‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite mhodiquement des diffens res de la nature, consid soit en eux-mes, d'apr l'at actuel de nos connoissances, soit relativement l'utilitqu'en peuvent retirer la mecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus cres naturalistes (volume 2)Chapitre 152 sur 160 · BAG · texte numérisé non relu

BAG

Le caractère de ce genre de poissons est d’avoir les dents de la mâchoire supérieure disposées sur deux bandes transverses et parallèles, une intermaxillaire et une vomérienne. Leur crâne est, en général, lisse. Leurs màchoires, garnies de barbitlons, les distinguent des agénéioses qui en sont dépourvus. Les shals en sont séparés, parce qu'ils portent à la mâchoire inférieure un paquet de dents trés-aplaties; pédicellées. Dans les vrais piméiodes, enfin, la mâchoïre supérieure n’a qu’une seule bande de dents, et le crâne est ordinairement couvert d’une peau rude et épaisse. Voyez OrLoPHORES, SILURE, Pimé- LODE, HÉTÉROBRANCHE, DORAS, SHaAL.

1°. Le Bacre, Bagre pimelodinus.

(Silurus bagre, Linn.; Pimelodus bagre, Lacép.)

Caract. Premier rayon de la nageoïre antérieure du dos allongé,

courbé, dentelé en dehors, terminé par un très-long filament flexible; premier rayon des nageoires pectorales solide, dentelé des deux côtés; le second seul prolongé en filament ; ligne latérale ramifiée ; nageoïire de la queue fourchue; anus situé au milieu du corps; ouvertures des narines doubles ; mâchoire inférieure plus longue. Dos bleu, ventre argenté, base des nageoires rougeâtre. Quatre barbillons autour de la bouche.

Ii habite les grandes rivieres du Brésil et de l’Amérique septentrionale. Sa chair est peu agréable au goût.

2°. Le Barsu, Bagre barbus.

(Pimelodus barbus et Pimelodus Commersont, Lacép.)

Caract. Six barbillons ; ligue latérale peu marquée ; lobe supérieur de la nageoïire caudale plus long que l'inférieur; dos et côtés d’un bleu de plomb, plus ou moins foncé; ventre argenté; nageoires couleur de chair. Mächoire supérieure plus longue ; narines à orifices doubles, les orifices postérieurs plus grands et fermés chacun par une petite valvule, mobile au gré de l’animal.

Il habite dans les eaux de l’Amérique méridionale. Sa chair est d’un goût exquis ; on la recherche beaucoup, et on le pêche à la ligne et au filet. Au moment où l’on s’en empare, il fait entendre un bruit particulier. Les rayons dentelés des nageoires pectorales et de la première dorsale, font des blessures fort dangereuses.

BAÏ à (

5°, La Lime, Bagre lima.

(eo) Lean

(Silurus lima, Schneider, pag. 584.)

Caract. Six barbillons ; tête très-déprimée, arrondie, oblongue, mâchoire supérieure du double plus longue que linférieure, élargie en devant, garnie d’une foule de petites dents comme une râpe fine; ouverture de la bouche demi-tirculaire ; premier rayon des nageoires thoracines long, courbé, dentelé en dedans; nageoires ventrales pointues, rouges, la caudale bifurquée ; corps tacheté; yeux placés près des angles de la bouche.

.Il vit dans le fleuve Maranham, au Brésil. Sa longueur est d'environ dix-huit pouces. Voyez Bayan. (H. C.)

BAGRE DE RIO. (Ichtyol.) Suivant Marcgrave, c’est le

nom portugais d’un poisson des eaux douces du Brésil, et qui nous paroît appartenir au genre bagre. Voyez ce mot. (H. C.) BAGUARI. (Ornith.) L'oiseau qui est désigné par ce nom, sous le n°. 342, au IV°. vol. des Voyages d’Azara, est le même que le maguari de Marcgrave et de Buffon, ciéonia americana de Brisson. Voyez Crcoexe. (Ch. D.)

Bare. (Phys.) Voyez Gozrs. (L.)

BAIE, Bacca. (Bot.) Fruit simple, succulent, contenant plusieurs graines ou noyaux, différant du pyridion et du pépon (deux genres de fruits du même ordre), n’offrant d’ailleurs aucun autre caractere qui lui soit propre. L'état succulent du tissu fait souvent toute la différence entre l’organisation de la baie et celle de plusieurs fruits secs de genres trés-différens. La baie de l’actéa, par exemple, est organisée comme la camare (Voyez ce mot) du pied d’alouette; celle de l’atropa, comme la capsule du tabac; celle du café, comme la diéresile (Voyez ce mot) du caille-lait.

Les auteurs distinguent la vraie baie, qui n’a point de logés, et dont les graines sont sans ordre; et la fausse baie, qui a des loges et des graines rangées dans un ordre apparent.

Les petites baies, celles de raisin, de groseille, portent vulgairement le nom de grains de raisin, de groseille, Gærtner emploie le mot des anciens, acinus, pour désigner les baies qui, comme ces dernières, sont petites, uniloculaires, ei ont les graines ont une enveloppe osseuse.

