AZO
L’azote est toujours gazeux quand il est libre de toute com binaison ; il est incolore, inodore et insipide; sa densité esf de 0,9691, le décimètre cube pèse 1,2598 ; il est impropre à la respiration et à la combustion; il n’a aucune action sur les couleurs végétales. 100 mesures d’eau bouillie en dissolvent 4,2 mesures à la température de 18 d.
L’azote forme avec l’oxigène cinq combinaisons distinctes, dont deux sont des oxides gazeux, et trois sont des acides que nous nommerons hyponitreux, nitreux et nitrique. Jusqu'ici on n’a pu unir directement l’oxigène à l'azote que dans les deux proportions qui constituent l’acide nitrique et l'acide nitreux. On fait l'acide nitrique de la manière suivante : on introduit dans une cloche pleine de mercure, un peu d’eau de potasse et un mélange de 250 mesures d’oxigéne et 100. mesures d'azote, et l’on tire, au moyen d’un excitateur , un grand nombre d’étincelles électriques au travers de ce mélange; les gaz diminuent peu à peu de volume, et finissent par disparoître tout-a-fait; si l’on examine ensuite la potasse, on trouve qu’elle est unie à une grande quantité d'acide nitrique dont le poids correspond à celui des gaz qui ont été absorbés. Ce résultat, en prouvant à priori la nature de l’azote comme corps particulier , mérite d'autant plus d’être remarqué, qu'il est le seul exemple d’une combinaison opérée artificiellement, dans laquelle une quantité donnée d’azote s’unit directement à une quantité déterminée d’un autre corps simple à l’état de liberté, et produit un composé dont le poids est égal aux poids réunis des corps qui sont entrés en combinaison. La présence d’une base alcaline, ou de l’eau, est nécessaire à la production de l'acide nitrique ; ear toutes . les fois que l’oxigène et l’azote s'unissent immédiatement sans l'influence de ces corps, il se produit de l’acide nitreux.
Combinaison de l’oxigène et de l’azote.
Proroxine D’AZOTE. ( Air nitreux JÉRRIER RE Oxiduie d'azote. Oxide nitreux.)
Il est gazeux, incolore, inodore. Il a une légère saveur sucrée ; sa densité est de 1,5204, le décimètre cube pése 2,061. Il entretient beaucoup mieux que l'air la combustion d’une bougie ; il rallume même, avec explosion, celle qu'on
| | ATO 149 vient d’éteindre , mais dont la mèche est encore embrasée ; le disque de la flamme est entouré d’un cercle bleuätre. Ce gaz doit sa propriété comburente à la grande quantité d’oxigène qu’il contient, et à ce que cet oxigène n’est pas très-fortement. combiné à l'azote. On peut le respirer, quoiqu'il ne soit pas propre à entretenir la vie. M. Davy en ayant fait l’expérience en 1799, éprouva une espèce d'ivresse fort agréable. Mais les personnes qui l’ont respiré depuis M. Davy, n’en ont pas toutes ressenti les mêmes effets; plusieurs d’entre elles, au lieu des sensations de plaisir qu'elles attendoient, n’ont éprouvé qu’un sentiment général de malaise. Il est sans action sur les couleurs végétales.
Cent mesures d’eau bouillie en absorbent 77 à 18d. Cette eau perd son gaz par l'ébullition ; elle peut neutraliser Îles alcalis.
La chaleur et l’étincelle électrique le one en gaz nitreux et en gaz azote; 100 se réduisent à 100 de gaz nitreux, et 5o de gaz azote.
L'oxigéne, à la température ordinaire, n’a pas d’action sur ce gaz. si
Un mélange de 100 mesures de protoxide d’azote, 100 mesures de gaz hydrogène enflammé par la chaleur ou l’étincelle électrique, se change en eau et en 100 de gaz azote. Les gaz hydrogènes sulfuré, carboné, phosphoré, sont brülés de la même manière par le protoxide d’azote ; et quand on opéere avec le gaz hydrogène phosphoré, il y a inflammation à la température ordinaire.
Le bore lui enléve l’oxigène à une température rouge.
