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deux pointes. Le ballon varie aussi par sa grandeur : s4 forme n’est point arbitraire ou seulement une affaire de goût ; elle est spléonique , parce que c’est cette forme qui
résiste le mieux à la pression des fluides reçus dans les vases, et qu’on y fait condenser ordinairement en liquides
par le refroidissement. (F.)
BALLOTE. (Bot.) Desfontaines (Mém. de l’acad. ae 1 sciences, 1790, p. 594, t. 6) a décrit et figuré sous ce nom une espèce de chêne, quercus ballota, qui croît dans la Barbarie, et dont les glands, aussi doux que la châtaigne, servent de nourriture, pendant une partie de l’hiver, à un grand nombre d’habitans du mont Atlas. Il est dans la section des chênes verts qui ne perdent pas leurs feuilles, et a beaucoup de rapport avec l’yeuse, dont il diffère par sa tige plus élevée, par ses feuilles cotonneuses en dessous, et par ses fruits plus allongés/et d’une saveur douce. Voyez CHÊNE. (J.) }
BALLOTE ( Bot.), Ballota, genre de plantes de la famille des labiées, qui a pour caractère un calice tubulé, marqué de dix stries, terminé par cinq dents, très-ouvert à son sommet : une corolle à deux lévres, souvent velue, dont le tube est de la longueur du calice; la lèvre supérieure concave, droite ‘et crénelée ; l’inférieure à trois lobes, celui du milieu plus grand, échancré : quatre étamines, dont deux plus courtes. .
Les fleurs, disposées par verticilles axillaires , sont munies de bractées qui forment une espèce de, collerette à folioles sétacées ou linéaires. On distingue parmi les esmg
° BazroTe rÉéTinr , Ballola nigra, Linn. ; Lob. Ic. 518, ie d’une odeur très-forte, désagréable, et qu’on rencontre partout sur les décombres et de long des haies. Elle a des tiges carrées, un peu rougeàtres, garnies de feuilles opposées, pétiolées, ovales, crénelées, presque en cœur, d’un vert obscur. Les fleurs sont portées sur des pédoneules courts, en faisceaux, en demi-verticilles, tournées d’un même côté. La corolle est ordinairement purpurine ; on la trouve tout-a-fait blanche dans le ballota alba, L., qui n’est qu'une variété. :
. Elle passé pour résolutive , détersive; on l’emploie extérieurement pour résoudre les tumeurs, pour guérir les dar. tres, les boutons et les gales d’une mauvaise qualité. Ses feuilles, méêlées avec le miel, s apphquent sur les hémorroïdes et sur, la teigne. “On prétend qu'écrasées sur Li loupes naïssantes , elles les font disparoître.
2. Barrorte Larneuse, Bailota lanata, Linn., Gm. Sibir, 3, p.241, t 54, très-belle espèce, originaire de Sibérie, dont toutes les parties sont couvertes d'un duvet blanc, lanugineux. Ses feuilles sont presque palmées, arrondies, divisées en plusieurs lobes; ses fleurs, grandes, d’un blane jaunâtre, verticillées , UE sessiles ; Fes dents du 0 irés-aiguës.
On la cultive dans piusieurs jardins.
3. Bazrore oporanre, Ballwta. suaveolens, Linn., lasse, Jam. hist. 1, p.171, t 102, f.2. Cette espèce croit sur les bords des ruisseaux dans l'Amérique méridivnale. On l’emploïe à S. Domingue dans les bains chauds. Elle à une odeur agréable, approchant de celle de Ja lavande. :Ses feuilles sont en cœur, un peu velues ; les fleurs PAAREeS forment des verticilles disposés en épis. (J.) BALLOTTULA ( Mamm. }, nom italien de la belette. (F. C.)
: BALOULOU ( Bot. ), nom caraïbe du bananier à pri fruits. (J.)
BALOURINHA (Bof. ), nom caraïbe d'une espèce de re , genre de la famille des malvacées. ( 3.)
BALSAMARIA. (Bot.) Le genre que Loureiro a donné sous ce nom dans sa Flore de la Cochinchine, n’est qu’une espèce de calaba, calophyllum. Il offre quelques différences dans son calice à deux feuilles selon Loureiro , sa corolle à six pétales, et ses étamines rassemblées en plusieurs paquets. On tire de son tronc, de ses rameaux et de ses feuilles, un suc connu sous le nom de baume de Marie, employé. pour empêcher l’'inflammation et la putridité des plaies. Ses amandes fournissent aussi une huile abondante, de qualité inférieure , dont on se sert y les DE Mossz Caraga, (J.).
