‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite mhodiquement des diffens res de la nature, consid soit en eux-mes, d'apr l'at actuel de nos connoissances, soit relativement l'utilitqu'en peuvent retirer la mecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus cres naturalistes (volume 2)Chapitre 109 sur 160 · Le Barane éronce, Lepas Debbie PORC · texte numérisé non relu

Le Barane éronce, Lepas Debbie PORC

5, 6. Ceite espèce, beaucoup plus petite que la précé-, ts a, comme elle, une base creusée en forme de çace, dont outle ee est spongieuse : elle est percée de plusieurs. séries longitudinales de pores, et embrassée par: six valves triangulaires, de couleur pourpre, ridées transversalement; le moindre effort les disjoint. Le balane éponge se tient fixé par sa base dans les cellules des éponges. les plus molles ; on le trouve dans l'éponge officinale de la. Méditerranée. | A à W

6. Le BALanE pianème, Lepas diadema, Linn., Eepas balænaris, Fabr. Faun. Suec. 425, vulgairement le Pou de baleine, le Diadème: coquille presque conique, à six valves ; marquées extérieurement de trois ou quatre côtes élevées, formant'une sorte de cône en relief sur chaque valve. Ke percule membraneux s'ouvre antérieurement et est muni à, sa partie postérieure de deux petites dents testacées. Une cloison horizontale , percée au centre, partage la coquille. en deux cavités, une supérieure qui renferme l’animal,, autre inférieure, divisée en dix-huit cellules principales par des lamelles testacées, qui se fixent, aïnsi-que la circonférence des valves, sur la peau de la baleine. Fabricius. a vu, dansles plus gros individus de cette espèce,“de petits. sacs membraneux sortir par orifice des cellules ; chacun de ces petits sacs renfermoit un embryon qui ressembloït parfaitement à l'animal adulte. Celui-ei ne paroît pas différer des autres espèces de balanes. Il se fixe de préférence dans les sillons de la poitrine ef prés des nageoires.

BAL te 415 pectorales de la jubarte, balæna-boops, L. Sa blancheur, ‘semblable à l’ivoire, le fait reconnoître facilement des pêcheurs. 11 se retire promptement dans sa cequille lorsqu’il aperçoit le harpon, et produit, sur la peau de la baleine , une sensation qui peut, suivant Fabricius, l’avertir à temps du danger qui la menace. Si cette observation, racontée par un témoin oculaire, est ex ou on ne pourra s'empêcher de trouver fort singulier qu’un animal pourvu de bons yeux soit averti plus tard de l’approche d’un corps, que celui qui n’a que le toucher pour l'en instruire.

7. Le BALANE DEs ronrrues, Lepas testudinaria, Linn.; Poli, + 5, f. 8, 9, 10, 11; Ellis, Phil. trans. a. 1758, s.34, f. 12 : coquille à six valves, suborbiculaire, blanche , avec un opercule de même couleur, ovale, en forme de carène. La base est plane et membraneuse; l’intérieur est garni de lames verticales, hérissées de Lis On rencontre eme cette espèce attachée à la carapace de diffé: rentes espèces de tortues, dans la Méditerranée, la mer des grandes Indes, etc. Elle vit isolée et ne se réunit pas en groupes. Elle s'attache aussi aux baleines, aux écrevissés de mer et à d’autres corps marins.

8. Le BALANE DépriMé, Lepas depressa , Poli, t.5, £ 1 : Ni 14, 15, coquille à six valves, de eculeur blanchâtre à l’extérieur, quelquefois cendrée ou verdàtre, violette à l’intérieur, de forme plano - convexe, suborbiculaire, lisse ; l'ouverture carrée, l’opercule obus; point de base, où plutôt celle-ci n’est que la Ludtinia fan de la membrane mince et délicate qui revêt l’intérieur des valves. Une partie des œufs parviennent jusques à cette membrane; et lorsqu'on arrache les coquilles de dessus les corps sur lesquels elles sont agslutinées, ce qui est difficile sans disjoindre les valves, ces mêmes œufs restent avec la base à l’endroit où celle-ci étoit collée. L'animal de cette espèce est blanchâtre, tandis qu’il est rouge dans toutes les précédentes. Poli, qui l’a observé dans les mers du royaume de Naples, n’a compté que que articulations aux premiéres paires de bras, et il n’a pas trouvé, à la base de

la trompe, ces éminences pyramidales qu’il Avuit observées ‘ans les autres espèces.