Il en est de même du charbon; on obtient pour 100 de gaz 100 d'azote et 5o d'acide carbonique. On peut faire l’expérience en plaçant un morceau de charbon sous une cloche pleine de protoxide d’azote eten dirigeant dessus le foyer d’une lentille, ou bien en plongeant tout simplement un charbon embrasé dans un flacon de ce gaz.
Le phosphore peut être fondu et même sublimé dans le protoxide d’azote sans le décomposer; maïs si on touche le phosphore avec un fer chauffé au rouge blanc, ou bien si l’on plonge dans le gaz le phosphore allumé, il y a une vive
- inflammation, praduction d’acide phosphorique et du gaz azote
15e ATO
mis en liberté. La décomposition n’est presque jamais complète.
Quand on plonge danse protoxide d’azote du soufre brûlant en bleu, ce combustible s’y éteint; il continue, au contraire, à y brûler, si l'on a préalablement élevé la température de ce combustible en le laissant brüler ge instans dans le gaz oxigene.
Un fil de fer brûle dans ce gaz.
Un mélange de 1 partie de soufre et 2 de fer humecté ne le nat pas.
Le protoxide d’azote ne se trouve point dans la nature. Om le prépare en distillant à une douce chaleur dans une cornue de verre du nitrate d'ammoniaque. Ce sel se réduit en eau et en protoxide d’azote. Les premières portions de gaz qui passent à la distillation, ont souvent une saveur désagréable; c’est pour cette raison qu’il faut les rejetter, lorsqu'on veut faire des expériences sur la respiration.
D’après ce qui précède , il est évidemment formé en volume :
HaPenp 0. Ho ÿ Ante 15. hugo La condensation est de bo,
en poids de
Gene 44 0006 0, "se PAEUIEL ne doses O2 Ne se
Ce gaz fut découvert en 1772, par Priestley. M. Berthollet l’obtint en 1785 du nitrate d’'ammoniaque distillé; et M. Davy, en 1799, en fit l’objet d’un travail spécial.
Deuroxine D’azote. ( Gaz nitreux.) Il est gazeux, invisible. On ignore s'il.est odorant, par la raison que quand on le respire il se trouve toujours en présence de l’oxigène de , l'air, et qu’alors il passe à l’état d’acide nitreux; sa densité est de 1,03588, le décimétre cube pèse 1,3504. Il éteint la bougie. Il est” PA ucment délétére. Il est sans action sur les cogel 2urs végétales. À
Cent mesures d’eau bouillie en absorbent 11,8 mesures, suivant Davy, et seulement 5 mesures suivant Henry. Cette eau perd tout son gaz par l’action de la chaleur. Il est soluble en totalité dans le sulfate et l'hydrochlorate de protoxide de fer,
229 151 Lorsqu'on fait-passer ce gaz dans un tube de porcelaine rouge de feu, il n’est pas décomposé.
Dés que le deutoxide est en contact avec l’oxigéne, il se produit une vapeur rouge qui à été appelée vapeur mitreuse, et que nous nommerons acide nitreux. Si l’on fait passer un mélange bien sec de 2 volumes d’oxigène et 1 volume de deutoxide d’azote dans un tube refroidi artificiellement, les gaz se condensent en acide nitreux liquide, suivant la belle observation de M. Dulong. Voyez Nrrreux (acide).
2 mesures de gaz hydrogène et 2 de deutoxide d’azote n'éprouvent aucun changement, soit qu'on les fasse passer dans un tube rouge de feu, soit qu’on les soumette à l’action de létincelle électrique. Cependant on peut décomposer le deutoxide d’azote par l'hydrogène; en électrisant un mélange de 100 mesures de protoxide d'azote, de 100 mesures de deutoxide et de 200 d'hydrogène, il se produit de l’eau, et l'azote est mis à nu. Nul doute que la décomposition du deutoxide ne soit opérée par la haute température qui résulte de l’action
, de hydrogène sur le protoxide,
Un charbon embrasé, plongé dans le deutoxide d’azote, s’y éteint; mais si l’on fait passer le gaz sur du charbon chauffé au rouge dans un tube de porcelaine, il y a décomposition. Le. produit gazeux a le même volume que le deutoxide d'azote, il consiste en volumes égaux d’azote et d’acide carbonique, toutes les fois que ane du protoxide n’a pas formé de gaz oxide de carbone. Le phosphore, plongé dans le deutoxide d'azote »n'éprouve pas de combustion; maïs s’il est enflammé, il continue à brûler avec une flamme éblouissante.
