Le Barane commun, Balanus communis. Nob
C’est celui qu’on trouve fréquemment attaché sur les valves
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d’huîtres dont est composé le banc qui repose immédiatement
sur la masse de gypse des environs de Paris. Son diamètre est
de neuf à dix millimètres (quatre ou cinq lignes), et son
élévation est un peu moindre. L’ouv Fi est grande. Les six valves sont cannelées à leur base. L’opercule est composé de
quatre pièces Rod sillonnées.
Mon cabinet.
On trouve dans les falunières des environs de Valognes des valves qui paroïissent appartenir à cette espèce; elles sont plus profondément cannelées, et un peu plus grandes que celles des environs de Paris.
Mon cabinet.
ge. Le BALANE pusrure, Balanus pustula. Nob. ;
Je posséde des vaives d’huftres qui proviennent, sans doute, de quelque couche de sable querzeux, puisqu'elles en sont encore remplies, et qui sont presqu’entiérement couvertes de balanes de cette espèce. Le diamètre des plus grands est de sept millimètres (trois lignes), et celui des autres de moitié anoins, Les six valves sont sans stries ni cannelures én dessus; mais elles portent intérieurement des siries longitudinales : & leur base. (D. F.)
BALÂNITES. ( Bot.) Delisle, dans un Mémoire sur l’Egÿpte, a fait un genre particulier ”. rimenia æ@gyphiaca de Linnæus. Cest l'agihalid de Prosper Alpin et d'Adanson. (Voyez ce mot.) 1 faut encore y rapporter je ximenia ferox @e l'Encyclopédie , botanique. (Porr.)
BALANOIDE. (Foss.)\ C’est un des noms sous télé on à autrefois désigné les pointes d’oursins fossiles. (D. F.)
BALANOS.: (Bot.) Il à déia été dit dans ce Dictionnaire que cé nom ancien deveit être apphiqué au Ben, moringa oleifera, qui étoit aussi nommé anciennement TarDÈde myTep= sica, et M. Paulet confirme cette assertion en réfutant d’autres commentateurs de Théopbraste qui pensoient qu'il pouvoit
être le borduc , guilandina bondue. Le même nom est encore donné au LA ds chêne, quercus esculus. (J.)
BALAOU. (Ichtyoi.) D'après M. Bosc, ce nom indique à la Martinique Le centrisque ge ou bécasse de mer. Voyez Cexraisour et MacronAMPuosr. mi Ca)
BADATAS. (Bof) Vivez APOTILLIER, ( 4.)
BALAYEURS. (Bot.) On appelle ainsi deux champignons du genre agaricus, Linn. ( Voyez Fungus.) L'un ést lag. cly-
peatus ,Linn., champignon commun dant nos bois ; son pédicule -est blanc, son chapeau gris, glaireux en dessus, garni en dessous de feuillets jaune citron. L'autre espèce n’est mentionñée que dans Micheli ; les Italiens le nomment granajuolo bianco, et le mangent. C’estle balayeur gris de Paulét.
Cette dénomination de balayéur leur vient de ce qu’on les trouve toujours salis par dé la terre qu’ils semblent avoir ramassée. (LEm.)
BALBJIS. (Ichtyol.) M. Risso désigne sous ce nom un lépadogastère qu'il a décrit le premier, mais que M. Cuvier soupçonne ‘être le Cyclopterus cornubicus de Sh. Voyez LÉPADOGASTÈRE. (ÉrC:) .
BALBISIA. ( Bot.) [ Corymbiféres, Juss.; syngénésie polygamie superflue, Linn.] Ce genre de plantes, formé par Willdenow, appartient à la famille des synanthérées, et à notre tribu naturelle des hélianthées. La calathide des balbisies est radiée, et les demi-fleurons femelles qui occupent le rayon sont tri-
fides; l’involucré est formé de huit bractées disposées sur un seul rang ; le clinanthe est paléacé; les cypsèles sont surmontées d’une aigrette sessile, plumeuse.
La balbisie à longs pédoncules (balbisia elongata, Willd.) est une plante annuelle, du Mexique, mal à propos rapportée par Ortéga au genre amellus, qui n’est pas de la même tribu naturelle. Sa tige est couchée, presque simple, cylindrique, velue; elle porte des feuilles opposées, pétiolées, imitant celles de l'arroche, c’est-à-dire, ovales, pointues aux deux bouts, à trois nervures, dentées, hérissées de poils rudes; les calathides solitaires à l’extrémité de pédoncules extrêmement longs, sont composées de fleurs jaunes, entourées d’un invo-
- lucre de bractées ovales. Les filets des étamines sont hérissés de papilles.
On connoît une autre espèce de balbisie qui habite aussi le Nouveau Monde. Ces plantes n’ont rien de remarquable ni d’intéressant ( H. Cass.)
