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100 ARS | l'origan marjolaine; les spathellules du briza ; les pétales du fraisier, de la renoncule bulbeuse, etc., sont dans ce cas. ARRONDI est encore employé quelquefois comme signifiant presque sphérique. Ainsi on désigne, par cette épithète , la pomme, la pêche, la grenade, le marron d'Inde, le maïs, les cônes du cyprès, les racines du bunium, etc. (an
ARROSOIR. (Malacoz.) Nom vulgaire du genre penicillus. Voyez.son article, dans lequel on montrera quete genre dont on ne connoît pas l’animal, appartient évidemment à la classe des mollusques, et est fort voisin du genre Clavagella de Tamarck, et par conséquent du Teredo.'(de B.)
ARRUDA. (Bot.) Nom portugais . la Ruë, selon Vandelli. (J.)
ARSELLA. ( Malacoz.) Les Génois paroissent désigner ainsi la clonisse de la Méditerranée, ou Le Vénus verrucesa de Linnæus. (Des B.) |
"ARSENIAT ES ,; ARSENITES. us ) M. Berzelius, dans un premier te ayant trouvé, 1°. que 100 d'acide arsenieux, contenant, 25,52 d'oxigène, neutralisoient 118,977 d’oxide jaune Ge plomb où il y a 8,5068 d’oxigene; 2°. que 100 d'acide arsenique, contenant 55,962 d’oxigène, neutralisoient 237,95 de la même base, qui contiennent 16,98 d'’oxigène, en avoit conclu que, dans les arseuites, le rapport de l’oxigène de l'acide ‘à celui de la base est 3:1, et que dans les arseniates, ce rapport est celuÿ de : à 1. Dans un second travail, le même chimiste a trouvé, en désoxigénant l'acide arsenieux par le soufre, qu'il devoit y avoir au moins 30 »97 d’oxigèné dans 100 de cet acide, et que ces 100 d’ acidé : neuiralisent 111,17 d’oxide jaune de plomb, qui contiennent 7,95 d’oxigène; en sorte que, dans les arsenites, la quantité d’oxigène de l’acide seroit quadruple de celle je la base. II ajoute que 100 d'acide arsenique neutralisent 194,11 d’oxide dé plomb et 132,70 de haryte : or, ces bases contenant 15,88 d’oxigène, M. Berzelius admet, dans les 100 d’acide, trois fois cette quantité d’oxigène, c’est-a-dixe 41,64. |
M. Ampère, dans une note qu'il nous a remise, adopte l’analyse de l'acide arsenieux donnée dans le premier travail de M. Berzelius, et celle de l'acide arsenique de son secord tra-
ARS | 19 val; ilen conclut, 1°. que l'acide des arseniates contient deux fois autant d’oxigène que l’acide arsenieux; 2°. que dans Îles arsenites et les arseniates, l’oxigène de l’acide est, à celui de la base, comme 3: 1; 3°. que la substance obtenue en suroxigénant l'acide arsenieux par l'acide nitrique , n’est pas l’acide des arseniates, mais un composé de ce dernier acide et d’acide arsenieux, dans des proportions telles, que ces deux acides contiennent la même quantité de métal; composé analogue à celui desacides phosphoreux etphosphorique qu’on obtient par la combustion lente du phosphore, et que M. Dulong, qui en 2 le premier déterminé les proportions, a proposé de nommer acide phosphatique. À
D’après la règle générale que dans les sulfures et les oxides correspondans, le poids du soufre est toujours double de celui de l’oxigène, pour une même quantité de métal, nous regardons comme très-vraisemblable l'opinion de M. Ampère, relativement aux véritables proportions de l'acide arsenieux; et en conséquence, nous ne pensons point qu’on puisse admettre la dernière analyse que M. Berzelius a donnée de cet acide.
Tous les arsenites et les arseniates distillés avec le charbon se décomposent; loxigene quitte lJ’arsenic pour se porter sur le carbone, et le métal se sublime en lames brillantes.
À l'exception des arsenites et arseniates d’ammoniaque, de potasse et de soude, toutes les autres espèces neufres de ces genres de sels, sontinsolubles dans l’eau (1); mais elles peuvent s’y dissoudre par linterméde de l'acide nitrique ou de l’acide hydrochlorique.
Préparation. Les arsenites et Fi solubles neutres ’ob- Hennent en combinant directement les acides arsenieux et arseniques avec la potasse, la soude ou l’iäimmoniaqué dissoutes dans l’eau. Les arsenites et les arseniatés insolubles se préparent en versant de l’arsenite ou arseniaté de potasse dans la solution d’un sel qui contienne la base que l’pn veut unir à l’un ou à l’autre des acides de l’arsenic; en lavant le précipité jusqu'a ce que l’eau de lavage ne lui enlève plus rien, on a l’arsenite ou l’arseniate à l’état de pureté.