Le soufre . peut y brûler dans aucune circonstance.
2 volumes d’acide hydrosulfurique , et un vclume de dewtodixe d’azote, secs, donnent-du soufre, ainsi que Kirwan et Austin l'ont dit ; mais M. Davy a observé qu'il se produisoit alors du protoxide d’azote , de l’'ammoniaque et de l’eau.
L’acide sulfureux n’éprouve aucune action de la part de ce gaz. AE
Le fer, l'arsenie, etc., le décomposent à chaud; il en résulte des oxides A et un volume d'azote égal à la
- moitié du gaz décomposé,
252 (ATZO
Le mélange de 1 partie de soufre et 2 de fer humecté, le réduit en gaz azote.
Les sulfites, le protohydrochlorate d’étain , les sulfures hydrogénés le convertissent en protoxide d’azote.
On prépare ce gaz en mettant du cuivre plus ou moins divisé dans une fiole à médecine qu’on remplit presque entierement d'acide nitrique marquant de 14 d. à 18 d. à l’aréomètre de Baumé, et au col de laquelle on adapte ensuite un bouchon garni d’un tube propre à conduire le gaz sous une cloche. On reconnoît la pureté du deutoxide d’azote, lorsqu'il est absorbé par le sulfate de fer vert, sans laisser de résidu.
Le deutsxide d'azote est formé de en volume en poids
(signe. ... 100! El HV 4 pas de... 1 01be / Azote . . . . 100) Condensation apparente. 87,81h
Le deutoxide d’azote a été observé, pour la premiére fois
2 P P 4 par Hales ; maïs c’est Priestley qui en a reconnu les propriétés caractéristiques en 1772.
Cazorure n’azore. Liquide oléagineux d’un jaune fauve, odeur piquante, insupportable, qui a de l’analogie avec celle du chlorure &’oxide de carbone. Sa densité est de 1,653. Il n’est pas acide. Lorsqu'il est refroidi dans un mélange de glace et d’hydrochlorate de chaux. il ne se congéle point. S'il estrefroidi au milieu de l’eau, on observe une congélation dans les parties de l’eau qui avoisinent le chlorure, parce qu'’alors, suivant M. Davy, une portion de chlore s’unit avec l’eau. Quand il est exposé à l’air, à la température ordinaire, il s’'évapore avec uue grande rapidité.
Il détonne avec une force extrême, et en dégageant de la chaleur et de la lumiére, lorsqu'il est exposé à 30 d. Il est bien remarquable que dans cette détonation il n’y ait qu’une simple désunion des élémens du chlorure, et que, quoique ces élémens occupent plus de volume à l’état libre que quand ils étoient combinés, il y ait dégagement de chaleur et de lumière. M. Gay-Lussac attribue ce phénomène à la forte compression que les gaz qui se développent instantanément exercent sur les corps environnans.
Le chlorure d’azote est insoluble dans l’eau; mais il s’y dé-
‘ : AZO | 193 compose peu à peu. Du gaz azote se dégage, et de l’eau régale se forme par la décomposition d’une portion d’eau.
Il détonne fortement dés qu'il est en contact avec le : phosphore.
11 forme, avec le soufre, un composé brun qui se décompose avec rapidité, au moins quand il est produit au milieu dé l’eau. ;
Le chlorure d’azote mis en contact avec du cuivre au fond de l’eau, se décompose , il se dégage du gaz azote; le chlore s’unit au cuivre,-et le chlorure se dissout dans l’eau.
