dans son savant et immortel ouvrage sur l’histoire naturelle des poissons. Le nom de bagre à été donné par Marcgrave

BAG s Ao1

à trois poissons du Brésil qui ont beaucoup de rapports avec les silures. Voyez Prmécone. (F.M.D.)

BAGUE, Boeue (Ichtyol.), noms d’une espèce de ie qui se trouve dans la Méditerranée. (F.C.)

BAGUENAUDIER (Bor. ), Colutea, Linn., Juss., genre des plantes de la sixième section des légumineuses, qui comprend des arbrisseaux et des plantes herbacées. Leurs fleurs sont disposées en épis axillaires et terminaux : chacune d'elles a un calice en cloche, à cinq découpures et persistant. Le stigmate est crochu et velu en dessous. Le fruit est une. gousse assez grande, vésiculeuse, membraneuse, et qui renferme plusieurs semences.

Le BAGUENAUDIER ORDINAIRE, vulgairement le Baguenaudier à vessie, le Faux-séné, Colutea arborescens, Linn., Duham. Arb.1, p.178, t.72, est un arbrisseau qui s'élève à huit où dix pieds de hauteur. Ses feuilles sont aiïlées avec une impaire, et composées de neuf ou onze folioles ovales, arrondies, un peu échancrées à leur sommet, vertes et glabres en dessus et d’un vert glauque en dessous. On coupe ses branches tous les ans en été, et on les fait sécher pour être employées en fourrage pendant l'hiver; on les recépe aussi de temps en temps pour tirer parti de son bois. Ses fruits servent en quelques pays à engraisser les brebis, et leur donnent beaucoup de lait.

Le Bacuenaupier pu Levant, Colutea orientalis, Lam., est un petit arbrisseau qui ne s'élève qu'à six ou sept pieds de hauteur. Ses feuilles sont d’un rouge de sang, avec une double tache ‘jaune à la base, de leur étendard. Ses folioles sont en cœur, us des deux côtés, et d’un vert glauque.

Les baguenaudiers peuvent former ‘a jolis arbrisseaux d'ornement : les fleurs, de couleur jaune ou rouge, paroissent pendant une grande partie de l’été. « On fera bien, « dit Duhamel, d’en planter dans les remises; car pour peu « que la terre y soit bonne, ils ne manqueront pas de s’y « multiplier d'eux-mêmes.” Les feuilles et les gousses du baguenaudier sont purgatives ; on pourroit substituer ses feuilles à celles du séné : cependant on ne les emploie pas à cet usage , parce qu’il faudroit augmenter beaucoup

Ao2 BAG

la dose ; sans cela elles purgeroient trop lentement. On multiplie facilement ces arbrisseaux de semences et de rejetons, et ils s’accommodent bien de toutes sortes de terres. Outre les deux espèces mentionnées ci-dessus, on connoît encore quatre ou cinq baguenaudiers peu remarquables : le plus intéressant est ‘celui d'Alep. Le nom de colutea est formé d’un mot qui signifie mutiler. (TS

BAGUETTE. (Bot.) Voyez Bo1s-BAGUETTE.

BAGUETTE DIVINATOIRE. (Minér.) Voyez Hand MANCIE.

BAGUNTKEN. (Ichtyol.) C’est le mulle surmulet Voyez Muzce. (F.M.D.)

BAHASE. (nuit, ) C’est le nom qu’en Turquie on donne à la Perrre moustre cENDRÉE. Voyez ce mot. (5. G.)

BAHEL-SCHULLI (Bot.), arbrisseau épineux de la côte Malabare, figuré par Rhéede, vol. 2, t.45 : il est apéritif et hydragogue, suivant cet auteur. 11 croît dans les lieux humides. C'est une espèce de barreliëre, barleria lon . gifolia, L.-(J.) sd

BAHEL-TSJULLI DES MALABARES. ( Bot.) C’est la même plante que l’on nomme à Java patjar-ayer. Elle est figurée dans le Hort. Malab., vol. 9, t. 87. Burmann l’a regardée comme un sésame ; Linnæus en à fait une colomnée : Vahl, qui l’a trouvée différente de ces deux genres, par sa corolle presque régulière, à quatre lobes, et par sa capsule a deux loges, l’a nommée achimenes sesamoides. Elle est herbacée : ses feuilles sont opposées et lancéolées; ses fleurs sont en espèce de grappe terminale. (J.)

BAHO (Bot.), variété du manguier, cultivée dans les Philippines, que l’on distingue, suivant Camelli, par son fruit plus petit, moins charnu, et dont le noyau est à proportion plus gros. (J.)

BAHOBAB. (Bot.) Voyez Baopaz.

BAHOO. (Bot.) Voyez Baro.

BAIAPUA ou Bayapua. (Rept.) Séba a décrit sous ce nom (Thes. 11, tab. 82, N°2) une espèce de serpent ou de couleuvre d'Afrique, qui paroît être la couleuvre boïga, . coluber ahætula. Voyez Coureuvre. (C. D.)

BAI-BAI, Bar-Baipa (Bot.), noms caraïbes d’un mai-

Page 1