ARI
tique, ou des nayades de M. Walckenaer, qui nagent dans l’eau, ayant l'abdomen envéloppé dans une bulle d’air, et qui tendent dans ce liquide une toile formée pardes fils dirigés en tous sens, correspondans à une coque ovale remplie d'air où elles se tiennent reñfermées. Voyez tom. II de ce Dictionnaire, pag. 341, l'espèce n°. 42. (C. D.)
ARILLÉE. (GRAINE) (Bot.) c’est-à-dire ayant une arille, ‘tégument particulier qui enveloppe en partie ou en totalité la graine. Parmi les graines arillées, lesquelles sont en petié nombre, on remarque : celles du muscadier, de l’oxalis, du fusain ; celle du ravenala, dont l’arille est une membrane charnue d’un beau bleu de ciel; celle du bocconia, dont l'arille a la forme d’an godet de couleur rouge; celle du polygala ordinaire, dont larille, divisée en trois lobes, forme une très-petite couronne autour de l’'ombilic. ( Mass.)
ARISTÉ, arislatus (Bot.) , C'est-à-dire muni d’une arête. — Les spathelles (Voyez ce mot) du seigle ; les anthères de l’euphraise ; la cypsèle (Voyez ce mot) äu bideus, du coreop- “sis, etc., sont aristées. ( Mass.) ,
ARISTOLOCHE. (Bot) Parmi les espèces remarquables par la singularité de leurs fleurs, on peut placer PArISToLoCHE À GRANDES FLEURS, que jai décrite et fait figurer dans ma Flore des Antilles; c’est une plante sarmenteuse, dont les tiges anguleuses, ligneuses par le bas, s’entortillent autour des arbres et - grimpent jusqu’au sommet des plus élevés, d’où elles retombent en formant différentes figures, selon les obstacles qu’elles rencontrent; ses tiges sont garnies de grandes et belles feuilles alternes, en forme de cœur, portées par de longs pédoncules. Les fleurs qui sortent des aisselles des feuilles sont d’une grandeur extraordinaire, elles ont quelquefois plus de huit pouces de diamètre, elles sont jaspées de jaune livide et de pourpre obscur ; leur structure est des plus singulières ; l'extérieur, ou le disque, représente la conque d’une grande oreille ; le tube courbé et recourbé, et ventru dans la partie supérieure, représente le conduit auditif; ce disque est terminé par un appendice, de huit à dix pouces de long. Le pédoncule qui la porie estaxillaire, solitaire, ayant dans le milieu de sa longueur une bractée perfoliée. Il succède à cette fleur une grande capsule hexagone, s’ouvrant par le haut, ayant six loges polyspermes.
L’odeur de cette fleur est infccte, et s'attache tellement aux mains indiscrètes qui la cueillent, que l’on a beaucoup de peine à la faire disparoître. On ne peut mieux comparer cette odeur, qu’a celle du chenopodium vulvaria.
Ce singulier végétal croît abondamment dans les montagnes de la paroisse de Saint-Georges, à la Jamaïque, d’où on devroit tàcher de l’exclure, parce que ses racines sont un poison mortel pour les Re et pour tous les animaux qui en mangent.
L’illustre voyageur Humboldt a observé, a la Nouvelle- Espagne, la fleur d’une autre espèce d’aristoloche, dont les dimensions sont infiniment plus grandes, puisque les nègres en font des bonnets pour se garantir des ardeurs du soleil. (DE T.)
ARISTOTELA. (Bof.) Adanson appelle ainsi le genre de syranthérées nemmé par Linné ofhonna. (H Cass.)
ARIVOA. (Bot.) Nom galibi d’une espèce de jambosier, décrite par Aublet. (J.)
ARKÉSINE. ( Min.) M. de Jurine a donné ce nom à une roche composée de quarz, de felspath, d’amphibole, de stéatite, de chlorite, et souvent de titane nigrine; il la cite particuliérement sur la face 8, O, du Mont-Blanc.
Cette roche que j'ai examinée sur les échantillons envoyés par M. de Jurine à la direction des mines, ne m'ayant pas paru suffisamment distincte de la protogine, espèce établie par le même auteur, je n’ai pas pu y trouver des caracteres assez importans pour l’en séparer. Voyez Prorocine. (B.)