Le mercure le décompose de la même manière. En excluant l’eau de l'expérience ? le métal se recouvre d’une poudre blanche, formée de perchlorure et de protochlorure de mercure. | 7
Nous devons la découverte du chlorure d’azote à M. Dulong. Ce chimiste l’obtint en 18:21, par le procédé suivant: Il fit dissoudre une partie d’hydrochlorate d’ammoniaque dans vingt parties d’eau ; il remplit presque entièrement de cette solution un entonnoir de verre dont le bec avoit été eflilé à la lampe, et dont la pointe plongeoiïit dans une petite capsule pleine de mercure. Au moyen d’un tube de verre il introduisit dans le fond de l’entonnoir une couche de om,04 à ow,05 d’une solution d’hydrochlorate de soude, qui se maintint dans cette partie de l’entonnoir, comme étant plus dense que la solution d’hydrochlorate dite Il fit plonger un tube, qui communiquoit à un at à d’où l’on dégageoit du chlore, dans l’entonnoir, de manière à ce qu'il ne touchàt point L solution d’hydrochlorate de soude. Le chlore fut absorbé; quelque temps aprés, la liqueur'’se troubla et déposa des goutteleites de chiorure d'azote, qui se rassemblérent au fond de l’entonnoir. Quand l'opération fut terminée, il retira la capsule qui contenoit le mercure, et il reçut le chlorure dans une autre ‘capsule vide ou pleine d’eau. Dans cette Rte le chlore décompose une portion d’'ammoniaque, d’où résulte de l'acide hydrochlorique et du chlorure d'azote ; ainsi qu’un gaz qui , paroît être un mélange de gaz azote et de vapeur de chlorure d'azote. Ce gaz détonne spontanément quand on renverse la cloche qui le renferme. Conservé sur le mercure pendant quelque temps, il perd cette propriété par la raison que le
chlore s unit au métal. Dans cette décomposition de la vapeur du chlorure, le volume du gaz ne change point, d’où il paroît. naturel de conclure, avec M. Dulong, que le chlorure d’azote
a l’état de vapeur a le même volume que l'azote qui le constitue. !
M. Davy, qui a fait connoître plusieurs propriétés du chloxure d'azote après M, Dulong, le regarde comme étant for mé de en volume en poids
ne Ghlones tes 2 2 ER AZ sance ae dt Dalle OV
Rappeler ici les graves accidens dont MM. Dulong et Darren été les victimes dans leurs travaux sur le chlorure d’azôte, c’est dire assez à ceux qui voudroient soumettre ce composé à un examen ultérieur, combien ils doivent prendre de précautions pour éviter les dangers que présente une des matières les plus fulminantes que la chimie comnoïisse.
Iopure p’azote. Lorsqu'on met dans de l’eau de l’iodure d’ammoniaque, une portion d’ammoniaque est décomposée ; ses deux élémens, en s’unissant à dé l’iode, forment de l’iodure d'azote et de l’acide bydriodique qui s’unit à l’ammoniaque non décomposée. L’iodure d’azote est sous la forme d’une poudre noire, et l’hydriodate est dissous. On verse le tout sur un filtre et on y passe de l’eau froide afin de laver l’iodure. Quand celui-ci est lavé, on le fait sécher à l’air libre sur du papier joseph. On peut se dispenser d’unir préalablement Viode au gaz ammoniaque , car il suffit de Imettre de liode dans une solution d’ammoniaque pour que l'iodure soit produit,
L’icdure d'azote détonne par le plus léger choc et par la chaleur, en répandant une foible lumière violette. Cet effet a souvent lieu spontanément à l'air libre. Ce composé a donc beaucoup de rapport avec le chlorure d'azote. La théorie de sa détonation est la même que celle que nous avons donnée à l’article de ce dernier.
La potasse liquide en dégage peu à peu l'azote, et dissout l'icde. |
L'hydriodate d’ammoniaque, qui a la propriété de dissoudre
l'iode, le décompose également, L'eau pure produit le même effet,
AZU à 155 “Ïl est formé, suivant M. Gay-Lussac : Vapeur Diodes vi 2.004 A des NS
Les rapports qu’on oberve entre l'iodure et le chloruré d'azote ont fait penser à M. Gay-Lussac que la composition de ce dernier devoit être analogue a celle de l’iodure ; ce quine s'accorde pas avec nolyse qu’en a faite M. Davy. bat CHLORURE D’AZOTE.
M. Courtois a découvert l’iodure d’azote ; mais c’est M. Gay- Lussac qui en a fait connoître la composition.
Pour les combinaisons acides de l'azote avec l’oxigène,
voyez Hyponirreux, Nirreux , NiTRIQUE ; pour sa combinaison
avec le carbone, voyez CARBONE; pour sa combinaison avec l'hydrogène, voyez AmmonwrAQuE. (Cu.)
