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donne, dans les Antilles et dans la partie françoise de S. Domingue, à la scopaire, scoparia dulcis, L., parce que les noirs, lorsqu'ils ont besoin de balai, emploient une poignée de cette herbe, trés-commune dans le pays, et qu'ils vont cueillir au moment même de s’en servir. Dans la partie de S. Domingue où la scopaire est plus rare, elle est remplacée pour cet usage par l’urena lobata, L., appelé cousser par les colons, ou du sida americana, que, dans quelques quartiers, on appelle fleur de douze heures , parce que ses pétales ne commencent à s'épanouir que vers midi et se referment deux ou trois heures après. (P.B.)
BALAKZEL. (Ornith.) C’est le nom sous lequel le héron est connu en Turquie. Voyez Hézow. (S.G.)
BALAM PULLI (Bot.), nom malabare du tamarin, figuré dans le Hort. Malab. 1,'t. 23. (J.)
BALANA - BONE (Bot. ), nom caraïbe de la sensitive épineuse , suivant Nicholson. (J.)
BALANCE - F'SH. ( Ichtyol.) Les Anglois donnent ce nom au squale marteau. Voyez Square. (F.M.D.)
BALANCES. (Chim.) Les balances sont des instrumens dont on ne peut se passer dans les opérations de chimie. Comme une grande partie des travaux chimiques concerne les proportions des principes constituans, on est obligé de travailler sur des quantités bien exactes ; aussi a-t-on be- { soin dans les laboratoires de balances très-exactes et trésdélicates. Lavoisier est le premier chimiste qui, par le choix de balances infiniment supérieures à celles qu’on employoit avant lui, a porté une très-grande précision dans : les résultats de cette scienee : c’est un des bienfaits qu’elle lui doit; mais c’est en même temps une des plus fortes die qu’il ait fait naître pour l’art des expériences. (F.)
BALANCIERS (Entom.), Pr Libramenta , parties du corps des insectes à deux aïles, qui ont été Tire, ainsi que le nom l'indique, comme propres à maintenir l'équilibre dans le vol. Ce sont de petits appendices, gréles, trés-mobiles (siylus), terminés par une petite tête ou bouton (capitulus), placés à la base de l’aile et dans l’angle de la réunion de l'abdomen avec le corselet; quelque-
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fois entiérement à te mais le plus souvent cachés sous le cuilleron.
Fabricius a regardé les balanciers comme les rudimens
des ailes inférieures. On ignore absolument leur usage +!
celui qu’on leur a attribué est évidemment ridicule , quand on réfléchit à l'action de l’aile dans le vol (voyez Vor nss ansectes); tout au plus cet organe pourroit-il servir de contrepoids à l'aile, lorsque , après avoir agisur l'air, elle est ramenée à sa situation naturelle et horizontale. Encore moins pourroit-on croire que le belancier seroit destiné : en frappant sur le cuilleron ou sur l’écaille concave qui le protège, à produire ce bourdonnement que font entendre
les diptéres lorsqu'ils volent. Il est vrai que ce balancier
vibre toutes les fois que ce bourdonnement se fait entendre ; mais il ne se produit pas moins un son quand le balancier n’existe pas, et même lorsqu'on l’a coupé.
On n’a pointtiré de caractères de la forme, ni de l'absence ou de la présence des balanciers. Cependant ils sont trés- Tongs et non cachés par des cuillerons dans la famille des hydromies, comme chez les tipules : ils sont en général plus courts dans celles des sarcostomes ou proboscidés ; beaucoup plus allongés dans les sclérostomes , comme chez les asiles, les taons ; enfin ils sont excessivement courts dans les œstres et les hippobosques. ( C. D.)