; Î À É SRE an PAPE OR NRA PE MAR A Tnt XL Re SR er (1) Suivant M. Muretti, l’arsenite de strontiane est soluble dans l’eau.
Li 2»
ARSENTATE D'AMMONIAQUE. Lorsqu'on fait évaporer spontanément une solution d’acide arsenique, dans laquelle on a versé assez d’ammoniaque pour neutraliser l’action de l’acide sur le tournesol, l’arseniate d’ammoniaque cristallise sous la forme prismatique. Ce sel distillé dans une petite cornue, donne de lammoniaque liquide; le résidu se liquéfie; de l’arsenic se sublime, et du gaz azote se dégage, il reste une poudre blanche qui est de l’acide arsenique; l’arsenic, l’azote et une certaine quantité d’eau proviennent de la réaction d’une partie de l'acide sur une partie de la base.
L’arseniate d’ammoniaque, auquel on ajoute un excés d’acide , cristallise en longues aiguilles.
ARSENIATE D’arGenT. Ce sel est en petits cristaux grenus, d’un rouge-brun; il est soluble dans un excès de son acide et dans l’ammoniaque; lorsqu'on le chauffe dans une cornue de verre, il entre en fusion sans se décomposer, au moins à la température qui le liquéfie. Ce sel est décomposé par l'acide hydrochlorique ; il se produit alors de l’eau, du chlorure d’argent ct de l'acide arsenique.
Ansenrate DE Barvyre. Il est blanc, soluble dans un exèÉs d'acide, fusible en verre, indécomposable au feu, décomposé par l’acide sulfurique. Il est formé, suivant
Berzelius, Laugier, à Acide, se + « 100+ + + + + - 100.
: Barytes sions rie oO
M. Moretti prétend que l'acide arsenique 2 plus d’aflinité pour la baryte que n’en a l'acide sulfurique ; car le premier décompose non-seulement le sulfate de baryte par la voie sèche, maïs il le décompose encore par la voie humide, ainsi qu'il dit l’avoir observé en versant de l'acide arsenique dans Qu sulfate de baryte dissous dans l’acide sulfurique; le précipité qui se forme est de l’arseniate. M. Moretti ajoute à ces faits, que l’acide sulfurique concentré ne produit aucun précipité
dans l’arseniate acide de baryte. ANR UTS
ARSENIATE DE CHAUX. .[l a des propriétés analogues à celles que aous avons dit appartenir à l’arseniate de baryte.
ARS 21 L'arseniate de chaux se rencontre dans à nature. M. Klaproth en a retiré
Apte atsenique. - . . 50,54. - - + 100:
Pau 4 de. « «+ 20,000 à 40070 Eau. armee. "en me; ie) ee 24,46.
Cette analyse est d'autant plus satisfaisante qu’elle correspond exactement à celles que M. Berzelius a faites en dernier lieu des arseniates de plomb et de baryte.
ÂRSENIATE DE PROTOXIDE DE FER. Il présente cette propriété remarquable, qu'’étant exposé au feu, le protoxide de fer se ‘suroxide aux dépens de l’oxigéne de l'acide, et celui-ci est ramené à l’état d'acide arsenieux qui se sublime. ;
ARSENIATE DE POTASSE NEUTRE. Îl est incristallisable et déli-
quescent, mais si on y ajoute un excès d'acide arsenique, il se:
convertit en un sel acide qui cristallise trés-bien. Voyez Dictionnaire ARSENIATE ACIDE DE POTASSE.
ARSENIATE DE SOUDE. Quand ce sel est neutre il cristallise en prismes quadrangulaires, terminés par des pyramides à quatre faces, suivant Scheele, ou en prismes hexaëdres suivant Pelletier. Si on y ajoute un excès d'acide, on lui enleve la faculté de cristalliser, et il devient trés-déliquescent. En cela la soude présente, avec l'acide arsenique , des résultats inverses de ceux que l’on observe avec la potasse; car l’arseniate neutre de potasse ne peut cristalliser et est déliquescent, tandis que l’arseniate acide cristallise très-facilement et n’est pas déliquescent. é
ARSENIATE DE STRON1TANE. M. Moretti a fait sur la strontiane les mêmes observations que sur la baryte, relativement a l’afinité de cette base, plus grande pour l’acide arsenique que pour l’acide sulfurique. ( Cx.)
ARSFOOT-DIVER. (Ornith.) Un des noms anglais du ee » colymbus urinator, Linn. (Ch.D.)
ARSENIC, (Chim.) combinaisons de l’oxigène avec l’arsenic, Outre les deux proportions dans lesquelles l’oxigène, en se combinant à l’arsenic, forme l’oxide blanc d’arsenic ou l’acide arsenieux, et l'acide arsenique , M. Berzelius en admet une troisième dans laquelle ces corps constitueroient un sous-oride. Suivant lui, cet-oxide se produit lorsque l’arsenic, réduit en
us | ARS | poudre fine, est exposé pendant plusieurs mois au contact du gaz oxigène de l'air à une température variant de 30° à 40°; 200 d’arsenic s'unissent alors à 8,475 d’oxigène. Le composé est noirâtre et volumineux; lorsqu'on l’expose au feu, il se réduit en arsenic métallique eten acide arsenieux.