164 BAL à

La baie ‘est couronnée par le calice, dans la groseille; par le stigmate, dans le nymphæa. Elle est revêtue d’une écorce (cor cata) dans le citron. Elle est uniloculaire dans le cucubalus * bacciferus; biloculaire dans le troëne; triloculaire dans l'asperge ; quadriloculaire dans le paris quadrifolia; quinquéloculaire dans l’arbousier: multiloculaire dans le citron. Elle est nuculeuse , c’est-à-dire , qu’elle contient des nuculesou noyaux, dans la vigne, le sureau , le houx, le phytolacca, etc. Quelques baies ne contiennent que deux graines, celles de l’épinevinette, par exemple : la plupart en ont un grand nombre ; 3 telles sont celles de l’arbousier, de la pomme de terre, du myrtil, ete. (Mass. )

BAIGNOIRE. (Conch.) Nom vulgaire d’une espèce de coquille, dont M. Denys de Monfort a fait un genre sous le nom de lotorium. Voyez ce mot. (De B.)

:BAILLERIA. (Bot.) Ce genre de plantes, de la famille des synanthérées, a beaucoup d’analogie avec le parthenium, et paroît, comme lui, devoir être rapporté à notre tribu naturelle des hélianthées. (H. Cass.)

BAILLOUVIANA. ( Bot.) Genre peu connu, établi par Adanson, et qui paroît devoir rentrer dans celui des fucus. {Lem.) hi

BAJAM-LOHOR. ( Bot.) Nom d’une espèce de sumac, rhus cobbe, à Java, suivant Burmann. (J.) |

BAJANG-BALY.(Bot.) Nom d’une espèce de basilic, ocimum lerniflorum, à Java, suivant Burmann. (J.)

BAJET. (Conch.) Adanson désigne sous cette dénomination une espèce d’huître ou de plicatule. (DE B.)

BAJU-CHINA. (Bot.) Nom malais d’une ruellie, ruellia repanda, à Java, suivant Burinann. (3.)

BALAI. (Bot.) C’est ainsi qu’on appelle, dans quelques cantons de la France, le clavaria coralloides, Linn. Voyez CravantA. (LEm.)

BALANCEUR. (Ornith.) Azara, qui.a trouvé cet oiseau dans le Paraguay, et qui en donne la description sous le n°. 139, au III. vol. de ses Voyages, le place dans la famille des A ; dénomination générique des petits oiseaux granivores. Malgré

ses rapports avec le père noir de Buffon, fringilla noctis, Linn. aucune des variétés n’a pu s'appliquer au balanceur,

BAL 4 165 qui paroît être une espèce nouvelle, et dont voici une description abrégée : Sa longueur totale est d’un peu plus de quatre pouces. Les parties inférieures du corps sont d'une . couleur plombée , avec des teintes blanchâtres; le dos et les côtés de la tête sont noirûtres. Les plumes du dessus de la tête, du cou et du haut du dos sont noires au centre, et d’un brun clair à leur extrémité; les couvertures supérieures des ailes ont une bordure d’un jaune verdâtre ; les couvertures inférieures sont d’un blanc lavé d’un peu de jaune; la couleur noire domine sur le reste du corps. Le bec, aussi épais que large, est droit et-un peu comprimé sur les côtés.

Cet oiseau, qu’on rencontre par paires dans les plaines découvertes, et qui est presque toujours caché dans les herbes, se pose de temps en temps sur les plantes les plus élevées. : Son vol est très-rapide ; et dans la saison des amours , il a cela de remarquable, qu'il décrit une courbe sur une étendue d’environ soixante pieds, revenant aussitôt en arrière pour la décrire encore, comme s'il étoit suspendu par un fil à un point fixe. Pendant ce singulier exercice, qu’il répete plusieurs fois de suite, le balanceur fait entendre un ramage trés-agréable. (Ch. D.)

BALANCIA. ( Mamm. ) Genre dans lequel Iiliger réunit le didelphis orientalis de G. et le didelphis le murina de Schaw. Voyez PHarancer. ( F. C. )

BALANE, Balanus. (Foss.)' On les a aussi appelés pholades,

- pustulæ ; en hollandais, zee-eikelen; en ailemand , meereichelstein. I paroît qu'autrefois les recherches et les ubservations sur les corps organisés fossiles étoient bien superficielles, puisqu'on regardoit les balanes passés à cet état comme une chose trèsrare; et l’auteur de l’Oryctologie (Dargenville) a cru même qu’il n’en existoit pas. Bajerus est le premier qui en ait parlé, dans son Oryctographia norica. Cependant, on en rencontre dans une grande quantité d’endroits, et quelquefois très-abondamment. On en trouve dans toutes les couches du calcaire coquillier des environs de Paris, ainsi que dans celles de formation marine qui sont au-dessus, J'en possède qui ont été trouvés dans le Piémont, à Plaisance, à Ronca, en ftalie, à Marseille, dans le Dauphiné, à Valognes, à Laugnac, prés de Bordeaux. On en rencontre dans le canton de Bâle, en Suisse,

dans ies environs de Pise, à Sienne, à Bologne, à Neufchatel en Suisse, à Bade, à Malte, en Silésie, en Pologne, et sans doute dans beaucoup d’autres endroits. Je n’ai jamais pu m'’assurer qu'il en ait été trouvé dans les couches à cornes d’Ammon ni dans celles des craies.

L’opercule des balanes fossiles manquant presque toujours, il est difficile de rassembler tous les caractères qui peuvent distinguer les espèces. Cependant, je vais indiquer les plus remarquables que je connois.

Page 1