BALANES (Moll.), que l’on a aussi nommés Glands de mer: ce sont des mollusques qui ont la plus grande analogie avec les Anarires (voyez ce mot); aussi Linnœæus les avoit-il réunis sous le même nom générique, malgré les grandes différences qui existent dans leur enveloppe. On remarque dans les balanes, comme dans les anatifes, douze paires de tentacules articulés, un tube transparent entre les bases des deux paires les plus élevées; une bouche ayaut la même position dans les uns et les autres, entourée d’ailleurs d’erganes analogues ; une organisation intérieure absolument semblable pour l'essentiel. Les œufs, comme dans les anatifes, viennent se placer, à certaines époques, dans
les replis du manteau. Celui-ci est formé d’une membrane
extrêmement mince , qui tapisse l’intérieur de la coquille, et dans laquelle serpentent des vaisseaux innombrables.
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Deux appendices membrane, placés dé chaque côté de l’animal, dans lesquels on remarque un large canal, rempli d’une Bac lactée, qui se ramife dans un corps frangé de couleur pourpre, forment, suivant Poki, les branchies des balanes : noùs avons peine à croire qu elles dif férent autant de celles des anatifes, que nous'avons déerites d’après Cuvier: Quatre dents, rangées par paires au-dessus l'une de l’autre, et surmontées d’un nombre égal de palpes crustacés , hérissés de soies , arment la bouche à l'extérieur. Le canal intestinal fait le tour du corps, remonte en arrière vers la base de la trompe, et se termine, dans cet endroit, par une ouverture ovale, au fond de Hquelle on voit battre le cœur. C’est aussi vers la trompe que remonte le petit bout des testicules, qui sont deux sacs en forme de massue , placés de chaque côté du corps. Ils se continuentavec un canal qui serpente dans là trompe, que Poli a ‘vu se remplir d’une liqueur blanchtre et opaque , semblable ‘a celle que renferment les testicules, et d’où. découloit cette même liqueur lorsqu'il comprimoit ces derniers. Le même auteur pense que la fécondation des œufs à lieu hors du corps, au moyen de cette trompe qui s'incline pour les arroser de la liqueur spermatique.
La coquille des balanes a, dans la plupart des espèces, une forme ovale ou arrondie, qui lui donne quelque ressemblance avec un gland ; de la la dénomination générique Sous laquelle nous les décrivons. Six valves, quise touchent par leur base et s'écartent vers leur sommet, CS essentiellement cette coquille : on n’en connoît qu’une seule. espéce où il n’y en ait que trois. L’intervalle qu’elles laissent entre elles sur leur sommet est rempli de lames testacées, dont les sillons, les cannelures ou les stries sont ordinairement dans un sens opposé à ceux des premières. Elles tiennent ensemble par les dents de leur bord, qui s’engrénent les unes, dans les autres, ou par une suture étailleuse. Leur structure est quelquefois tubulée et trés-remarquable. Elles reposent, dans le plus grand nombre des espèces, sur une base de même näture, plus ou moins épaisse, aplatie ou creusée en godet, qui tient fortement aux corps sur lesquels l'animal a l'habitude de se fixer.
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Ceite base est de nature coriace dans un petit nombre, tels que les balanes diadème et des ae ; ou semble mauquer tout-a-fait et n’être que la continuation du manteau, ce qui est certain, suivant Poli, pour le balane déprimé : enfin, un opercule ordinairement pyramidal et formé de deux ou de quatre valves, ferme l'ouverture supérieure ; il est relevé ou ahbaiïssé par cinq muscles différens, et tient aux valves par une membrane tendineuse, assez ample pour permettre le jeu des premiers. La forme des valves, celle de l’opercule, et même de la base, varient dans les différentes espèces. La plupart se réunissent comme les anatifes, en groupes plus ou moins nombreux , où l’on rencontre des individus de toutes grandeurs. Souvent cette agglomération ne permet pas à tous de se développer également, et empêche la coquille de prendre sa figure naturelle: Il n’y a que le balane des