‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite mhodiquement des diffens res de la nature, consid soit en eux-mes, d'apr l'at actuel de nos connoissances, soit relativement l'utilitqu'en peuvent retirer la mecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus cres naturalistes (volume 2)Chapitre 135 sur 160 · STRASBOURG ; DE L'IMPRIMBRIE DE F. G. LEVRAULT · texte numérisé non relu

STRASBOURG ; DE L'IMPRIMBRIE DE F. G. LEVRAULT

de SUPPLÉMENT.

ARGEOLETTE. (Min.) Les mineurs qui travaillent dans les mines de fer des environs de Domfront, donnent ce nom aux schistes argileux tendres et jaunâtres qui recouvrent ces mines. Barre. (B.)

ARGILE HYDRATÉE. (Min.) Voyez Wave. (B.)

ARGILE NATIVE, (Min.) Nous croyons pouvoir rapporter à cette variété d'argile un minéral qui a été trouvé dernièrement à New-Haven, sur la côte sud d'Angleterre, à neuf milles à l’est de Brighton, par M. Webster.

Il est d’un blanc assez mat; sa structure, quoique finement grenue, est assez compacte et homogène. Il paroît se trouver en masses moyennes, à surface mamelonnée, presque concrétionnée. Il est traversé par des veines d’un jaune d’ocre, qu? renferment du fer ocreux et des lamelles de gypse.

Ce minéral, délayé dans une petite quantité d’eau et examiné au microscope, présente, comme l'argile native de Halle, une multitude de petites aiguilles ou prismes aplatis, transparens, trop petits pour qu’on puisse en déterminer la forme.

Le docteur Wollaston a reconnu dans cette substance de l’'alumine presque pure, combinée, à une trés-petite portion d'acide sulfurique, ce qui l’a fait désigner sous le nom chimique de sous-sulfaté d’alumine. |

Cette argile native se trouve en veine dans la craie ou en coucheirrégulière recouvrantlasurface de cette roche calcaire. Elle est presque toujours accompagnée de gypse. Elle est placée à une grande hauteur dans les falaises de New-Haven, et se présente, en conservant les dispositions que nous venons d’indiquer, sur une étendue d’environ cinq cents mètres.

Voici deux substances ayant des caractères particuliers assez remarquables et une composition presque la même, trouvées

D me pu

2 ARG dans des lieux trés-éloignés et dans des gisemens qui, au pre, mier aspect, paroissent trés-différens. Si nous rapprochons de ces exemples d’autres minéraux d'apparence argiloïde et composés essentiellement d’alumine combinée, ou peut-être simplement mêlée avec quelques principes accessoires, tels que l’eau, un peu de silice, ur peu de fer, un peu d'acide sulfurique, nous aurons un de ces groupes auxquels nous donnons le nom d'espèce minéralogique arbitraire, et qui demandera à être. désignée par-une dénomination ‘qui n’ait point la prétention de définir par une phrase, et encore meins par un seul mot, une composition dont les principes essentiels se bornent à une seule terre, qui donne déjà son nom à plusieurs minéraux. Le nom d’aluminite convenoit assez bien à cette substance, mais comme il a déjà été employé, nous proposerons de donner à cette espèce le nom de WW ebsterite, en l'honneur de l’auteur de la Description géologique de l’île de Wight, etc. Cette espèce comprendra le Websterite de Halle et le Websterite de New-Haven , et peut-être quelques autres minéraux que nous y placerons. s’il y a lieu, en traitant l'art. VVessrerire. Voyez ce mot. (B.) |

ARGILLO-MURITE. (Min.) Kirvan donne ce nom a l'argile mêlée de magnésie et de fer. On en a trouvé en Silésie une

variété qui, d'aprés Margraf, contient un tiers, de son

poids de magnésie. Il rapporte aussi à cette espèce l'argile légère d'Italie, que M. Fabronni a fait connoître. Voyez Ançire zÉGëre. (B.)

