‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite mhodiquement des diffens res de la nature, consid soit en eux-mes, d'apr l'at actuel de nos connoissances, soit relativement l'utilitqu'en peuvent retirer la mecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus cres naturalistes (volume 2)Chapitre 35 sur 160 · L’ASCLÉPIADE PANACHÉE , Asclepias variegala , Linn · texte numérisé non relu

L’ASCLÉPIADE PANACHÉE , Asclepias variegala , Linn

Pluk. Aïm. t.77, f. 1.

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9. L’AscLéPrADE DE Cu raçao , Asclepias curassavica, Linn., Sioan. Hist. t. 129; Dill. t. 30; Herm. t. 54,

10. L'ASCLÉPIADE À FEUILLES D'AMANDIER, Asclepias nivea, Linn., Dill. t.29, fig. 32.

11. L’ASCLÉPIADE PARVIFLORE, Asclepias parviflora, Aït. Kew. 1, p. 307.

12. L'ASCLÉPIADE INCARNATE, Asclepias incarnata, Jacq. Hortk t'ao7."Com. ft. 03; Bar; it 72.

13. L’Ascréprane 1NcLINÉE, Asclepias decumbens, Gron. Virg. 27.

14. L'AsCLÉPIADE DOMPTE-VENIN, Asclepias vinceloricum, Linn., Blackw. t.96, Mill. Ie. 53.

15. L’AscrépiAne NOIRE, Asclepias nigra, Linn., Cam. Ep. 56o. 4 . 16. L'Ascrérrane IpÉcAcUANA , Aselepias asthmatica , Linn., Cynanchum, Wild. Pharm. 1795, p. 169, t. 2.

17. L’ASCLÉPIADE ARBORESCENTE, Asclepias arborescens; Linn., Burm. Afr. t. 15. |

18. L’ASCLÉPIADE À FEUILLES DE SAULE, Asclepias fruficosa, Linn., Herm. t.24; Mill. t.45 ; Pluk. t. 138, f. 2.

19. L’AscLÉPrANE DE SIBÉRIE, Aselepias sibirica, Murr. Gett1779% ET j

20. L’AsCLÉPIADE VERTICILLÉE, Asclepias verticillata, Linn., Pluk. Mant. t. 536, fig. 4.

21. L’AsCLÉPIADE TurérEUSE, Asclepias tuberosa, Dill. Elth. t. 30, f. 54.

Le dompte-venin seul (N.° 14) se trouve aux environs de Paris, abondamment au bois de Boulogne; l'espèce voisine (N°15) croît dans nos provinces méridionales; neuf espèces (6. 7, 8, 10, 12, 13, 20, 21) sont de l'Amérique septentrionale; une de Sibérie (19) : toutes dix vivaces, et de pleine terre; comme l’est aussi celle dite de Syrie, qu’on prétend naturelle en Virginie aussi bien qu'aux environs d’Astracan.

Quatre espèces du Cap (1, 2, 17, 18) passent dans l’orangerie : ce sont des arbrisseaux. Cependant la dernière n’est proprement que bisannuelle : les trois autres ont besoin de la serre chaude et s’élévent en arbrisseau ; savoir, la géante de l'Inde, et celle de Perse, long-temps

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confondue avec elle, et celle de Curaçao, qui fleurit et graine en plein air, dés la première année. |

La couleur des fleurs, qui n’est que blanche dans trois (17, 18, 20), blanche ou jaune pale dans le dompte-venin, yerdàtre, avec des poils blancs, dans l’asclépiade ondulée, jaunètre dans deux autres (2, 3), est élégamment variée par la différente couleur des cornets, blanc pur sur blanc vert (10), rouge sur blanc pâle (8), et pourpre sur fond verdètre , ds celle dite pourprée (7).

Elles sont entiérement pourpres dans l’élégante (G), rougeâtres dans la houette (5), rouge pourpre et rouge noirätre dans deux autres (12, 15), et orangé dans quatre autres (4510: 14.21) ;

Les plus agréables sont la géante, la houette, l’élégante, la panachée, l’incarnate, la D béoLec et celle de Curaçao.

L’asclépiade tubéreuse est délicate et sujette à la pourriture, lorsque ses tubercules sont offensés : celles des serres craignent l’eau.

