Le Bameou 111Y, Bambos arundinacea, Retz. Observ
b,p.24; Bambusa, Wild. 2 , pag. 245; Illy, Rhéed. Malab.
1, pag. 25, tab. 16; Nastus, Juss. gen. 34. Rivale des palmiers, c’est-a-dire, des arbres les plus majestueux de la
nature, cette graminée, par l'élévation, la grosseur, la
solidité de ses chaumes, franchit les bornes de l’humble famille à laquelle elle appartient : elle devient, dans l'ordre naturel, le lien qui unit ces deux familles, en apparence si distantes, et justifie le rapprochement qu’en a fait
‘l’homme de génie auquel nous devons le plus beau travail
qui ait encore été exécuté sur les familles naturelles et leur rapprochement. Ses tiges s’élévent à plus de soixante pieds de haut; ses feuilles sont longues, et approchent de celles
-des roseaux. Ses fleurs sont disposées en longues panicules
droites, rameuses, étalées. Cette belle plante croît dans les Aa Indes, dans les lieux sablonneux.
* Bampou LéLéBé, Bambos verticillata, Lam. Il. tab.
‘2 26%; fig. 2 ; Rumph. Amboin. 4, pag. 1, tab. 1. Quoique
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irés-inférieur pour la grandeur à l'espèce précédénte, ce bambou n'en est pas moins, comme graminée, une plante
trés-curieuse par son élévation, et intéressante par les ressources qu’elle peut offrir aux hommes pour différens meubles et ustensiles de ménage : elle se distingue aisément à
ses fleurs nombreuses ; 5. par verticilles à reves | mité des rameaux.
Il existe encore bien D 2100 plusieurs autres es-° pèces de bambou, qui se trouvent mentionnées dans Rumphius et dans les Plantes du Malabar de Rhèede , auxquelles il faut ajouter plusieurs autres plantes que Loureiro a mentionnées dans le genre Arundo, et auxquelles il attribue six étamines; mais il faudroit les mieux connoître pour savoir si-elles doivent appartenir en effet à ce genre ou à quelque autre. Il est trés-probable que les anciens botanistes, qui rapprochoient les plantes par leur port plutôt que par leur fructification , auront donné le om de bambou à des plantes qui ne s’ÿ rapportent que par leur facies, et non par les caractères de leurs fleurs : de là il suit que l’on fait honneur au bambou de diverses espèces de produits employés dans l’économie ou les arts.
Les avantages que l’on retire des bambous sont presque égaux à ceux que nous offrent un grand nombre de palmiers, et, ce qu'il n’est pas inutile de remarquer, à peu prés de la même nature. Ses jeunes pousses renferment une moelle spongieuse, d’une saveur agréable et sucrée, dont les Indiens sont très- avides. Lorsqu’elles ont acquis plus de solidité, il découle naturellement de leurs nœuds une liqueur sucrée que l’on croit être le tabarir des anciens, sans en avoir la certitude ; elle se coagule par l’action du soleil, et se convertit en larmes dures et concrètes, qui sont un véritable sucre, dont on faisoit un grand usage autrefois, avant la culture de la canne à sucre. L’achar est une composition trés-recherchée dans les Indes, dont les jeunes rejetons du bambou font partie : ils sont très-succulens, et fournissent seuls un aliment agrézble et sain.
Les Indiens fabriquent avec le bois du bambou, qui est très-dur, des meubles d'une grande solidité et d’un long usage ; ils l’'emploient également pour la construction dé
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leurs palanquins et de leurs maisons , et pour celle de leurs bateaux. Comme ce bois, malgré sa dureté, a de la souplesse lorsqu'il est divisé et fendu en petites lanieres, ees mêmes Indiens en font des nattes, des corbeïlles, des boîtes et plusieurs autres petits ouvrages trés-élégans. C’est aussi avec ses jeunes tiges que l’on fait ces cannes connues sous le nom de bambou. |
Plusieurs autres plantes auxquelles on donne le nom de bambou appartrennent à d’autres genres et seront mentionnées en leur lieu, telle que le panicum arborescens (voyez Panic); d’autres sont encore trop peu connues pour déterminer à auel genre elles peuvent appartenir. V. Beesxa, Bourovu , Caurse, MamBw , TAraxrr. ( Poir.)
BAMBOURS ( Entom.), nom des abeilles de Ceïlan. Elles font un miel trés-limpide : leurs nids sont placés au haut des arbres. Ces abeilles ont des dimensions plus grandes que les nôtres. (C. D.)
BAMIA. (Bot. ) Prosper Alpin et Jean Bauhin nomment ainsi une espèce de ketmie , hibiscus esculentus, L., connue ailleurs sous le nom de gombaut. (J.)
FIN DU TROISIÈME VotuME.
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