ARGILOPHYRE. (Min.) va géognostes allemands ont cru devoir faire une espèce particulière d’une roche composée qui a la structure porphyritique, mais qui a une consistance, ow au moins un aspect terreux. Ilsl’ont nommée thonporphyr, nom que les géognostes français traduisent souvent par celui de

porphyre argileux. Maïs dans la classification minéralogique des roches que nous avons adoptée, les espèces étant fondées sur la nature de la base et non sur la structure de la roche, nous avons dû attribuer aux porphyres une base d’une nature particulière et déterminée qui ne nous permet pas de donner ce nom, comme nom d'espèce, aux roches qui.n’ont pas une semblable base. Nous avons donc cru devoir adopter l'espèce allemande, qui a, comme on va le voir, des catactéres asse:

ARG : 5 tranchés, et traduire son noni de manière à ce qu'il püût entrer . dans notre plan.

M. Haüy désigne cette roche par la phrase suivante : Felspath compacte porphyrique décomposé.

L’ArçercoPnyre est une roche composée, qui a pour parhe conshluanfe essentielle une pâte d’argilolite enveloppant des cristaux de felspath compacte ou terne. Elle renferme, comme parle constituante accessoire, du quarz en grains ouen cristaux, du mica, et ses parties éventuelles sont des grenats, des pyrites, des grains de serpentine, d’amphibole, et des noyaux ou sphéroïdes d’eurite porphyroïde, de calcédoine, de quarz améthyste.

Siructure. La pâte de cette roche a l’aspect terreux. Elle est souvent àpre au toucher. Elle pot quelquefois grenue, et même un peu cristallisée.

Les cristaux de felspath y sont assez également disséminés et souvent abondans. La pâte et les cristaux sont de formation contemporaine, et cette considération importante est souvent la seule qui distingue cette roche de certains mimophyres.

Les argilophyres ont généralement peu de cohésion. Ils se laissent donc facilement casser; mais ils ne sont pas cependant jragmentables ; leur cassure est tantôt unie, tantôt raboteuse. Ils sont rudes au toucher, ils usent même l'acier ; mais ils ne peuvent recevoir aucun poli.

Leurs couleurs tiennent toutes, plus ou moins, du rougeàtre, du jaunäâtre, ou du verdtre. tn y a toujours une nuance de l’une de ces couleurs, même dans les argilophyres blancs ou grisatres. Outre les taches rhomboïdales produites par le felspath, on en remarque souvent de rondes, qui paroissent être dues à une altération particulière de la pâte, et qui donnent à ces roches un aspect d’amygdaloïde.

Action chimique. La pâte des argilophyres est assez facilement fusible en un émail blanc. Ce caractère peut servir à les distinguer des trachytes, et surtout des variolites, qui ESA én émail noir.

Altération. On regarde ces roches comme le résultat de la décomposition de certaines roches porphyroïdes, telles que les vrais porphyres, les eurites, etc. Et en effet, elles paroissent dans bien des cas avoir cette origine ; mais il paroît que dans d’autres cas elles ont été formées du premier jet par des

causes peut-être analogues à celles qui ont formé les roches volcaniques. Cette origine immédiate paroît appartenir principalement aux argilophyres à pâte rude et à felspath vitreux, qui se décomposent en kaolins, comme les pegmatites, les potphyres, les eurites, et toutes les roches abondantes en felspath ; mais ce kaolin, présque toujours impur et rougeätre, est rarement susceptible d’être employé pour faire de la belle porcelaine.

Passage minéralogique., Les argilophyres passent par de nombreuses nuances au domite, au trachite et au porphyre./Il est quelquefois très-difficile d'établir de réelles différences entre es argilophyres et ces roches, et de se décider sur ie placement de certaines roches dans l’une de ces trois espèces. La même masse de montagne, la même couche, le même échantillon, renferment quelquefois de vrai porphyre et de l’argilophyre. Cette association et ces passages n’infirment pas la nécessité d'établir cette espece; car dans bien d’autres cas, l’argilophyre est complétement distinct de ces roches, et ne peut même être attribué a leur décomposition. |

VARIÉTÉS et exemples.