tortues et celui des baleines qui vivent isolés. On en trouve des espèces dans toutes les mers connues, et plusieurs sont répandues dans des mers fort éloignées. Leur fécondité est presque audessus de ce que peut concevoir l'imagination. Ils pondent leurs œufs en été, et les petits qui en sortent sont remplis , au bout de quatre mois, suivant l’observation de Poli, de semblables œufs prêts à éclore. Leurs manœuvres pour ‘attirer à eux leur nourriture, sont les mêmes que celles des anatifes. Ils élèvent à chaque instant léur opercule, sortent leurs bras, les meuvent avec une grande vitesse , et les rentrent de même, ce qui a lieu dés qu'ils sont avertis du moindre danger. Les anciens pensoient qu'ils se cramponnoient plus fortement aux rochers lorsqu'ils sentent qu'on veut les en arracher; et la difficulté que l’on éprouve alors a servi de comparaison à Aristophane, pour exprimer” celle que l’on a à détacher une vieille femme d’un jeune homme dont elle est éprise. Les balanes servent d'aliment à plusieurs peuples. y)
Parmi les espèces de ce genre, nous indiquerons particuliérement : cast
1. Le GLaxD DE Mer ÉLEVÉ, Lepas balanus, Linn.; Pol, t. 4, f. 5— 22; Fabr. Faun. Suec, n.° 423 : coquille conique à six valves, sillonnées longitudinalement et marquées
iransversalement de stries fines. L’opercule est terminé en pointe recourbée ; il est de couleur jaune, les valves d'un rose pâle et les sillons blanchätres : celles -là sont réunies par des dents qui s’engrènent les unes dans les autres ; une semblable articulation les unit à la base, qui est trèsépaisse et percée de plusieurs rangs de cellules quadrangulaires, qui communiquent entre eiles. Des canaux creusés longitudinalement sur la face interne des valves viennent s’abcucher avec les plus superficielles des cellules qui entourent la base. Cette structure remerqense qui est loin d’être la même dans toutes les espèces, a été décrite avec beaucoup de détails par Poli. L'animal n'offre aucune particularité; il vit par groupes nombreux fixés aux rochers, aux coquillages et autres corps marins, dans la Méditerranée et l'Océan, sur les côtes de HA ppltierre, de la Hollande et du Groenland.
2.9 Le Grand pe MER RAYÉ, Lepas balanoides, Länn.; Ba 16 te. 5, 4, r;Fabr. Faun. Sugc...n.°) 424: coquille tronquée, à six valves lisses, couleur de rose, marquées , dans leur longueur, delignes pourpres ; l’ouverture presque ‘carrée, LUE légèrement obtus, la base très-mince. Celte espèce est plus rare dans la Méditerranée, suivant Poli, que la précédente ; Fabricius l’a trouvée par contre beaucoup plus fréquemment sur les côtes du Groenland : elle se rençontre aussi sur les côtes de la Hollande et de l'Angleterre, réunie par groupes entremêlés avec ceux du gland de mer élevé.
3° Le BaLanEe DOTE , Lepas tintinnabulum , Linn., Poli, t. 5, f. 1, coquille à six valves , presque tétragone, rpse et tachetée de blanc; ouverture ample, quadrangulaire , égalant la base ; opercule prismatique, légèrement obtus. Les plus grands individus ont ordinairement un pouce- et, un quart de hauteur : on les trouve agslomérés en grand nombre sur Les rochers, les coquillages, les zoophytes et autres corps marins, dans la Méditerranée, l'Océan d’Europe, les côtes de l’ile d’Amboine, et la Jamaïque. Rumphius rapporte que les Chinois font de ces animaux un mets délicat, apprêté avec du sel et du vinaigre : ils sont rouges et blanchissent par la coction ; leur goût est semblable à
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celui de nos écrevisses. Cette espèce s'attache de préférence aux navires, dont elle ralentit quelquefois la trs en s'y accumulañt en quantités innombrables.
A. Le Barane ristuceux, Lepas fistulosa, Poli, t. 6,f.1,.
Les valves, de couleur pourpre, ainsi que lopercule , vs se termine en pointe recourbée , ressemblent beaucoup aux mêmes parties dans le balane élevé: mais la base de cette espéce s’éiève en forme de tuyau presque cylindrique ; blanchâtre et marqué de stries transversales. Cette espèce se rénconire par groupes, mais assez rarement parmi ceux. de la premiere.