‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite mhodiquement des diffens res de la nature, consid soit en eux-mes, d'apr l'at actuel de nos connoissances, soit relativement l'utilitqu'en peuvent retirer la mecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus cres naturalistes (volume 2)Chapitre 139 sur 160 · RS · texte numérisé non relu

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que ce soit en vaisseaux clos, parce que le contact de l'oxigene le réduiroit en eau et en acide arsenieux. Cet hydrure se forme lorsque le pôle négatif d’une pile en activité est mis en communication avec une petite lame d'arsenic plongée dans l’eau.

Le gaz hydrogène arseniqué est incolore; il a une odeur L4

fétide et nauséabonde, mais qui n’est point alliacée. Quand on le refroidit dans un mélange d'hÿdrochlorate de chaux et de glace, il se condense en liquide. Il est extrêmement délétère. Les oiseaux meurent dans une atmosphère qui én contient un dixième, suivant M. Stromeyer; mais il est probable qu’une portion beaucoup plus foivle de ce gaz produiroit le même effet. Il ne rougit point les couleurs bleues végétales. L'eau pure ne l’altère point; mais si on le laisse séjourner-vec l’eau

aérée, une portion se réduit en eau et en acide arsenieux, et.

une autre en gaz hydrogène et en arsenic, qui est probablement à l’état d'hydrure. Lorsqu'on enflamme un mélange d’un volume de ce gaz et deux de gaz oxigène, il y a une forte détonation et production d’eau et d'acide arsenieux. Tous les acides oxigénés dans lesquels l’oxigène est foiblement condensé lé décomposent ; si on l’agite, par exemple, avec de l'acide nitrique, cet acide se colore en jaune; il s’en dégage quelques Fulles de gaz oxide d'azote , et de l'hydrogène est mis enliberté; il ya formation d'eau, et précipitation d'arsenic à l’état métallique, qui finit par se convertir en acide. Les acides sulfurique, phosphorique et arsenique le décomposent lentement; le gaz se dilate sensiblement au commencement de l’expérience , et l’arsenic se dépose peu à peu à l'état métallique. L’hydrogène arseniqué s’enflamme dans le chlore, suivant M. Davy; il se produit du chlorure d’arsenic et de l’acide hy- -drochlorique. L'hydrogène arseniqué, agité avec une solution de perchlorure de mercure, se décompose;ilse forme de l'acide hydrochlorique et du protochlorure de mercure, et l’arsenie qui étoit uni à l'hydrogène se dépose à l’état solide. Le soufre, chauffé dans le gaz hydrogène arseniqué, le décompose; äl en résulte du gaz acide hydrosulfurique et du sulfure d’arsenic. T'étain, le zinc, etc., le decomposent aussi dans les mêmes circonstances; mais ces corps en s’unissant seulement à l’arsenic, * mettent l’hydrogène en Liberté : il en est de même du potas-

ARS 25 sium et du sodium, lorsque la température est assez élevée pour empêcher la combinaison de l’hydrogéne avec ces métaux ; le gaz acide hydrosulfurique n’agit pas sur l'hydrogène arseniqué; mais si l’on ajoute au mélange une quantité de chlore suffisante pour brûler tout l'hydrogène des deux gaz, il se produit de l’acide hydrochlorique et du sulfure d’arsenic. M. Stromeyer a observé que quand on mettoit dix pouces cubes de gaz hydrogène arseniqué, en contact avec de l'huile de térébenthine pendant dix heures, l’arsenic étoit absorbé par l’huile, et l'hydrogène restoit à l’état de pureté. Il à observé, en outre, que l'huile, devenue Iæteuse et visqueuse par cette absorption, déposoit, au bout de quelque temps, des petits cristaux hexaëdres à sommets aigus qui brüloient comme l’huile de térébenthine etenrépandant une odeur d’ail.

Suivant MM. Gay Lussac et Thénard, le gaz hydrogène arseniqué contient pour 100 mesures, 140, ou peut-être 150 de gaz hydrogène pur.

On peut le préparer en faisant digérer dans une fiole munie d’un tube à gaz, un mélange ou un alliage de 15 d’étain et 1 d’arsenic avec 80 parties d'acide hydrochierique concentré ; l'hydrogène, mis en liberté par la dissolution de l’étain, s'unit à l'état naissant avec l’arsenic., Pour avoir un succès complet, les métaux doivent être en poudre trés-fine.

Alliages d’arsenice. L’arsenic s’allie à la plupart des substances métalliques; et à l’exception du potassium et du sodium, et peut-être de quelques autres métaux trés#usibles, les alliages qu'il forme avec ces substances sont beaucoup plus fusibles qu’elles; et l’on remarque en général qu’il blanchit'les métaux colorés, et rend cassans ceux qui sont ductiles.

Lorsqu'il se combine au potassium et au sodium, il y a dégagement de chaleur et de lumière; par conséquent, il exerce une forte action sur ces métaux. i

. L’alliage formé d’une partie d’arsenic et de 10 de cuivre est blanc, dur, et légèrement ductile. Le cuivre est peut-être le seul etat dote qui puisse s’allier au dixième de son poids d’arsenic, sans perdre sa ductilité. L'or se conduit bien différemment; il suffit qu’il contienne de 1 à > milliémes d’arsenic pour être cassant. L'arsenic présente ce résultat remàr-

36 r ARS quable, qu'en s’alliant au fer, dans le rapport de 1 à 2, ilui fait perdre sa propriété d'être attiré par l’aimant.

Le platine s’unit avec la plus grande facilité à l'arsenic, et comme l’alliage qui en résulte est fusible à la chaleur rouge, et susceptible, lorsqu'on le chauffe dans l'air, de perdre toutson arsenic et de se réduire par conséquent à du platine pur, Jean-. nefy a imaginé de travailler le platine énl’alliant préalablement avec de l’arsenic. ( Voyez Pramine.) :

On fait un excellent alliage pour les miroirs de télescope avec le cuivre, le platine et l’arsenic. ( Cu.)

ARSENIC. ( Min.) De nouvelles observations cristallographiques et chimiques, doivent faire apporter quelques changemens à l’article de l’Arsenic sulfuré. y

L'ARSENIC SULFURÉ ROUGE, ou réalgar, ét l’Arsenic sulfuré jaune, ou orpiment, ne présentent point de caractères chimiques assez tranchés pour que, sans égard pour leur identité de forme, on en fasse deux especes. Néanmoins le premier. se trouvant plus communément, et surtout beaucoup plus nettement cristallisé, c’est sur cette variété principale que nous établirons les nouveaux caractères minéralogiques de ce mineral.

La forme primitive de l’arsenic sulfuré rouge, telle qu’elle a été déterminée nouvellement par M. Haüy, est un prisme rhomboïdal oblique; les joints naturels sont trés-nets, surtout ceux qui sont parallèles aux bases. Ce prisme se subdivise dans le sens de deux plans qui passent par les diagonales des bases. Ainsi la molécule intégrante est un prisme triangulaire a bases scalènes.

l'incidence de deux pans adjacens du prisme (M sur M), est de 72 deg. un tiers; celle de la diagonale À O sur l'arête H est de 114 deg. Un côté B ou D de la base est à la hauteur G ou H comme 3 est à 2. ‘

Les variétés de formes sont maintenant désignées par les noms SUIVAUS :

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