‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite mhodiquement des diffens res de la nature, consid soit en eux-mes, d'apr l'at actuel de nos connoissances, soit relativement l'utilitqu'en peuvent retirer la mecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus cres naturalistes (volume 2)Chapitre 113 sur 160 · B AL · texte numérisé non relu

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nément plus de huit ou neuf mètres (de vingt- quatre à vingt-huit pieds) d'étendue.

‘On voit dans la galerie d'anatomie du Muséum national d'histoire naturelle de Paris, trois os maxillaires d’une baleine, qui ont environ neuf métres (27 à 28 DEL de longueur. | ,

L’occiput arrondi s'articule, à son extrémité postérieure, avec l’épine dorsale, par de larges condyles.

Des vertèbres du cou, qui, comme dans l’homme et dans la plupart des mammifères, sont au nombre de sept, la première , que l’on nomme l’atlas, est soudée avec la seconde, que l’on appelle axis. cs

"On compte en tout soixante-trois vertèbres dorsales, dont la réunior, dans une baleine de vingt-quatre mètres (72 Sal) de longueur, pouvoit être comparée à une grosse poutre de quatorze à quinze métres (de 42 à 46 pieds) d’étendue, et dont la derniére, celle qui étoit la plus voisine de la nageoire caudale, avoit un Pau - mètre (18 à 19 pouces ) de diamètre.

La baleine a de chaque côté de l’épine dorsale quinze côtes , dont chacune à quelquefois sept mètres (21pieds) de longueur sur u demi-mètre ( 18 à 19 pouces) de circonférence.

Le sternum, avec lequel les premières de ces côtes s’articulent, est large, surtout en avant; mais son épaisseur n’est point considérable. | d

Les‘clavicules de la baleine n’ont aucun rapport d’analogie avec celles des mammiféres. |

On voit dans la même galerie d'anatomie du Muséum, une omoplate provenant d’un de ces cétacés, ue a trois mètres (9 pieds) de longueur.

L’humérus ou os du bras, qui est très-court, eu égard à la masse énorme de l'animal, est arrondi vers le haut, et comme marqué par une petite tubérosité.

Le cubitus et le radius, ou ce qui est la même chose, les deux os de l’avant-bras > Sont trés-comprimés ou aplatis latéralement. à

La main proprement dite , ou le carpe, est composée de

cinq os trés-aplatis et presque tous hexagones , qui sont dis- | :

posés sur deux rangées, l’une de trois et l’autre de deux pièces.

Les os du métacarpe sont aussi trés - aplatis, soudés les uns aux autres, et les cinq doigts n’ont pas le même nombre de phalanges. |

Tous ces os qui concourent à former les bras ou nageoires pectorales de la baleine, sont articulés de telle sorte qu'ilsne peuvent se mouvoir les uns sur les autres, comme ceux des extrémités antérieures de l’homme; car, outre qu'il n'y a aucuns muscles propres à tourner l’avant-bras, c’est que ces os sont réunis entre eux par des cartilages très-longs, qui quelquefois recouvrent la moitié des os qu’ils joignent l’un à l'autre, et ne laissent que peu de D à à l’ensemble qu’ils contribuent à former.

Tout concourt done à ce que les bras de la baleine soient plutôt de véritables rames puissantes et élastiques, que des organes propres à palper, saisir ou retenir les objets.

11 est bon d’observer, avant de quitter la charpente osseuse de cet animal, que tous ees os dont nous venons de parler présentent une compacité, un tissu particulier et surtout une sorte d'apparence onctueuse qu'ils ne doivent : qu’à la substance huileuse dont ils sont pénétrés pendant qu’ils sont encore frais.

Dans les temps reculés où l’histoire naturelle, au berceau de sa tendre enfance, étoit encore ombragée des ténebres épaisses de l’ignorance ou de la crédulité, les premiers hommes qui s’en occupèrent ne manquérent pas, sans doute, de substituer en place de la réalité des réveries merveilleuses, qui, loin de concourir aux progrès de la science, ne servirent qu’a en retarder la marche.

La succession des siècles produisit enfin de ces génies féconds , laborieux, peu susceptibles d’une crédulité aveuglément populaire, toujours actifs, infatigables dans la recherche du vrai, dont le zèle éclairé par des observations nombreuses autant que par les erreurs de leurs prédécesseurs, portérent le flambeau de la lumiére la plus éclatante dans toutes les parties de l’histoire naturelle, dont ils reculérent les bornes au point qu’on seroit tenté de croire aujourd’hui que la nature, jusqu'alors si avare de ses secrets,

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s'est enfin déterminée à confier la clef de ses trésors à un petit nombre de ses enfans privilégiés, afin qu’ils illustras- ‘ sent notre siécle. |

De toutes les parties de la zoologie aucune n’avoit éprouvé plus de retard dans sa marche que l’histoire des cétacés ; et elle sembloit réservée pour le génie de Lacépède, qui vient de combler, sur ce point, les désirs des savans. :

Cet article,‘ qui est un extrait de son ouvrage, ne peut perdre de son prix qu’en ce qu’il est tracé par une main trop foible et chancelante.

Nous divisons donc, d’après Lacépéde, le genre des baleines en deux familles, qui renferment les huit espèces connues jusqu’à présent. :

Dans la première famille nous plaçons les baleines proprement gites, balænæ, qui ont pour caractères généraux la mâchoire supérieure garnie de fanons ou lames de corne et point de dents ; les orifices des évents séparés et placés vers le milieu du sommet de la tête, et point de nageoire dorsale. à

Nous sous-divisons cette première famille en deux tribus: dans la première on trouve ceux de ces animaux dont les caractères distinctifs consistent en ce qu’ils n’ont point de bosse sur le dos. Cette premiere tribu contient deux espêces. ! 3

La premiére est la baleine franche, balæna mysticetus, qui a pour caracteres particuliers le corps gros et court, la queue courte.

La seconde espèce est la baleine nord-caper , balæna nord-caper, dont les caractéres particuliers consistent en une mâchoire inférieure trés-arrondie, très-haute et trèslarge, en un corps et une queue allongés.

Les baleines de la seconde tribu présentent pour caractères distinctifs une ou plusieurs bosses sur le das. Cette tribu ne renferme aussi que deux espèces.

La première a pour caractères particuliers une seule bosse sur le dos, et les nageoires pectorales blanches : c’est la baleine noueuse, balæna nodosa.

La seconde espèce est la baleine bossue, balæna gibbosa,

dont les caractères distinctifs consistent en cinq ou six

bosses sur le dos, et des fanons blancs. | Dans la seconde famille nous rangeons les baleinopteres, balænopteræ (c'est un genre nouveau formé récemment par Lacépéde); outre qu’elles ont, comme les précédentes, pour caractères généraux, la mâchoire supérieure garnie

de fanons ou lames cornées, et point de dents, les ori- | fices des évents séparés et placés vers le milieu de la par-

tie supérieure de la tête, elles ont encore une nageoire dorsale. |

Nous sous-divisons aussi cette seconde famille en deux tribus.

La premiére Pb se distingue en ce que la seule espece

qu’elle contient n’a point de plis sous la gorge ni sous le ventre. Cette espèce est la baleinoptère gibbar, balænoptera gibbar, dont les caractères particuliers consistent dans ses mâchoires pointues et ses fanons courts.

La seconde tribu est composée de ceux de ces animaux qui offrent pour caracteres distinctifs des plis longitudinaux sous

la gorge et sous le ventre. Cette tribu renferme trois es-:

péces ; savoir :

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