BALBUZARD: (Ornith.) MM. Savigny, Vieillot et Cuvier ont formé du balbuzard, décrit au tom. l° de ce Dictionnaire, pag. 551, un genre particulier sous le nom de pandion. Le
premier de ces auteurs lui a donné pour caractères, dans som Système des oiseaux d'Egypte et de Syrie, un bec presque droit à la base, à dos renflé; la cire velue et lobée au-dessous des narines, scuellhe sont lunulées, obliques, avec une ouverture étalée au bas, et le bord supérieur membraneux et trés-mince; la bouche à peine fendue jusqu'à l’angle intérieur des yeux; les tarses très-épais, réticulés et garnis sur les deux faces d'écailles petites, dures, saïillantes, comme imbriquées de haut en bas par devant, ï de bas en haut par derriere; les doigts dénués de membranes, l’intérieur excédant de peu les latéraux, et l'extérieur étant versatile; les ongles arrondis et lisses par dessous, celui du milieu ayant néanmoins une tranche saillante sur son côté interne; la queue composée de rectrices égales, et la troisième penne des ailes Ja plus longue, Les caractères moins détaillés de MM. Vieillot et Cuvier n'offrent de différence avec ceux-ci qu’en ce que, suivant le premier, l’ongle intermédiaire est arrondi, tandis que M. Savigny lui attribue une tranche saillante; et que, suivant M. Cuvier, c’est la seconde et non la troisième rémige qui est la plus longue.
M. Éd en décrivant le balbuzard, pandion fluvialis , trouve ce nom impropre, et lui mn 3 de préférence, celui d’orfraie. (Ch. D.)
BALDINGERA, Flor. Wetter, n° 99. ( Bot.) Nom générique donné au phalaris arundinacea de Linnæus. (Porr.)
BALE. (Boi.) Nom donné par M. de Beauvois à l’enveloppe : extérieure des fleurs des graminées, laquelle est désignée par Linnæus sous le nom de calice; par plusieurs botanistes, sous celui de glume; par quelques-uns, sous celui de glume extérieure; par M. Richard, sous celui de lépicène. Voyez ces mots. (Mass.)
BALEARICA. (Ornith.) Brisson a one sous ce nom, un genre particulier de l'espèce de grue que sa couronne soyeuse a fait appeler oiseau royal, ardea payonina, Linn. (Ch. D.)
BALESSAN. (Bof.) Voyez Burassex. (J.)
BALFOUR, Balfouria. ( Bot.) Genre de la famille des apocinées , qui a quelques rapports avec les nerium, et appartient à la pentandrie monogynie de Linnæus. Son caractère essentiel consiste dans un calice à cinq découpures, une corolle
BAL 171 infundibuliforme, couronnée à son orifice par un tube crénelé; les découpures du limbe droites, ayant leurs côtés égaux; cinq étamines insérées à l’orifice du tube; les anthères sagittées mucronées, réunies autour du stigmate; un style filiforme, élargi à son sommet; le stigmate anguleux ; dix petites écailles à la base interne du calice, en dehors de la corolle. Le fruit n’est pas encore connu.
La seule espèce qui compose ce genre, balfouria saligna, Rob. Brown, Nov. Holl. 467, est un arbre de quinze à dixhuit pieds de haut, glabre sur toutes ses parties, dont les feuilles sont opposées, linéaires, lancéolées, eourbées en faucille, munies, à la base interne des pétioles, de petites glandes en forme de dents; les fleurs sont disposées en cimes trifides, latérales et terminales. Cet arbre a été découvert par Rob. Brown sur les côtes de la Nouvelle-Hollande. (Porz.)
BALIGOULE, Bouligoule, Brigoule. (Bot. ) Noms que les habitans du midi de la France donnent à plusieurs champignons, et principalement à l’agaricus eryngii, Decand. C’est un champignon comestible qui croît sur les racines du panicaut commun. Son chapeau est roussàtre, garni de feuillets blancs, et porté sur un pédicule blanc, quelquefois excentrique et sans collier. Dans le Nord de la France on le nomme ragoule et gingoule : c’est l'oreille de chardon des Nivernois. (Le. )
BALI-SALAN-BOEKIT. (Erpétol.) Serpent des montagnes de l’île de Ternate, dont parle Valentin (Hist. des Anim. d'Amb.),
et qui paroît être la couleuvre plicatile. Voyez CouLEuvRrE. tr CO)
BALISTE. (Ichtyol.) Supplément à cet article, p.474. D’après un travail récent de M. Cuvier, le genre des balistes, tel qu'il est exposé dans le Dictionnaire, est partagé en plusieurs autres genres, quisont les OR ent dits, lesmonacanthes, les alutères, et les triacanthes. Voyez ces divers mots.
Les balistes proprement dits ont le corps entier revêtu de grandes écailles très-dures, rhomboïdales, qui, n’empiétant point les unes sur les autres, ont l'air de compartimens de la peau. Leur première dorsale a trois aiguillons, dont le premier est de beaucoup le plus grand; le troisième est trés-petit ;