BALSAMIER (Bot) Arles Linn., Juss., Lam, Ilusf.
pl. 303, genre de plantes de la seconde section de la famille des térébinthacées, qui comprend des arbres exotiques, dont le suc propre est ordinairement résineux ou balsamique: Les fleurs des balsamiers sont disposées en panicules axillaires et terminales ; elles ont un calice à quatre dents et persistant. La corolle est à quatre pétales ouverts ; on y trouve huit étamines, un style épais et un stigmate en tête. Le fruit est un drupe sec, arrondi, contenant un noyau globuleux, luisant et monosperme. On compte envirom vingt espèces de balsamiers ; ce sont des arbres ou des arbrisseaux à feuilles ternées ou aïlées avec impaire, parsemées de points transparens dans quelques espèces.
Le BALSAMIER ÉLÉMIFÈRE, Ampyris elemifera , Linn., Plum. Icon. 100, est, suivant Linnæus , l'arbre qui produit le véritable élémi d'Amérique. Ses feuilles sont ailées, à trois ou cinq folioles ovales, pointues, trés-légérement crénelées et perforées. C’est, suivant le même naturaliste, l'icicariba des Brasiliens. Lorsqu'on fait une incision à son écorce, il en découle pendant la nuit une résine trés - odorante, dont l’odeur approche de celle de l’anis; les Portugais en font la récolte le lendemain et lui donnent le nom d’almecegam. Elle acquiert alors une couleur jauné verdâtre et la consistance de la manne. &« La résine élémi, appli- « quée extérieurement, résout les tumeurs, déterge les « ulcères, adoucit et apaise les douleurs internes, et résiste « à la corruption. On la recommande surtout pour les plaies « et les contusions de la tête ét des tendons. ? Geof.
Le BazsamiEr DE Girrap, Amyris Gileadensis, Linn., est un arbre de grandeur médiocre : ses feuilles sont alternes, portées sur un court pétiole, et composées de trois folioles glabres et entieres; les deux latérales ovales, et la terminale ovale-lancéolée.
Le Bazsamrer DE LAMEcQuE, Amyris opobalsamum, Linn. , Bel. Obs, ic. 110, est un arbre de la hauteur de notre troëne : ses feuilles sont ailées avec impaire, et composées de trois, cinq ou sept folioles sessiles.
Suivant plusieurs voyageurs, ces. deux balsamiers produisent le suc résineux connu dans le commerce sous le nom
de baume de Judée, de la Mecque , d'Égypte, de Syrie, de
baume blanc, et en latin sous celui d’opobalsamum. Selon Prosper Alpin, ce suc est blanc lorsqu'on vient de le tirer, d’une odeur excellente et trés-pénétrante, qui approche de celle de la térébenthine , mais plus suave et plus vive, d’un
goût amer, âcre et astringent. Quand ce baume est récent, «si l’on en verse dans de l’eau, il ne va pas au fond, à cause
ARC = - : + $ L de sa grande légéreté ; mais il s’étend sur toute la superficie
- de l’eau, y forme une pellicule qui peu de temps après se .coagule, et on l'en retire en entier et très-blanc. Comme ‘ce baume est moins bon lorsqu'il est vieux, on le distingue
alors du nouveau par sa pesanteur, qui est telle qu’il va tout
-de suite au fond. de l’eau quand on l'y jette.
Les anciens. ne recueilloient que le baume qui décou-
:loit de lui-même ou par incision, de l’arbrisseau qui le
produit; mais aujourd’hui on en recueille de trois espèces.
‘Celui qui découle des arbres est trés-rare en Europe,
parce qu’il est employé par les grands de la Mecque et de
«Constantinople. L'autre espèce est celle que l’on retire à la
première ébullition, et qui surnage sur l’eau dans laquelle
-on fait bouillir les rameaux et les feuilles du balsamier.
Cette seconde espèce est comme une huile limpide et subtile : elle est réservée pour l'usage des dames turques, qui s’en servent pour adoucir la peau et pour s’oindre les cheveux ; aussi ne nous parvient-elle que par le moÿen des grands qui en font des présens. L'huile qui surnage aprés la premiére ébullition est plus épaisse, moins odorante, et elle est apportée par les. caravanes : c’est ce baume qui est le plus commun en Europe, et qu’on nomme baume de la
: Mecque. Ce baume a la réputation de guérir la corruption “et la pourriture des viscéres, et d’être utile pour les abcès
du poumon, du foie et des reins, pris intérieurement. Il est alexipharmaque, il excite la transpiration , et il sert beaucoup pour ceux qui sont empoisonnés et ceux qui ont été
‘mordus par des serpens ou blessés par des scorpions, soit
qu’on le prenne intérieurement, soit qu’on en frotte l’extérieur du corps. Les Égyptiens en font un usage trés-fréquent en médecine ; ils en prennent tous les jours un demi-gros, comme le reméde le plus eflicace contre la peste. On pré-
end que les femmes d’ Égypte se guérissent de la stérilité ;
soit en l’avalant , soit en l’employant en suppositoire où en fumigations. Enfin, ce baume a toujours été célébre pour guérir les plaies , appliqué extérieurement; et il a été trouvé de tout temps si efficace qu'il a communiqué son nom aux onguens et aux huiles vulnéraires les plus précieuses :#elest pourquoi. les empiriques et les charlatans, pour rendre leurs drogues plus estimables parmi le peuple, nes ont honorées du nom de baume.