ARLEQUINE. (la Fausse) (Conch.) Nom marchand d’une variété de la eypræa arabica. (DE B.) |
ARLEQUINE. (la Vraie) (Conch.) Autre variété de la même espéce.( DE B:)
ARMADO. (Ichtyol.) Suivant M. Franc. de la Roche, on appelle ainsi, à Iviça, le péristédion malarmat de M. dé Lacépêde. Voyez Mararmar et Périsrénion. (H.C.)
ARMÉ, (Ichtyol.) C’est le nom spécifique de plusieurs poissons dont le corps est recouvert d’une forte cuirasse, ou hérissé de pointes, et qui appartiennent à difiérens genres. Telles sont une espèce d’agénéiose (Silurus militaris, Linn.); une
ARM 15 Hépèce d’aspidophore ( Coftus cataphractus, Linn.) ;une espèce de chabot (Cottus quadricornis, Bloc.) ; ete. Voyez Acénéiosr, Asrinornore, CæABor. (H.C.) ARMENISTARIA. ( Malacod.) Nom que l’on donne dans quelques pays aux Méduses, suivant M. Bosc. (De B.)
ARMENITE. ( Min.) M. de la Metherie donne ce nom à la variété du cuivre carbonaté bleu, qu’on nomme vulgairement pierre d’ Arménie. Voyez Cuivre azuré. (B.)
ARMES. (Ornith.) Outre le bec, les ergots et les ongles, certains oiseaux ont d’autres armes offensives et défensives, telles que des proéminences cornées sur la tête, et des tubercules ou des épines osseuses au bord antérieur de l’aile. Le jacana, le kamichi, l’autruche, l’oie armée, des vanneaux, des pluviers sont dans ce cas. (Cu. D.)
ARMES, Arma. (Bof.) On désigne quelquefois, sous ce nom général, les épines, les aiguillons, en un mot, tousles moyens de défense des végétaux. ( Mass.)
ARMILLA. (Ornith.) Terme par lequel Illiger désigne le cercle coloré qui se remarque à la LE inférieure des jambes à demi-nues, au-dessus de l'endroit où le tibia se joint au tarse. (Ch. D.)
ARMILLA. (Malacoz.) Les Espagnols, suivant Belon, donnent ce nom à une espèce du genre Vénus. Voyez V. VerRucosA. - (De B.)
ARMINA. Armine. (Malacoz.) M. Rafinesque donne cenom, dans son Prodome, à un genre nouveau qui paroît avoir beaucoup de rapport avec les Phyllidies, près desquelles ille place en effet, et surtout avec le genre que nous avons établi sous le nom de Linguella. (Voyezce mot.) Quoi qu'il ensoit, voici les caractères malheureusement insuffisans, que M. Rafinesque lui assigne ; corps oblong, déprimé; la bouche nue, rétractile.les flancs lamelleux ; l’anus à droite. Il y range deux espèces.
1°. ARMINA MACULATA. L’armine tachelée, qui a le dos roussâtre tacheté de blanc ; deux petits tentacules ovalaires sur la tête ; le corps pointu en arrière.
2°. ARMINA TIGRINA. L’armine fisrée, dont le corps est au contraire obtus postérieurement , aveele dos noirûtre, varié de lignes ondulées blanches, et qui n’a pas de tentacules. Toutes deux se trouvent dans de mer de Sicile, (De B.)
ARMOISE. (Bot) Ce genre de plantes, de la famille des synanthérées, que les botanistes nomment artemisia, appartient à notre tribu naturelle des anthémidées. (H. Cass.)
ARMORARIA. (Bot.) Lobel et Dalechamp nomment ainsi le silene armeria, plante de la famille des caryophyllées, qui, dans les livres français anciens, est aussi sous le nom d’armoi= rie. (J.) |
ARMOSELLE. (Bot.) Ce genre de plantes, de la famille des synanthérées, que les botanistes nomment seriphium, fait partie de notre tribu naturelle des inulées. (H. Cass.)