Quoique la même masse de montagne, le même rocher, renferment quelquefois des argilophyres de diverses couleurs, le caractéré pris de la couleur nous a paru néanmoins le meilleur pour établir les principales variétés d’argilophyres, celui qui donne les moyens de détermination les moins vagues et! qui s'accorde même le moins mal avec la nature de la roche. À.

Nous choisirons les exemples principalement parmi les argilophyres que nous avons vus, et de maniere à présenter une série de toutes les variétés.

1. ARGILOPHYRE ROUGEATRE. Pate rouge, ou dont la nuance tire plus sur le rouge ou le rose, que sur toute autre couleur; pâte g sénéralement décolorable par le feu, et fusible en émail blanc.

Exempzes. Argilophyre de Chanteloube, près Limoges.

Pâterosâtre, grisätre par place. Aspect terreux. Cassure unie. Des petits cristaux de felspath blanchätre. Quelques petits grains de quarz, Quelques petites taches de stéatite verdâtre. Pâte

ARG | ù fusible en émail blanc.— Argilophyre de Fierfeld, près Creutznach, arrondissement du Mont-Tonnerre. Pâte assez compacte. Aspect terne. Couleur rosâtre ou violètre. Des taches rougeûtres et d’un blanc jaunâtre , rondes, confluentes. Des petits cristaux de felspath vitreux et de felspath blanc opaque disséminés. Quelques grains de quarz rares. Du mica en petites paillettes, jaune debronze. Pâte fusible en émail blanc. Cet argilophyre faisant partie d’un terrain porphyritique, fait voir dans la coupe de . sa carrière de longs prismes presque verticaux, dont lenombre des pans est très-variable. — Argilophvre de Mori, près Hall, en Saxe. Pâte compacte, rouge ou rose. Cassure trés-inégale. Cristaux de felspath laminaire et compacte, rose de chair. Cristéux de felspath blanchâtre presque compacte, presque décomposé. Grains de quarz nombreux.Quelques taches vertes ou verdâtres laminaires. Cet argilophyre est évidemment dû à la décomposition “d’un porphyre; et lorsque sa décomposition est complète, il donne l’un des kaolins empioyés dans la manufacure de DUREE de Berlin. DrASPEN re rouge de Giebischenstein, près Hall, appartient à cette même sousvariété. — Argilophyre de Valkenried, au Harz. Pâte assez compacte, rougeëtre. Cassure raboteuse, écailleuse en petit. Grains de felspath compacte, blanchätres, peu distincts et grains rougeàtres. On n’y voit ni quarz ni mica. La pâte est fusible en émail blanc. — Argilophyre de Siebenlehn, en Saxe. Pâte assez compacte rouge. Cassure inégale. Grains et cristaux de felspath compacte et de felspath vitreux, nombreux, très-distincts. Petits grains de quarz trés-nombreux. Mica en petites paillettes souvent hexagonales, noires, à brillant métallique. Dans quelques échantillons, les taches blanches ont à leur centre tantôt une cavité quelquefois hexagonale tapissée de fiiamens ou d’une poussière jaurâtre, tantôt un cristal de mica. Toutes les lamelles de mica sont entourées d’une zone blanchätre, en sorte qu’elles semblent avoir eu sur la pâte rouge une action décolorante. Pâte fusible en fritte blanche. L’argilopnyre de Triebischthal, prés Meissen, ressemble complétement à celui-

ci. — Argilophyre de Mohorn, en Saxe. Pàte d'aspect terreux, a un rouge violàtre. Des taches rondes de felspath décomposé. Des grains de quarz rares. Des lamelles de mica encore plus rares. Pâte décolorable et fusible en émail blanc. L’argilolite