AZOTURES. (Chim.) On donne ce nom aux combinaisons de l’azote avec d’autres corps, particuliérement avec les corps simples. : | ;
Pour les diverses espèces d’azotures, voyez CARBONE (azo- TURE DE), Porassium (azorure DE), Sonium (azoture pe). (Ca)
AZUCHE, AZEBUCHE. ( Bot.) Noms espagnols de l'olivier sauvage, selon Clusius. (J.)
AZULAM. (Ornith.) Dénomination imposée par les Portugais à un gros-bec que M. Vieillot rapporte à une variété du loxia cyanea de Linnœus, et dont il donne la figure, pl. 64 de son Histoire Naturelle äcs oiseaux chanteurs. (Ch. D.)
AZUR DES BOIS, ( Bot.) nom vulgaire del'agaricus cyaneus, Bulliard. Voyez Aurore. (Lem.)
AZURÉ. (Ichtyol.) Nom spécifique d’un cyprin! (#69
AZUROUGE. (Ornith.) Oiseau du genre fringilla, qu'ine faut pas confondre avec l’azuroux, espèce de bruant décrite par Gueneau de Montbeïllard. Celui-ci se trouve dans l’Amérique septentrionale, tandis que l’azurouge vit en Afrique. M. Vieillot a donné la figure de ce dernier oiseau, pl. 19 de son Hist. des Oiseaux chanteurs. (Ch. D.)
AZUVERT. (Ornith.) Espèce de fringille que M. Vieillot a figurée pl. 20 de l’Hist. des Oiseaux chanteurs, et qui habxte dans l'ile de Timor. (Ch. D.)
BAARDINAN. (Ichfyol.) Nom hollandais d’un poisson des Indes orientales, qui à des fileis trés-longs sous la mâchoire inférieure. (H. C.)
BABIANA. Curt. Magaz. Bot., tab. 1010. (Bof.) Genre établi pour quelques espèces de gladiolus, Linn. Voyez Grayeur- (Por...)
BABILLARD. (Ichtyol.) Suivant M. Bosc, on désigne ainsi, dans quelques endroits, un pleuronecte, voisin de la petite sole , et qui fait entendre un bruit continuel. Voyez PLEURO- . NECTE et Sore. {H. C.)
BACAZIA. ( Bot.) Ce genre de plantes, de la famille des synanthérées, fait partie delasection artificielle deslabiatiflores de M. Decandolle, ou des chænantophores de Lagasca. Ilnous est impossible, quant à présent, d’assigner avec quelque assurancela place qu’il doit occuper dans l’ordre naturel. (H.Cass.)
BACCALE. (Ichtyol.) Thevet (chap. 74) nomme aissi un poisson particulier , d’après l'ile où on le pêche en Amérique. Nous ne savons à quel genre le rapporter. (H. C.)
BACCANTE ( Bot.) Ce genre de plantes, de la famille des synanthérées, que les botanistes nomment baccharis, ne doit point être confondu avec le genre conyza, quoique la plupart des auteurs ne voient presque pas de différence entre ces deux genres, et que M. Desfontaines les ait réunis. Nous avons démontré que les vrais baccharis appartiennent à notre tribu naturelle des astérées, tandis que les vrais conyza appartiennent à celle des inulées. On s’étonnera sans doute que deux genres qui paroissent avoir tant d'affinités se trouvent rangés dans deux tribus différentes, et des botanistes ne man- - queront pas d’en conclure que notre classification n’est pas naturelle. Nous leur ferons remarquer que la tribu des astérées et celle des inulées se suivent immédiatement; de sorte que les deux genres baccharis et conyza ne cessent pas d’être en contact, et qu'ainsi les rapports naturels ne sont nullement troublés. (H. Cass.)
BACCHA. (Entom.) On trouve ce nom dans le Système des Aniliates de Fabricius, pour indiquer un genre de diptéres,
BAC 157 #ui comprend plusieurs espèces de syrphes à corps mince, allongé, à ventre trés-grêle à la base et en masse à l'extrémité libre. M. Latreille avoit fait déja de l’une des espèces qu'on y rapporte , le genre sepedon. (C. D.)