L’asclépiade de Curaçao (9) est chez nos amateurs une plante d'ornement. On l’éléve de graine et elle fleurit dés la premiére année. Souvent on la laisse périr, comme une plante annuelle ; cependant, en la conservant dans la serre temperée, elle est plus belle à sa seconde année: elle dépérit ensuite et ne passe pas la quatrième année.

L’herbe à la houette, ou soyeuse, est une des espèces les plus robustes :’elle trace beaucoup et s'empare des plus mauvais terrains, mais elle n’y prospère pas; elle s’épuise et produit peu. La culture économique de cette plante, regardée alors comme une espèce d’Apocin, fut vantée avec enthousiasme, d'aprés des essais faits en Lorraine, où le roi Stanislas vouloit en former des établissemens en grand.-

On trouve à l’article Arocin (Encyclopédie méthodique; Agriculture), 1 extrait d'un mémoire très-précis sur cet objet, envoyé par Duquesnoi, alors avocat à Bruges.

Un bonnetier de Paris nommé Rouvièére annonça, vers 1760, des étoffes qu'il disoit fabriquées avec le duvet de cette même plante qu'il nommoit la soyeuse. Sur un procés de jurande, qui l’accusoit de n’employer que de la soie,

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Bernard de Jussieu, l’un des commissaires de l’Académie des sciences, démontra par. anière dont les filamens brûloient, les uns sans se tordre, comme la filasse, les autres en se tordant, comme les cheveux, que ce fabricant n’employoit effectivement de la matière végétale que de quoi obtenir un privilége. Le peu d'’élasticité de ce duvet l'empéchant de réussir en filature, on se restreignit à en vanter l'emploi pour ouate, comme d’un édredon végétal; mais ce même défaut d’élasticité en rend l’usage peu du- Fable, ainsi que l’observe Tessier dans l'Encyclopédie.

Il en a été à peu pres de même pour la filasse que devoit fournir son écorce, comme celle de l’Apocin déjà cité.

Au reste, il n’est pas certain si le beidel-ossar, cité par Prosper Alpin, comme fournissant dans le Levant une ouate, provient de la même espèce, ou plutôt de celle dite de Perse (3); et il est douteux encore si elle y est d’un grand usage.

En déeaer les qualités du dompite-venin n'ont pas fait plus de fortune en ces derniers temps : de puissant alexitère qu’on la croyoit être, comme le dénote son nom, elle en est venue à être regardée comme dangereuse, suivant le témoignage de Haller; ce que la famille suspecte à laquelle elle appartient rend peu surprenant.

Le genre des asclépiades offre une autre plante plus médicinale, l’ipécacuana blanc de lIsle-de-France, spécifique dans l'asthme. Cette asclépiade pectorale, asclepias asthmatica, WVild., naturelle à Ceilan, est une plante grimpante. Elle fat regardée d’abord par Wildenow, en 1795, probablement par cette raison, comme une cinarque, et figurée par cet auteur, Jahrb. der Pharm. 1795, p. 169, t. 2. Plus anciennement Plukenet (tab. 336, pl. 5) l’indiquoit avec figure sous le nom d’apocin.

La plante est entièrement velue, excepté la face supérieure des feuilles, qui sont de la figure et de la grandeur de celles du laurier. Ses fleurs sont petites. (D. de F.)

ASCOBOLE (Bot.), Ascobolus, genre de plantes de la famille des champignons du cinquième ordre (les hyméno-

tèques), sixième section (les helvelloïdes) , de la méthode de Persoon.

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Car. gen. Substance charnue hémisphérique , presque cupuliforme granuleuse du EN a la superficie de petits mamelons proéminens, Ordinairement au nombre de huit, où sont contenues les graines.

Ce genre, dans les ouvrages de Linnæus et de Bulliard, est confondu avec la pezize. Persoon en distingue quatre espèces.

1. ASCOBOLE FARINEUSE, Ascobolus furfuraceus. Peziza stercoraria, Bulliard, pag. 256, tab. 376; elle croît abondamment en automne dans les prés, sur la fiente des vaches.

2.° ASCOBOLE COULEUR DE CHAIR, Ascobolus carneus. Cette espèce différe de la précédente par sa couleur.

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