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- pighia spieata, Cavan. Monad. 8, p.409, t.237, qui est aussi le bois dyssentérique des Antilles. (I.)
BAÏCALITE ou Baïkazire. (Minér.) C'est une variété verdâtre de la grammatite : on l’a ainsi nommée parce qu'on l'a trouvée, pour la premiére fois, près du lac Baïkal en Sibérie, souvernement d'Irkoutsk. Voyez Grammaire. (B.)
BAIE. (Phys. végét.) Voyez FruIrT.
BAÏKAL (Ichtyol.), nom spécifique d'un poisson du genre Coméphore, qui vit dans le lac Baïkal, et que Linnœæus avoit placé, ainsi que Bonnaterre, parmi les cailionymes. Voyez Comérnore. (F. M. D.)
BAILLARD. (Agric.) On appelle de cé nom, dans le cidevant Boulonnois et le Calaisis, département du Nord, une orge de printemps à plusieurs rangs de sreins couverts ; dans d’outrés endroits, ce nom est donné à une orge à deux rangs, mais aussi de printemps. Voyez Once. (T.)
BAILLARGE ( Agric.), nom donné das quelques départemens, entre autres dans le ci-devant Poitou et Le cidevant Limousin, à une orge de printemps. Il paroît que les noms de bayade, baillard, baillarge, et je crois aussi baillorge, Fe la même chose; ils ne different peutêtre que parce qu’on les écrit mal. Voyez Once. (T.)
BAILLÈERE (Bof), Bailleria , Aubl., Juss., genre de plantes qui appartient à la famille dés coryæmbiféres, et qui a des rapports avec l’iva et la clibade, Il est composé de deux espèces originaires de la Guiane, à fleurs flosculeuses et à feuilles opposées. Le’ calice commun, formé de quatre ou cinq folioles égales, renfsrme quatorze fleurons, dont sept, placés au centre, sont ou mâles, ou hermaphro- * dites stériles ; les autres sont femelles, plus “courts, et occupent la circonférence : tous ces fleurons ont leur limbe partagé en cinq découpures. Le réceptacle est chargé de paillettes arrondies et charnues; et les graines ont un rebord membraneux , qui se termine par deux petites | pointes. * RAT CA » Bairièar rrawcue, Bailleria aspera, Aubl. Guian.' tab. 317, vulgairement le Conani franc des Crécles, ie Cou toubou ee Galibis. Cest une plante vivace, qui pousse de sa racine plusieurs tiges droites, branchues, moneuses,
si BAT
élevées de cinq à six pieds : elles sont garnies à chaque nœud de deux feuilles ovales, dentées, Eudus au teucher, opposées alternativement «en croix. Les fleurs sont de coueur blanche, disposées en panicule terminale, et ont leurs fleurons trés - petits.
On trouve cette espèce dans les lieux incultes des habitations de Caïenne et de la Guiane. Toutes ses parties ont ‘une saveur très-amère, et uné odeur analogue à celle du céleri, mais qui est moins vive. Elle a la propriété d’enivrer le noiïsson : les habitans de cette partie de l'Amérique lemploient à cet usage; et par ce moyen ils parviennent en peu de temps à rendre leur pêche abondante. (D. P.) __ BAILLET (Mamm.), nom que l’on donne au poil du cheval, lorsqu’ il est d’un roux tirant sur le blanc. (EF. C.)
BAILLON. (Ichtyol.) Lacépéde a décrit sous ce nom un cæsiomore découvert par Commerson, afin de témoigner ‘sa reconnoïissance à Baillon d’Abbeville, dont Buffon à consigné le juste éloge dans diverses pages de ses œuvres, pour les nombreux ebjets dont il a enrichi le Muséum d'histoire naturelle lorsqu'il en étoit le correspondant. La mort Va enlevé il y a quelques mois; mais l'estime et la. recommandation de deux hommes illustres, Buffon et Lacépéde, rappelleront à la postérité tous les services qu'il .a rendus aux sciences. Voyez Cæsromore. (F. M. D.)
BAIN. (Chim.) On nomme en général bain en chimie
‘un diquide où un milieu quelconque, dans lequel on chauffe un vase. Cette opération est opposée à cul qui se fait à fen nu. (F.) Bain DE cenpre. Quelquefois on chauffe un vase contenant quelque matière, dans un autre qui est rempli de cendre chaude. C’est ordinairement pour: donner une chaleur douce et long-temps continuée, qu’on emploie ette pratique : elie est fondée sur ce que la cendre s’entretient long-temps chaude, parce qu'elle est un mauvais conducteur du cälorique. (F.) *
Bain DE rumier. On plonge quelquefois un appareil dans du fumier échauflé par la putréfaction qui s’y développe. Cette chaleur douce étoit autrefois beaucoup plus employée qu’elle ne l’est aujourd’hui ; elle servoit surtout