BACCHAROIDES. ( Bot.) Linnæus, dans sa Flora zeylanicaæ, avoit donné ce nom à la plante qu’il a nommée depuis conyza anthelmintica. Willdenow en a fait une vernonie, et M. Desfontaines une chrysocome. Mænch, jugeant avec raison que cette plante devoit constituer un genre particulier, a fait revivre, pour le désigner, le nom de baccharoïdes ; maïs ce nom ne peut être adopté, parce que les botanistes s'accordent, depuis Linnæus, à proscrire les noms génériques terminés en
‘oides, et surtout parce que le genre dont il s’agit n’a pas le moindre rapport avec le baccharis. Nous l'avons fait connoître souslenom d’ascaricida, et nous croyonsavoirmieuxsaisises vrais caractères que Mænch, qui les atout-à fait méconnus. (H.Cass.)
BACCHUS. ( Ichtyol.) Pline (lib. 9, cap. 17) paroît désigner par ce nom le Gadus merlucius des auteurs; il en fait une variété de son asellus ; voici sa phrase : Præcipuam auctoritafem fuisse lupo et ass Cornelius Nepos et Laberius poëta mimorum éradidére.… Asellorum duo genera, Callariæ minores eË Bacchi. Voyez Mercucue. ( H. C.)
BACCIENS (FRUITS). (Bot.) M. Mirbel réunit, sous la dénomination de fruits bacciens, trois genres de fruits simples: le pyridion, le pépon, la baie (Voyez ces mots), dont la poire et la nèfle , le melon et le potiron, le raisin et la groseille offrent des exemples. Ces fruits sont succulens, ne s'ouvrent point, et contiennent plusieurs graines séparées, renfermées FREE fois dans de petits noyaux.
La pêche, l’abricot, la cerise, la datte, l’olive, etc., qu'on range dans les fruits drupacés, sont distingués des fruits bacciens uniquement parce qu'ils n’ont qu’un seul noyau.
M. Mirbel emploie aussi le mot Baccrex, baccatus (bacci- Jormis) pourindiquer qu’un fruit a l’apparence d’une baie. Les fruits du genévrier, par exemple, connus vulgairement sous le nom de baies de genièvre, et qui sont rangés par M. Mirbel dans le genre strobile (Voyez ce mot), sont des strobiles bacciens: le fruit de la ronce, rangé dans le genre étairion (Voyez ce mot), est un étairion baccien, etc. (Mass.)
BACCIFER. (Bof.) Roussel (Flore du Calvados) Fe cé nom à un genre qu'il établit dans la famille des algues sur le fucus Lai Ce genre rentre dans celui des Jucus de Lamouroux. ( Lew.)
BACCIVORES. (Ornith.) La famille des oiseaux à laquelle M. Vieiliot a donné ce nom est composée de genres dont le bec est très-fendu , dilaté à la base, un peu caréné en dessus,
robuste, entier ou éébat ete Tels dt les rolles, les édéas ao, les cotingas, les jaseurs, le piauhau, la té (Ch. D.)
BACEIQ. Nom arabe de l’épervier, falco nisus. (Ch. D.)
BACH. (Ornith.) Ce mot allemand, suivi d’amsel, désigne le merle d’eau, sturnus cinclus, Linn.; {urdus cinclus, Lath.; et lorsqu'il est accolé à celui de stelze, c’est la bergeronnette de printemps, motacilla flava, Linn. (Ch. D.) + : BACHA. (Ornith.) Effacez le mot Lafh., qui se trouve à la premiere ligne de cet article, tom. III, pag. 387. (Ch. D.) BACHE. (Bof.) On avoit soupçonné que ce fruit devoit appartenir au palmier sagouier ( sargus americana. Poir.Ency cl.) des observations plus récentes, faites par M. Kunth, dans le nova gen. el spec. Humb. et Bonpl., portent à croire qu'il a beaucoup plus de rapports avec le genre mauritia. (Porr.)
