‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite mhodiquement des diffens res de la nature, consid soit en eux-mes, d'apr l'at actuel de nos connoissances, soit relativement l'utilitqu'en peuvent retirer la mecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus cres naturalistes (volume 2)Chapitre 22 sur 160 · IN AS · texte numérisé non relu

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changement de l’acide arsenieux en acide arsenique, opéré par l'acide nitrique ; et comme cet acide est excédant dans le résidu indiqué ou dans le sel neutre arsenical de Macquer, ce sel doit porter le nom d’arseniate acidule de potasse. H est trés-âcre, il rougit les couleurs bleues végétales, il cristallise en prismes quadrangulaires, terminés par une pyramide à quatre faces. Il est trés-soluble dans l'eau, ivaltérable à l’air, indécomposable par le feu, décomposable par les attractions doubles. A l'histoire de ce sel se trouve donc attachée celle de deux découvertes importantes, celle de Macquer et celle de Schéele (F.)

ARSENIATE D'AMMONIAQUE. (Chim.) Pelietier a découvert qu’en décomposant à l’aide de la distillation le nitrate d’ammoniaque par lacide arsenieux, il restoit un sel ou arseniate ammoniacal, dont le caractère est de perdre, par l’action continuée du feu, son ammoniaque, et de passer ainsi à l’état d'acide arsenique pur. Cette distillation, qui doit être faite avec précaution, est donc un moyen d’obtenir l'acide arsenique pur, sans avoir besoin de distiller une grande quantité d’acide nitrique sur l'acide arsenieux. {F.)

ARSENIC. (Chim.) L’arsenic est une matière métallique, cassante et volatile, qu'on rangeoit autrefois parmi les demi-métaux et qu’on nommoit alors régule d’arsenic: ile mot arsenic seul signifioit alors l’oxide blanc et vitrifié de ce. métal.

L'arsenic se trouve le plus souvent dans un triple état au sein de la terre, ou natif et métallique , ou: oxidé en blanc, ou uni au soufre, en sulfure jaune ou orpiment , et en sulfure rouge ou réalgar. Il se rencontre aussi très-souvent uni à d’autres métaux en même temps qu’au soufre, dans les mines de bismuth, de cobalt, de nickel, etc.

On ne travaille pas les mine$ d’arsenic pour en extraire le métal, mais pour en obtenir l’oxide blanc sublimé et vitrifié, qui a les véritables caractères d’un acide et que je nomme acide arsenieux : en le chauffant avec de l'huile ou du savon dans un vaisseau bien fermé, le charbon huïleux enlève l’oxigène, et réduit le métal, qui se sublime au haut de l'appareil; il y est en couches minces, noires au

dehors, très-cassantes, brillantes, métalliques et d’un gris foncé dans leur cassure.

Quand on chauffe ce métal sur un charbon ardent, il répand au jour une fumée blanche, d'une odeur àcre ; fé- -tide , aillacée ; la nuit on voit une flamme bleue, sensible, qui précède cette vapeur : ainsi l’arsenic est très-combustible. Lorsqu'il a ainsi brûlé , son oxide volatilisé, qu’on nomme arsenic blanc dans les boutiques, est un acide foible, rougissant un peu le tournesol, d’une saveur äâcre, déshéble et très-délétère, soluble dans l’eau, volatil, cristallisable , précipitant en jaune les sulfures et les hydrosulfures , susceptible de s'unir avec les alcalis, etc. (voyez les articles AciDE ARSENIEUX et ARSENITES) ; enfin, ayant la propriété de s’acidifier plus fortement par l'acide nitrique et par les nitrates : ce dernier acide est connü sous le nom d’acide arsenique. Voyez les articles ACIDE : ARSENIQUE et ARSENIATES.

L’arsenic métal s’unit au Ne et au soufre; il paroît être soluble dans le gaz hydreg£êne et lui donner avee une odeur fétide une maniere de brûler particuliere : il s'allie facilement à un grand nombre de métaux et Îles rend cassans. Il sert à faire quelques alliages blancs, durs et sonores. Ce mé:al est dangereux pour la santé, et il doit être éloigné avec soin de tous les usages de la vie. (F.)

ARSENTIC. (Minér.) Il est aussi important d’avoir de bons caractères pour distinguer les substances nuisibles qu’il faut éviter, que ‘pour reconnoître celles qui sont utiles. On ne peut done trop multiplier les caractères distinctifs de l’arsenic.

Ce métal se présentant dans la nature sous diverses formes, et étant même engagé dans des matières qui masquent ses caractères extérieurs, il faut lui chercher un caractère qui se présente constamment dans ces différens états. La propriété qu'il a de répandre une odeur d’ail trés- piquante, lorsqu'il est chauffé sur des charbons, sert à manifester sa présence dans quelque lieu qu’il se trouve et quel que soit son état : on le reconnoîtra facilement par ce moyen; et lorsqu'on a senti déjà son odeur, on ne peut le confondre avec aucune autre substance. L’antimoine oxidé donne, ïl

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est vrai, une odeur analogue; mais avec un peu d'habitude

on saura les distinguer. Cependant, cette habitude n'étant

point acquise par tout le monde, il faut ajouter quelques caractères plus précis à ce premier signe. La grande volatilité de l’arsenic sous forme de fumée ‘blanche, volatilité telle que ce métal est sublimé avant d’être fondu, le distingue suffisamment de l’antimoine; enfin, l’oxide nn EE dernier métal déjà préparé est fixe. or d’arsenic est & contraire. trés -volatil.

À l'aide des caractères que nous venons de donner, on. peut reconnoître l’arsenic sans jamais l'avoir vu; mais s’il se présente en masse et avec toules ses propriétés, il est encore plus reconnoissable. C’est un métal extrêmement fra- - gile et même friable, d’une’ couleur noire, brillante lorsque sa surface est renouvelée par une cassure fraîche, mais elle se ternit prompiement par le contact de l'air. Sa cassure est grenue , quelquefois un peu lameilleuse ou écailleuse. La texture de l’arsenié du commerce est lâche et cemme poreuse.

. La pesañteur eue de l'arsenic préparé est, suivant : on. de 8,308.

Son oxide ne donne au verre aucune couleur.

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