ARMUS. (Ornith.) Illiger. appelle ainsi l’épaule, humerus, ou Pts latérale du corps des oiseaux, dont le bas est contigu à la poitrine, et qui touche par derrière aux hypocondres. (Ch. D.) ,
ARMUS.(Ichtyol.) Poisson que nous ne savons à quel genre rapporter, dans le corps duquel on rencontre , dit-on, une pierre, et dont on trouve le nom et une description mal faite dans Albert-le-Grand, et dans Gesner ( de Aquatil., pag. 96 ). Ces auteurs lui accordent une grande variété dans les couleurs qui ornent son corps. (H. C.)
ARN. (Ornith.) Un des noms que l’aigle commun porte en Allemagne. (Ch. D.)
ARNABALLO. (Bot.) Nom espagnol d’une espèce de tithymale. (J.)
ARNABO. (Bot.) Caspard Baubhin croit que la plante ainsi nommée chez les Arabes, est une zédoaire. (J.)
ARNAXK. (Ichtyol.) C'est le nom que les Arabes donnent à une raie ou pastenaque qui vit dans les eaux de la mer Rouge. Elle a été observée par Forskael, à Loheiïa, sur la côte orientale de ceite mer. C’est le seul naturaliste qui en aït parlé, ét il ne nous en à laissé qu’une histoire trop incomplète pour que nous puissions la classer. Tout ce que nous savons à son sujet, est que son corps est arrondi, argenté ; sa queue déliée et sans nageoires, armée de deux aiïguillons, et queses dents sont granuleuses. (H. C.)
ARNE. (Ornith.) Nom catalan du martin-pécheur, alcedo ispida, L. que l’on appelle en d’autres endroits arnié. (Ch. D.)
ARNICA. (Bot.) Ce genre de synanthérées, composé d’es-
ARO An) 15 pèces hétérogènes, et qui n'a pas autant d’affinité qu’on le croit avec le doromicum, est du nombre de ceux auxquels il est assez difficile d’assigner une place certaine dans la classification naturelle des plantes de cette famiile. En lé réduisant aux espèces réellement congénères de l’arnica montana , nous le rangeons avec doute dans notre tribu des hélianthées. (H.Cass.)
ARNOGLOSSE, Arnoczossus. (Ichtyol.) Rondelet (de Piscib,
lib. XI), désigne, sous ce nom. une espèce de turbot, qui est le pleuronectes nudus de Risso, ou P. diaphanus de Schneider, et le perpeire des Provençaux. Voyez Turgor. (H. C.) .: ARNOPOGON.-(Bot.) Cenom, composé de deux mots grecs, qui signifient barbe d'agneau , est employé par Willdenow et Persoon pour désigner le genre de lactucées que Scopoli et M. de Jussieu nomment urospermum. (H. Cass.)
ARNOSERIS. (Bot.) Ce genre de plantes, de la famille des synanthérées, fait partie de notre tribu naturelle des lactucées. (H. Cass.)
AROIDES. (Bot.) On se contente d’ajouter aux notes déjà données sur cette famille de plantes, qu'il faut joindre aux genres qui la composent, le caladium de Ventenat, auparavant réuni au gouet où arum, le gymnostachys de M. Rob. Brown, le carludovica de la Flore du Pérou ou ludovia de M. Persoon, et le pistia auparavant placé dans les hydrocharidées, mais plus voisin de l’'ambrosinia. (J.) ;
ARONGYLIUM. ( Bot.) Link donne ce nom à un genre qui diffère à peine des lycogala, petits champignons confondus, avant M. Persoon, avecles vesse-loups, Lycorperdon, Linn. Aussi VanoNcYiiuMm ATRUM, seule espèce de ce genre, est, selon MM. Albertim et Schweinitz, à qui on doit la découverte de ce champignon , une ‘espèce de lycogala. Voyez ce mot. (Lem.)
ARONIA. (Bot.) M. Persoon a fait, sous ce nom, un genre auquel il attribue, pour principaux caracteres, les suivans : Calice à cinq dents; corolle de cinq pétales; pomme à cing ou dix loges, contenant chacune une ou deux graines cartilagineuses. Ce genre appartient à la premiére section de la famille dés rosacées. M. Persoon lui rapporte sept espèces tirées des
genres cralægus et mespilus de Linnæus. (L. D.)
AROUMENT. (Bot.) Dans un herbier de la Guadeloupe,
on a trouvé sous ce nôm le besleria jaune. (J.)