BACILLARIA, Bacillaire. (Agast.) Nom d’un genre d’animaux infusoires, quicomprend plusieurs espèces d’animalcules quadrigones, semblables à de petits cristaux trouvés dans les eaux douces et salées. Roth paroît en décrire une sous le nom de conferva bacillaria, Catalogue de Botanique, tab. 4 , fig. 5-6. (DE B.) |
BACILLARIA. ( Bob. ) À Varibte BaccicraIRE, on s’est contenté de renvoyer au mot ZoopPayres. Ceci demande quelques éclaircissemens que nous croyons devoir consigner ici.
Roth a décrit le premier une espèce qu’il a regardée comme une conferve, le conferva bacillaria. Elle est plane et elle se divise constamment en deux articles que l’on a comparés à des prismes à quatre pans. C’est évidemment une espèce très-voisine qui a servi à M. Rafinésque pour établir son genre arthrodia (Voyez ce mot, Suppl.). On a fait de l'espèce de Roth le genre *1""ReS différent; quoique très-voisin du bacillaria de Muller, Dee par Bruguiéres dans les vers in-
g | BAC 159 fusoires nommés vibrions (Encycl. Vers, pl. 5,f. 17,20), et conservé dans ce genre par M. de Lamarck. IL est vrai que ce genre vibrion renier des espèces que quelques naturalistes rapportent à la famille des conferves. Tel est le vibrio lunula (Encyel., pl. 21 à 27), dont M. Leclerc de Bazoches faitson genre mullerina. M. Decandolle a donné le nom de diatoma à des conferves flamenteuses et roides » Chez lesquelles les articulations se détachent alternativement en sens ‘opposé. M. Agardh veut que ce genre soit le même que le bacillaria, ce qui ne nous paroît pas prouvé. Il résulte de ces observations que l’arfhrodia et le bacillaria (non Mull.) sont le même genre, et que le diatoma en est différent. { Voyez ces mots. ) Il en résulte aussi que de nouvelles observations peuvent seules nous apprendre s'il faut les classer dans le règne végétal ow dans le règne animal, et que provisoirement leur place doit être près des oscillatoria et des conferva.
BacizrarrA, d’un mot latin qui veut dire baguette. (LEm.)
BACTYRILOBIUM. ( Bof.) Genre établi par 2 pour le cassia fistula, Linn., et quelques autres espèces qu’il sépare des casses, dont il diffère par son fruit revêtu d’une écorce dure , indéhiscente, rempli d’une substance pulpeuse, ou divisé transversalement par des articulations séparées par des cloisons transversales. Le calice est à cinq folioles, la coroile composée de cinq pétales, dix étamines libres, les trois supérieures stériles, les anthères prolongées en bec dans les trois inférieures : une gousse allongée, à plusieurs semences, ( Por.)
BACULITE. (Foss.) On avoit annoncé, dans cet ouvrage, que les cloisons des baculites étoient bertarese - mais le grand nombre de morceaux de ce genre que j'ai eus sous les yeux, m'a convaincu qu’elles sont traversées par un siphon marginal, qui se trouve placé contre le bord du côté où le moule de la première espèce est anguleux.
Cette singulière coquille, ou plutôt son moule, n’avoit été précédemment trouvé que dans les montagnes de Saint-Pierre de Maëstricht; mais nous devons aux précieuses découvertes de M. Duhérissier-Gerville, celle d’un banc considérable qui s'étend dans les communes de Sainte-Colombe, Anfreville, Rauville et Golleville, département de la Manche, dans leque
ce fossile se rencontre abondamment avec des ammonites, des térébratules, des trigonies, et autres coquilles que je regarde comme dépendant des plus anciennes couches.
Jusqu'à présent, on n’en connoît que deux espèces.