de Chemnitz lui ressemble entièrement; maïs je n’y ai pasvu de mica. — Argilophyre d'Ilefeld, au Harz. Pâte d'aspect terreux, rouge. Cassure inégale, raboteuse, Grains irréguliers de felspath compacte, rose. Taches irrégulières, brunâtres, mêlées de vert et de rouge, mal limitées, qui paroissent être de la serpentine. Quelques grenats. — Argilophyre de Diedelkopf. Pâte argiloïde violètre, à poussière rouge. Cassure inégale. Petites taches roses de chair, limitées, et petits points verts, concrétionnés , disséminés. C'est évidemment altération d'un vrai porphyre, brun-rouge, très-compacte, qui se trouve dans le même lieu. — Argilophyre violätre d’Oberstein, audessus de léglise. Pâte solide, terne, violètre, à cassure inégale. Cristaux nombreux de felspath blanc, ou compacte , ou sublamellaire. Très-peu de felspath vitreux. Cristaux disséminés plus rares, d’un beau vert soyeux, à structure lamellaire. Cette roche passe par des nuancesäinsensibles à la variolite. — Argilophyre rouge d'Oberstein, au-dessus de l’église. Pâte argiloïide rouge. Cristaux de felspath lamelleux blancs, opaques, trés-nombreux. Quelques cristaux de felspath vitreux: Quelques petites taches vertes. Quelques points pyriteux.

2. ARGILOPHYRE GRISATRE. Pâte blanchâtre ou grisâtre, c'est-adire, dont la couleur dominante ne peut être déterminée , généralement fusible en un vert grisàtre ou émail blanchâtre. La base de la pierre nommée argilolite (verhartelerthon) est beau-

coup mieux déterminée dans cette série de variétés que dans les autres.

Exempzes.— Argilophyre de la vallée de Vic, département du Cantal. Pâte rayée de gris, d’isabelle et de gris blanchâtre. Aspect terreux. Toucher âpre. Texture lâche. Cassure droite. Des grains et des petits cristaux de felspath vitreux nombreux, mais peu distincts. Des lamelles de mica noir assez rares. Quelques cavités polyédriques remplies de stéatite d'un vert pâle. Pâte très-fusible en verre grisätre. — Argilophyre de Vidauban, près Fréjus. Päte d’un blanc tirant sur l’isabelle. Aspect et texture terreux, Des grains de felspath blanc, en partie décomposé. Des grains jaunes, ocreux, carrés. Des petits eristaux de quarz dodécaëdres très-xbondans. Point de mica. Pâte fusible en émail blanc, — Argilophyre de Giebischenstein, prés de Hall. Il ressemble entiérement à l’argilophyre rougetre du

Ness

| ARG 7 même hLeu,tindiqué plus haut. Mais sa pâte estgrise, presque compacte. Sa cassure est trés-inégale , mème raboteuse. Il ren-

- ferme une grande quantité de cristaux de felspath laminaire et de felspath presque compacte blanc, et beaucoup de cristaux de quarz dodécaëdres à arêtes émoussées. — Argilophyre de Glencley et de Cory-Gilis, dans l'ile d’Arran.Ilest grisätre, sans aucun éclat, et renferme des cristaux de felspath commun rouge et de felspath vitreux blanc. Il se divise en colonnes prismatiques. (JamEson.)

3. ARGILOPHYRE VERDATRE. Pâte tirant sur le gris ou sur le hrun-verdâtre, fusible en émail gris ou noir. Cette variété passe à la wakite.

. Exewptes. — Argilophyre vert-pâle de M arienberg, en Saxe. Pâte d’un vert trés-pàle et sale, compacte. Aspect terne. Cassureinégale.De grandscristaux de felspath lamelleuxrose.De grandes taches à contours rectilignes ou eurvilignes de felspath compacte rosàtre, dont le centre est tantôt destéatite d’un vert pur, tantôt poreux et d'un rouge de brique. Quelques grains de quarz. Quelques petites pyrites. Point de mica, Pâte fusible en émail blanc, picoté de noir. Il y en a une autre variété du même lieu, dont la pâte, d'un vert plus foncé, paroïit renfermer de l’amphibole. Elle est fusible en émail noir. — Argrlophyre d’Ilefeld, au Harz. Pate d'un gris verdâtre, pointillée de taches verdätres réunies par paquets mal terminés. Des grenats assez nombreux. C'est une simple altération de l’argilophyre rouge du même lieu. — Argilophyre de Caradon, en Cornouailles. Pâte d'un gris verdätre, compacte. Aspect terne. Cassure inégale, presque raboteuse. De nombreux cristaux de felspath presque compacte, rose. Des grains de quarz limpide. Quelques lamelles de mica bronzé. Des grains noirs informes, verdâtres, translucides à cassure cireuse, c’est-à-dire presque écailleuse, ressemblant à de la serpentine. La pâtefond, mais difficilement, en émail blanc; les grains, noirs-verdàtres, fondent tres-facilement en un globule d’émail d'un beau blanc. |