MM. Proust et Th. Thomson ne regardent pas l’existence de
cet oxide comme suffisamment démontrée par les expériences
de M. Berzelius.
Acine Ansenreux. Voyez Ansenreux. (Acrne)
Acier ARsENIQUE. Voyez ARSENIQUE. ( ACIDE)
Combinaison du chlore avec l’arsenic. Le chlore a une action si vive sur l’arsenic, qu'il suffit de verser, à la température ordinaire, ce métal réduit en poudre dans un flacon plein de chlore, pour que les corps se combinent en donnant lieu à un dégagement de chaleur et de lumière. Le chlorure produit se présente sous la forme de vapeurs blanches qui finissent parse condenser en un liquide incolore. Le chlorure d’arsenic est trés-caustique, volatil. M. Davy dit qu'il peut être dissous par une petite quantité d'eau; maïs si l’on augmente cette quantité, l’on obtient de l’acide arsenieux précipité, et de V’acide tydrochlorique dissous qui ne retient que très-peu d'acide arsenieux. L’arsenic enlève le chlore au mercure; pour s’en convaincre, il suffit de distiller, à une douce chaleur, une partie d’arsenic et deux de perchlorure de mercure. Le chlorure d’arsenic passe le premier dans le récipient. ne
Combinaison de l’arsenic avec le soufre. Lorsqu'on chauffe, dans ure cornue de verre, des mélanges d’arsenic et de soufre en proportions quelconques, il se sublime un sulfure transparent d'un rouge orangé, dont les principes sont constamment dans le rapport de 100 d’arsenic à 7 2, 41 de soufre, ou de 138 à 100, ainsi que M. Laugier s’en est assuré. Le précipité jaune qui se forme lorsqu'on fait passer du gaz acide hydrosulfurique dans une solution aqueuse d’acide arsenieux, est un sulfure semblable à celui qui est préparé parla voie sèche. 11 est bien remarquable, suivant l'observation de M. Laugier, que ni le sulfure rouge, ni le sulfure jaune d’arsenic natifs ne correspondent, par la proportion de leurs élémens, au sulfure artificiel, car ce chimiste a vu que le sulfure rouge contenoit, arsenic 235, soufre 100, et le sulfure jaune, arsenic 165,
; ia ARS S 25 soufre 100; et que quand on les chauffoit pour les sublimer, | le premier se réduisoit en 95 d’arsenic et 238 de suilfure, et le second, en 25 d’arsenic et 258 de sulfure. Un pareil résultat est fait pour surprendre, lorsqu'on prend en con- -sidération, d’une part, l'identité du sulfure d’arsenic préparé : par la voie sèche et par la voie humide; et d’une autre pàrt, la similitude des propriétés que l’on observe en général entre les composés que nous formons dans nos laboratoires, et les composés de la même espèce que nous trouvons dars la nature.
L'acide nitrique concentré et bouiilant, l’eau régale , le chiore dissous dans l’eau, convertissent le sulfure d’arsenic ent acide sulfurique et en bide arsenique.
La potasse et lasoude dissolvent avec une grande fécilité et sans qu'il y ait dégagement de gaz, le sulfure d’arsenic sublimé ou préparé par la voie humide. On admet généralement, conformément à l'opinion de M. Proust, que l’eau se décompose pendant cette dissolution, et d’après la composition de l’eau, et ce que nous avons dit des proportions du sulfure d’arsenic, l’eau décomposée fourniroit précisément au soufre et à l’arsenic, l'hydrogène et l’oxigène nécessaires pour convertir le premier en acide hydrosulfurique, et le second en acide arsenieux. Mais quoique cette opinion ait pour elle quetque probabilité, elle ne nous paroît pas complétement démontrée; surtout lorsqu'on fait attention que la dissolution concentrée du sulfure d’arsenic dans ia potasse est jaune comme ce sulfure divisé , tandis que se dé potasse et l’arsenite de potasse sont incolores. ;, | |
L’ailinité du soufre, pour l’arsenic, n 'est : pas grande; car le suliure de ce métal n ‘est pas sant décompeosé par le Fer le cuivre, etc., mais encore par des métaux peu combustibles, tels que le mercure. :
Combinaison de l’arsenic avec l'hydrogène. Il en existe deux ; celle qui est au minimum d'hydrogène est solide, et porte le nom RER d’arsenic; celle qui est au maximum est appelée gaz hydrogène arseniqué.
L’hydrure d’arsenic, découvert par ! M. Davy et par MM. Gay- Lussac et Thénard, est d’un brun rougeûtre, sans éclat métallique; il peut être exposé à une iotéature voisine de la chaleur rouge cerise, sans éprouver de décomposition, pourvu