9. Le BALANE EN ibn Lepas stlellata, Poli, t. 5, f. 18, 20. Il n’y a pas de base testacée dans cette espèce,

pr que dans les trois précédentes. Les valves sont au nombre de six, marquées de côtes longitudinales, élevées. La coquille a une forme conique. L'animal a dix-sept articulations aux tentacules, dont chacune est marquée d’une tache fauve à sa partie supérieure. Pour le reste, il ne diffère en rien du balane déprimé, et il habite les mêmes lieux. i

10. Le BaranE VERRUE, Brug. Encyl. 13 ; Lepas veruca, Spengl. Schrift. der Berlinisch. Gesellsch. tom. I, p. 102, tab. 5,f. 1,2, 3, 5. Cette espèce est trés - petite, déprimée, à trois valves ; l’opercule en a deux , qui sont jointes par un pli oblique, reçu dans une cavité semblable

de l’autre piece. Elle a été trouvée dans les mers du Nord

et dans les environs du cap Horn. ( Duv.)

BALANG-HAS (Bot.), espèce de sterculie de Ceilan, sterculia balanghas, L., figurée dans le Hort. Malab. 1, t. 49 , et dans la Monadelphie de Cavanilles, t. 143. ( 3.)

BALANTITE. (Moll.) Ce nom, qui désignoit ci-devant les balanes, est réservé à présent aux balanes fossiles. Voyez Barane. ( Duv.)

BALANOPHORE (Bot.), FD on Forst., plante des îles de la mer du Sud ou grand Océan, qui croît dans les forêts, sur les bois pourris ou sur le terreau, ou sur les racines des autres plantes, comme l’orobanche, dont elle a un peu le port. Elle est fongueuse, charnue, garnie de tubercules à sa base, divisée au-dessus en plusieurs rameaux écailleux, disposés en main ouverte. Ces rameaux sont terminés par une tête de fleurs femelles, petites, trèsserrées, portées sur un spadice ou axe central, entourée à sa basé par deux ou trois rangs de fleurs mâles, plus grandes et moins rapprochées. Cette tête présente la forme d’un gland sortant de sa capsule, d’où vient le nom du genre. Ses fleurs màles ont un calice à quatre divisions profondes, renfermant une seule étamine, dont l'anthère est allongée et sillonnée d’un côté. Dans les femelles on n’aperçoit que des petits réceptacles couverts de germes encore plus petits, et formant, par leur réunion, la tête termi-

pa LE. 415 nale. Chaque germe ou ovaire , dénué de calice apparent et surmonté d’un seul style, devient un fruit, que l’on croit devoir être rempli d’une seule graine. Forster, qui décrit ce genre, est le seul qui l'ait observé ; il l’a nommé balanophora fungosa, et donne la figure des fleurs dans son Genera, t. 50. On a ajouté ici à sa description imprimée quelques détails tirés d’un de ses manuscrits. Cette plante paroïît avoir beaucou» d’affinité avec le cynomorium , dont il deviendra peut-être une espèce lorsque tous deux se- - ront mieux connus. On ne peut rapporter ni l’un ni l’autre . à aucune famille connue. ( J.) |

BALANOPTERIS. ( Bot.) Gærtner a ainsi nommé C- vol. 2, ‘ p. 94; t. 90) le molavi des Philippines, qui est l’heritiera

liftorälis d’Aiton et de Lamarck. Voyez Motravr. (J.)

BALANTI (Bot.), petit arbre des îles Philippines , remarquable par ses feuilles ombiliquées , assez semblables à celles du binonga des mêmes îles, qui est le ricinus mappa , L. Camelli dit que ses semences ressemblent aussi à celles du ricin ; il ajoute que ses “ones sont employées dans la dyssenterie. (3 )

BALANUS (Bot.); nom donné par quelques anciens auteurs au ben, moringa oleifera. Voyez Ben. (J.)

BALAOBOUCOUV OU ( Bot.), nom caraïbe du mancenillier. (J.) $

BALAON. (Tchkyol, ) C’est ainsi qu’on appelle aux Antilles l’ésoce espadon, qui fait partie de mon genre Orphie. Voyez OrPutEe. (F.M.D.)

BALARINA (Ornith.), nom italien de la lavandiére. (F.C.)

BALASBAS. (Bot.) Voyez NRA ÈS

BALASSEN, Bazessan ( Bof. ), noms égyptiens du baume de Judée, suivant Prosper Alpin. (42)

BALATANA ( Bot.), nom caraïbe des grosses bananes. 3.)

BALAT AS: ( Bot.) Plusieurs arbres étrangers portent ce nom. Préfontaine, dans sa, Maison rustique de Caïenne, parle du balatas blanc, du balatas rouge et de celui à grosse écorce. 11 détaille leurs usages pour les constructions, mais il ne donne pas aux botanistes les moyens de les recon-

Page 1