1°. La BacuziTE vERTÉBRALE, Baculites vertebralis, Lam. Sysfème des animaux sans vertèbres, Foss. de Maëstricht, tab. 21, fig. 2 et 3. Voyez aussi les planches de ce Dictionnaire. On ne trouve que des morceaux du moule de cette coquille; mais on peut croire, d’après ces morceaux, que quelques-unes pouvoient avoir jusqu’à soixante-cinq décimètres (deux pieds) de longueur, sur quarante millimètres (dix-huit lignes) de diamètre à la base. Leur forme est celle d’un cylindre un peu aplati et anguleux à l'endroit où est situé le siphon. On y Jrouve, comme dans les ammonites et les nautiles, une dermière loge sans cloison. Quelques morceaux portent des ondulations transverses, et quelquefois de légers étranglemens. Le test de ces coquilles a dû être trés-mince. Comme il a disparu depuis la pétrification du moule intérieur, il en est quelquefois résulté que non-seulement ces moules sont libres dans le Lieu où on les trouve, mais encore que celui de chaque cloison se trouve sans autre adhérence avec ceux qui sont prés de lui, : que l'engrénement à queue d’aronde de chacune des cloisons entre elles ; en sorte que quelques morceaux sont composés de pièces mobiles, qui ne se quittent point. Je possède la pointe d’un de ces moules, qui a soixante-trois millimètres (vingthuit lignes) de longueur, et qui est divisé en trente-une piéces mobiles.
2°. LA Bacurrre cyunprique, Baculites cylindracea, Nob.
Cette espèce est cylindrique. Ses cloisons sont tres-profondément découpées. Son test est sillonné transversalement, et l’on voit a l'extérieur une trace longitudinale qui est sans doute celle du siphon. Le plus grand morceau de cette espéce que j'ai vu, a dix-neuf décimétres (sept pouces) de longueur, sur quarante millimetres (dix-huit lignes) de diète a sa base, et 1l est tronqué par les deux bouts. Elle se trouve avec la précédente ; maïs elle est beaucoup plus rare. (D. F.) ca
BADIÈRES, ( Min.) On donne ce nom, dans la Tarentaise, à des schistes ardoises quon extrait sous forme de tables
BAG 162 épaisses et irrégulières, et qui servent néanmoins à couvrir les toits. (B.
BADISTE. (Entom.) Ce mot entiérement grec, D coureur, se trouve dans les Considérations générales de M. Latreille , comme celui d’un genre de coléoptères de notre famille des créophages. Il a d’abord été employé sous le nom: de badister, par M.-de Clairville, adopté ensuite par MM. Latreille et Bonelli; maïs on n’y a rapporté que trois petites espèces de carabes, comme les bipustulé, l’uvipustulé. (C. D.)
BADJE (Ichtyol.) C'est le pleuronecte argus de Bloch. Voyez Tursor. (H. C.)
BADOCHE. ( Ichtyol.) Suivant Belon, on appelle de ce nom l’églefin salé, ou hadou. Voyez Morus. (H. C.)
BADOUA. (Ichtyol.) Suivant M. Risso, c’est le nom que l’on donne à Nice au blennius cornutus , que Linnæusavoit fait connoître le premier comme habitant des mers de la Chine. On le ‘trouve dans les mois de février, mai et octobre, le long de la côte des Alpes maritimes. Voyez Bcennie. (H. C.)
BADOVA. (Ichtyol.) M. Risso dit qu'a Nice on donne ce nom au blennie pholis, Lacép. (Blennius pholis, Bloch.) Voyez Brennie. (H. C.)
BAEMYCES. (Bot.) Voyez Bormxcss. Dict., vol. V et Suppl. (Lem.) ;
BAGOLA. (Bot.) Césalpin nomme ainsi l’airelle ou myrtille, vaccinium myréillus, qui a des petits fruits noirs, approchant de la grosseur d’une groseille, etc. (J.)
BAGOLARUS. ( Bof.) Ce nom est indiqué par Guilandiri, comme usité aux environs de Trente, et synonyme du lotus des anciens qui est lé micocoulier des modernes. (J.)
BAGRE. (Ichtyol.) Supplément à ce mot, page 4oo du tome IIT du Dictionnaire. Ray, Ruysch, d’après Jonston, et Marcgrave avoient désigné ainsi cinq ou six espèces de poissons du Brésil. Linnæus avoit pris l’un d’eux pour en faire son Silurus bagre, que M. le comte de Lacépede a fait entrer dans le genre pimélode, qu’il a le premier établi.
Aujourd’hui, M. Cuvier a fait des bagres un genre particulier, distinct de pimélodes, des silures, etc. , mais qui, comme eux, se trouve rangé dans la bille des oplophores de M. Duméril.