On cite encore des argilophyres dans un grand nombre de lieux; mais nous ne pouvons ni les rapporter aux variétés précédentes, ni assurer qu'ils appartiennent tous à l'espèce de rgche que nous décrivons, Tels sont :

Les argilophyres des environs de Tæplitz, en Bottin de. Rosenau, en Silésie ; de Kremnitz et d’Eperie, en toi pr Ils contiennent les roches qui renferment les opales.

Du monte Rosso, dans les monts Enganéens.

Du village de Vois dépendant du volcan de Pasto, dans

l'Amérique nénidibantes Il renferme de l’amphibole, et présente le magnétisme polaire.

Du Chimboraço. Il y aune puissance d'environ 3600 mètres, et renferme des grains de felspath vitreux, d’amphibole et de péridot olivine.

Du volcan d’Antisana, prés de Machay-de-Saint-Simon. Il renferme du soufre à une hauteur de 40850 mètres. (Humsozpr.)

Gisement. Les Ras ont, dans la plupart des cas, le même gisement que les ce et que les argilolites. Ils appartiennent, en général, soit à la formation des porphyres, soit à celle des terrains pyrogènes anciens.

Les argilophyres qui se trouvent dans le premier cas semblent terminer la formation des psammites schistoïdes, des schistes, des trappites et des porphyres, comme au Kaulberg et au Helzherg, dans la partie sud du Harz; au Potosi, dans le royaume de Buénos-Ayres, ils reposent sur le schiste argileux et renferment des grenats. (Humpornt)

Ils pénétrent, dans diverses roches, sous forme de filon. L’argilophyre rougeàtre de Chanteloube paroît être enfilon dans le granite. L’argilophyre d'un vert brunâtre de Marienberg, qui est peut-être une vakite, pénétre en filons nombreux la roche quirenferme les filons métallifères, et les traverse même aprés s'être réuni quelque temps avec eux. (DEBoNNARD.)

Tissont dans certains cas recouverts parle grès, lespsammites, et même par un schiste us verdâtre ou rougeûtre. Ce qui s’observe aussi au Harz, d’après le docteur join

Ils renferment quelquefois des métaux. Les argilophyres du Harz, que nous venons de citer, sont traversés par des filons qui sont composés de manganèse, de baryte suMALECE de lithomarge, de quarz, etc. (Hausswan.)

Les argilophyres des terrains qu’on nomme trappéens, tels que ceux d'Oberstein , de Hongrie, etc., renferment des noyaux nombreux, etsouventtres-volumineux de silex agathe,

ARG | CT] et des filons de ces silex. Celui du Zeisigwald, à l’est de Chemnitz, en Saxe, qui présente souvent des indices de stratification, renferme aussi des jaspes et des agathes.

D'autres argilophyres, et ce sont principalement les grisätres, ont un gisementtout-àa-fait distinct. Ils n’accompagnent aucun terrain d’origine évidemment aqueuse, etsont, au contraire, accompagnés de roches d’une origine très-probablement ignée. C’est avec les domites, les trachites, les argilolites, les tripolis, les basanites, qu’on les voit alterner, et pour ainsi dire, se perdre, ainsi qu'on peut l’observer au Cantal, aux Monts dorés, dans les terrains volcaniques de l'Amérique méridionale, etc. Ils renferment tantôt du soufre, comme au volcan d’Atisana; tantôt de l’obsidienne en lits, comine au Chimboraço ; tantôt ils sont traversés, dans toutes sortes de directions, de filons de basalte, comme à Tormore et à Cory-Gills, dans l’île d’Arran. (Jameson) R

Les argilophyres recouvrent aussi des grès et des psammites, comme M. Jameson l’a observé au promontoire de Tormore, a Glen-cloy et à Cory-Gills, dans l’île d’Arran. (B.)

