‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite mhodiquement des diffens res de la nature, consid soit en eux-mes, d'apr l'at actuel de nos connoissances, soit relativement l'utilitqu'en peuvent retirer la mecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus cres naturalistes (volume 2)Chapitre 21 sur 160 · V4 ARR · texte numérisé non relu

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les lieux incultes. La hauteur moyenne de ces plantes est de deux ou trois pieds; les plus élevées en ont cinq ou six. Elles ont la tige rameuse, les feuilles simples, alternes et quelquefois opposées; les fleurs petites, sans éclat et réunies par groupes sur des grappes ou des panicules qui terminent les rameaux et la tige. On trouve des fleurs femelles mélées avec les fleurs hermaphrodites ; ce caractère est le seul qui distingue les arroches du genre des anserines. Les fleurs hermaphrodites ont le calice à cinq divisions, cinq étamines, et un ovaire terminé par un style et deux stigmates. L’ovaire devient une graine enfermée dans le calice, qui forme cinq angles autour d’elle en se fermant au sommet. Les fleurs femelles ont le calice composé de deux folioles, qui croissent avec la graine et la couvrent en s'appliquant l’une contre l’autre. Voici les espèces cultivées ou utiles.

L’ARROCHE HALIME Où POURPIER DE MER, Afripler Halimus, Linn. C’est un arbrisseau qui croît sur le bord de la mer. Son aspect est blanchâtre et sa hauteur de six pieds; il porte dans toute sa longueur des rameaux terminés par de petites grappes de fleurs purpurines, et garnis de feuilles argentées, charnues, entières et de figure triangulaire. On le cultive pour l’ornement dans quelques jardins. En Espagne , en Angleterre, en Sibérie, et dans la Virginie, où il croît naturellement sur les rivages, on confit ses feuilles au vinaigre pour les manger en salade.

L'ARROCHE POURPIÈRE , Afriplex portulacoides, Linn., sous-arbrisseau trés-commun sur le rivage des mers du nord del’Europe. Il est trés-rameux, haut d’un pied et demi, terminé par des grappes de fleurs, et garni de feuilles blanchâtres, charnues, ovales, entières et presque opposées. On confit au vinaigre les jeunes pousses et les feuilles pour les employer en guise de càpres. (

L’ARROCHE ETALÉE, Atriplex patula, Linn., Lobel. Icon. 257. Elle est commune dans les lieux incultes. Ses tiges, Jongues d’un pied et demiet couchées sur la terre, portent à leur partie inférieure des feuilles opposées et en fer de hal- Iebarde , à leur partie supérieure des feuilles alternes en fer de lance, et vers leur extrémité de longues grappes de

144 ARR fleurs d’un blané sale. On mange dans quelques endroits les feuilles de cette herbe en guise d’épinards.

L'ARROCHE DES JARDINS Ou la Bonxe-pamEe, la Bezze- DAME, Atripler hortensis, Linn., Blackw. t. 99 et 552, herbe originaire d'Asie, et cultivée dans nos potagers, où elle se propage d'elle-même. Sa tige, haute de quatre ou cinq pieds, droite, cannelée et un peu rameuse, porte des feuilles pétiolées, lisses, pâles, tendres, la plupart triangulaires et pointues; à leur aisselle, vers les sommités, les fleurs sont disposées en grappes lâches, rameuses et. blanchâtres. La saveur de cette plante est fade. On la mange ordinairement avec l’oseille, dont elle adoucit l’acidité. Elle est rafraîchissante et un peu laxative. (Mas.) . &

ARROCHE PUANTE (Bot.), nom vulgaire d'une espèce d'ANsERINE, Voyez ce mot. (J.)

ARROCHES. ( Bot ) Voyez ATRIPLICÉES.

ARROSOIR (Moll.), Penicillus, tuyau calcaire que l’on range d’ordinaire parmi les testacés, dont Linnæus avoit fait une serpule, et qui n'a été établi en genre que par Brugniéres.

Ce tuyau est mince au bout par lequel il est fixé; il s’élargit graduellement, et forme par conséquent un cône trés-allongé ; l'extrémité supérieure’est fermée d’une plaque convexe, percée de petits trous, et qui représente trèsbien l’aspersoir d’un arrosoir de jardin. Les bords de ces petits trous sont saillans et forment des commencemens de tubes ; tout autour du disque sont des tubes un peu plus longs, serrés les uns contre les autres, et qui rappellent assez le rayon d’une fleur radiée.

Ce tuyau a sur sa partie conique des stries transverses, qui semblent indiquer des accroissemens successifs ; mais il faut alors supposer que le disque terminal se sépare du corps du tuyau à chaque accroissement, pour s’y rattacher ensuite, après s'être agrandi. Au reste il y a plusieurs coquilles, et notamment les balanes, dans lesquelles on est obligé de supposer quelque chose de semblable. Voyez CoQuILLE. |

On ne connoît point du tout l’animal de l’arrosoir, et les conjectures qu’on a faites jusqu'ici sur sa forme sont toutes

assez vagues. Pour nous, nous ne doutons presque pas qu'il ne soit tres-voisin de nos térébelles, et que les petits tubes du disque et du limbe ne servent d’enveloppe à ses tenta-

cules ; il sera à notre térébelle prudente (voyez AMPHiTRITE), .

qui enveloppe ses tentacules avec des étuis formés de grains de sable , ce que les serpules, avec leurs tuyaux calcaires transsudés , sont aux térébelles ou aux sabelles ordinaires : dont les tuyaux sont factices.

On ne connoît que deux espèces d’arrosoirs ; celui de Java, dont le disque est plus large que le tube, et celui de la nouvelle Zélande, où il est plus étroit. Ce sont des coquilles rares et chères. (J.)

ARROUME. (Bot.) Voyez AroumA.

ARROUY (Bot.), nom malgache d’une espèce de sensitive de Madagascar, qui paroît être la mimosa sensitiva. Il y en a une autre espèce qu'ils nomment arrouy sara; ce dernier mot, qui la distingue, veut dire beau. ( A. P.)

ARROZ ( Bot. > nom espagnol du riz. (J.)

ARSENIATES. (Chim.) Les arseniates sont les composés salins formés par l'union de l’acide arsenique avec les bases salifiables , alcalines , terreuses et métalliques. Ces sels, qui ne sont connus que depuis les découvertes de Scheele et de Bergmann, faites à peu près à l'époque de 1780. ne prée sentent encore que peu de faits importans, peu de pro: priétés utiles. Il n’y a que peu d'espèces qui aient quelques utilités. Plusieurs autres parmi les arseniates métalliques éclairent l’histoire, la nature, la formation ct les usages de plusieurs mines qui n’étoient autrefois que trés-imparfaitement connues. Je ne joindrai done ici que quelques mois sur tes deux espèces d’arseniates, celui qui a été découvert par Macquer, ou l’erseniate acidule de potasse, et l’arseniate d’'ammoniaque.

ARSÉNIATE ACIDULE DE POTASSE. ( Chim.) Macquer, en examinant le résidu de la décomposition du nitre par l’oxide d’arsenic ou l’acide arsenieux, trouva dans ce résidu un sel nouveau qu'il nomma sel neutre arsenieal, et dont il distingua soigneusement les caractères de ceux de la combinaison immédiate de l'acide arsenieux avec la potasse. Schéele a trouvé ensuite que cette différence dépendoit du

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