Le BALSAMIER DE LA JAMAÏQUE, Amyris de Linn., Sloan. Jam. hist. 2, p. 24, tab. 168, est un arbre de vingt pieds de hauteur, dont le bois est blanc et d’une odeur agréable : ses feuilles sont aïilées, composées de deux ou trois paires de folioles ovales, avec une petite pointe sou- “vent émoussée ou échancrée ; ses fleurs ressemblent ‘assez à celles de nos sureaux. Quand on brûle cet arbre, il répand une odeur agréable, et dans les Antilles. on lui donne le nom de bois de Rhodes.
Le Barsamier Karat, Amyris kafat, Forsk., est un arbre dont le bois est rouge, et les rameaux un peu épineux à leur sommet. Ses feuilles, velues dans leur jeunesse, deviennent glabres en vieillissant; elles sont composées de trois folioles ovales, sessiles et dentées vers leur sommet. Ses fruits contiennent un suc résineux, blanchâtre et d’une odeur suave. Le bois de cet arbre, que l’on trouve dans l'Arabie, est un objet de commerce assez considérable en Égypte; on s’en sert pour faire contracter aux vaisseaux de terre, qu’on expose à sa fumée, un goût qui plaît dans ce pays.
Ce genre paroît réunir beaucoup d’autres espèces peu eonnues, et néanmoins fort utiles par l'excellente odeur de leurs sucs résineux. On croit que le styrax liquide, la myrrhe et plusieurs autres substances du commerce, proviennent de différens balsamiers. hits
On trouve dans les boutiques des droguistes le fruit du balsamier de la Mecque, sous le nom de carpobalsamum ; et le bois, ou plutôt les petites branches de ce balsamier, sous celui de xylobalsamum. Quoique ces productions viennent Gu même arbrisseau , leurs vertus sont bien SHEM Eure à nn du baume de la Mecque,
-Le nom générique d'amyris est formé d'un mot grec qui signifie fluo; on l’a donné au balsamier parce qu’il découle du tronc de plusieurs espèces un suc résineux et souyent ne (SK)
- BALSAMINE ( Bot.), Balsamina, Juss., Macs Linn., genre de plantes herbacées, qui a de l’affinité avec la famille. des géraniums, et qui renferme douze espèces, dont le plus grand nombre a été observé dans l’Inde : les autres croissent à la Chine, au çap de Banne-Espérance, dans l'Amérique septentrionale ; une seule vient en Europe. Leurs feuilles sont alternes, rarement opposées. Les fleurs sont pédonculées, axillaires ; les pédoncules uniflores ou multiflores. Chaque fleur est composée d’un calice diphylle, coloré , caduc ; de quatre pétales irréguliers, dont l’inférieur. se prolonge postérieurement en éperon ; de cinq étamines à anthères réunies en tube; d’un ovaire supérieur , dépourvu, de style et surmonté d’un stigmate aigu. Le fruit est une capsule oblongue, à cinq loges (uniloculaire dans la matu- Tité, par la contraction des cloisons), polysperme; elle s'ouvre avec élasticité en cinq valves qui se roulent en spirale, et lance au loin les graines qu’elle contient. Ces. graines sont arrondies, attachées à un placenta central.
Ce genre avoit été rapporté , par B. de Jussieu et Adanson, à la famille des papavéracées, dont il se rapproche en effet par son calice formé de deux folioles, par sa corolle à quatre pétales, et par l'absence du style ; maïs , selon l’observation du célébre auteur de la Méthode os il s’en éloigne par ses anthères réunies et en nombre déterminé , par son fruit multiloculaire et multivalve, par son placenta central, et par ses feuilles quelquefois opposées.
BaLsamMiNE DES sARDINS, Balsamina hortensis, N., Impatiens balsamina, Linn., Blackw. tab. 583. Cette espèce, originaire de l'Inde, est annuelle, et se cultive dans presque tous les jardins, dont elle fait en automne un des plus beaux ornemens, Sa tige est haute d’un pied et demi, épaisse, succulente, verte ou rougeàtre ; elle se divise en plusieurs rameaux garnis de feuilles la plupart alternes, lancéolées, glabres et dentelées. Les fleurs sont grandes, sujettes à doubler, et naissent ordinairement deux ou trois
nates, blanches, ou panachées.