ARGULE. ( Crustacés.) Müller a désigné sous ce nom un genre d’entomostracés, dont le corps entiérement nu présente des articulations distinctes, et dont la tête confondue avec le corselet offre deux yeux. M. Latreille croit que les espèces rapportées à ce genre, pourroient bien n'être que de jeunes lyncées. Ce sont de trés-petits animaux de forme ovoïde qui n’ont pas de queue, et dont les antennes sont capillaires, Voyez l’article Exromosraacés, Gymnoxecrtes. (C. D.)

ARGUS. (Malacoz.) Boadsh a employé ce nom comme générique , pour désigner une espèce du genre doris, à laquelle il avoit supposé un grand nombre d’yeux placés sur les tenta-

cules supérieurs. Voyez Doris argo. (De B.)

ARGUS. (Malacoz.) M. Poli , Testac. des Deux-Siciles, établit sous ce nom un genre Méulies de l’animal de différentes espèces de coquilles bivalves qui rentrent dans les genres spondylus, lima, et pecten de M. Lamarck. Les caractères qu'il lui assigne sont d’avoir le manteau ouvert dans toute la partie inférieure, ce qu’il exprime en disant : un seul siphon abdominal, point de pied, les branchies non réunies, les bords du manteau pourvus d’un muscle rameux, d’un grand nombre de

cirrhes et de quelques yeux verdâtres pédonculés; enfin, um

seul muscle‘adducteur grand et central. Voyez les mois SPoks pycus, Lima et Pecren. (DE B.)

ARGUS. (le Faux )(Conch. ) Nom vulgaire d’une espèce de eypræa, ou porcelaine, le cypræa exanfhema. ( Lin.) (Dx B.)

ARGUS. ( Fascié ) (Conch.) Nom marchand d’une espèce du genre purpura , le P. Arçus. ( Dr B.)

ARGUS. (le Grand) (Conch.) Espèce du genre cypræa, ie c. Argus. (DE B.)

ARGUS. (le Petit) ( Conch, ) Autre espèce du même genre. (DE B.)

ARGUS. (Ornith.) MM. Temminck et Vieillot ont formé un genre particulier de cet oiseau, qui est aussi connu sous le nom de luen; maïs comme, en dl aants dans le tom. NI de ce Dhriae sous soi de phasianus argus, on a renvoyé sa description au mot Faisan, ce sera sous ce mot que l’on fera connoître les caractères sur lesquels ces deux auteurs se sont fondés pour l'établissement du genre. (Ch. D.)

ARGYNNE, (Entom.) Fabricius, dans son travail sur les

glossates, à employé ce nom de genre pour indiquer les essub de papillons de jour, dont les palpes portent comme une sorte de poil à Vextrémité libre, et dont les chenilles

offrent le plus souvent sur le premier anneau, aprés la têté; une double épine, tels que le paphia, le cintia, etc. (C:D°) *

ARGYRÉE. (Enfom.) Scopoli avoit fonts ce nom de genre aux cpdécs de papillons de jour dont lés ailes portoient quelques taches dorées ou argentées, et il les avoit subdivisées en tribus d’une manière fort commode. ( C. D.)

ARGYRODAMAS. (Min. ) Pline, liv. 37, chap: 10, au mot ANDRODAMAs, ne dit rien autre chose de cette pierre, sinow « que les auteurs n’expliquent pas si elle est là méme que « l'anGrodamas; ? et dans un autre endroit du même chapitre; mais au mot gallaique, il dit que cette dernière pierre ressemble à l’argyrodamas.

Al est impossible de faire aucune conjecture rréesbiiere sur un minéral à peine nommé. S'il ÿ est le même que l’androdamas, ce que nous avons dit à l’article de cette pierre, pourra s'appliquer à la détermination de l’argyrodamas. (B.)

ARGYRONETE. ( Entom.) C’est le nom de l’araignée aqua-

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